C’est lundi, que lisez-vous ? 4-2019

Camille du blog I believe in Pixie Dust a repris C’est lundi, que lisez-vous ?. Je n’ai pas participé à ce rendez-vous hebdomadaire depuis janvier… Je ne suis pas du tout régulière !

L’objectif est toujours de répondre à ces trois questions : 1. Qu’ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? 3. Que vais-je lire ensuite ? Alors…

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ? Le premier tome d’Une étude en soie – Baskerville d’Emma Jane Holloway (Bragelonne, Steampunk, janvier 2019) et j’ai voulu embrayer immédiatement avec la suite.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? Eh bien, le tome 2 d’Une étude en soie – Baskerville d’Emma Jane Holloway (Bragelonne, Steampunk, février 2019) et cette histoire me divertit bien.

3. Que vais-je lire ensuite ? J’ai le choix entre Le prix de Cyril Gely (Albin Michel, janvier 2019) que j’ai à vrai dire déjà commencé, ou les tomes 2 et 3 de Le rêve de mon père de Taiyô MATSUMOTO (Kana, Made in, janvier 2019) : une trilogie manga dont j’ai déjà lu le premier tome. Ou encore autre chose, ça dépendra de mon humeur !

Et vous, que lisez-vous ? D’autres « Que lisez-vous… » chez Camille sur C’est lundi, que lisez-vous #172.

Et j’espère que vous avez passé un bon weekend de Pâques ; bonne nouvelle semaine 🙂

PS : je voulais vous dire que je viens de passer 2 heures à répondre aux commentaires en attente depuis fin janvier, je passerai sur vos blogs dès que possible, en tout cas merci d’avoir pensé à moi pendant  les rhume et grippe et ce gros passage à vide 🙂

Le tombeau d’Hercule d’Andy McDermott

Le tombeau d’Hercule (une aventure de Wilde et Chase, 2) d’Andy McDermott.

Bragelonne, collection Thriller, juin 2018, 448 pages, 16,90 €, ISBN 979-1-02810-329-3. The Tomb of Hercules (2008) est traduit de l’anglais par François Fargue.

Genres : littérature anglaise, thriller, aventure.

Andy McDermott naît le 2 juillet 1974 à Halifax dans le Yorkshire (Angleterre). Il étudie à l’Université de Keele dans le Staffordshire. Il est écrivain, journaliste, critique cinéma (Hotdog Magazine entre 2000 et 2006) et graphiste. Plus d’infos sur son site (en anglais).

Après la première aventure de Wilde et Chase dans À la poursuite de l’Atlantide, les Nations Unies ont créé il y a un an l’Agence internationale du patrimoine (AIP) et Nina Wilde est directrice des opérations.

La plate-forme flottante SBX-2 au large du Portugal surveille officiellement l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient mais, en secret, des scientifiques travaillent pour retrouver les structures de l’Atlantide « ensevelies sous le limon qui couvrait les fonds marins » (p. 7) : cartographie grâce à un sonar haute résolution, fouilles pour retrouver des objets atlantes… Mais, une nuit d’orage, un groupe d’hommes lourdement armés prend d’assaut la plate-forme, tuent tout le monde avant de repartir avec des dossiers et de faire couler le site. Tout le monde croit que SBX-2 a sombré à cause de la très violente tempête mais…

Trois mois après, sur un yacht à New York, Nina et Eddie rencontrent des directeurs non exécutifs de l’AIP : ils n’ont pas de pouvoir décisionnel mais ils apportent leur soutien technique ou financier. Parmi eux, Richard Yuen Xuan, un Chinois très riche, et son épouse, Sophia Blackwood, une Lady anglaise. Eddie va se rendre en Chine pour une mission secrète. Quant à Nina, restée à New York, elle demande à la Confrérie millénaire des Sélasphores, en la personne de monsieur Popadopoulos, de pouvoir consulter le véritable Hermocrate et non plus des reproductions ou des photos car elle est persuadée qu’en consultant l’œuvre originale, elle découvrira le tombeau d’Hercule.

Poursuites rocambolesques à Shanghai pour Eddie et dans le métro de New York pour Nina. « Vous voulez dire que la plate-forme a été coulée ? Et que ça aurait quelque chose à voir avec ce qui m’est arrivé aujourd’hui ? » (p. 123, Nina à son supérieur, Amoros).

