Arcadia de Fabrice Colin

Arcadia (l’intégrale) de Fabrice Colin.

Bragelonne, collection Steampunk, septembre 2018, 420 pages (poche), 9,90 €, ISBN 979-10-281-0522-8.

Genres : littérature française, fantasy, science-fiction.

Fabrice Colin naît le 6 juillet 1972 à Paris. Il est auteur de romans et de nouvelles de l’imaginaire (science-fiction et fantasy) et se tourne vers le roman policier et la littérature jeunesse. Il est aussi scénariste pour la bande dessinée et la radio. Bien qu’il publie depuis 1997 et que je connaissais certains de ses titres comme Confessions d’un automate mangeur d’opium ou Big Fan ou La poupée de Kafka, j’ai l’impression que je n’avais jamais lu cet auteur ! Plus d’infos sur son site officiel (consultez plutôt « biblio & co » car le blog n’est plus à jour depuis mars 2017).

Rome, Italie, 23 février 1821. Le poète anglais John Keats meurt près de son ami Joseph Severn. « Les yeux du poète se ferment. Il exhale un dernier souffle. » (p. 17).

Londres, Angleterre, décembre 1872. William Morris et Jane Burden épouse Morris rendent visite à leur ami, le peintre Dante Gabriel Rossetti, un artiste préraphaélite qui a reçu la visite d’un esprit. « L’Esprit a besoin de personnages de votre trempe, Gabriel. […] Il m’a parlé de John Keats, poursuit Rossetti. Du rôle que John Keats pouvait exercer sur nos œuvres, de son esprit immortel. Je n’ai pas eu le cœur de le contredire […]. Soyez ses chevaliers, m’a-t-il confié encore. Vous seuls pouvez soutenir son âme, vous seuls pouvez l’aider à revivre. Pour qu’enfin résonne la musique du sommeil. » (p. 27).

140 ans plus tard, à Paris. « […] tout ce qui formait l’ossature de la société a disparu. Ce qui nous reste ? Une poignée de survivants incapables de comprendre ce qu’ils font là, incapables de savoir s’ils ont été choisis, sélectionnés, élus par quelque chose ou par quelqu’un, ou si tout n’a été qu’en définitive que le fruit du plus complet hasard. » (p. 44). Parmi ces survivants, Alex, Guillaume, Estel surnommée Campa et Gabriel, passionnés de peinture et de poésie. C’est que « Keats est passé dans l’autre monde. […] Le monde des rêves et de la mort. » (p. 59).

Mais Paris est sous les eaux à cause d’une pluie incessante… « Paris est devenue une ville morte, enfin pleinement féerique. Comme si son âme s’était révélée. » (p. 70).

Arcadia est un monde magique, baroque, avec des symboles, des rêves, des légendes arthuriennes… « On n’a pas le droit de se souvenir des morts. Ça nous empêche d’être heureux et ça ne sert à rien pour les gens qui sont partis, étant donné qu’ils ne sont pas vraiment partis : juste figés dans le passé. » (p. 102). Arcadia est-il le monde réel et Ternemonde le monde des rêves voire un monde parallèle ? Fabrice Colin embarque ses lecteurs pour un voyage onirique et mélancolique. « le monde va changer, dans les jours à venir. Il va se modifier considérablement. Toute chose arrive à son terme […] Il est logique que le réalité tente de résister. » (p. 178-179). « […] les souvenirs, les défaites, les souffrances : c’est comme si rien de tout ça n’avait jamais existé. » (p. 275).

En mettant en parallèle passé, présent, futur, légende, réalité, rêve, en parlant de poésie, littérature, peinture, mythologie (nombreuses références), l’auteur montre que les combats que nous menons (contre nous-mêmes, contre les autres, contre le dragon, contre la Nature) sont les mêmes que les combats qui ont déjà été menés et ceux qui seront encore menés. « Nous allons réenchanter le monde, chevaliers. » (p. 302).

Alors, nous lecteurs, réenchantons le monde avec ce diptyque atypique et fusionnant (trop pour certains) ! Cette intégrale réunissant le premier tome, Vestiges d’Arcadia, paru aux éditions Mnémos en mai 1998 (que j’ai trouvé plutôt fantasy) et le deuxième tome, La musique du sommeil, paru aux éditions Mnémos en juillet 1998 (que j’ai trouvé plutôt science-fiction).

Une lecture pour les challenges Contes et légendes #2 (légendes et mythologie arthuriennes en particulier) et Littérature de l’imaginaire #8.

L’ambre du Diable de Mark Gatiss

L’ambre du Diable (Une aventure de Lucifer Box, 2) de Mark Gatiss.

