Cette nuit-là de Kim Sum

Cette nuit-là de Kim Sum.

Jentayu n° 2 : Villes et violence. Nouvelle traduite du coréen par Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel.

Genres : littérature sud-coréenne, nouvelle.

Kim Sum 김숨 naît en 1974 à Ulsan (Corée du Sud). Elle étudie le travail social à l’université de Daejeon. Elle débute sa carrière avec deux nouvelles, À propos de la lenteur (1997) et Le temps du Moyen-Âge (1998) pour lesquelles elle reçoit des prix. Elle publie des recueils de nouvelles (Chiens combattants, Le lit, Le foie et la vésicule biliaire) et des romans (Les idiots, Le fer, Mes magnifiques criminels, L’eau, L’abandon d’un chien jaune, Deux femmes face à face) pas traduits en français.

La nouvelle est lisible en ligne sur Jentayu ; merci !

Il fait nuit. Kyeong-suk est en voiture avec son mari qui conduit et leurs deux enfants à l’arrière. Lorsqu’il s’arrête à un feu rouge, un coursier en moto vient se mettre entre leur voiture et un taxi. Quand le feu passe enfin au vert, le taxi fonce mais c’est chaud entre la moto et leur voiture. Excédé, le mari sort brutalement et se met à hurler. « Kyeong-suk considéra avec inquiétude sa voiture dans laquelle se trouvaient ses deux enfants. Celle-ci était arrêtée dangereusement sur la ligne entre la deuxième et la troisième voie. La portière côté conducteur était grande ouverte. Son mari devait être drôlement en colère, il avait même oublié d’allumer ses feux de détresse. Kyeong-suk le tira par le bras mais en vain. » Mais à force d’injures, les deux hommes en viennent aux mains ! « Seulement alors se dit-elle que tout ça était de la faute du taxi, parti précipitamment en mordant sur la ligne de la voie dès que le feu était passé au vert, et lui en voulut terriblement. Si seulement ce taxi était resté sur sa voie, ils n’auraient pas failli avoir un accrochage avec la moto du coursier, et son mari et le coursier n’en seraient donc pas là, à s’écharper au milieu de la route à cette heure si tardive. » Comment Kyeong-suk va-t-elle bien pouvoir séparer son mari et cet homme ?

Parue dans le numéro 2 de la revue Jentayu « revue littéraire d’Asie », cette nouvelle symbolise bien le thème de ce numéro : villes et violence. Comment un homme, normal, marié, père de deux enfants, présents dans la voiture, va sortir de ses gonds et se mettre en colère contre un inconnu alors qu’il n’y a pas eu d’accident et que le frisson du démarrage au feu vert entre son véhicule et la moto est dû au taxi qui est parti à toute allure en débordant sur la ligne blanche.

Dommage que les recueils de nouvelles et les romans de Kim Sum ne soient pas traduits en français…

Pour La bonne nouvelle du lundi (il faudrait que je pense plus souvent à publier le lundi concernant des nouvelles) et le Challenge coréen.

Et merci aux éditions Jentayu pour cette nouvelle !

2 réflexions sur “Cette nuit-là de Kim Sum

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