Ensuite le roman est construit comme le premier, un petit groupe part à l’action, après New York et Shanghai, direction l’Afrique et l’Europe : Botswana, Namibie, Londres, Suisse, Algérie, Tunisie, Bahamas, du pur thriller. Des gentils, des méchants, certains sont loyaux et vont sauver la vie des deux héros, d’autres sont fous à lier, vont trahir, se faire tuer. Bref, de l’action pure et dure, des explosions en tout genre, de l’aventure en veux-tu en voilà, des diamants, de l’uranium et des bombes nucléaires, mais pas de fantastique ou de science-fiction comme dans le premier tome (petite déception). Sauf quand les travaux d’Hercule apparaissent mais ce n’est qu’après un peu plus de 300 pages… De plus Hugo Castille, le pendant belge d’Edward Chase, Anglais, m’a manqué… mais le lecteur fait la connaissance d’autres amis d’Eddie, décidément il a des amis dans le monde entier !

Je trouve que les problèmes de couple entre Nina et Eddie prennent un peu trop de place dans l’aventure. « J’ai mis ma carrière d’archéologue de côté pour devenir une bureaucrate. Je me suis même mise à faire de la politique. Je me suis laissé entraîner dans des jeux de pouvoir pour obtenir ce que je voulais. Et le pire, c’est que j’y ai pris goût. Non, le pire, c’est que j’ai vraiment commencé à me sentir supérieure à Eddie. Juste à cause de mon titre. Je l’ai blessé sans m’en rendre compte. » (p. 239).

Ce que je reproche à ce tome 2, c’est d’être trop construit comme le premier tome, et puis, à l’époque moderne, les méchants détruisent systématiquement les trésors archéologiques qu’ils découvrent ? L’Atlantide, le tombeau d’Hercule, et dans les tomes suivants, l’épée Excalibur, la pyramide d’Osiris, entre autres. À voir si je lirai la suite… Il y a déjà une quinzaines de tomes car Andy McDermott écrit cette série depuis 2007 et elle n’est traduite en français que depuis cette année.

Pour le Challenge de l’été 2018, le Challenge Chaud CacaoLire sous la contrainte (trilogies et séries de l’été), Littérature de l’imaginaire, Polar et thriller 2018-2019 et Voisins Voisines 2018 (Angleterre).

À la poursuite de l’Atlantide d’Andy McDermott

À la poursuite de l’Atlantide (une aventure de Wilde et Chase, 1) d’Andy McDermott.

Bragelonne, collection Thriller, avril 2018, 448 pages, 16,90 €, ISBN 979-10-281-0410-8. Atlantis (2007) est traduit de l’anglais par François Fargue.

Genres : littérature anglaise, thriller, aventure.

Andy McDermott naît le 2 juillet 1974 à Halifax dans le Yorkshire (Angleterre). Il étudie à l’Université de Keele dans le Staffordshire. Il est écrivain, journaliste, critique cinéma (Hotdog Magazine entre 2000 et 2006) et graphiste. Plus d’infos sur son site (en anglais).

Au Tibet, Henry et Laura Wilde ont trouvé l’emplacement du pic Doré qui permettraient de retrouver la trace des antiques habitants de l’Atlantide. Ils découvrent en fait les cadavres de l’expédition nazie de Jürgen Krauss ainsi que des inscriptions en glozel (la langue de l’Atlantide) et un objet assez grand en orichalque (métal inconnu décrit par Platon dans le Critias). Mais ils ont été trahis par leur ami Jack, ils sont assassinés et tout disparaît. « La Confrérie ne doit laisser personne découvrir l’Atlantide. » (p. 28).

Dix ans plus tard, leur fille unique, Nina, est devenue docteur en archéologie et elle est tout aussi passionnée que ses parents par l’Atlantide mais l’université de New York rejette son projet. C’est alors que la Fondation Frost, pour qui ses parents travaillaient déjà, la contacte et lui offre le financement de ses recherches. « Vos collègues ne sont peut-être pas intéressés par votre théorie sur l’emplacement de l’Atlantide, mais nous le sommes au plus haut point. » (p. 45).