Bragelonne, collection Steampunk, février 2016, 312 pages, 25 €, ISBN 978-2-35294-927-5. Je l’ai lu en Bragelonne poche, septembre 2018, 300 pages, 9,90 €, ISBN 979-10-281-0380-4. The Devil in Amber (2006) est traduit de l’anglais par Laurence Boishot.

Genres : littérature anglaise, science-fiction, steampunk, espionnage.

Mark Gatiss naît le 17 octobre 1966 à Sedgefield dans le comté de Durham (au nord-est de l’Angleterre). Ses parents travaillaient tous les deux à l’hôpital psychiatrique Edwardian situé en face de chez eux et (je suis sûre que c’est lié !), il s’est intéressé dès l’enfance aux aventures de Sherlock Holmes, du Doctor Who, aux films d’épouvante. Résultat ? Il est acteur (cinéma, télévision, humour, policier, espionnage), scénariste (en particulier pour la série Doctor Who), producteur (il est cocréateur et coproducteur de la série Sherlock dans laquelle il joue le rôle de Mycroft Holmes) et auteur ! Du même auteur, dans les aventures de Lucifer Box : Le club Vesuvius (Bragelonne, 2015, traduit de The Vesuvius Club, 2004) et Black Butterfly (2008, pas encore paru en français).

L’ambre du Diable est le tome 2 des aventures de Lucifer Box, peintre diplômé de la Royal Academy of Arts, et agent secret. « Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas au courant (mais où étiez-vous, enfin ?), je m’appelle Lucifer Box, artiste peintre, auteur occasionnel de mémoires croustillants et agent (très secret) au service de Sa Majesté. » (p. 7).

Un extrait de ce que j’avais dit pour le tome 1 : Lucifer Box est un personnage incroyable, artiste impertinent, dandy, aussi sûr de lui que Sherlock Holmes ! Et, s’il habite au 9 Downing Street, une adresse mythique, c’est parce qu’il a hérité la maison de ses ancêtres (qui possédaient tout le quartier auparavant).

Une vingtaine d’années après Le club Vesuvius, voici Lucifer Box dans les années 1920 à Manhattan pour dézinguer Marrod, un trafiquant de cocaïne. « J’allais de continent en continent, coupant, taillant, tuant et tirant. » (p. 18). Mais Lucifer Box a été blessé à la guerre (1914-1918) et il vieillit… « Ce cher vieux Box n’était peut-être plus au sommet de sa forme. » (p. 19). Il est cependant chargé par le nouveau Joshua Reynolds d’enquêter sur F.A.U.S.T. (Facist Anglo United States Tribune) et sur l’homme à la tête des « chemises d’ambre », Desmond Olympe. Or, la sœur de Box, Pandora est la secrétaire du parti !

J’ai noté moins d’extraits que pour le premier tome mais c’est un très bon opus, avec toujours cet humour anglais si particulier, les côtés à la fois historique, espionnage, science-fiction (steampunk), le fait que l’auteur / Lucifer Box s’adressent aux lecteurs, les jeux de mots, tout ça.

Tout comme le premier tome, une excellente lecture que je mets dans les challenges British Mysteries #5, Littérature de l’imaginaire #8, Polar et thriller 2020-2021, S4F3 #6, Vapeur et feuilles de thé et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic de James Lovegrove

Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic : les Dossiers Cthulhu, 2 de James Lovegrove.

Bragelonne, collection Steampunk, février 2019, 360 pages, 25 €, ISBN 979-10-281-0283-8. The Chtulhu Casebooks : Sherlock Holmes and the Miskatonic Monstrosities (2017) est traduit de l’anglais par Arnaud Demaegd.

Genres : littérature anglaise, roman policier, fantastique.

James Lovegrove naît le 24 décembre 1965 à Lewes (Angleterre). Diplômé d’Oxford, il est critique littéraire et son premier roman paraît en 1990. Il est auteur de littérature de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, horreur) et de littérature jeunesse. Peu de ses romans sont traduits en français. Plus d’infos sur son site officiel, https://www.jameslovegrove.com/.

Printemps 1895. Après avoir réglé une petite affaire (trois affreux ghasts dans le Métropolitain) avec l’aide de Gregson de Scotland Yard, Sherlock Holmes et Watson rendent visite à un nouvel arrivant à Bedlam. Le jeune homme, la vingtaine, est sûrement « Bostonien, bien né, cultivé, scientifique » (p. 43) mais il lui manque la main gauche, il est défiguré et, dans sa cellule, il écrit en r’lyehen, la Langue des Dieux Aînés.

Après Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : les Dossiers Cthulhu, 1, j’ai embrayé avec ce deuxième tome qui est encore mieux ! Dans le premier tome, Sherlock Holmes et Watson découvraient l’univers de Lovecraft, dans ce deuxième tome, ils sont encore plus impliqués.

