Seizième printemps de Yunbo

Seizième printemps de Yunbo.

Delcourt, collection Jeunesse, avril 2022, 120 pages, 26,50 €, ISBN 978-2-41302-827-7.

Genres : manwha, bande dessinée jeunesse.

Yunbo ou YunBo, de son vrai nom Bokyung Yun, naît en 1983 à Séoul en Corée du Sud. Elle étudie l’art et la bande dessinée à l’Université nationale de Kongju. Elle vient étudier en France en 2008 et obtient un Master en bande dessinée de l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême en 2012. Déjà paru, Je ne suis pas d’ici (Warum, 2017). Plus d’infos sur Yunbo, travaux graphiques.

Yeowoo a 5 ans, sa mère a acheté un gâteau d’anniversaire. Pendant que ses parents se disputent, elle pense bien faire, elle sort le gâteau de sa boîte mais elle l’abîme, elle veut sortir les assiettes du placard mais fait tomber la pile et les assiettes se brisent, elle met en route l’aspirateur pour nettoyer mais elle le fait griller. Ses parents divorcent et Yeowoo y repensera à chacun de ses anniversaires…

Un an a passé. Yeowoo n’a pas vu sa mère depuis son précédent anniversaire et son père a trop de travail alors il l’emmène vivre chez le grand-père paternel et la tante Yeonju au village du Renard. « Il faut que tu me comprennes. Je vais être très occupé. Je te rendrai visite dès que j’aurai un peu de temps. » (p. 7).

Yeowoo va fêter ses 7 ans mais grand-père et tante Yeonju ne savent pas vraiment s’y prendre avec une enfant… « Elle est trop petite pour bien comprendre… » (p. 20). Elle comprend très bien qu’elle est la bienvenue ni chez sa mère ni chez son père ni ici… et il faut dire qu’elle n’est pas très agréable avec son grand-père et sa tante. « Comme j’ai grandi sans mes parents, c’est normal que je sois méchante et vilaine. » (p. 27).

Paulette, une poule s’est installée dans la maison à côté de chez eux et Yeowoo s’introduit dans la serre pour manger des fruits rouges. Cependant, Paulette, rejetée par les siens car elle ne peut pas pondre et n’a pas de poussins, est venue au village du Renard pour vivre heureuse avec ses plantes. « […] c’est pour ça que je suis venue dans ce village paisible. Et je l’aime beaucoup ! » (p. 48). Paulette est la seule amie de Yeowoo même si parfois la fillette – qui a grandi – est désagréable avec elle.

En fait, Paulette et Yeowoo, toutes deux seules et différentes des autres, vont se lier peu à peu, apprendre à se comprendre l’une l’autre pour se découvrir mieux elles-mêmes. « Yeowoo, écoute-moi bien. On ne peut pas dire qui est normal ou qui est anormal. On est tous différents. Dans la vie, trouver quelque chose qu’on aime faire peut prendre du temps. Certains le trouvent rapidement, d’autres beaucoup plus tardivement… » (p. 73).

Pour les 13 ans de Yeowoo, Paulette organise un repas auquel elle invite le grand-père et la tante de l’adolescente. Elles sont amies depuis bientôt 9 ans mais c’est la première fois que Paulette les rencontre.

Chacun doit trouver sa place et ce n’est pas toujours facile, surtout si l’on se sent rejeté injustement. C’est le cas de Yeowoo, abandonnée par sa maman, puis par son papa, elle se retrouve coincée à la campagne chez un grand-père trop âgé pour s’occuper d’elle et une tante trop seule et rêvant encore au prince charmant. Son amitié avec Paulette (qui eut cru qu’une renarde et une poule puissent être amies ?) va l’aider à grandir et à aimer la vie mais ça ne se fait pas du jour au lendemain parce que Yeowoo est en colère contre les adultes mais Paulette est d’une grande bienveillance et elle croit en Yeowoo. Il se passe des années puisque l’histoire suit Yeowoo de ses 5 ans à ses 16 ans, la renarde va grandir et s’épanouir comme les fleurs que Paulette aime tant. Et les fleurs sont importantes car chaque chapitre commence avec une fleur différente et le lecteur comprend pourquoi à la lecture.

Seizième printemps est très beau tant au niveau des dessins que des couleurs, tout est précis, subtil et on sent une certaine tendresse malgré la douleur et la colère de Yeowoo. Le format paysage change par rapport à une bande dessinée classique, ça donne un côté plus poétique d’autant plus que le récit avance saison après saison. Et puis avec ces personnages animaliers, cette histoire ressemble à une fable ou un conte mais reste toujours optimiste pour que le lecteur aille de l’avant même si c’est avec regret qu’il laisse Yeowoo et Paulette.