Le lecteur quitte alors les États-Unis pour la Norvège, l’Iran, la France, le Brésil, le Tibet, un pur thriller avec de l’action, du danger, des méchants et des gentils (zut, qui est méchant, qui est gentil ?). On fait la connaissance d’une belle galerie de personnages, Nina, déjà, et puis Edward (Eddie) Chase, Kari Frost et son père, Hugo Castille, Jonathan Philby, Starkman, Qobras… Tous ne s’en sortent pas, certains sont fous à lier, d’autres se sacrifient pour la bonne cause. C’est un véritable roman d’aventure à la Indiana Jones et ça fonctionne bien, très bien même ! Je ne me suis pas ennuyée un seul instant, ça bouge, ça tire dans tous les sens, ça explose de tous les côtés (oups, des wagons remplis de kérosène !), les relations entre les personnages et les dialogues ne sont pas débiles, les rebondissements ne sont pas téléphonés, Chase et Castille la jouent « tout en finesse » (p. 144) avec leur devise « Vaincre ou périr », humour anglais pour Chase et belge pour Castille.

Mais l’Atlantide est-elle une légende ou a-t-elle vraiment existé ? Il y a de bonnes explications scientifiques qui font de ce roman presque de la science-fiction. « Un glissement de plaque tectonique ou l’effondrement du cratère d’un volcan immergé ont très bien pu provoquer l’affaissement d’une partie du plateau continental, entraînant un tsunami d’énorme envergure. L’île aura été engloutie pendant le cataclysme. Avec le temps, elle a continué à s’enfouir. Sans compter que le niveau de la mer a monté depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a près de dix mille ans. Reliez entre eux ces événements… » (p. 274). Alors convaincus ?

J’ai passé un très bon moment de lecture, excellent même, j’ai simplement un peu traîné pour publier ma note de lecture… Peut-être pour faire durer le plaisir ? En tout cas, j’ai maintenant Le tombeau d’Hercule (la 2e aventure de Wilde et Chase) sur ma pile à lire (PàL). J’espère que sur la durée (plusieurs tomes sont déjà parus entre 2007 et 2017 avec l’épée Excalibur, des populations antiques inconnues, les pyramides et le tombeau d’Osiris, les mythologies Hindi, Incas, etc.), j’espère donc que cette série tiendra la route mais je ne sais pas si je lirai toutes les aventures. Andy McDermott a compilé ses passions, aventure (un peu policier, action, fantastique voire science-fiction), espionnage, Histoire et le résultat est détonant pour une lecture palpitante à cent à l’heure ! Une série de films ou une série télévisée, ça me plairait bien 😉

Pour le Challenge de l’été 2018, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (lieu), Polar et thriller 2018-2019 et Voisins Voisines 2018 (Angleterre).

Et pourquoi pas Lire sous la contrainte ? L’été, la contrainte est trilogie ou série et je ne pensais pas participer mais quel meilleur moment que l’été pour commencer et lire cette série d’aventure action à l’inspiration Indiana Jones ?

Le Club Vesuvius de Mark Gatiss

Le Club Vesuvius (Une aventure de Lucifer Box, 1) de Mark Gatiss.

Bragelonne, collection Le mois du cuivre, février 2015, 264 pages, 25 €, ISBN 978-2-35294-824-7. Je l’ai lu en Bragelonne poche, février 2018, 300 pages, 9,90 €, ISBN 979-1-02810-439-9. The Vesuvius Club (2004) est traduit de l’anglais par Laurence Boishot.

Genres : littérature anglaise, science-fiction, steampunk, espionnage.

Mark Gatiss naît le 17 octobre 1966 à Sedgefield dans le comté de Durham (au nord-est de l’Angleterre). Ses parents travaillaient tous les deux à l’hôpital psychiatrique Edwardian situé en face de chez eux et (je suis sûre que c’est lié !), il s’est intéressé dès l’enfance aux aventures de Sherlock Holmes, du Doctor Who, aux films d’épouvante. Résultat ? Il est acteur (cinéma, télévision, humour, policier, espionnage), scénariste (en particulier pour la série Doctor Who), producteur (il est cocréateur et coproducteur de la série Sherlock dans laquelle il joue le rôle de Mycroft Holmes) et auteur ! Du même auteur, dans les aventures de Lucifer Box : L’ambre du diable (Bragelonne, 2016, traduit de The Devil in Amber, 2006) et Black Butterfly (2008, pas encore paru en français).