« Holmes haussa les épaules. Il semblait vraiment ne plus se préoccuper de ce qui lui arrivait. La guerre qu’il menait le dévorait. La victoire était tout, quel qu’en soit le prix. » (p. 100).

« Des monstres qui étaient des dieux. Des dieux qui étaient des monstres. De toutes formes, chacun d’eux une horreur vivante qui paradait avec suffisance, car ils étaient les maîtres de tout ce sur quoi ils posaient les yeux. Jadis, on les avait vénérés, on leur avait adressé des sacrifices, et ils s’en étaient contentés. […] Ils étaient différents, désormais, ces Dieux Extérieurs qui, dans ces contrées, étaient connus sous le nom d’Autres Dieux. Ils avaient changé. » (p. 172-173).

La deuxième partie est le journal de Zachariah Conroy, son arrivée à l’université Miskatonic d’Arkham et sa rencontre avec Nathaniel Whateley.

Encore un excellent hommage à la fois à Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle avec le côté policier et logique, et à la fois aux créatures de H.P. Lovecraft avec le côté fantastique et même angoissant et horrifique.

D’ailleurs, ces aventures inédites offrent des éclairages incroyables sur les romans et les nouvelles dont Sherlock Holmes et John Watson sont les héros.

Dommage, je n’avais pas le tome 3 pour continuer mais je vais le lire dès que possible !

Un excellente lecture pour les challenges British Mysteries #5, Littérature de l’imaginaire #8, Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

Une étude en soie d’Emma Jane Holloway

Une étude en soie : Baskerville d’Emma Jane Holloway.

Bragelonne, février 2015, 528 pages, 28 €, ISBN 978-2-35294-827-8. A Study in Silks (2013) est traduit de l’anglais (Canada) par Guillaume Le Pennec.

Mais je l’ai lu en édition poche. Bragelonne poche, collection Steampunk, février 2019, 356 pages, 9,90 €, ISBN 979-10-281-0620-1 pour le tome 1. Bragelonne poche, collection Steampunk, février 2019, 358 pages, 9,90 €, ISBN 978-2-35294-874-2 pour le tome 2.

Genres : littérature canadienne, steampunk, Angleterre victorienne.

Emma Jane Holloway… Peu d’infos sur elle ! Diplômée de littérature anglaise, elle est romancière (romance, fantastique, steampunk). Elle vit avec son chat.

Avril 1888. Londres. Evelina Cooper, 19 ans, nièce de Sherlock Holmes, étudiante à l’Académie pour jeunes filles de Wollaston dans le Devonshire, est invitée par sa meilleure amie, Imogen Roth, à Hilliard House chez Lord Bancroft (Emerson Roth et son épouse Adele, les parents de Tobias, Imogen et Poppy) pour leur première saison londonienne. Orpheline, Evelina a « une grand-mère à la tête d’un domaine rural et l’autre disant la bonne aventure au sein du Cirque suprême de Ploughman » (p. 10). C’est que sa mère, de bonne famille, a épousé un saltimbanque ! « Elle se retrouvait prise entre les deux, mi-bourgeoise mi-vagabonde, deux moitiés qui semblaient ne jamais pouvoir s’accoler vraiment. » (p. 37). Une nuit, Nick, son meilleur ami d’enfance, au cirque, qu’elle n’a plus revu depuis des années, lui rend visite, et cette même nuit, Grace Child, une des domestiques, est assassinée. Devinez qui enquête ! L’inspecteur Lestrade. L’enquête sera pourtant longue et difficile car les barons de la vapeur tirent les ficelles. « Jusqu’à quel point comprends-tu le fonctionnement du Conseil de la vapeur ? […] les barons de la vapeur, ces magnats industriels qui possédaient les entreprises énergétiques. […] Charbon, machines à vapeur, chemins de fer, compagnies de gaz, usines, égrena son père sur un ton mordant. Bientôt ils voudront contrôler le pain que nous mangeons et la bière que nous buvons. » (p. 120). Mais un autre danger survient en la personne du Docteur Symeon Magnus… Qui est-il réellement et que manigance-t-il ?

Dans le tome 2, Imogen et Evelina vont être présentées à la Reine. « Sa mère lui avait parlé de la Cour. Cela faisait office d’histoire du soir pour Evelina : jolies robes et bonnes manières, aristocrates et palais somptueux, l’assurance d’avoir de la chaleur, de la lumière et de quoi manger à sa faim. » (p. 167). Mais l’enquête que mène en parallèle de celle de l’inspecteur Lestrade, Evelina, parfois avec Imogen, devient de plus en plus dangereuse et Lord Bancroft se doute que la jeune fille est impliquée ou du moins sait quelque chose de néfaste pour lui et sa famille.

