La cote 400 de Sophie Divry

[Article archivé]

La cote 400 est un court roman de Sophie Divry paru aux éditions Les Allusifs en octobre 2010 (65 pages, 11 €, ISBN 978-2-923682-13-6). Réédition chez 10/18 en avril 2013.

Sophie Divry a une trentaine d’années, elle vit à Lyon, et La cote 400 est son premier roman.

C’est l’histoire d’une femme plaquée par Arthur et quelque peu névrosée. Ayant raté le concours pour être professeur, elle est bibliothécaire depuis 25 ans. Elle est responsable du secteur géographie et urbanisme dont personne ne veut.

Un matin, elle trouve dans son sous-sol un lecteur endormi. Elle décide qu’il va l’aider à ranger et surtout l’écouter pendant les deux heures à passer avant l’ouverture.

« Il ne faut jamais se faire remarquer dans une bibliothèque. […] Allez, et ne vous plaignez pas : classer, ranger, ne pas déranger, moi c’est toute ma vie. » (page 12).

Elle se met en tête de lui expliquer le classement des ouvrages élaboré par Melvil Dewey alors qu’il n’avait que 21 ans, et les modifications effectuées depuis. Par exemple, dans sa bibliothèque, la cote 400 a rejoint la cote 800 et du coup n’existe plus ! La cote 400 est donc devenue « une cote vacante » ou « cote creuse » et ça, c’est l’horreur !

La bibliothèque, les livres, c’est toute sa vie : « On n’est jamais seule quand on vit parmi les livres. » (page 18) mais « les lecteurs, ça n’apporte que du désordre. » (page 20), surtout les hommes… Ils arrachent des pages, annotent, surlignent, ce qui est bien sûr interdit.

Ensuite elle parle d’un lecteur qu’elle aime bien, Martin qui vient étudier, puis elle enchaîne sur sa vision de l’Histoire, de la Révolution, de Napoléon, du peuple qui a la possibilité de lire « s’il s’en donne la peine » (page 32), de ses angoisses, de ses problèmes avec sa hiérarchie et ses collègues, de son auteur préféré Guy de Maupassant, etc.

« Si vous fréquentez quotidiennement de mauvais livres, ça ne rend pas intelligent. » (page 39).

« Pas de pitié pour les mauvais livres. Et, dans le doute, soyons méchants. Telle est ma devise. » (page 40).

Avis sur les écrivains : « Si tous les gens étaient heureux sur terre, ils n’écriraient pas autre chose que des recettes de cuisine et des cartes postales, et il n’y aurait ni livres, ni littérature, ni bibliothèques. » (page 61).

Jusqu’où la bibliothécaire va-t-elle se laisse emporter ?

Un monologue, drôle et enlevé (j’ai bien ri alors il mérite bien d’être dans le challenge Rire et humour d’Hélène).

Et c’est un premier roman ! Bravo à Sophie Divry !

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