Go West Young Man de Tiburce Oger

Go West Young Man de Tiburce Oger avec la collaboration de Hervé Richez.

Grand Angle, novembre 2021, 112 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-8189-8320-1.

Genre : bande dessinée française, western, Histoire.

Tiburce Oger naît le 21 avril 1967 à La Garenne Colombes (Hauts de Seine, Île de France). Il étudie les Beaux Arts à Angoulême puis travaille pour des séries animées. Il devient scénariste et dessinateur de bandes dessinées. Son premier titre est Gorn (Vents d’Ouest, 11 tomes entre 1992 et 2008). D’autres bandes dessinées suivent chez Vents d’Ouest, les Humanoïdes associés, Delcourt, Casterman, Daniel Maghen ou Rue de Sèvres. Il existe un tirage luxe noir et blanc de Go West Young Man.

XVIIIe et XIXe siècles, le rêve américain, la Conquête de l’Ouest. Le fil directeur de chaque histoire ou flashback est la montre à gousset de Sanchez.

Golden Watch, Nouveau-Mexique, 1938. Dessins et couleurs de Paul Gastine. Sanchez, un éleveur, s’apprête à vendre son ranch et ses chevaux.

Deux paroles, Pennsylvanie, 1763. Dessins et couleurs de Patrick Prugne. Les Indiens emmenés par « le grand chef Pontiac, ami des Français » (p. 5) veulent récupérer les terres que les Britanniques ne leur ont pas restituées mais ils sont décimés par la variole.

Malheur River, Yellowstone River, 1825. Dessins et couleurs d’Olivier Taduc. James Clyman, un Mountain Man de l’American Fur Company va épouser Nattes sur les joues, « une sauvageonne païenne » (p. 13).

Conestoga, Missouri, 1842. Dessins de Benjamin Blasco-Martinez et couleurs de Serial Color. Kathryn, une femme blanche, et Jonathan, un homme noir, fuient la Louisiane et l’esclavage. Mais Jonathan est tué et le convoi conduit par John Golder est attaqué par des Indiens.

Pyramid Lake War, Utah, 1860. Dessins et couleurs de Ralph Meyer. William Golder a 11 ans et il a récupéré le cheval et les courriers du Pony Express, il veut tout livrer pour devenir un héros mais c’est son dernier voyage…

Ne meurs pas, Fairfax, 1863. Dessins et couleurs de Félix Meynet. L’enfer de la guerre de Sécession.

Les sœurs Austin, Texas, 1875. Dessins et couleurs de Dominique Bertail. Les deux nièces de miss Taffin ont été enlevées par des Cheyennes. Deux hommes courageux tentent de les délivrer.

J’ai connu Wild Bill, territoire indien, 1879. Dessins de Hugues Labiano et couleurs de Jérôme Maffre. Au Texas, une diligence est attaquée par des soudards. À bord, une femme et un enfant, tous deux tués. « On tue jamais par plaisir, je crois… On tue par peur… » (p. 59). Le marshall qui a connu Wild Bill Hickok, emmène le criminel, Douglas Mac Gerthy, à Fort Smith pour qu’il soit pendu. « Voilà, Douglas… On peut tuer pour une montre. Tu l’as fait, Hickok l’a fait… » (p. 63).

L’ours, Montana, 1881. Dessins de François Boucq et couleurs de Jack Manini. Miles City est sous les eaux car la Tongue River a débordé. Un trappeur boit un coup au saloon, il porte un beau manteau en peau d’ours.

The girls and the doc, Kansas, 1882. Couleurs et dessins d’Éric Hérenguel. Au Murray Inn, Gregorwsky tue une prostituée, Mary. Le doc Bernstein qui s’occupe de la santé des prostituées veut faire la peau à cet homme violent.

La lettre. Dessins de Michel Blanc-Dumont & Steve Cuzor et couleurs de Tom Cuzor. « Colorado, septembre 1883. Meredith, ma chère petite, je saisis la plume ce matin avant de reprendre la route. […]. » (p. 81). Meredith est entrée au sanatorium de Saint-Joseph et l’homme espère trouver en Californie, un médecin capable de la soigner mais les Indiens sont à l’affût…

La montagne qui parle, Arizona, 1885. Dessins et couleurs de Christian Rossi. À Chiricahua Mountain, le sergent Lewis en poste à Fort Bowie est menacé par un crotale. Il raconte comment il en est arrivé là.

Cattle Kate, Wyoming, 1894. Dessins de Michel Rouge et couleurs de Corentin Rouge. Nate Lewis court pour sauver son épouse et leur fils, James.