Ma phrase préférée. « Ceux qui affirmaient que les animaux ne pouvaient pas parler n’écoutaient simplement pas. » (tome 1, p. 220). C’est qu’Evelina découvre la présence de devas, des créatures magiques, invisibles aux yeux de ceux qui ne pratiquent pas la magie.

Une étude en soie est une riche série steampunk, un genre de science-fiction uchronique se déroulant au XIXe siècle avec vapeur, automates, voire magie mais « Avec l’essor de l’industrie, la magie – impossible à mesurer, à réguler ou à gouverner – avait été bannie par l’Église comme par l’État, et en particulier par les barons de la vapeur qui contrôlaient tant de choses grâce à leur immense fortune. » (p. 31). Mais avez-vous remarqué une chose ? La série est sous-titrée Baskerville>, qui n’est que la première partie ! Alors la suite ! Il faut absolument la suite !

Alors l’autrice est Canadienne mais le roman se déroule à Londres, fin XIXe, en pleine époque victorienne, avec la nièce de Sherlock Holmes donc vous pensez bien que je mets ce billet dans le Mois anglais ! Et dans Littérature de l’imaginaire #8.

Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell de James Lovegrove

Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : les Dossiers Cthulhu, 1 de James Lovegrove.

Bragelonne, collection Steampunk, février 2018, 360 pages, 25 €, ISBN 979-10-281-0749-9. The Chtulhu Casebooks : Sherlock Holmes and the Shadwell Shadows (2016) est traduit de l’anglais par Arnaud Demaegd.

Genres : littérature anglaise, roman policier, fantastique.

James Lovegrove naît le 24 décembre 1965 à Lewes (Angleterre). Diplômé d’Oxford, il est critique littéraire et son premier roman paraît en 1990. Il est auteur de littérature de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, horreur) et de littérature jeunesse. Peu de ses romans sont traduits en français. Plus d’infos sur son site officiel, https://www.jameslovegrove.com/.

Printemps 2014. James Lovegrove, Anglais, auteur de littérature de l’imaginaire, reçoit un mail d’un cabinet d’avocats de Providence (Rhode Island, États-Unis). En tant que descendant de la famille allemande von Luftgraf (soit Lovegrove pour les Britanniques et Lovecraft pour les Américains), il est un « cousin au centième degré environ de H.P. Lovecraft » (p. 12). À ce titre, il hérite de Henry Prothero (H.P. !) Lovecraft (auteur lui aussi), de trois tapuscrits qui étaient en sa possession mais signés du Dr John Watson qu’il va recevoir par coursier international. Tout semble correct : le papier, la machine sur laquelle ils ont été tapés, le style de Watson mais les histoires de Sherlock Holmes qui y sont narrées sont si surprenantes que « presque tout ce que nous savons du grand détective – sa vie, son œuvre, ses méthodes, ses exploits – n’est qu’un vaste mensonge, une façade créée pour cacher une vérité profonde plus sombre et plus horrible. » (p. 14).

Novembre 2016. James Lovegrove décide de publier ces trois inédits que le Dr Watson a rédigé en secret à la fin de sa vie, comme pour se soulager d’un trop grand poids.

Hiver 1880. Le lecteur découvre éberlué la véritable rencontre entre le Dr Watson (qui rentre blessé d’Afghanistan où il était médecin militaire *) et Sherlock Holmes (à peine plus de 20 ans, qui s’est installé depuis peu au 221B Baker Street en tant que premier détective conseil au monde). Immédiatement Holmes et Watson enquêtent sur quatre cadavres découverts dans le quartier de Shadwell. « Ces quatre personnes étaient le genre de gens devant lesquels on passe sans les remarquer… (Il prit l’air rusé.) Et dont le décès pourrait passer inaperçu. » (p. 48-49).

(*) Le lecteur apprendra d’ailleurs ce qu’il s’est exactement passé dans la vallée d’Arghandab en Afghanistan.

Ils vont rencontrer un riche Chinois, maître de l’opium en Angleterre. « La révélation sera universelle. Vous ressortirez de cette expérience avec une appréciation plus large, plus profonde, de l’essence véritable des choses. » (p. 118).

Et le Pr James Moriarty « mathématicien de renom » (p. 231), génie de 21 ans (le théorème binomial, la dynamique des astéroïdes…) : bien avant que le canon officiel le laisse entendre ! « Moriarty n’a pas pu croire qu’il nous découragerait avec quelques belles phrases et un petit tour de passe-passe hypnotique. Il n’a fait que nous laisser une chance. C’était avant tout une démonstration de l’inébranlable confiance qu’il a en lui-même. Il ne nous considère pas dignes d’être ses adversaires. (Son expression se durcit). C’est une erreur, conclut-il sur un ton glacial. Une grosse erreur. Et il la regrettera. » (p. 249).

