La lignée (Nina Volkovitch 1) de Carole Trébor

[Article archivé]

La lignée est le premier tome de la trilogie Nina Volkovitch de Carole Trébor ; il est paru aux éditions Gulf Stream en septembre 2012 (220 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-35488-171-9), en poche en janvier 2015 (192 pages, 6,50 €, ISBN 978-2-35488-271-6.

Carole Trébor a étudié l’Histoire et a enseigné l’histoire de l’art. Elle est réalisatrice de films documentaires. Elle écrit du théâtre et des livres pour la jeunesse (en particulier la collection d’albums illustrés animaliers Au cirque Fanfaron présente) mais La lignée est son premier roman. D’après les infos à la fin du livre et sur son site, j’ai l’impression qu’elle vit en Ardèche. Plus d’infos sur son site officiel.

Alors, j’ai reçu ce roman et j’aimerais bien remercier qui de droit mais impossible de retrouver (dans mes centaines de mails) qui me l’a envoyé (et comme il n’y avait pas de courrier accompagnant le livre…), mais merci, merci beaucoup !

Décembre 1548. Dimitri Volkovitch est condamné à l’emprisonnement par le tsar Ivan IV car il est accusé d’hérésie ; il est déchu de ses droits et de sa dignité ; il risque d’être brûlé vif. (chroniques du monastère de Zaïmouchi).

Automne 1941. Moscou est bombardée. Nina et sa mère sont à l’abri dans le métro. Il y a aussi deux garçons qui semblent seuls (Sacha et Dima, deux frères orphelins, que Nina va retrouver plus tard). « Sais-tu, ma chérie, que derrière les choses les plus immenses se cachent parfois des choses minuscules ? » (page 15). Nina a 9 ans, mais elle a les cheveux très courts et elle est si petite qu’elle ressemble à un garçonnet. « J’ai tellement peu mangé que j’ai arrêté de grandir. » (page 17). En fait, le père de Nina a disparu, en 1937 : alors qu’il était conservateur du Musée d’Art russe ancien, il a été jugé ennemi du peuple…

Février 1948. La guerre est finie mais il y a encore des restrictions à Moscou. La mère de Nina, qui travaille au Musée d’art moderne, a défendu les peintres occidentaux, elle est donc une ennemie du peuple elle aussi et deux hommes l’emmènent de force. « Elle chuchote en me serrant dans ses bras. […] Nina, où qu’ils t’emmènent, enfuis-toi, retrouve ta grand-mère, elle t’expliquera. » (page 21). Peu de temps après, Nina est conduite à l’orphelinat d’État de Karakievo. Dans son sac, la voisine, Madame Petrova a mis sa poupée et une quinzaine de cartes postales. Nina a 15 ans mais elle en paraît 9 ou 10. À l’orphelinat, elle se fait une amie, Véra Zinovia, 16 ans, qui veut étudier et entrer au Parti. « Tant pis pour les erreurs et la cruauté de certains destins, la fin justifie les moyens. » (page 34) pense Véra. Elle en fera les frais… Nina n’a qu’une solution : s’enfuir ! « Au point où j’en suis, je suis prête à croire à tout, même au surnaturel. Les explications scientifiques, je les garde pour plus tard. » (pages 137-138).

Le livre fait très envie, il a une belle couverture et il est doré sur les tranches !

Une « petite » histoire dans la grande Histoire mais, on le sait bien, ce sont ces petites histoires qui font souvent la grande Histoire. De plus, l’Art et les peintres sont bien mis en avant, ce qui donne encore une autre dimension à ce roman historique teinté de fantastique.

Je me suis attachée à Nina, j’ai tremblé pour elle, j’ai trouvé avec plaisir la boussole et le petit couteau magique avec elle et j’ai pris grand plaisir à lire son histoire… et à fuir avec elle ! Carole Trébor sait mettre en place de façon idéale son récit et tenir en haleine avec un suspense bien dosé en plongeant ses lecteurs dans un monde très réaliste, celui de la Russie soviétique, et tout en insinuant un petit côté fantastique avec la volonté de découvrir les pouvoirs que détient Nina sans le savoir.

J’ai hâte de lire la suite et de mieux connaître ses ancêtres qui lui ont légué d’étranges pouvoirs ! Le tome 2, Le souffle, est annoncé pour janvier 2013 (lien éditeur) et le tome 3, Le combat, pour mai 2013 (lien éditeur) : ça va, ça ne fait pas trop longtemps à attendre ! À noter que ce roman est plébiscité par les adolescents car il est sélectionné pour le prix des collégiens Imaginales 2013.

Un roman pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2012, L’art dans tous ses états (Art et peintres en Union Soviétique), Premier roman, Tour des genres en 365 jours (historique) et bien sûr Jeunesse & young adults #2.

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