Un coup de tonnerre de Ray Bradbury

[Article archivé]

Un coup de tonnerre est un recueil de nouvelles de Ray Bradbury.

Parues à l’origine aux États-Unis entre 1948 et 1964, ces nouvelles ont été éditées par Denoël entre 1954 et 1965 puis par Gallimard en 1992 avec un supplément et par Gallimard Jeunesse en 1997.

J’ai lu l’édition spéciale Folio Jeunesse rééditée en 2004 avec des illustrations de Michel Politzer et un supplément de 32 pages (avec des jeux, quiz, infos pédagogiques et littéraires) réalisé par Christian Grenier et illustré par Marc Lagarde.

Ray Bradbury est né le 22 août 1920 à Waukegan dans l’Illinois (États-Unis) et il est mort le 5 juin 2012 à Los Angeles en Californie laissant une œuvre abondante (romans, nouvelles, poésie, théâtre) en science-fiction, anticipation, fantastique voire horreur et gothique. Ses œuvres ont été adaptées au cinéma, à la télévision, en bande dessinée. Plus d’infos sur le site officiel, http://www.raybradbury.com/.

Un coup de tonnerre (A sound of thunder, 1952) – 2055. La société La chasse à travers les âges propose de voyager dans le temps pour chasser le Tyrannausorus rex, le Lézard du Tonnerre. Dans la machine, cinq personnes voyagent plus de soixante millions d’année avant. Mais personne ne doit rien toucher, ni la faune ni la flore ni même le sol afin de ne pas mettre ne péril le futur. « Garantissez-vous qu’on en revienne vivant ? – Nous ne garantissons rien, répondit l’employé, sauf les dinosaures. » (p. 9). « Signez ce papier. Quoi qu’il arrive, nous ne sommes pas responsables. Ces dinosaures sont affamés. » (p. 11).

Ils avaient la peau brune et les yeux dorés (Dark they were, and golden-eyed, 1949) – La famille Bittering – un couple, Harry et Cora, et leurs trois enfants, Dan, Laura et David – et d’autres colons arrivent sur Mars. Harry s’y sent mal à l’aise et veut retourner sur Terre mais c’est impossible. « Pense. Oblige-toi à penser. Pense à n’importe quoi. Mais chasse de ton esprit la Terre, la guerre atomique et les fusées détruites. » (pages 35-36). « Jamais il ne pourrait se libérer de sa peur. Elle lui serrait la gorge, elle lui broyait le cœur. Elle mouillait son bras, sa tempe, sa paume tremblante. » (p. 41).

Vacance (The vacation, 1963) – « Ce serait tellement agréable… » (p. 59) avait dit l’homme à son épouse. Depuis le couple et leur jeune fils, Jim, voyagent dans un vieux wagonnet. Il n’y a plus qu’eux sur Terre.

« Jeunes amis, faites pousser des champignons dans votre cave » (Boys ! Raise giant mushrooms in your cellar !, 1962) – Un samedi comme les autres chez Hugh et Cynthia Fortnum. Leur fils, Tom, a reçu un colis : ce sont les champignons qu’il veut faire pousser dans la cave. « Le Mammouth-des-clairières, espèce sylvatique, pousse garantie, une mine d’or dans votre cave ! » (p. 70). Hugh Fortnum rencontre son ami Roger Willis : celui-ci a peur de quelque chose sans savoir quoi et le lendemain, il disparaît.

La sirène (The fog horn, 1951) – McDunn et son apprenti, Johnny (le narrateur), vivent et travaillent dans un phare. Au sommet de ce phare, une sirène mugit, c’est la sirène de la Baie solitaire. « L’Océan, vois-tu, est la plus damnée mare de neige fondue qu’on ait jamais inventée. Il roule et brasse mille formes et couleurs sans que deux d’entre elles s’y ressemblent. Et parfois des choses étranges s’y passent. » (p. 96).

L’enfant invisible (Invisible boy, 1945) – Ses parents s’étant absentés, Charles vit chez sa tante, Vieille Dame. Mais elle est une sorcière et elle veut rendre l’enfant invisible. « Elle avait enfoncé une aiguille dans sa maigre épaule, avait recueilli trois gouttes de sang, craché par-dessus son bras droit, marché sur un grillon écrasé et, au même moment, tendu sa main crochue […]. » (p. 110).

L’homme (The man, 1949) – Le capitaine Hart et le lieutenant Martin atterrissent à bord de leur fusée sur la Planète 43 du Système stellaire 3 mais personne ne vient les accueillir. « Peut-être cherchons-nous la tranquillité et la paix ? En tout cas, il n’y en a pas sur la Terre. » (p. 126).

La fusée (The rocket, 1950) – Fiorello, mariée à Maria, père de cinq enfants, possède un petit chantier de ferraille et rêve de monter dans une des fusées qu’il regarde passer la nuit. « Pense à ce que tu pourras voir, […]. Les météores, comme des poissons. L’univers. La Lune. Celui qui ira doit savoir raconter. Et tu sais parler. » (p. 147).

Dans ce recueil, pas de vilain petit canard ! Les huit nouvelles de science-fiction sont excellentes voire parfaites ! Bien écrites, bien dosées, inquiétantes sans être effrayantes. Elles jouent sur les défauts du genre humain, sur ses peurs et sur ce qui est inexplicable ou inéluctable. Angoissantes à souhait donc ! L’homme est une histoire plus ésotérique et La fusée est plus tendre. Je ne saurais dire laquelle de ces huint nouvelles est ma préférée tant elles ont toutes leur raison d’être. Pour chaque nouvelle, j’ai voulu choisir au moins un extrait. Lisez les nouvelles de Ray Bradbury et vous ne serez pas déçus mais un conseil, quand même : faites attention aux champignons !

J’ai un peu de retard pour publier cette note de lecture car j’avais lu ce livre durant le Ray’s Day (le 22 août). Je le mets dans les challenges ABC critiques 2014-2015 (lettre B), Animaux du monde (Tyrannosaure), Anticipation, Arche de Noé (je « sauve » les dinosaures !), Fant’classique, Geek, Jeunesse & young adults # 3, Le mélange des genres (roman SF / fantastique / imaginaire), Mois américain et Un classique par mois.

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2 réflexions sur “Un coup de tonnerre de Ray Bradbury

    • Oui, un bon recueil de nouvelles, prévues pour la jeunesse, mais les récits sont les mêmes pour adultes ; j’aimerais bien les lire en anglais mais je suis un peu fainéante… 😛

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