La planète des chats de Bernard Werber

La planète des chats de Bernard Werber.

Albin Michel, septembre 2020, 432 pages, 21,90 €, ISBN 978-2-22645-585-7.

Genres : littérature française, science-fiction.

Bernard Werber naît le 18 septembre 1961 à Toulouse. Il mêle conte, philosophie, science-fiction ou genre policier dans ses romans et ses nouvelles. Plus d’infos sur son site officiel et sa page FB.

Après Demain les chats et Sa majesté des chats, il était logique que je lise le dernier tome de cette trilogie féline.

« Nous sommes sur le grand voilier Dernier espoir, nous avons traversé l’Atlantique en trente-cinq jours éprouvants, et face à nous surgit l’immense cité humaine qu’ils nomment New York ? » (p. 13-14). Mais la ville est envahie par les rats, peut-être cent plus qu’à Paris… !

Le lecteur retrouve donc les chats (Bastet, Pythagore, Angelo, Esméralda…), les humains (Nathalie, Roman Wells…) et les autres animaux comme le perroquet Champollion, le chien Napoléon ou le cochon Badinter. « En tout, nous sommes 274 passagers sur le Dernier espoir : 144 chats, 12 humains, 65 porcs et 52 chiens, un perroquet. » (p. 15). C’est qu’il y a eu beaucoup de dégâts parmi la troupe avant de quitter la France…

Pire, beaucoup de rats américains nagent, montent sur le bateau et font un carnage… Les survivants ne sont plus que sept ! Apparemment il n’y a pas en Amérique de raticide contrairement à que qu’ils espéraient… Ces sept survivants sont sauvés par des humains rescapés habitant au sommet d’un building mais ils ne sont maintenant plus que cinq… « Je crois que je déteste l’Amérique. » (p. 66). Et Bastet, toujours narratrice, déteste aussi le chat Bukowski qui a mangé Champollion…

Bastet rêve encore de devenir reine et prophète mais les rats américains sont vraiment nombreux et dangereux. « Ne pas penser à Pythagore, ne pas penser à Champollion, ne pas penser à tous mes compagnons de voyage du Dernier espoir. Ne pas penser aux rats. » (p. 95). Mais les choses peuvent-elles s’arranger ? « Quoi qu’il vous arrive, il peut encore arriver bien pire. » (p. 143). Pas très encourageant… « Il faut que je garde mon calme. J’ai un objectif à atteindre, j’ai une intention claire. » (p. 203) et, en pensant à la présidente des États-Unis, « Elle ne fait que réclamer ma soumission parce qu’elle est un être exclusivement tourné vers le pouvoir. Mais elle n’a pas de vision sur le long terme. Elle gère le présent mais pas le futur. Elle a besoin de moi et non le contraire. » (p. 204). Parfois philosophe, parfois drôle, Baster doute mais essaie d’avoir toujours des idées pour s’en sortir.

Comme dans les deux premiers tomes, Bernard Werber développe sa fiction avec des notions scientifiques ou historiques. Deux exemples. « Entre / Ce que je pense / Ce que je veux dire / Ce que je crois dire / Ce que je dis / Ce que vous avez envie d’entendre / Ce que vous croyez entendre / Ce que vous entendez / Ce que vous avez envie de comprendre / Ce que vous croyez comprendre / Ce que vous comprenez / Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer. / Mais essayons quand même. » (Edmond Wells, p. 374). « Marc Aurèle est l’unique cas d’empereur philosophe. Né en 121 après Jésus-Christ à Rome, il accéda au pouvoir suprême à quarante ans et se montra bon politicien, fin stratège, mais aussi écrivain et homme de sagesse. Sous son règne, l’Empire romain connut son apogée […]. » (p. 395) dans « Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Volume XIV ». Vous vous rappelez que Bastet a accès à cet ESRA grâce à son troisième œil implanté.

Bastet et les survivants réussiront-ils à sauver le monde des rats ? La planète des chats est, malgré l’hécatombe parmi nos amis humains et animaux, une bonne conclusion à cette histoire. Je rappelle ce que j’ai dit précédemment, ce n’est pas de la grande littérature mais il y a de beaux moments, l’auteur ainsi que Bastet se montrent enjoués, c’est parfois émouvant, et le tout est agréable à lire.

Voilà, trilogie terminée ! Je lirai peut-être un autre titre de Bernard Werber un de ces jours (avez-vous un très bon titre à me proposer ?).

Pour Animaux du monde #3 (chats, rats…), Challenge lecture 2021 (catégorie 13, un livre dont le titre comprend le nom d’un animal avec chats), Littérature de l’imaginaire #9, Petit Bac 2021 (catégorie Animal avec chats) et Printemps de l’imaginaire francophone 2021.

10 réflexions sur “La planète des chats de Bernard Werber

  1. Bin il y a ses fameuses « Fourmis » et son « Les Thanatonautes » et je me suis arrêtée là… et pas sûre de lire cette planète didonc… trop d’animaux morts… 😉

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    • Ah carrément ! Alors peut-être que, comme je n’ai pas aimé les fourmis, j’aimerai d’autres de ses romans 😉 Mais, bon, pas pour tout de suite, il y a tant de livres à lire 😉

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