Merci à NetGalley et Delcourt pour cette belle lecture ! Elles l’ont lue et appréciée : Marine, mrsserendipitie, Noukette, d’autres ?

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Stéphie) et les challenges BD 2022, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 7, un livre sorti en 2022 et lu le mois de sa sortie, parution le 13 avril et lecture le 25 avril mais problème de lecture en numérique donc terminé le 1er mai), Challenge lecture 2022 (catégorie 44, un livre dont le titre contient seulement 2 mots, 4e billet), Jeunesse young adult #11, Petit Bac 2022 (catégorie Chiffre pour Seizième), Tour du monde en 80 livres (Corée du Sud), Un genre par mois (puisque je n’ai pas pu mettre cette lecture dans le thème d’avril, bande dessinée, je la mets dans le thème de mai, jeunesse).

Kanopé 2 – Héritage de Louise Joor

Kanopé 2 – Héritage de Louise Joor.

Delcourt, collection Mirages, mai 2019, 136 pages, 17,95 €, ISBN 978-2-75609-497-7.

Genres : bande dessinée belge, écologie, science-fiction.

Louise Joor naît le 18 août 1988 à Bruxelles (Belgique). Son père est libraire bandes dessinées et éditeur, sa mère est dessinatrice, elle est tombée dans le dessin et la BD toute petite ! Elle étudie l’art à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles et s’intéresse beaucoup à l’écologie. Le tome 1 de Kanopé est sa première bande dessinée (Prix Saint-Michel et Prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction aux Utopiales 2014). Suivront ce tome 2 de Kanopé, Neska du clan du Lierre (2 tomes) et Résilience (2 tomes). Plus d’infos sur son blog.

2143. « Après des années de recherches, un remède a enfin été mis au point contre les effets des radiations sur l’être humain : les graines de M-Zemm. Leur créateur, le scientifique Pablo Alvarez, est devenu célèbre sur le réseau, mais il refuse de répondre à la question que tout le monde se pose… Où se trouve son mystérieux associé, grâce à qui tout cela a été possible ? » (p. 14).

Kanopé a mis au monde un garçon, Caï, qui a 6 ans. Jean est de retour en Amazonie et il est à sa recherche mais la forêt est différente, tout est inondé et la cabane, en ruines, a été abandonnée par Kanopé depuis longtemps. Elle vit avec Caï et des loutres et ils doivent se protéger de la société Astadel venue faire des prélèvements. D’ailleurs Caï et Jean sont enlevés… La famille sera-t-elle réunie ?

Un récit plus sombre mais une belle conclusion à l’histoire d’amour entre Kanopé et Jean dans un monde encore plus apocalyptique que dans le précédent tome. Je suis ravie d’avoir découvert cette série !

Pour La BD de la semaine, Des histoires et des bulles (catégorie 22, une BD autour de l’écologie, environnement, développement durable, 3e billet). Plus de BD de la semaine chez Noukette.

Pour les autres challenges : Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 31, un enfant sur la couverture, Caï est en haut à droite et c’est exprès qu’on ne le voit pas entièrement), Challenge lecture 2022 (catégorie 3, un livre dont le personnage principal est porteur d’un handicap, c’est le cas d’un des trois personnages principaux), Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10, Petit Bac 2022 (catégorie prénom pour Kanopé) et Un genre par mois (en février, c’est la science-fiction).

Kanopé 1 – Rencontre de Louise Joor

Kanopé 1 – Rencontre de Louise Joor.

Delcourt, collection Mirages, avril 2014, 128 pages, 17,95 €, ISBN 978-2-75603-676-2.

Genres : bande dessinée belge, écologie, science-fiction.

Louise Joor naît le 18 août 1988 à Bruxelles (Belgique). Son père est libraire bandes dessinées et éditeur, sa mère est dessinatrice, elle est tombée dans le dessin et la BD toute petite ! Elle étudie l’art à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles et s’intéresse beaucoup à l’écologie. Le tome 1 de Kanopé est sa première bande dessinée (Prix Saint-Michel et Prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction aux Utopiales 2014). Suivront Neska du clan du Lierre (2 tomes), Résilience (2 tomes) et le tome 2 de Kanopé dont je parlerai demain. Plus d’infos sur son blog.

