Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles de Suzanne Hayes et Loretta Nyhan

PetitesRecettesBonheurPetites recettes de bonheur pour les temps difficiles de Suzanne Hayes et Loretta Nyhan.

Belfond, collection Littérature étrangère, juin 2014, 396 pages, 21 €, ISBN 978-2-71445-415-7. I’ll be seing you (2013) est traduit de l’américain par Nathalie Peronny.

Genres : littérature américaine, épistolaire, historique.

Suzanne Hayes est déjà l’auteur d’une série, The witch of Little Italy, The witch of Belladonna Bay et The witch of Bourbon Street sous le nom de Suzanne Palmieri. Elle vit à New Haven, dans le Connecticut, avec sa famille.

Loretta Nyhan est journaliste et professeur (Lettres et écriture). Petites recettes de bonheur est son premier roman. Elle vit près de Chicago avec sa famille.

Il est possible de les suivre sur Twitter : Suzy & Loretta, Suzanne Palmieri et Loretta Nyhan, sur Pinterest, sur Facebook : Suzanne Palmieri Hayes et Loretta Nyhan, sur le site officiel de Suzanne Palmieri et le site officiel de Loretta Nyhan. On y apprend qu’il y a une suite à I’ll be seing you : Empire girls.

DefiPremierRoman2016Janvier 1943, de nombreux hommes américains sont partis au combat, laissant les femmes seules. À travers le pays, le Club des femmes propose aux femmes « dans la même situation » de s’écrire pour se soutenir, s’encourager. Ainsi Gloria (Glory) Whitehall, 23 ans, maman d’un garçon de 2 ans et enceinte de 7 mois, habitante de Rockport dans le Massachusetts, envoie sa première lettre à une inconnue surnommée « Sorcière aux mains vertes ». Son mari, Robert Whitehall, est premier sergent dans la 2e division d’infanterie. Deux semaines plus tard, Marguerite (Rita) Vincenzo, 41 ans, habitante d’Iowa City dans l’Iowa lui répond. Son mari, Salvatore (Sal) Vincenzo, professeur de biologie, s’est engagé malgré son âge, et Toby, leur fils unique de 18 ans est dans un centre d’entraînement de la marine dans le Maryland, laissant une petite amie, Roylene Dawson. « Parfois, quand je repense à cette guerre, je me demande ce que sont devenus tous les beaux endroits, les gens que j’ai connus… et ça me fait peur. À quoi ressemblera le monde, une fois cette violence terminée ? » (p. 14).

FeelGood1Quelques extraits

« C’est drôle. Il pleut des bombes tous les jours, la violence et le chaos ravagent le monde, mais nous avons surtout peur des mines cachées au fond de nos cœurs… Celles que nous espérons ne jamais voir exploser. » (p. 111).

« Il y a trois ans, j’étais une jeune mariée dans un monde en paix. Aujourd’hui, me voilà mère de deux enfants et épouse de soldat. Quant au reste du monde, il s’apprête à basculer dans le chaos et la tyrannie. » (p. 139).

« Le monde entier a été transformé par la guerre. Nous ne serons jamais plus tout à fait les mêmes. » (p. 273).

Les lettres que les deux femmes vont échanger – puisque c’est un roman épistolaire – entre janvier 1943 et juillet 1946 seront une force, un réconfort et une source de courage et d’enrichissement pour l’une comme pour l’autre, dans le respect de leur vie et de leurs erreurs. Il y aura même quelques échanges avec Toby et avec Roylene. « C’est incroyable, l’effet que peuvent vous faire quelques lignes manuscrites ! Cela n’a pas entièrement suffi à m’apaiser mais, pour reprendre une expression du jargon militaire, mes angoisses sont en net repli face à l’ennemi… » (p. 39). Pourtant, pour ces deux femmes, épouses et mères, « L’absence est un vide lancinant qui refuse de vous lâcher. » (p. 60-61). Leurs lettres sont pleines de vie, elles échangent non seulement sur leur quotidien et leurs enfants mais aussi sur ce qu’elles savent de la guerre, leurs espoirs, leurs craintes, leurs souvenirs, leur solitude et elles se donnent des conseils, des encouragements et même des recettes de cuisine ! « Certains pensent que tout arrive par hasard, et d’autres que tout est tracé d’avance depuis le commencement. À mon avis, c’est un mélange des deux. » (p. 101). Bref, leurs lettres sont des petits bonheurs en ces temps difficiles.

UnGenreParMoisCe roman épistolaire en temps de guerre – comparé par l’éditeur à l’excellent Cercle des amateurs d’épluchures de patates – est un beau témoignage d’amitié, de solidarité et d’amour aussi. Il permet de découvrir un autre côté de la guerre, un autre côté des États-Unis, plus intime.

Je le mets dans le Défi premier roman (pour Loretta Nyhan) et les challenges Feel good et Un genre par mois (historique).

Publicités

6 réflexions sur “Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles de Suzanne Hayes et Loretta Nyhan

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s