Kaboul disco, 2 de Nicolas Wild

[Article archivé]

Après avoir chroniqué le tome 1, Comment je ne me suis pas fait enlevé en Afghanistan, j’avais hâte de lire le tome 2 de Kaboul disco de Nicolas Wild sous-titré Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan. Nicolas, merci d’avoir prévenu de la sortie de ce tome 2 !

Il est paru avec un peu de retard, en octobre 2008, à La boîte à bulles dans la collection Contre-Cœur (ISBN 2-84953-054-2) mais comme il a plus de pages que le premier (175) et qu’il coûte moins cher (16 €), on ne râle pas trop, d’accord ?

Après une page de « résumé incompréhensible du tome 1 » où « si vous n’avez rien compris, achetez et lisez le tome 1 », le lecteur retrouve Nicolas Wild à l’été 2005 en vacances à Strasbourg dans son Alsace natale puis de retour en Afghanistan.

Avec beaucoup d’humour et de nombreux gags disséminés ici et là, Nicolas Wild continue de raconter le quotidien pas toujours facile dans un pays occupé par une force militaire étrangère et où le danger intégriste rôde, ses problèmes existentiels (un peu à la Delisle, Trondheim ou Larcenet) et ses rêves surréalistes (comme la baleine ou le barrage). Il y a aussi plus de détails sur l’histoire de l’Afghanistan (comme si l’auteur était moins tourné sur lui-même et son travail mais s’intéressait plus au pays dans lequel il vit) avec la constitution afghane ou l’émouvant témoignage de Haroun.

Troisième partie, « La guerre contre l’opium n’aura pas lieu », dans laquelle Nicolas explique avec son humour et ses doutes habituels les projets que Zendagui Média met en place pour lutter  (avec peu d’efficacité, à vrai dire) contre l’opium. Mais il y a les nouveaux collègues (c’est une équipe vraiment cosmopolite), le départ de Tristan Bougon et la concurrence de Baïkal Consulting…

Quatrième partie, « Kaboul brûle-t-il ? », mai 2006, l’affaire des caricatures (Nicolas ne porte pas de jugement), le soulèvement d’une partie de la population (qui détruit et vole tout ce qui est possible), le regain d’activité des talibans. Malgré le drame (attaque, évacuation, casse), Nicolas garde son humour et en fait un événement rocambolesque, genre course poursuite de film américain, qui heureusement pour tout le monde se termine bien. Et il n’oublie pas de rendre hommage aux voisins Afghans qui ont risqué leur vie pour les aider.

Le lecteur quitte Nicolas en juin 2006 à son pot d’adieu, à suivre donc…

À la fin de l’album, 11 pages de bonus avec les visuels de communication pour la lutte contre l’opium et les photos personnelles de l’auteur ou de l’équipe.

Un deuxième album toujours aussi drôle mais plus dense et plus intéressant au niveau historique, politique et social (femmes, enfants, handicapés) pour le lecteur qui voudra comprendre mieux l’Afghanistan.

Nicolas travaille sur un livre sur l’Iran et sur la suite de « Kaboul disco », plus d’informations sur son blog From Kabul with blog.

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