Je ne suis pas un homme 1 d’Usamaru FURUYA

Je ne suis pas un homme est un manga d’Usamaru FURUYA dont le tome 1 est paru aux éditions Casterman le 11 mai 2011 dans la collection Univers d’auteurs (256 pages, 18 €, ISBN 978-2-203038790). Ningen shikkaku 人間失格 (2009) est traduit du japonais par Patrick Honoré.

Je remercie Babelio de m’avoir envoyé cette bande dessinée japonaise dans le cadre de Masse critique BD. Elle faisait partie des 6 BD que j’avais cochées (parmi une centaine !) : 3 bandes dessinées et 3 mangas.

Usumaru Furuya (古屋兎丸) est né le 25 janvier 1968 à Tôkyô. Il est diplômé de l’Université des Beaux-Arts Tama où il a étudié la peinture à l’huile mais aussi la sculpture et la danse Butô. En 1994, son premier manga Palepoli est publié dans la revue Garo (manga d’auteurs). Tous ses mangas ne sont pas encore traduits en français ; La musique de Marie (2 tomes) et Le cercle du suicide (1 tome) sont parus aux éditions Casterman, et Tôkyô magnitude 8 (5 tomes) aux éditions Panini.

C’est en cherchant une idée de bande dessinée sur Internet que le mangaka Usamaru Furuya tombe sur la page perso de Yôzô Ôba. Il y a trois photos ce ce jeune homme qui poussent à réfléchir : une à l’âge de 6 ans en famille où il se force à sourire (« le méchant sourire forcé du gamin »), une à 17 ans où il apparaît beau gosse, et une à 25 ans où il ressemble à un vieil homme ou même à un zombie. Le mangaka est intéressé et ne peut s’empêcher de lire l’histoire du jeune homme. « Il y a eu trop de honte dans ma vie ».

Yôzô Ôba est beau, bon élève et il fait rire tout le monde, mais pour plaire à tout le monde justement, il se force à être un bouffon et il en souffre. « Cela faisait dix-sept ans que je faisais ce qu’il faut pour être un bouffon ». « Je faisais des blagues débiles et on me prenait pour un mec cool ». « Personne n’aime ceux qui ont l’air trop parfaits. Il faut savoir se dévaloriser pour être aimé… ».

Ayant quitté le giron familial, il vit seul à 17 ans dans un appartement chic de Roppongi à Tôkyô. Il poursuit ses études et s’est inscrit en parallèle aux Beaux-Arts. Mais il va y rencontrer Masao Horiki, 18 ans, qui va l’entraîner sur la mauvaise pente…

Yôzô Ôba a tout pour être heureux, il est beau, bon élève, né dans une famille aisée, mais il pense qu’il sera détesté alors il « joue » puis se sent manipulé comme une marionnette (on voit ça sur la couverture). Au lieu de prendre sa vie en main et de réussir (mais il ne veut pas réussir comme son père), il va se laisser entraîner avec un immense plaisir et sombrer…

Les dessins d’Usamaru Furuya sont d’un grand réalisme et sombres à souhait : j’ai été happée par cette histoire et je lirai sûrement le roman d’Osamu DAZAI car Je ne suis pas un homme est l’adaptation de La déchéance d’un homme d’Osamu DAZAI (19 juin 1909–13 juin 1948), auteur japonais fantaisiste et pessimiste. Ce roman est paru en 1948 et on se rend compte qu’un peu plus de 60 ans après, cette histoire est toujours d’actualité : il est si facile de succomber à ses travers et de toucher le fonds sans pouvoir/vouloir remonter. J’ai hâte de lire le tome 2 de ce diptyque (il paraîtra en septembre 2011) pour connaître la fin de l’histoire.

PS : J’ai oublié de dire que c’était la dernière bande dessinée que je présentais pour le challenge PAL sèches de Mo’ (mais le Japon y était déjà représenté).

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