Mon ciel et ma terre d’Aure Atika

Mon ciel et ma terre d’Aure Atika.

Fayard, février 2017, 208 pages, 18 €, ISBN 978-2-21368-710-0.

Genres : premier roman, roman autobiographique.

Aure Atika naît le 12 juillet 1970 au Portugal lors d’un voyage de sa mère. Après des études de Droit, elle devient actrice et réalisatrice. Mon ciel et ma terre est son premier roman.

Odette, ou Ode, c’est la maman de la narratrice. Ode c’est une enfance au Maroc, dans une famille juive avec six frères et sœurs ; Ode c’est une fillette et une adolescente garçon manqué, effrontée, impulsive, venue étudier en France à 17 ans et devenue une mère célibataire indépendante, fantasque et bohème. La jeune narratrice est donc enfant unique, elle vit à Paris avec sa mère mais elle est souvent seule et elle vit dans l’angoisse de la perdre surtout lorsqu’elle ne rentre pas de la nuit ou lorsqu’elle part en voyage en Inde. « Je discute avec moi-même. » (p. 32). Elle est fascinée par le monde dans lequel vit sa mère (bien qu’infirmière et esthéticienne) : musique, photographie, cinéma, célébrités, drogue, des weekends à Dauville, l’été à Saint-Tropez. « je savoure l’univers des grands. […] Tout le monde rit, alors je ris aussi. » (p. 56). Elle passe pas mal de temps chez sa grand-mère à la campagne, là c’est gâteaux, télévision, Dalida et matchs de catch. Et puis la lecture, toujours : « On s’entend bien, les livres et moi. » (p. 103). Plus tard, elle prendra soin de sa mère malade jusqu’au bout. « Je ne suis plus sa mère, je ne suis plus l’ado emmurée, je suis une jeune femme qui trace son chemin. » (p. 188). « Je me suis construite avec ce qu’elle m’a montré : être indépendante, ne pas avoir peur, tendre vers l’art. Par son attachement à sa liberté, son goût du voyage et de l’ailleurs, elle m’a transmis la confiance, la curiosité du monde. Un appétit pour l’aventure. » (p. 203).

Mon ciel et ma terre est une histoire touchante qui m’a émue, une ode à sa mère, à ce qu’elle lui a appris, transmis, à la liberté qu’elle lui a donnée, à l’amour qu’une mère et sa fille unique se portent. C’est raconté différemment, c’est atypique, à la fois simple et profond, et puis c’était une autre époque (années 70-80) plus libre, plus « folle » : certains pourront être choqués mais Aure Atika fait revivre tout ça avec une sensibilité et une nostalgie qui m’ont enthousiasmée.

Je remercie Catherine A. qui m’a envoyé ce beau premier roman dans le cadre des 68 premières fois 2017 et je le mets dans les challenges Défi premier roman 2017 et Rentrée littéraire janvier 2017 de MicMélo.

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