« 2137. La Terre est peuplée par 10 milliards d’êtres humains, les ressources naturelles se sont taries et les voyages dans l’espace n’ont donné aucune échappatoire. Si de nouvelles ressources ne sont pas découvertes, l’humanité toute entière est vouée à disparaître. Lentement, la végétation s’est éteinte, les animaux ont disparu et les zones encore vierges ont été avalées par les mégalopoles. Pourtant, il existe un endroit qui résiste encore à l’invasion des hommes… l’Amazonie. » (p. 7).

Ah ah, ça fait un peu « Un village peuplé d’Irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. ». Je plaisante mais c’est ce qui m’est venu à l’esprit en lisant le début de Kanopé. Je précise que les 10 milliards d’humains sont prévus pour 2050 et que la destruction de la forêt amazonienne atteint déjà presque les 20 % ce qui équivaut à une catastrophe inéluctable (réchauffement, manque d’oxygène, etc.). Mais je respecte le sujet choisi par Louise Joor et sa façon de le traiter en 2014 (même s’il s’en est passé des choses en 7 ans).

Donc ce qui a sauvé l’Amazonie de la folie humaine, c’est l’accident de la centrale nucléaire Manaus au Brésil il y a 119 ans (en 2018). Je vérifie, il y a une seule centrale nucléaire au Brésil, elle se nomme Angra (ou Amiral Alvaro Alberto) et elle est située à Angra dos Reis dans l’État de Rio de Janeiro. Mais revenons à l’Amazonie de fiction de Kanopé. C’est, selon le rapport de S.O.A. (Status Of Amazonia), « un espace malade et instable où les rares espèces végétales et animales ayant survécu à la catastrophe présenteraient aujourd’hui de lourdes mutations. C’est un monde impénétrable et mystérieux qui évolue suivant ses propres règles. » (p. 8-9). Et les dessins sont superbes !

Kanopé est une jeune femme rousse qui vit dans cette jungle verte et colorée dans le respect des êtres qui y vivent. Mais Jean, un hacker informatique échappant à ses poursuivants (des robots), a atterri dans sa maison dans les arbres et se l’est appropriée. Est-ce que ça va être la guerre entre eux ou vont-ils trouver un terrain d’entente ? Leurs deux mondes sont si différents même s’ils vivent sur la même planète.

Une belle bande dessinée post-apocalyptique comme je les aime avec deux chouettes personnages (que tout oppose sauf l’envie de vivre), colorée et divertissante. Bon, pas un chef-d’œuvre mais j’ai très envie de lire le tome 2, Kanopé – Héritage (qu’heureusement j’ai emprunté en même temps). Parce que le cadre est totalement dépaysant et que j’ai bien envie de savoir si Kanopé et Jean vont se revoir. Et parce que, pour une première bande dessinée, c’est tout de même une réussite et que j’ai envie de suivre Louise Joor que je ne connaissais pas jusqu’à maintenant.

Pour Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 25, le titre comporte un prénom), Challenge lecture 2022 (catégorie 4, le premier volume d’une série), Des histoires et des bulles (catégorie 22, une BD autour de l’écologie, environnement, développement durable, 2e billet), Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10, Petit Bac 2022 (catégorie prénom pour Kanopé), Tour du monde en 80 livres (Belgique) et Un genre par mois (en février, c’est la science-fiction).

Les damnés de la Commune 2 – Ceux qui n’étaient rien de Raphaël Meyssan

Les damnés de la Commune 2 – Ceux qui n’étaient rien de Raphaël Meyssan.

Delcourt, Collection Histoire & histoires, mars 2019, 144 pages, 23,95 €, ISBN 978-2-41301-061-6.

Genres : bande dessinée française, Histoire.

Raphaël Meyssan naît le 3 octobre 1976. Il étudie les sciences politiques mais devient auteur, dessinateur, scénariste et réalisateur. Plus d’infos sur son site officiel.

Après À la recherche de Lavalette, voici Ceux qui n’étaient rien, le tome 2 de Les damnés de la Commune dans lequel l’auteur emmène le lecteur au sommet de la butte Montmartre.

« Surprise ! Montmartre attaquée, la Garde nationale fraternise avec l’armée, les soldats mettent la crosse en l’air ! » (p. 7).

