Smoke de Dan Vyleta

Smoke de Dan Vyleta.

Robert Laffont, janvier 2018, 572 pages, 22 €, ISBN 978-2-22119-354-9. Smoke (2016) est traduit de l’anglais par Isabelle D. Philippe. Je l’ai lu en poche : Le livre de poche, janvier 2019, 769 pages, 9,70 €, ISBN 978-2-25382-008-6.

Genres : littérature allemande, science-fiction.

Dan Vyleta naît le 15 juillet 1974 à Gelsenkirchen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne) (*) de parents tchèques. Il est Allemand et naturalisé Canadien. Il vit à Birmingham en Angleterre (où il enseigne l’écriture créative). Du même auteur : Pavel & I (2008), The Quiet Twin (2011), The Crooked Maid (2013) et son nouveau roman, Soot (2020) qui est une suite de Smoke (super !). Plus d’infos sur son site officiel.

(*) Zut, j’ai lu ce roman en mai et j’ai traîné pour rédiger la note de lecture mais, si j’avais su que l’auteur était Allemand (je pensais qu’il était Anglais !), j’aurais publier cette chronique le mois dernier pour le challenge Les feuilles allemandes

Oxfordshire, Angleterre, fin du XIXe siècle mais une époque différente de la réalité historique. Un pensionnat d’élite pour les garçons futurs dirigeants. Thomas Argyle y est arrivé fin octobre et a manqué les cinq premières semaines de cours ce qui attise la curiosité. Pourquoi ses parents, nobles désargentés du nord, l’ont-ils caché jusqu’à ses 16 ans alors qu’il aurait dû être scolarisé à l’âge de 11 ans ?

Julius Spencer, 18 ans, préfet, est un véritable tyran… Il terrorise et humilie les plus jeunes devant leurs camarades pour faire sortir d’eux de la fumée ou de la suie (tiens, j’ai lu récemment Shadows House 1 de Sômatô, les mangakas auraient-ils lu ce roman et s’en seraient-ils inspirés ?) ainsi ils reçoivent une punition. Mais la nuit durant laquelle Julius s’en prend à Thomas, ça ne se passe pas comme d’habitude !

Heureusement Thomas a un ami, Charlie. « Et tandis qu’ils dévalent l’escalier en tapant des pieds, chacun luttant pour ne pas se laisser distancer par l’autre, Thomas en oublie presque qu’il est un garçon malade, un fléau ambulant, le fils d’un homme qui a tué. » (p. 56).

En décembre, pour la première fois depuis des décennies, les élèves les plus âgés ont droit à une sortie à Londres. « Certains d’entre vous la sentent déjà, commente Renfrew. La Fumée. Elle vous donne le sentiment d’être… anormal. Effrayé. Agressif. Frivole. Superficiel. Vos pensées commencent à s’obscurcir, vous vous appesantissez sur les choses. Au lieu d’être séparé de vous, le monde extérieur commence à s’insinuer dans votre être. Vous vous sentez petit, insignifiant, malléable, tout en étant prêt à combattre quiconque oserait le dire ; votre petite réserve de sagesse est comme rongée par des rats. La tentation s’impose à vous… de voler, tricher, fuir. Tout ce que nous vous avons enseigné – tout – est mis sous pression. […] Et encore, nous ne sommes qu’ici, dans une voiture de train fermée, à deux kilomètres de la gare ! Dehors, dans le centre-ville, parmi les Londoniens, ce sera cent fois plus intense. » (p. 67). En gros, la Fumée, la Suie, c’est le mal, et ne pas lutter pour qu’elle ne sorte pas de soi, c’est le mal aussi.

Londres est une ville sale et bruyante, peuplée de gueux, d’ivrognes, de mendiants et de gens déguenillés, tous remplis de Suie ce qui démontre leur infériorité sociale et leur noirceur d’âme… Mais Charlie voit un homme pur, donc immunisé contre la Fumée. Aurait-il rêvé ? « […] la vie après la sortie à Londres présente d’autres aspects troublants. Malgré toute la noirceur qu’ils avaient rapporté avec eux, un nouvel esprit s’était emparé des grandes classes, une forme de fierté. » (p. 101). Thomas et Charlie veulent retourner à Londres. Mais, pendant les vacances de Noël, ils vont au manoir du baron Naylor, l’oncle de Thomas. Ils y rencontrent l’épouse et la fille, adolescente, Livia. Et une aventure, dangereuse, s’ouvre à eux.

L’éditeur dit qu’il y a un petit côté Dickens (sûrement pour la noirceur) et un petit côté Harry Potter (peut-être pour le pensionnat) mais ce roman situé dans l’Angleterre victorienne est finalement lui-même et vit avec sa propre histoire et ses propres personnages. J’ai mis trois jours pour lire ce roman qui m’a passionnée et je suis ravie de voir qu’une suite vient de paraître, Soot, mais pas encore traduite en français.

En tout cas, je ne veux pas dévoiler trop de choses, je pense vous en avoir dit assez. C’est un très bon roman, à la fois historique et science-fiction, plutôt steampunk (mais avec de la fumée différente de la vapeur), avec de l’aventure, du mystère, des rebondissements, bref c’est un roman dense et complexe avec une atmosphère spécifique mais très agréable à lire.

Je publie (vite) ma note de lecture car j’ai mis ce roman dans Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 9 c’est-à-dire hier…

Je mets cette lecture dans British Mysteries #5, Littérature de l’imaginaire #8, Vapeur et feuilles de thé et Voisins Voisines (Allemagne).

10 réflexions sur “Smoke de Dan Vyleta

  1. J’ai souvent vu ce livre en rayon et je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à l’acheter.
    Pourtant ton avis me donne vraiment envie et le côté Harry Potter/Steampunk me plait totalement.

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    • Bienvenue sur mon blog et bienvenue à ton blog en duo sur la blogosphère (je m’y suis abonnée avec le Reader de WP).
      Le petit côté Harry Potter s’arrête, à mon avis, au fait qu’une partie de l’histoire se déroule dans un pensionnat 😉
      Pourquoi ne pas l’emprunter à la bibliothèque ?
      Bonne continuation du blog 🙂

      J'aime

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