En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

BojanglesEn attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut.

Finitude, janvier 2016, 159 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-36339-063-9.

Genre : premier roman.

Olivier Bourdeaut naît en 1982 à Nantes (Loire-Atlantique). Lorsqu’il perd son emploi d’agent immobilier, il décide de se consacrer à l’écriture. En attendant Bojangles, rédigé en Espagne, est en fait le deuxième roman qu’il écrit mais le premier à trouver éditeur.

« Ceci est mon histoire vraie, avec des mensonges à l’endroit, à l’envers, parce que la vie c’est souvent comme ça. » (p. 6). Cette phrase, en exergue au tout début du roman, m’a embrouillée, c’est sûr…

68premièresfois2016Le narrateur est l’enfant. Son récit est entrecoupé par des extraits du journal de son père qu’il a trouvé plus tard. « Je ne comprenais pas souvent mon père. Je le compris un peu plus au fil des ans, mais pas totalement. Et c’était bien ainsi. » (p. 9). Après un choc fiscal, la mère met le feu à leur appartement et se retrouve internée.

« Lorsque je racontais ce qui se passait à la maison, la maîtresse ne me croyait pas et les autres élèves non plus, alors je mentais à l’envers. Il valait mieux faire comme ça pour l’intérêt général, et surtout pour le mien. » (p. 37). On le comprend !

DefiPremierRoman2016L’enfant, tour à tour émerveillé ou inquiet, observe le comportement de ses parents car leur amour est unique, fusionnel, excentrique, jusqu’à ce que la mère sombre dans la folie. Le seul compagnon de l’enfant est un oiseau appelé Mademoiselle, une demoiselle de Numidie.

« Après l’incendie, je ne pouvais plus jouer la comédie, le feu, la fumée, les pompiers, le plastique brûlé sur les épaules de ma bien-aimée, toute cette tristesse cachée derrière son euphorie ne pouvaient plus être le fruit d’une plaisanterie. » (p. 120, extrait du carnet secret du père).

Challenge-Rentree-litteraire-janvier-2016Ce roman a reçu plusieurs prix littéraires : Grand Prix RTL-Lire, Le Roman des étudiants France Culture-Télérama, Prix roman France Télévisions, Prix Emmanuel Roblès et Prix de l’Académie de Bretagne. Et pourtant… « C’est bien écrit, drôle, mais ça n’a ni queue, ni tête. » (p. 12) : réponse des éditeurs au père qui leur envoie ses manuscrits et je pourrais presque dire la même chose de ce roman : bien écrit… plus ou moins… drôle… non, je n’ai pas ri, ni même souri… ça n’a ni queue ni tête… ça a un début et une fin et une histoire mais… bof… je suis déçue… je ne me suis pas retrouvée dans les personnages, je n’ai pas trouvé le style extraordinaire et je n’en reviens pas qu’il ait reçu tous ces prix ! Mais, justement, d’autres ont aimé et ils vous disent pourquoi : allez lire Jérôme Garcin dans BibliObs, Pierre Assouline dans La république des livres et tous les blogueurs qui en ont parlé. « Mes parents dansaient tout le temps, partout. Avec leurs amis la nuit, tous les deux le matin et l’après-midi. » (p. 15). Oui, et alors ? Je n’ai pas swingué donc, mais je vous laisse avec Mister Bojangles interprété par Nina Simone (ci-dessous).

Un livre lu dans le cadre des 68 premières fois – 2016 que je mets dans les challenges Défi Premier roman et Rentrée littéraire janvier 2016.

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14 réflexions sur “En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

  1. Hé bien moi j’ai beaucoup aimé, c’est un coup de cœur, tu liras si tu veux ma chronique à venir !
    Par contre, si Garcin a aimé, du coup je me dis que j’ai dû m’emballer un peu trop… et que je n’aurais pas dû aimer. Je plaisante mais oui, je l’ai trouvé frais, amusant, osé parfois et touchant !

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  2. Philisine Cave dit :

    J’ai trouvé ce premier roman très réussi. j’avais choisi de ne pas en parler car il a un vrai succès public mais je pense que je le ferai à l’occasion de brèves littéraires. Bisous

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  3. Philisine Cave dit :

    J’ai adoré ce roman et je suis ravie de le voir chroniqué chez toi. J’écrirai une brève à l’occasion dessus. Bisous

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  4. En effet, le style est tout sauf extraordinaire ! On peut trouver ça charmant, mignon, mais toutes ces louanges sont franchement de trop à mon avis. Je suis prêt à parier qu’on l’oubliera finalement assez vite, ce Bojangles… C’est le roman d’une saison, rien de plus. Même si Olivier Bourdeault est peut-être capable de nous impressionner à l’avenir !

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    • Oui, pratiquement tout le monde en parle en bien, et puis tous ces prix, ça peut déstabiliser… Je me suis sentie tout chose après l’avoir lu (et même pendant ma lecture) parce que je sentais bien que je ne l’appréciais pas autant…

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