L’importun d’Aude Le Corff

LimportunLeCorffL’importun d’Aude Le Corff.

Stock, collection La Framboise, mai 2015, 193 pages, 17,50 €, ISBN 978-2234-07994-6.

Genre : roman français.

Aude Le Corff… finalement peu d’infos sur elle ! Elle a bientôt quarante ans et a déjà publié Les arbres voyagent la nuit (Stock, 2013). Je vous invite à lire l’interview d’Aude Le Corff, blogueuse devenue romancière sur En aparté.

Un vieil homme, Guy Moustier, part en appartement médicalisé et ses deux filles vendent la maison qui avait été construite un siècle auparavant par le grand-père du vieillard. Damien et son épouse (la narratrice), qui attendent leur deuxième enfant et veulent quitter Paris, achètent cette maison en Bretagne pour y vivre. « J’étais fébrile et rayonnante, autant qu’on pouvait l’être au seuil d’une nouvelle vie pleine de promesses. » (p. 13). Les sœurs, soulagées d’avoir pu vendre si vite, prennent quelques objets de valeur et appellent un brocanteur qui refuse de prendre certaines choses : il reste ainsi dans la maison des placards « remplis de lettres et de livres » (p. 14), des outils, des photos, de la vaisselle… Le couple emménage à l’automne et la maison n’est plus pareille… « Tout ce qui nous avait plu lors de notre visite était mort : les bouleaux, les fleurs, la douceur du printemps, les sourires des voisins qui bavardaient sur le pas de leur porte. » (p. 19). C’est la rentrée, Robin va à l’école mais le bébé, Lucie, réclame beaucoup d’attention et la narratrice, qui est en fait romancière, travaille sur son 4e roman, un thriller psychologique. Mais, au printemps suivant, « le vieil homme est revenu » (p. 25) ! « Il savait bien au fond qu’il n’était plus chez lui, mais quémander, courber l’échine, prendre une voix doucereuse pour implorer ma pitié, plutôt mourir, il bouillonnait d’orgueil et de colère contenue. Alors il s’est imposé. C’était gonflé quand on y repense, mais, curieusement, ça a marché. » (p. 27).

Quelle horreur, cet inconnu, irrespectueux et irascible, qui s’incruste dans la maison ! Elle (la narratrice) n’ose pas le chasser… Peur ? Pitié ? Image du père et du grand-père ? Inspiration pour son nouveau livre ? Que voit-elle en lui ? « Derrière les murailles imprenables de la colère et de la solitude, la fragilité. » (p. 103).

L’écriture est belle, délicate mais le roman est un peu trop linéaire et léger à mon goût… Il est cependant émouvant surtout sur la fin. « Les animaux ont un pouvoir consolateur et peut-être aussi de guérison. » (p. 188). L’extrait est trop long alors je ne mets que cette phrase mais l’auteur parle de son père atteint d’un cancer et du chat qui vivait avec lui. C’est… comment dire… sortez la boîte de mouchoirs !LettreAuteur

Une lecture agréable, sans plus, mais je lirai pourquoi pas le premier roman et je guetterai la parution d’un nouveau roman.

Une lecture pour Une lettre pour un auteur (lettre L).

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