Court vêtue de Marie Gauthier

Court vêtue de Marie Gauthier.

Gallimard, collection Blanche, janvier 2019, 112 pages, 12,50 €, ISBN 978-2-07-277797-4.

Genres : littérature française, premier roman.

Marie Gauthier naît en 1977 à Annecy ; elle étudie le théâtre. Court vêtue est son premier roman.

C’est l’été. Félix, 14 ans, est entré en apprentissage : sa mère l’a déposé chez le patron qui l’héberge et elle est partie sans lui dire au revoir… Le patron vit avec Gilberte (Gil), sa fille, 16 ans et un chien, Dodo. « Félix sentait qu’il pourrait vivre sous ce nouveau toit, se plaire dans cette maison étrangère, oublier la sienne, oublier les parents. Il serait un visiteur sans identité, venant du nulle part avec seulement un sac et un bout de papier dans la poche. Il allait profiter de ne plus avoir de passé. Sa vie commencerait maintenant. » (p. 10). L’homme, toujours en train de fumer, doit apprendre un métier à Félix mais… lequel ? Félix est chargé « d’enlever les fleurs fanées du monument aux morts, de balayer les marches de la mairie, de porter des bidons graisseux graisseux qui sentaient l’essence » (p. 12) pendant que l’homme dort sur un banc ! En fait, l’homme est cantonnier et assez libre de son temps. Le matin et le soir, ils vont boire des canons au bistrot. Mais « Ce n’était pas le vin blanc au café, ni les bouts de terre accrochés aux godasses, ni le monument aux morts à nettoyer qui plaisaient à Félix. C’était autre chose. » (p. 15). On devine bien que Félix est attiré par Gil : elle est belle avec ses yeux bleus, ses cheveux blonds, ses longues jambes, elle est une espèce d’ouragan, qui sort, qui rentre, qui virevolte et elle travaille déjà, elle est employée à la supérette. Mais Gil, qui n’est pas farouche et qui a déjà de l’expérience, préfère les hommes plus âgés. « Gil était comme un aimant. On la trouvait facilement. Elle était le centre du bourg, le centre de tout. » (p. 32). Et elle n’est pas très regardante, son patron, le gros receveur des postes, le buraliste, des inconnus… « Elle n’éprouvait aucune gêne. » (p. 49). Alors, bien sûr, « Félix aimait réellement Gil mais ça voulait dire quoi. Il ne connaissait pas bien ce mot. Ou plutôt, il le renvoyait à des états d’enfance, quand il était vraiment petit. » (p. 75).

Que dire de ce premier roman de la rentrée littéraire de janvier 2019 ? Pas grand-chose… Il n’est pas désagréable à lire et, contrairement à ce que je craignais, il n’y a pas de vulgarité : tant mieux ! Mais, aussi vite lu, aussi vite oublié. Car ce n’est qu’un long chapitre de 100 pages dans lesquelles il ne se passe pas grand-chose voire rien… Dire qu’il a reçu le Prix Goncourt du premier roman en mai !

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