Le tombeau d’étoiles de Maxence Fermine

[Article archivé]

J’ai découvert Maxence Fermine en 2000 avec Neige alors que ce premier roman était déjà paru depuis un an. Cette histoire d’un jeune poète composant des haïkus (poèmes courts japonais) m’avait vraiment plu et j’avais plongé dans l’œuvre de cet auteur avec Le violon noir (que j’avais beaucoup aimé aussi) et L’apiculteur (qui m’avait bien plu mais trop court). En 2004, j’avais lu Amazone que j’avais bien apprécié et là, je viens de lire Le tombeau d’étoiles.

Le tombeau d’étoiles est un joli roman, paru en avril 2007 aux éditions Albin Michel (16,00 €, 220 pages, ISBN 2-226-17700-1), qui s’attache aux souvenirs et au regret d’avoir laissé filer sa vie à cause d’un événement dramatique.

Didier Vandœuvre, le narrateur, a décidé de raconter ses souvenirs. Julien Roche est mort et il est le dernier survivant alors il sait qu’il peut parler et même qu’il doit dire la vérité. Nous sommes en 1972 et ce qu’il écrit a eu lieu en 1945 dans un petit village de Savoie où il vivait avec ses parents. Son ami d’enfance, Julien avait été enlevé par les soldats allemands, emmené de force à la Kommandantur et déclaré mort… Il avait pu le sauver de la noyade, le soigner et le cacher jusqu’à la fin de la guerre. Mais malgré cet acte héroïque, un poids pesait sur la conscience de Didier, et un souvenir d’amour aussi, pour la belle Éléonore Verdussen qui était partie précipitamment et n’avait jamais répondu à ses lettres.

Durant les premières pages, j’ai cru que c’était un vieil homme qui racontait son histoire – de nos jours – et je pensais que le style ne correspondait pas à une personne d’environ 80 ans puis j’ai compris que le récit se situait en 1972, à la mort de Julien Roche, que le narrateur avait alors la cinquantaine et ça m’a permis d’entrer dans ce roman nostalgique à l’écriture fluide et poétique.

C’est triste et beau à la fois, ça doit être la vie avec sa part de bonheur, de peine et de magie.

Les autres romans de Maxence Fermine, auteur né en 1968 à Albertville (Savoie)

Parus aux éditions Arléa

Neige (janvier 1999)

Le violon noir (septembre 1999)

Parus aux éditions Albin Michel

L’apiculteur (août 2000), Prix del Duca et Prix Murat en 2001

Sagesses et malices de Confucius le roi sans royaume, recueil de nouvelles co-écrit avec Olivier Besson (novembre 2001)

Opium (février 2002)

Billard blues suivi de Jazz blanc et de Poker, nouvelles (mars 2003)

Amazone (février 2004), Prix Europe1 en 2004

Tango Massaï (février 2005)

Le labyrinthe du temps (avril 2006)

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