La prise de l’Hôtel de ville, l’organisation d’élections… la Révolution se met en place. Mais la Révolution se fait dans le sang, dans l’horreur…

Je veux relever ces phrases du Comité central des Communards qui résonnent encore fortement. « Citoyens, ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux qui vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Évitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. Nous sommes convaincus que, si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considéreront jamais comme vos maîtres. » (p. 20). À méditer…

Une suite magistrale, toujours dans un noir et blanc inspiré des gravures d’époque, et si dans les phrases ci-dessus, la place est faite aux hommes, l’auteur lui fait de la place aux femmes, en particulier Victorine ou Alix Payen une ambulancière et bien sûr Louise Michel, mais aussi « toutes avec tous » (p. 79). L’auteur transporte aussi le lecteur à Marseille et cite cette fois, non pas Victor Hugo, mais Émile Zola avec Le sémaphore de Marseille (p. 84) et Arthur Rimbaud avec un très beau poème sur la Communarde Jeanne-Marie (p. 96-98).

En fin de volume, la carte de Paris avec les lieux importants de la Commune, une carte de France avec les villes de la Commune (Limoges, Narbonne, Toulouse, Creusot, Lyon, Saint-Étienne, Marseille) et de nombreuses références.

Pour La BD de la semaine, 2021 cette année sera classique et Des histoires et des bulles (catégorie 35, une BD historique, 3e billet).

Les damnés de la Commune 1 – À la recherche de Lavalette de Raphaël Meyssan

Les damnés de la Commune 1 – À la recherche de Lavalette de Raphaël Meyssan.

Delcourt, Collection Histoire & histoires, novembre 2017, 144 pages, 23,95 €, ISBN 978-2-41300-233-8.

Genres : bande dessinée française, Histoire.

Raphaël Meyssan naît le 3 octobre 1976. Il étudie les sciences politiques mais devient auteur, dessinateur, scénariste et réalisateur. Ce premier tome des Damnés de la Commune est son premier roman graphique (10 années de travail !). Plus d’infos sur son site officiel.

Le narrateur habite au nord-est de Paris sur la colline de Belleville. Ses pas le conduisent à la Bibliothèque historique de Paris où il apprend que Lavalette a vécu dans sa rue. « 6, rue Lesage… Mais c’est mon immeuble ! Chaque jour, dans l’escalier, je marche dans ses pas… » (p. 8). Mais Lavalette… Qui est-ce ? Il découvre que, ce révolutionnaire, considéré comme « un agitateur surveillé dans les réunions publiques. » (p. 12), a été actif durant la Commune de Paris de 1871, c’est-à-dire Communard.

Et l’auteur plonge le lecteur dans le Paris de 1860-1870, un Paris entouré de fortifications, remodelé par Haussmann, pas de métro, pas de Tour Eiffel, des rues éclairées au gaz, de la pauvreté… Il part à la recherche de cet homme dont on ne connaît pas exactement le prénom, « je me suis lancé sur la piste de Lavalette » (p. 17), « Alfred, Gilbert, Charles, Hippolyte ? » (p. 34).

Mais beaucoup de papiers ont brûlé et il reste finalement peu de traces malgré la surveillance de la police… L’auteur tombe sur Victorine B. dans un recueil de témoignages. « Les mots de Victorine me happent. » (p. 21).

Le lecteur rencontre Victor Hugo, François Maspero, Henri Rochefort, Léon Gambetta, Jules Ferry, Louise Michel… Et vit la guerre contre les Prussiens, la proclamation de la République, l’insurrection, le siège de Paris, la cession de l’Alsace et la Lorraine, les animaux du zoo abattus pour être mangés, les tirs sur la population…

Une très belle reconstitution dans un noir et blanc somptueux. J’avais déjà pu admirer tout ça dans le film d’animation Les damnés de la Commune réalisé par l’auteur et que j’ai vu sur Arte en mars (diffusé à l’occasion des 150 ans de la Commune). L’auteur est admiratif devant les gravures qui illustrent Les Misérables de Victor Hugo et s’inspirent des gravures d’époque, un travail artistique et historique phénoménal, pour une BD à lire absolument !

En fin de volume, la carte de Paris avec les lieux cités dans la bande dessinée et de nombreuses références.

Pour La BD de la semaine, 2021 cette année sera classique et Des histoires et des bulles (catégorie 35, une BD historique, 2e billet).

Solo 1 – Les survivants du chaos d’Oscar Martin

Solo 1 – Les survivants du chaos d’Oscar Martin.

Delcourt, collection Contrebande, septembre 2014, 128 pages, 16,95 €, ISBN 978-2-75604-170-4. Solo. Historias Caníbales 1 (2012) est traduit de l’espagnol par Miceal O’Grafia, Yannick Lejeune et Anaïs Zeiliger.

Genres : bande dessinée espagnole, science-fiction.

Oscar Martin naît en 1962 à Barcelone (Espagne). Il est dessinateur, scénariste et coloriste (ici avec Diana Linares) depuis 1983 : Tom et Jerry (animation), La Guilde (bandes dessinées). Plus d’infos sur son site officiel.