Et ce n’est pas avec Lestrade que travaille Sherlock mais avec Gregson, plus ouvert sur les choses surnaturelles.

Êtes-vous prêts à cauchemarder tout le restant de votre vie (comme le Dr Watson) et à apprendre la langue r’lyehen ? Ou akto pour quelques personnes, une langue vieille de plus de quinze mille ans. Parce que ce premier tome de la trilogie Les Dossiers Chtulhu est passionnant et j’ai vraiment eu l’impression d’un « croisement » entre l’écriture du Dr Watson (Sir Arthur Conan Doyle) et H.P. Lovecraft, c’est fascinant ! Il y a à la fois une enquête à la Sherlock Holmes avec la réflexion, la logique, tout ce qui fait ce personnage, et le fantastique horrifique de l’univers de Lovecraft. Alors, « crossover » ou « mashup » ou « machine à fric » comme en parle Lovegrove dans sa préface ? À vous de décider ! De mon côté, j’ai trouvé cette histoire tellement plausible et réaliste malgré le surnaturel que j’ai embrayé avec le tome 2, Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic, et je sens que je vais regretter de ne pas avoir le tome 3, Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex, à ma disposition…

Une lecture stupéfiante que je mets dans le Mois British Mysteries et les challenges British Mysteries #5, Lire en thème mars 2020 (pour la pieuvre sur la couverture), Littérature de l’imaginaire #8, Polar et thriller 2019-2020 et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

C’est lundi, que lisez-vous ? 4-2019

Camille du blog I believe in Pixie Dust a repris C’est lundi, que lisez-vous ?. Je n’ai pas participé à ce rendez-vous hebdomadaire depuis janvier… Je ne suis pas du tout régulière !

L’objectif est toujours de répondre à ces trois questions : 1. Qu’ai-je lu la semaine passée ? 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? 3. Que vais-je lire ensuite ? Alors…

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ? Le premier tome d’Une étude en soie – Baskerville d’Emma Jane Holloway (Bragelonne, Steampunk, janvier 2019) et j’ai voulu embrayer immédiatement avec la suite.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? Eh bien, le tome 2 d’Une étude en soie – Baskerville d’Emma Jane Holloway (Bragelonne, Steampunk, février 2019) et cette histoire me divertit bien.

3. Que vais-je lire ensuite ? J’ai le choix entre Le prix de Cyril Gely (Albin Michel, janvier 2019) que j’ai à vrai dire déjà commencé, ou les tomes 2 et 3 de Le rêve de mon père de Taiyô MATSUMOTO (Kana, Made in, janvier 2019) : une trilogie manga dont j’ai déjà lu le premier tome. Ou encore autre chose, ça dépendra de mon humeur !

Et vous, que lisez-vous ? D’autres « Que lisez-vous… » chez Camille sur C’est lundi, que lisez-vous #172.

Et j’espère que vous avez passé un bon weekend de Pâques ; bonne nouvelle semaine 🙂

PS : je voulais vous dire que je viens de passer 2 heures à répondre aux commentaires en attente depuis fin janvier, je passerai sur vos blogs dès que possible, en tout cas merci d’avoir pensé à moi pendant  les rhume et grippe et ce gros passage à vide 🙂

Le tombeau d’Hercule d’Andy McDermott

Le tombeau d’Hercule (une aventure de Wilde et Chase, 2) d’Andy McDermott.

Bragelonne, collection Thriller, juin 2018, 448 pages, 16,90 €, ISBN 979-1-02810-329-3. The Tomb of Hercules (2008) est traduit de l’anglais par François Fargue.

Genres : littérature anglaise, thriller, aventure.

Andy McDermott naît le 2 juillet 1974 à Halifax dans le Yorkshire (Angleterre). Il étudie à l’Université de Keele dans le Staffordshire. Il est écrivain, journaliste, critique cinéma (Hotdog Magazine entre 2000 et 2006) et graphiste. Plus d’infos sur son site (en anglais).

Après la première aventure de Wilde et Chase dans À la poursuite de l’Atlantide, les Nations Unies ont créé il y a un an l’Agence internationale du patrimoine (AIP) et Nina Wilde est directrice des opérations.