Viva Villa, région de Chihuahua, 1916. Dessins et couleurs de Ronan Toulhoat. Rodrigo donne l’alerte, une vingtaine de cavaliers gringos (ou americanos) arrivent au village de San Miguel (Mexique). Il faut protéger Pancho Villa !

Golden Watch, Nouveau Mexique, 1938. Dessins et couleurs de Paul Gastine. On retrouve Sanchez, actuel propriétaire d’une montre en or à gousset qui vend son ranch et ses chevaux.

Quinze histoires, un même scénariste mais quatorze dessinateurs différents (même dessinateur pour Golden Watch du début et de la fin). Pas d’inquiétude, il y a une belle diversité mais aussi une belle unité dans cet incroyable projet historique et artistique. Quinze histoires qui vont de 1763 à 1938 soit 175 ans d’occupation du territoire américain, d’est en ouest, de dangers, de guerres contre les Indiens, d’exactions, de tueries, de massacres, de bons moments aussi, parfois.

Ce n’est pas le rêve américain dans toute sa splendeur ! C’est sombre, c’est brutal, ça tue des Indiens, mais aussi des femmes, des enfants… C’est sûrement très proche de la réalité. Et c’est surtout une grande réussite ! Comme je le disais en début de billet, la montre est le fil directeur de ces (petites) histoires, de cette (grande) Histoire, une montre anglaise en or de belle valeur, donnée, reçue, volée, qui aura connu de nombreux propriétaires. Cette bande dessinée n’est pas réservée qu’aux amateurs de western !

La petite histoire de Go West, Young Man. Go West, Young Man, Go West est une expression de John Babsone Lane Soule (1815–1891) datant de 1851 (Dictionary of American History). Elle fut reprise par Horace Greeley (éditeur du New York Tribune) dans un éditorial de 1865 pour encourager la conquête de l’Ouest. Trois films (réalisés en 1918, 1936 et 1980) portent le titre Go West, Young Man.

Pour La BD de la semaine (mais j’ai pris du retard et je n’ai pas donné mon lien…), le challenge BD 2022 (il est de retour !), Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 32, un livre d’un auteur de la même nationalité que moi), Book trip mexicain (pour l’histoire Viva Villa, avec Pancho Villa), Challenge lecture 2022 (catégorie 23, un livre avec plusieurs points de vue, je le choisis parce qu’il y a plusieurs points de vue au niveau historique mais surtout au niveau artistique, chaque dessinateur ayant son propre style), Des histoires et des bulles (catégorie 30, une BD western), Petit Bac 2022 (catégorie Verbe pour Go, verbe anglais) et Un genre par mois (en mars, c’est le genre historique). Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

12 réflexions sur “Go West Young Man de Tiburce Oger

  1. nathaliesci dit :

    Elle est sur mon étagère, je ne vais pas tarder à la lire… Ou alors je la garde pour le mois américain, mais ça fait loin !!

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  2. Je l’ai lue, c’est original c’est vrai mais ça m’a personnellement un peu laissée de côté. Je crois que je ne suis pas très sensible à l’aspect western aussi.

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  3. ta d loi du cine dit :

    Bonjour Pativore
    J’avais vaguement vu la couv’ de cet album en librairie, mais sans seulement avoir la curiosité de le prendre en main… Ce sera chose faite à mon prochain passage! Merci de m’avoir fait prendre conscience du fait qu’il s’agit d’un recueil de nouvelles, avec un même scénariste et de dessinateurs dont je connais déjà certaines séries « western » par ailleurs (Comanche pour Rouge, Jonathan Cartland pour Blanc-Dumont, Bouncer pour Boucq, La chariot de Thespis pour Rossi… [liste loin d’être exhaustive!]).
    (s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola

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    • En fait, sous forme de nouvelles (histoires qui paraissent indépendantes) c’est bien un roman (histoire complète) que l’auteur rédige, l’histoire de la conquête de l’Ouest à travers le tic tac d’une montre anglaise en or (grande valeur) mais qui change de propriétaires au fur et à mesure des dons, vols, héritages, je te souhaite une belle lecture de cette incroyable bande dessinée 🙂 Ah, et j’aime beaucoup Bouncer et les autres titres de Boucq 🙂

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  4. A_girl_from_earth dit :

    C’est fou, je suis passée à côté de ce billet alors que je suis de très près les BD et qu’en plus là il y avait une thématique Mexique ! Mais je vois que c’est le jour où j’ai commencé le pavéesque Solénoïde qui a failli avoir raison de ma raison, haha !

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    • De Mircea Cartarescu ? Je n’ai jamais lu cet auteur… Tu sais, on ne peut pas tout voir, tout repérer, mais c’est bien que tu aies vu cette BD et que tu l’aies notée pour une prochaine lecture 😉

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