Zen de Maxence Fermine

Zen de Maxence Fermine.

Michel Lafon, octobre 2015, 140 pages, 14,95 €, ISBN 978-2-7499-2697-1.

Genre : littérature française.

Maxence Fermine naît le 17 mars 1968 à Albertville (Savoie). Je l’ai découvert avec Neige et Le violon noir en 1999 aux éditions Arléa puis L’apiculteur en 2000 chez Albin Michel. Depuis, j’ai lu une grande partie de ses romans mais pas tous.

Peu à peu, je récupère mon retard dans la publication de notes de lectures plus anciennes qu’il serait dommage de ne pas publier.

Maître Kuro (*) est calligraphe. C’est un « art subtil » et « mêlant la peinture à l’écriture » (p. 11), une « sagesse millénaire » que le maître pratique « avec verticalité, harmonie, simplicité et élégance » (p. 12). Il vit près de Kyoto, en forêt, dans une petite pagode de trois pièces. « La première pour vivre, la deuxième pour dormir et la troisième pour travailler. Triade magique. » (p. 22). Il s’occupe d’un petit jardin zen et adopte un chaton perdu. Maître Kuro a une vie modeste mais il est heureux ; il se promène en forêt, médite, se rend de temps en temps à Kyoto pour acheter ce dont il a besoin et reçoit parfois un élève. Un jour arrive une enveloppe rouge : Yuna de Kyoto, 30 ans, souhaite recevoir des cours « afin de parfaire son art » (p. 47). Et la vie du maître va être bouleversée !

(*) kuro signifie noir en japonais. Noir comme l’encre utilisée pour les calligraphies.

Zen est un roman court mais intense (les chapitres font une à trois pages et je n’ai pu m’empêcher de tourner les pages pour découvrir le chapitre suivant). Écrit avec élégance et finesse comme une belle calligraphie, le récit est poétique et dépaysant. C’est une ode à la calligraphie, au zen, à l’amour. Et puis, Maxence Fermine est un de mes auteurs français préférés !

Petit bémol : la police de caractère n’est pas jolie du tout ! Les lettres sont malingres et ça gâche un peu le plaisir de lecture…

Quelques extraits pour vous mettre dans l’ambiance.

« Le zen est une voie d’authenticité et d’éveil. Un état d’esprit. Basé sur le relâchement, la concentration et la méditation. Pour y parvenir, il est nécessaire d’entretenir son corps et de cultiver son esprit. Retrouver la notion de geste naturel. Rester vrai. Un temps. Puis cette dernière phrase. Absolue et nécessaire. C’est le seul chemin à suivre pour connaître la plénitude. » (p. 61).

« L’unique trait du pinceau ne dessine pas, il révèle seulement ce qui existait déjà. » (p. 73).

« La musique la plus difficile à créer, mais certainement la plus belle, est celle du silence. » (p. 73).

L’humilité du maître : « Vous êtes douée, c’est certain. Et même si vous avez encore beaucoup à apprendre, vous progressez si vite qu’un jour prochain, c’est peut-être moi qui rêverai de posséder le dixième de votre talent. » (p. 87).

Une définition du zen ? « Le zen, c’est la vacuité. La paix intérieure […]. (le zazen) C’est s’asseoir en silence, parfaitement immobile, et faire le vide en soi. […] Ne plus courir. Apprendre à vivre et à observer. Devenir immobile. Et contempler ce qui nous entoure. Avec un ravissement toujours plus grand. Voilà le début du zen. » (p. 108).

Paix intérieureNe plus courir. Apprendre à vivre et à observer… Sages conseils que je m’applique à suivre le plus possible et j’espère que vous aussi !

2 réflexions sur “Zen de Maxence Fermine

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