La plate-forme flottante SBX-2 au large du Portugal surveille officiellement l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient mais, en secret, des scientifiques travaillent pour retrouver les structures de l’Atlantide « ensevelies sous le limon qui couvrait les fonds marins » (p. 7) : cartographie grâce à un sonar haute résolution, fouilles pour retrouver des objets atlantes… Mais, une nuit d’orage, un groupe d’hommes lourdement armés prend d’assaut la plate-forme, tuent tout le monde avant de repartir avec des dossiers et de faire couler le site. Tout le monde croit que SBX-2 a sombré à cause de la très violente tempête mais…

Trois mois après, sur un yacht à New York, Nina et Eddie rencontrent des directeurs non exécutifs de l’AIP : ils n’ont pas de pouvoir décisionnel mais ils apportent leur soutien technique ou financier. Parmi eux, Richard Yuen Xuan, un Chinois très riche, et son épouse, Sophia Blackwood, une Lady anglaise. Eddie va se rendre en Chine pour une mission secrète. Quant à Nina, restée à New York, elle demande à la Confrérie millénaire des Sélasphores, en la personne de monsieur Popadopoulos, de pouvoir consulter le véritable Hermocrate et non plus des reproductions ou des photos car elle est persuadée qu’en consultant l’œuvre originale, elle découvrira le tombeau d’Hercule.

Poursuites rocambolesques à Shanghai pour Eddie et dans le métro de New York pour Nina. « Vous voulez dire que la plate-forme a été coulée ? Et que ça aurait quelque chose à voir avec ce qui m’est arrivé aujourd’hui ? » (p. 123, Nina à son supérieur, Amoros).

Ensuite le roman est construit comme le premier, un petit groupe part à l’action, après New York et Shanghai, direction l’Afrique et l’Europe : Botswana, Namibie, Londres, Suisse, Algérie, Tunisie, Bahamas, du pur thriller. Des gentils, des méchants, certains sont loyaux et vont sauver la vie des deux héros, d’autres sont fous à lier, vont trahir, se faire tuer. Bref, de l’action pure et dure, des explosions en tout genre, de l’aventure en veux-tu en voilà, des diamants, de l’uranium et des bombes nucléaires, mais pas de fantastique ou de science-fiction comme dans le premier tome (petite déception). Sauf quand les travaux d’Hercule apparaissent mais ce n’est qu’après un peu plus de 300 pages… De plus Hugo Castille, le pendant belge d’Edward Chase, Anglais, m’a manqué… mais le lecteur fait la connaissance d’autres amis d’Eddie, décidément il a des amis dans le monde entier !

Je trouve que les problèmes de couple entre Nina et Eddie prennent un peu trop de place dans l’aventure. « J’ai mis ma carrière d’archéologue de côté pour devenir une bureaucrate. Je me suis même mise à faire de la politique. Je me suis laissé entraîner dans des jeux de pouvoir pour obtenir ce que je voulais. Et le pire, c’est que j’y ai pris goût. Non, le pire, c’est que j’ai vraiment commencé à me sentir supérieure à Eddie. Juste à cause de mon titre. Je l’ai blessé sans m’en rendre compte. » (p. 239).

Ce que je reproche à ce tome 2, c’est d’être trop construit comme le premier tome, et puis, à l’époque moderne, les méchants détruisent systématiquement les trésors archéologiques qu’ils découvrent ? L’Atlantide, le tombeau d’Hercule, et dans les tomes suivants, l’épée Excalibur, la pyramide d’Osiris, entre autres. À voir si je lirai la suite… Il y a déjà une quinzaines de tomes car Andy McDermott écrit cette série depuis 2007 et elle n’est traduite en français que depuis cette année.

Pour le Challenge de l’été 2018, le Challenge Chaud CacaoLire sous la contrainte (trilogies et séries de l’été), Littérature de l’imaginaire, Polar et thriller 2018-2019 et Voisins Voisines 2018 (Angleterre).

À la poursuite de l’Atlantide d’Andy McDermott

À la poursuite de l’Atlantide (une aventure de Wilde et Chase, 1) d’Andy McDermott.

Bragelonne, collection Thriller, avril 2018, 448 pages, 16,90 €, ISBN 979-10-281-0410-8. Atlantis (2007) est traduit de l’anglais par François Fargue.

Genres : littérature anglaise, thriller, aventure.

Andy McDermott naît le 2 juillet 1974 à Halifax dans le Yorkshire (Angleterre). Il étudie à l’Université de Keele dans le Staffordshire. Il est écrivain, journaliste, critique cinéma (Hotdog Magazine entre 2000 et 2006) et graphiste. Plus d’infos sur son site (en anglais).

Au Tibet, Henry et Laura Wilde ont trouvé l’emplacement du pic Doré qui permettraient de retrouver la trace des antiques habitants de l’Atlantide. Ils découvrent en fait les cadavres de l’expédition nazie de Jürgen Krauss ainsi que des inscriptions en glozel (la langue de l’Atlantide) et un objet assez grand en orichalque (métal inconnu décrit par Platon dans le Critias). Mais ils ont été trahis par leur ami Jack, ils sont assassinés et tout disparaît. « La Confrérie ne doit laisser personne découvrir l’Atlantide. » (p. 28).

