Patte de velours, œil de lynx de Maria Ernestam

Patte de velours, œil de lynx de Maria Ernestam.

Gaïa, collection Kayak, octobre 2015, 120 pages, 9 €, ISBN 978-2-84720-649-4. Poche : Babel, n° 1619, mai 2019, 112 pages, 5,70 €, 978-2-330-10331-6. Öga för öga, tass för tass (2014) est traduit du suédois par Esther Sermage.

Genres : littérature suédoise, roman.

Maria Ernestam naît le 29 novembre 1959 à Uppsala en Suède (au nord de Stockholm). Elle étudie le journalisme à l’université d’Uppsala puis la littérature anglaise et les mathématiques à l’université de Göteborg (Suède) puis les sciences politiques et les relations internationales à l’université du Kansas (États-Unis). Elle vit ensuite plus de 10 ans à Francfort-sur-le-Main (Allemagne) avant de regagner la Suède. Son premier roman, Caipirinha med Döden (non traduit en français) paraît en 2005. J’ai rencontré Maria Ernestam en novembre 2013 dans le cadre du Prix La Passerelle 2013 (photos ci-dessous), elle a parlé quelques mots en français.

Début du printemps. Dans la campagne de Scanie. Sara et Björn, des citadins, emménagent avec leur chatte Michka dans une maison isolée qu’ils veulent retaper et il y a un jardin idéal pour Sara, paysagiste. Leurs seuls voisins, Agneta et Lars, semblent très sympathiques et ont également un chat, un Norvégien gris tigré, Alexander. « Une maison sans chat, ce n’est pas une vraie maison, dit Agneta. » (p. 27).

Les relations sont de plus en plus cordiales. « Entre voisins, ils allaient sûrement pouvoir se rendre service sans exiger en retour autre chose qu’un petit moment de sociabilité de temps en temps. » (p. 30) et « Tout allait donc au mieux. Sauf entre Michka et Alexander, le chat de Lars et Agneta. » (p. 33).

Mais… Il y a toujours un « mais », n’est-ce pas ? Agneta se montre jalouse, agressive, et aussi tyrannique qu’Alexander ! « Sara s’était endormie […]. Il y eut un bruit. […] Il y avait quelqu’un en bas. Un individu s’était introduit chez elle […]. » (p. 82).

Deux extraits sur Alexander, le matou terrible !

« Il n’était pas plus grand que ses adversaires, non, mais il avait le combat dans le sang. Ses gènes portaient les traces de générations de chats sauvages qui, ayant échappé au fléau du dorlotage, s’étaient battus pour leur survie et leur nourriture. » (p. 10). « Il ne connaissait pas la peur. » (p. 11).

Petite relecture puisque j’avais déjà lu ce roman en janvier 2016 mais je n’avais pas publié de note de lecture…. Vous l’aurez compris, tout n’est pas idyllique dans la campagne suédoise et ce roman est construit comme un thriller, la tension s’installant peu à peu et grandissant rapidement, mais il y a de l’humour et parfois j’ai (sou)ri, simplement ce roman est un peu trop court, il aurait mérité quelques pages de plus ! Heureusement, il est très bien écrit donc j’ai passé un bon moment de lecture. Un cadre bucolique mais…

Je mets cette lecture dans le Challenge Cottagecore (catégorie 3, propriétés et jardins dissimulés, pour la vie à la campagne et le jardin de Sara), Challenge lecture 2021 (catégorie 30, un livre dont l’histoire se déroule dans un pays européen, 4e billet), Challenge nordique (Suède) et Voisins Voisines (Suède).

8 réflexions sur “Patte de velours, œil de lynx de Maria Ernestam

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