Lucifer Box, peintre diplômé de la Royal Academy of Arts, est aussi agent secret. « Vous savez comment ça fonctionne, ici : on aime les mystères et les secrets, les passages dérobés et la poudre aux yeux. C’est ce qui nous motive, ha ha ! (p. 22). Il est sous les ordres de Joshua Reynolds, un avocat de toute petite taille mais « un haut personnage dans le gouvernement de Sa Majesté – dans les ombres et le plus grand secret, évidemment. » (p. 23). Deux géologues sont morts et l’agent Crott a disparu à Naples, il va falloir enquêter : direction le sud de l’Italie avec Naples et le Vésuve.

Lucifer Box est un personnage incroyable, artiste impertinent, dandy, aussi sûr de lui que Sherlock Holmes ! Et, s’il habite au 9 Downing Street, une adresse mythique, c’est parce qu’il a hérité la maison de ses ancêtres (qui possédaient tout le quartier auparavant). « Vous allez sans doute me traiter de crâneur, mais après tout, il faut bien que quelqu’un y habite. » (p. 26). Il est loyal envers son pays et « ne recule devant nul sacrifice quand il s’agit de rendre service au roi et à la Couronne. » (p. 163) [C’est peut-être le roi Édouard VII (règne de 1901-1910) ou le roi George V (règne de 1910-1936) : je pense que l’histoire se situe au début des années 1900, sûrement avant la Première guerre mondiale, puisqu’il est dit dans le roman « Après tout, on n’était plus au XIXe siècle. » (p. 91)] et il est très coquin : « Ne vous méprenez pas, chers lecteurs, je sais apprécier une petite pipe de temps en temps, mais comme l’a dit Gengis Khan, c’est un plaisir à consommer avec modération. » (p. 225). Non mais, de quoi pensiez-vous qu’il parlait ? D’une pipe d’opium ! J’aime beaucoup lorsqu’il s’adresse aux lecteurs, j’ai bien ri.

Un humour tout britannique donc, rien qu’avec les noms des personnages : bon Lucifer Box ce n’est déjà pas banal, mais il y a Jocelyn Crott, Everard Supple, Eli Verdegris, Frederick Scallop, Christopher Miracle, Bizarre Beagle, Charles Jackpot, Bella Bok, Crétacé Nonhomme… qui permettent des jeux de mots amusants.

La première partie du roman se déroule à Londres, elle est plutôt mystery, historique et espionnage, la deuxième partie se déroule à Naples et là, on est plus dans le côté science-fiction, steampunk. « Ce procédé, M. Box, c’est l’avenir ! Un monde nouveau, fait de machines et d’automates ! Nous contrôlerons les flots de magma de toute la planète. Une fois que le monde aura assisté à la destruction de Naples, les chefs d’État se bousculeront pour nous donner tout ce que nous voulons ! » (p. 255). Vaste et dangereux programme ! Et une très chouette lecture, je me suis laissée emporter, j’ai voyagé (Naples, Pompéi), j’ai eu chaud (Vésuve), j’ai frissonné, je n’ai pas pu lâcher le livre alors je l’ai lu en une journée (bon, j’ai pris un petit goûter quand même !) et j’ai hâte de lire la suite !

Un mot que je ne connaissais pas : sidérodromophobie (p. 99), c’est un terme médical pour la peur irraisonnée de prendre le train. Je ne suis pas touchée, j’aime beaucoup prendre le train, par contre je n’aime pas les retards qui font rater une correspondance mais ça ce n’est pas une phobie…

Une lecture que je mets dans les challenges British Mysteries, Littérature de l’imaginaire, Mois anglais, Polar et thriller, Rentrée littéraire janvier 2018 (pour l’édition en poche que j’ai lue), S4F3 #4, Vapeur et feuilles de thé et Voisins Voisines 2018. Je la mets aussi dans le Défi 52 semaines 2018 pour le thème « chaleur » (#26) : à la lecture de ce roman, faites attention de ne pas revivre ce qu’ont vécu les habitants de Pompéi !

Je ne recopie jamais la 4e de couverture sauf s’il y a une très belle phrase ou une citation. Là, ce sont deux belles phrases / citations qui donnent vraiment envie de lire le roman : « Imaginez Oscar Wilde installé dans une chaise longue avec, dans une main, une cigarette hors de prix, et dans l’autre, Le Club Vesuvius, plié de rire à la lecture de ce petit chef-d’œuvre. Tout est dit. » The Times Literary Supplement. « Impossible d’imaginer un début littéraire plus délicieux, plus décadent, plus macabre, plus inventif et plus hilarant que celui-ci. J’en redemande ! » Stephen Fry.