Dix ans plus tard, leur fille unique, Nina, est devenue docteur en archéologie et elle est tout aussi passionnée que ses parents par l’Atlantide mais l’université de New York rejette son projet. C’est alors que la Fondation Frost, pour qui ses parents travaillaient déjà, la contacte et lui offre le financement de ses recherches. « Vos collègues ne sont peut-être pas intéressés par votre théorie sur l’emplacement de l’Atlantide, mais nous le sommes au plus haut point. » (p. 45).

Le lecteur quitte alors les États-Unis pour la Norvège, l’Iran, la France, le Brésil, le Tibet, un pur thriller avec de l’action, du danger, des méchants et des gentils (zut, qui est méchant, qui est gentil ?). On fait la connaissance d’une belle galerie de personnages, Nina, déjà, et puis Edward (Eddie) Chase, Kari Frost et son père, Hugo Castille, Jonathan Philby, Starkman, Qobras… Tous ne s’en sortent pas, certains sont fous à lier, d’autres se sacrifient pour la bonne cause. C’est un véritable roman d’aventure à la Indiana Jones et ça fonctionne bien, très bien même ! Je ne me suis pas ennuyée un seul instant, ça bouge, ça tire dans tous les sens, ça explose de tous les côtés (oups, des wagons remplis de kérosène !), les relations entre les personnages et les dialogues ne sont pas débiles, les rebondissements ne sont pas téléphonés, Chase et Castille la jouent « tout en finesse » (p. 144) avec leur devise « Vaincre ou périr », humour anglais pour Chase et belge pour Castille.

Mais l’Atlantide est-elle une légende ou a-t-elle vraiment existé ? Il y a de bonnes explications scientifiques qui font de ce roman presque de la science-fiction. « Un glissement de plaque tectonique ou l’effondrement du cratère d’un volcan immergé ont très bien pu provoquer l’affaissement d’une partie du plateau continental, entraînant un tsunami d’énorme envergure. L’île aura été engloutie pendant le cataclysme. Avec le temps, elle a continué à s’enfouir. Sans compter que le niveau de la mer a monté depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a près de dix mille ans. Reliez entre eux ces événements… » (p. 274). Alors convaincus ?

J’ai passé un très bon moment de lecture, excellent même, j’ai simplement un peu traîné pour publier ma note de lecture… Peut-être pour faire durer le plaisir ? En tout cas, j’ai maintenant Le tombeau d’Hercule (la 2e aventure de Wilde et Chase) sur ma pile à lire (PàL). J’espère que sur la durée (plusieurs tomes sont déjà parus entre 2007 et 2017 avec l’épée Excalibur, des populations antiques inconnues, les pyramides et le tombeau d’Osiris, les mythologies Hindi, Incas, etc.), j’espère donc que cette série tiendra la route mais je ne sais pas si je lirai toutes les aventures. Andy McDermott a compilé ses passions, aventure (un peu policier, action, fantastique voire science-fiction), espionnage, Histoire et le résultat est détonant pour une lecture palpitante à cent à l’heure ! Une série de films ou une série télévisée, ça me plairait bien 😉

Pour le Challenge de l’été 2018, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (lieu), Polar et thriller 2018-2019 et Voisins Voisines 2018 (Angleterre).

Et pourquoi pas Lire sous la contrainte ? L’été, la contrainte est trilogie ou série et je ne pensais pas participer mais quel meilleur moment que l’été pour commencer et lire cette série d’aventure action à l’inspiration Indiana Jones ?

Le Club Vesuvius de Mark Gatiss

Le Club Vesuvius (Une aventure de Lucifer Box, 1) de Mark Gatiss.

Bragelonne, collection Le mois du cuivre, février 2015, 264 pages, 25 €, ISBN 978-2-35294-824-7. Je l’ai lu en Bragelonne poche, février 2018, 300 pages, 9,90 €, ISBN 979-1-02810-439-9. The Vesuvius Club (2004) est traduit de l’anglais par Laurence Boishot.

Genres : littérature anglaise, science-fiction, steampunk, espionnage.

Mark Gatiss naît le 17 octobre 1966 à Sedgefield dans le comté de Durham (au nord-est de l’Angleterre). Ses parents travaillaient tous les deux à l’hôpital psychiatrique Edwardian situé en face de chez eux et (je suis sûre que c’est lié !), il s’est intéressé dès l’enfance aux aventures de Sherlock Holmes, du Doctor Who, aux films d’épouvante. Résultat ? Il est acteur (cinéma, télévision, humour, policier, espionnage), scénariste (en particulier pour la série Doctor Who), producteur (il est cocréateur et coproducteur de la série Sherlock dans laquelle il joue le rôle de Mycroft Holmes) et auteur ! Du même auteur, dans les aventures de Lucifer Box : L’ambre du diable (Bragelonne, 2016, traduit de The Devil in Amber, 2006) et Black Butterfly (2008, pas encore paru en français).

