La petite marchande de rêves de Maxence Fermine

[Article archivé]

La petite marchande de rêves et un roman de Maxence Fermine paru aux éditions Michel Lafon en octobre 2012 (171 pages, 9,95 €, ISBN 978-2-7499-1753-5).

Maxence Fermine est né le 17 mars 1968 à Albertville en Savoie. J’ai déjà présenté Le tombeau d’étoiles et Tango massaï.

Ce matin-là, comme ses parents partent au travail et que lui est en vacances, Malo s’ennuie : la vue sur la Seine et Notre-Dame, il connaît… En plus, il est inquiet : le soir, son anniversaire aura lieu dans un endroit inconnu, l’Auberge des Trois Brigands… « Quand tout est préparé, il n’y a plus beaucoup de place pour la fantaisie, avait-il fait remarquer à sa mère avec justesse. » (p. 19).

Alors que Malo est dans le taxi qui le conduit à l’auberge pour son goûter d’anniversaire, la voiture est percutée par un bus sur le Pont-Neuf et tombe dans la Seine. Le chauffeur, légèrement blessé, peut sortir du véhicule mais Malo disparaît « dans un autre univers » (p. 25).

Là, Malo rencontre Arthur, un chêne tricentenaire et Mercator, un matou de deux-cent-treize ans, tous deux pouvant parler. Le chat annonce au garçon qu’il est au Royaume des Ombres, qu’il doit se méfier des Spectres et il lui offre une boussole magique. « Lorsqu’on disparaît pour la première fois, on fait un rêve. La deuxième fois, on ne rêve plus. La troisième fois, on ne vit plus que dans les rêves des gens qu’on a connus. » (p. 46-47).

En fait, le goûter d’anniversaire a lieu dans l’auberge comme s’il n’y avait pas eu d’accidents, et Malo fait la connaissance de Lili, une fille colorée dans ce monde en noir et blanc. « Si tu veux devenir mon ami, tu dois d’abord quitter tes habits de tristesse… » (p. 68).

Lili vend des boîtes de couleurs pour la Petite Boutique des rêves de la rue du Chat-qui-pêche mais Dom Perlet, le propriétaire, est un spectre. « Les gens ne changent pas. Seul le monde autour de soi change… » (p. 143).

La couverture est superbe et le topo est tout simple : le jour de son onzième anniversaire, Malo, un garçon parisien plutôt rêveur et solitaire disparaît. Il va rencontrer, dans un monde onirique, divers personnages (humains ou pas), Arthur, Mercator, Lili, l’arbre-sec, des enfants, Melchior (un autre chat), Dom Perlet, le Clown blanc au Cirque d’hiver, Septimus (le vieux magicien), Otto Portret (le peintre de la Tour Eiffel), Barnabé le Clochard céleste, qui correspondent à des Ombres (les gens malades ou dans le coma) et à des Spectres (les gens morts).

Je me suis demandée pourquoi Lili avait entraîné Malo dans la Petite Boutique des rêves : avait-elle l’intention de le piéger comme elle l’était aussi par le méchant magicien (même si elle semble désolée et qu’elle l’aide durant cette nuit) ou voulait-elle seulement de l’aide ?

La petite marchande de rêves est un conte fantastique, joliment illustré (par des dessins de dix jeunes talents qui ont participé à un concours) mais, même si j’ai pris plaisir à le lire, je l’ai trouvé un peu trop léger… Il y a bien quelques messages disséminés : les humains devraient plus observer ce qui les entoure, écouter la nature, et le personnage le plus important à mon avis, Barnabé le Clochard céleste qui a tout compris à la vie (mais peut-on vivre comme des clochards en se contentant de contempler le monde et les étoiles ?). J’aurais aimé m’attacher à Malo, à Lili, mais ce ne fut pas le cas, et la fin est un peu rapide, presque bâclée (que devient Lili ?), en tout cas sans émotion (pour moi). Je n’ai pas retrouvé le côté magique et plaisant des séries anglaises Rose et Lily de Holly Webb ou Madame Pamplemousse de Rupert Kingfisher ou Wilma Tenderfoot d’Emma Kennedy.

J’aime beaucoup les romans de Maxence Fermine habituellement, j’en ai lu plusieurs depuis les merveilleux Neige et Le violon noir parus en 1999 mais La petite marchande de rêves m’a un peu déçue… Je me rabattrai donc sur les deux ou trois romans que je n’ai pas encore lus et peut-être, si l’envie me prend, que je lirai la suite des aventures de Malo et Lili, La poupée de porcelaine, un roman paru en mai 2013.

Une lecture que je mets dans les challenges Animaux du monde et Totem (pour les chats), Jeunesse & young adults # 3 et bien sûr Des contes à rendre.

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