Maestro de Cécile Balavoine

Maestro de Cécile Balavoine.

Mercure de France, avril 2017, 224 pages, 17,80 €, ISBN 978-2-71524-544-0.

Genre : premier roman.

Cécile Balavoine, docteur en littérature française et titulaire d’une maîtrise d’allemand, est professeur de littérature (elle a enseigné dans deux universités aux États-Unis, Columbia et New York), et journaliste pour plusieurs magazines (culture ou voyage). Elle écrit aussi pour non.fiction.fr (musique et littérature). Maestro est son premier roman mais elle a déjà écrit pour les anthologies Le goût de Salzbourg (2016) et Le goût du piano (2017).

C’est l’été et Cécile est avec ses parents au Château d’Azay le Rideau. Sa mère lui annonce qu’un bébé va naître. Cécile ne veut pas, elle a 8 ans. « J’ai de la peine. Veineuse, tendue, rouge et gonflée comme le cou d’un enfant en colère. Ce jour-là, je veux que nous restions trois. » (p. 14). L’été suivant, Cécile a une petite sœur, ses parents sont épuisés ; elle découvre le piano et Mozart et va se concentrer sur la musique. « Wolfgang Amadeus Mozart. Ce nom-là, je le répète dans ma tête, ça ne fait plus qu’un seul et très long mot, dur à dire […] Volfgangamadéoussemozare, Volfgangamadéoussemozare, c’est le nom d’un génie, d’un envoyé des dieux, un nom d’enfant prodige. » (p. 15).

La passion de Cécile, la musique et Mozart mais elle a quand même du mal à trouver sa voie. Chanteuse lyrique ? Pianiste ? Chef d’orchestre ? « Moi, j’arrête pas d’aimer Mozart. J’habite un autre monde que je colmate de l’intérieur mais qui parfois s’échappe. J’ai honte. Je ne sais pas comment faire autrement. » (p. 99). Cécile devient journaliste ; elle voyage beaucoup mais, même si son sort peut paraître enviable, elle n’est pas heureuse. « Il m’avait fallu tracer un nouveau chemin. Un chemin sans musique. » (p. 158).

Cécile est adulte, elle a 40 ans, et sa vie va changer après une interview téléphonique (qui dure deux heures au lieu de la demie-heure prévue) avec un maestro chef d’orchestre. L’histoire s’enchaîne, sa meilleure amie, Lise, ses souvenirs d’enfance, ses parents, sa petite sœur, son adolescence, Salzbourg et la maison natale de Mozart. « J’ai joué sur le piano de Mozart ! » (p. 38). Paris, New York, son ami photographe, Tristam, l’Italie…. « Je me suis mise à voyager. […] Une autre vie s’est inventée. Une vie d’hôtels, d’avions et d’interviews. Je rencontrais des architectes, des femmes d’affaires, des cuisiniers, des diplomates, des chorégraphes, des peintres. Des musiciens aussi. » (p. 160-161).

Je n’ai pas été émue par le destin de cette « pauvre petite fille riche »… Il y a de bons passages mais j’ai trouvé ce roman… laborieux et insipide… L’auteur insiste trop sur certains points, elle donne une vie (à part la vie sentimentale) trop parfaite à Cécile… Ça ne m’a pas touchée, ça ne m’a pas embarquée même si j’ai appris deux ou trois choses sur Salzbourg et Mozart : j’ai senti la passion de l’auteur pour la musique mais ce n’est pas suffisant pour en faire un roman agréable… D’ailleurs j’ai eu du mal à écrire ma note de lecture (les critiques sont tellement élogieuses) mais comme je l’ai lu dans le cadre des 68 premières fois 2017, je ne pouvais pas le zapper et j’ai l’impression d’être la seule à ne pas l’avoir apprécié mais ce n’est pas grave…

Je le mets dans les challenges Défi Premier roman 2017 et Rentrée littéraire janvier 2017.

Publicités

2 réflexions sur “Maestro de Cécile Balavoine

  1. Johan dit :

    Ça pourrait être très beau. Mais comment croire en l’amour pur et grandiose d’une petite fille pour Mozart quand en grandissant elle devient une femme légère, frivole, qui va d’amant en amant. C’est très joli au début, et ça sombre dans le commun, le bas et le vulgaire par la suite. Je suis étonné que ce roman ait tant de publicité. Connaissant bien Mozart, je doute que ce soit le cas de l’auteur. Elle reste au ras des pâquerettes, elle a une vision trop superficielle du compositeur. Elle ressemble à ces groupies de chanteurs à qui ça passe avec l’âge… Si elle ne nous avait raconté que ces histoires de c., cela n’aurait intéressé personne ! Alors elle a fait intervenir un pseudo amour pour Mozart, qui lui ne doit pas lui rendre (il n’aimait pas du tout les femmes légères et était un homme plutôt fidèle). Je connais par contre une dame qui elle, a toujours aimé Mozart, et lui voue une vraie passion exclusive, elle a plusieurs blogs sur le compositeur , mais elle ne veut pas que j’en dise plus. Elle refuse, elle, de faire de l’argent sur le dos du compositeur, et ne vend rien…

    J'aime

    • Bonjour Johan, vous êtes nouveau sur mon blog ? Votre avis est un peu spécial, pourquoi critiquer la vie que l’auteur a choisi de donner à Cécile ? Il vaut mieux critiquer le style, ou le manque de style, et donner son ressenti sans animosité : ce roman a plu à certains et moins à d’autres, c’est le cas de tous les livres et, au-delà, de toute œuvre qu’elle soit littéraire, musicale, cinématographique, artistique…, n’est-ce pas ? Le fait de gagner de l’argent en vendant son livre ne me dérange pas, il faut bien gagner sa vie ! Et puis Cécile Balavoine a écrit un roman, elle a travaillé, elle a donné d’elle et qu’on aime ou qu’on n’aime pas son livre, elle a bien le droit d’avoir ses droits d’auteur, même si le fait qu’elle ait « utilisé » Mozart vous dérange… Elle aurait pu parler de n’importe quel autre compositeur ou même en inventer un, sûrement qu’elle apprécie réellement Mozart 😉

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s