1984 de George Orwell

[Article archivé]

1984 est un roman d’anticipation que George Orwell a écrit durant les dernières années de sa vie et qui est paru en 1949 en Angleterre et en 1950 en France.

Folio, n° 822, juin 2008, 408 pages, ISBN 978-2-07-036822-8.

Genres : littérature anglaise, science-fiction.

George Orwell est le pseudonyme d’Eric Arthur Blair, né le 25 juin 1903 au nord-est de l’Inde (à Motihari dans l’État du Bihar) dans une famille anglaise. Il a d’ailleurs étudié en Angleterre (pensionnaire à Saint-Cyprien puis à Eton où Aldous Huxley a été son professeur de français !). Journaliste, critique et écrivain, il a vécu en Inde, en Birmanie (sergent dans la Police Impériale), en Angleterre, en France (dans la pauvreté et où il contracte une pneumonie…), en Espagne (guerre d’Espagne) et a exercé divers métiers. Il a dénoncé les totalitarismes, celui de l’Empire Britannique d’abord, puis le nazisme et le communisme soviétique ensuite. La tuberculose l’a vaincu le 21 janvier 1950 à Londres.

Winston Smith, 39 ans, est employé au Commissariat aux Archives, au Ministère de la Vérité. Il vit à Londres au septième étage d’un immeuble, le bloc de la Victoire, construit dans les années 30. Dans cette Angleterre, renommée l’Océania, tout est dirigé par un Parti et les deux autres nations, l’Eurasia et l’Estasia sont tantôt l’ennemi tantôt l’allié. Les trois slogans du Parti « La Guerre c’est la Paix. La Liberté c’est l’Esclavage. L’Ignorance c’est la Force » (p. 28) font froid dans le dos. Grâce à un conditionnement appelé Les Deux Minutes de la Haine, la population est appelée à détester l’Ennemi du Peuple, en la personne d’Emmanuel Goldstein, « un renégat, un traître, un profanateur du Parti » qui « dénonçait la dictature du Parti, exigeait l’immédiate conclusion de la paix avec l’Eurasia, défendait la liberté de parler, la liberté de la presse, la liberté de réunion, la liberté de pensée » (p. 24). Un matin, pendant Les Deux Minutes de la Haine, les yeux de Winston croisent ceux d’O’Brien et il pense que son collègue ressent les mêmes choses que lui. Après cet événement, Winston décide d’acheter un cahier, une plume, de l’encre (ce qui est inhabituel) et de tenir son journal, il date son premier texte du 4 avril 1984. Peu de temps après, il rencontre Julia qui travaille au Ministère des Romans et dont il va tomber amoureux. Mais dans cet état totalitaire où « Big Brother vous regarde », dans lequel le Novlangue et la Police de la Pensée règnent, avec des télécrans qui espionnent et diffusent continuellement du son et des slogans, il est dangereux de penser, d’éprouver des sentiments et de faire des choses interdites. À moins d’être parmi les Prolétaires qui, parce qu’ils sont considérés par le Parti comme Inférieurs, ont un peu plus de libertés (loisirs, sexualité) quoique…

Une appendice d’une quinzaine de pages annonce les principes du Novlangue, langue officielle de l’Océania.

Mon avis

Un chef-d’œuvre ! Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de lire ce roman ?

Broyés, vous serez broyés par le Parti ! Et n’oubliez jamais que Big Brother vous regarde !

PS : j’ai oublié de dire qu’au départ, j’avais lu ce roman dans le cadre du défi Blog-o-trésors (deuxième livre après Le treizième conte de Diane Setterfield).

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