Le ballet des retardataires de Maïa Aboueleze

Le ballet des retardataires : Tokyo, tambours et tremblements de Maïa Aboueleze.

Intervalles, septembre 2019, 160 pages, 16 €, ISBN 978-02-36956-082-1.

Genres : littérature française, premier roman.

Maïa Aboueleze naît en 1981 à Alençon (Normandie). Ses passe-temps : la lecture dès l’enfance et la danse à l’adolescence. Elle étudie la danse à Caen et à Angers puis le théâtre et le taïko à Paris. Elle est « une des rares Européennes à avoir pénétré le monde ultra fermé et traditionnel du taïko au Japon, et la première à avoir séjourné dans l’école la plus secrète de Tokyo. » (source : éditeur).

La narratrice, 30 ans, part au Japon pour intégrer « la plus prestigieuse école de tambours japonais de Tokyo, Kamizawa Taïko. » (p. 8). Ce témoignage est unique avec de belles phrases telles que « Les baguettes, lourdes et larges, s’abattent sur la peau de l’instrument. Rien n’est maîtrisé, ni les vibrations ni les hurlements du bois ni les baguettes elles-mêmes qui semblent avoir leur vie propre, puis un jour elles obéissent et le bruit devient son, le son devient musique et le taïko, animal sauvage, effrayant, fascinant, fait alliance avec le joueur et laisse entendre les soubresauts de la terre. » (p. 12).

Le taïko ne m’est pas inconnu puisque j’ai assisté à un concert à Ôsaka et j’avais été très impressionnée par la taille des tambours, par leur son et par le fait que deux femmes (plus petites que les tambours) jouaient. Mais c’est vrai que je n’y connaissais pas grand-chose… Le rythme est éprouvant, les douleurs physiques et les brimades constantes…

Mais ce témoignage (c’est plus un récit autobiographique qu’un roman) ne m’a pas réellement convaincue… Pourtant que de souvenirs, Tokyo, les corbeaux, le parc Ueno, les lutteurs de sumo, le thé… et les problèmes pour communiquer en anglais (pourtant tous les Japonais apprennent l’anglais).

Et il y a quelque humour. « Donc je risque de mourir à cause d’un incendie, d’un typhon, d’un tremblement de terre, d’un tsunami ou d’une éruption volcanique. » (p. 110).

Si vous êtes curieux ou si vous voulez découvrir le monde fermé du taïko, ce petit livre est peut-être pour vous.

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 14.

6 réflexions sur “Le ballet des retardataires de Maïa Aboueleze

  1. aifelle dit :

    Contrairement à toi j’ai aimé, même si j’en garde le souvenir d’un récit assez étrange. Les raisons de la narratrice restent un peu obscures, pourtant souffrir autant ? Mais il y a quand même quelque chose de captivant dans cette histoire.

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