Lucifer Box, peintre diplômé de la Royal Academy of Arts, est aussi agent secret. « Vous savez comment ça fonctionne, ici : on aime les mystères et les secrets, les passages dérobés et la poudre aux yeux. C’est ce qui nous motive, ha ha ! (p. 22). Il est sous les ordres de Joshua Reynolds, un avocat de toute petite taille mais « un haut personnage dans le gouvernement de Sa Majesté – dans les ombres et le plus grand secret, évidemment. » (p. 23). Deux géologues sont morts et l’agent Crott a disparu à Naples, il va falloir enquêter : direction le sud de l’Italie avec Naples et le Vésuve.

Lucifer Box est un personnage incroyable, artiste impertinent, dandy, aussi sûr de lui que Sherlock Holmes ! Et, s’il habite au 9 Downing Street, une adresse mythique, c’est parce qu’il a hérité la maison de ses ancêtres (qui possédaient tout le quartier auparavant). « Vous allez sans doute me traiter de crâneur, mais après tout, il faut bien que quelqu’un y habite. » (p. 26). Il est loyal envers son pays et « ne recule devant nul sacrifice quand il s’agit de rendre service au roi et à la Couronne. » (p. 163) [C’est peut-être le roi Édouard VII (règne de 1901-1910) ou le roi George V (règne de 1910-1936) : je pense que l’histoire se situe au début des années 1900, sûrement avant la Première guerre mondiale, puisqu’il est dit dans le roman « Après tout, on n’était plus au XIXe siècle. » (p. 91)] et il est très coquin : « Ne vous méprenez pas, chers lecteurs, je sais apprécier une petite pipe de temps en temps, mais comme l’a dit Gengis Khan, c’est un plaisir à consommer avec modération. » (p. 225). Non mais, de quoi pensiez-vous qu’il parlait ? D’une pipe d’opium ! J’aime beaucoup lorsqu’il s’adresse aux lecteurs, j’ai bien ri.

Un humour tout britannique donc, rien qu’avec les noms des personnages : bon Lucifer Box ce n’est déjà pas banal, mais il y a Jocelyn Crott, Everard Supple, Eli Verdegris, Frederick Scallop, Christopher Miracle, Bizarre Beagle, Charles Jackpot, Bella Bok, Crétacé Nonhomme… qui permettent des jeux de mots amusants.

La première partie du roman se déroule à Londres, elle est plutôt mystery, historique et espionnage, la deuxième partie se déroule à Naples et là, on est plus dans le côté science-fiction, steampunk. « Ce procédé, M. Box, c’est l’avenir ! Un monde nouveau, fait de machines et d’automates ! Nous contrôlerons les flots de magma de toute la planète. Une fois que le monde aura assisté à la destruction de Naples, les chefs d’État se bousculeront pour nous donner tout ce que nous voulons ! » (p. 255). Vaste et dangereux programme ! Et une très chouette lecture, je me suis laissée emporter, j’ai voyagé (Naples, Pompéi), j’ai eu chaud (Vésuve), j’ai frissonné, je n’ai pas pu lâcher le livre alors je l’ai lu en une journée (bon, j’ai pris un petit goûter quand même !) et j’ai hâte de lire la suite !

Un mot que je ne connaissais pas : sidérodromophobie (p. 99), c’est un terme médical pour la peur irraisonnée de prendre le train. Je ne suis pas touchée, j’aime beaucoup prendre le train, par contre je n’aime pas les retards qui font rater une correspondance mais ça ce n’est pas une phobie…

Une lecture que je mets dans les challenges British Mysteries, Littérature de l’imaginaire, Mois anglais, Polar et thriller, Rentrée littéraire janvier 2018 (pour l’édition en poche que j’ai lue), S4F3 #4, Vapeur et feuilles de thé et Voisins Voisines 2018. Je la mets aussi dans le Défi 52 semaines 2018 pour le thème « chaleur » (#26) : à la lecture de ce roman, faites attention de ne pas revivre ce qu’ont vécu les habitants de Pompéi !

Je ne recopie jamais la 4e de couverture sauf s’il y a une très belle phrase ou une citation. Là, ce sont deux belles phrases / citations qui donnent vraiment envie de lire le roman : « Imaginez Oscar Wilde installé dans une chaise longue avec, dans une main, une cigarette hors de prix, et dans l’autre, Le Club Vesuvius, plié de rire à la lecture de ce petit chef-d’œuvre. Tout est dit. » The Times Literary Supplement. « Impossible d’imaginer un début littéraire plus délicieux, plus décadent, plus macabre, plus inventif et plus hilarant que celui-ci. J’en redemande ! » Stephen Fry.