Sur une Terre post-apocalyptique, ravagée par les produits chimiques et les armes nucléaires vivent de gros prédateurs aux allures préhistoriques, des humains du genre mutants ou hybrides et des animaux géants. Des rats, des patauds, des chats noirs… Apparemment il y a aussi des chiens et des singes mais ils n’apparaissent pas dans ce premier tome.

C’est l’hiver, il fait très froid. « Il est difficile de survivre dans ce milieu si hostile. Les ressources sont maigres et tes frères grandissent si vite que… » (p. 11).

Solo est un rat, il est l’aîné et a tout appris avec son père mais il doit maintenant « tracer [sa] propre route » (p. 11).

L’hiver est rude, se battre et manger ou être mangé… Au printemps, Solo est enlevé et obligé de se battre dans une arène. « La mort en spectacle. Comme si devoir tuer pour se nourrir n’était pas un châtiment suffisant. » (p. 46).

La série Solo est une histoire de chair, d’os et de sang. Solo retrouvera-t-il sa liberté ? Et aussi restera-t-il en vie ? Ce premier tome est vraiment violent mais il m’a donné très envie de lire la suite. Pour l’instant la série contient 4 tomes de plus : Le cœur et le sang (2016), Le monde cannibale (2017), Legatus (2019) et Marcher sans soulever de poussière (2021). Tomes 2 et 3 empruntés à la médiathèque, tomes 4 et 5 réservés.

En fin de volume, des fiches techniques, des explications sur les différentes espèces (rats, mustélidés, humains, nocturnes, porcs, singes, chiens…) et des illustrations supplémentaires.

Une excellente bande dessinée tant au niveau de l’histoire que des dessins et des couleurs que je mets dans La BD de la semaine et les challenges BD, Des histoires et des bulles (catégorie 9, une BD de SFFF) et Littérature de l’imaginaire #9. Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

La légende de Songoku (4 tomes) d’Osamu Tezuka

La légende de Songoku (4 tomes) d’Osamu Tezuka.

Delcourt, collection Akata seinen, 8,99 € chaque tome. Boku no Songoku (1952) est traduit du japonais par Tetsuya Yano et adapté par Patrick Honoré.

Genres : manga, seinen, Histoire, fantastique.

TEZUKA Osamu (手塚 治虫) naît le 3 novembre 1928 à Toyonaka (préfecture d’Ôsaka, Japon). Il étudie la médecine à l’université d’Ôsaka mais il découvre les dessins animés en particulier ceux de Walt Disney et devient mangaka, scénariste et réalisateur. Il connaît le succès avec La nouvelle île au trésor (1947). Suivront Le roi Léo (1950), Astro Boy (1952), Princesse Saphir ((1953), Phénix l’oiseau de feu (1956) et tant d’autres titres (dont la majorité sont adaptés en animation). Je ne peux pas tous les citer mais l’œuvre est colossale (de 1947 à 1988), touche à tous les genres et reçoit de nombreux prix y compris posthumes. Il meurt le 9 février 1989 à Tôkyô.

Tome 1, Delcourt, février 2007, 320 pages, ISBN 978-2-75600-730-4.

Tout commence avec la création du monde, selon le bouddhisme, c’est-à-dire quatre continents (un à chaque point cardinal), une montagne avec le rocher « du mont des fruits et des fleurs » qui se transforme en œuf et la naissance d’un singe doré. Il mène une vie triste et solitaire jusqu’à ce qu’il devienne (à l’insu de son plein gré) le Roi des singes. « Ah, bonne vie et bonne demeure ! Que je vive longtemps et que ce bonheur dure toujours… » (p. 22). Mais trompé par son valet jaloux qui voulait devenir roi et sous l’emprise d’un sortilège, il se retrouve dans le monde éthéré des mages au Mont des esprits où il devient, Songoku, un disciple studieux. Le plus assidu même, c’est pourquoi, au bout de sept ans, il reçoit les Arcanettes du chaton (on est loin des Arcanes du tigre !). « Tu n’es pas encore prêt pour les Grandes Arcanes. Mais tu pourras déjà maîtriser soixante-douze techniques du Ciel et de la Terre ainsi que du Yin et du Yang mais retiens bien ceci, disciple : l’art du mage ne doit pas te servir à frimer. Si tu t’en sers dans un but mesquin, il te manquera toujours trois poils sur le caillou ! » (p. 39). Mais Songoku est un singe facétieux et bagarreur alors Sakyamuni « le Bouddha qui habite au paradis occidental » (p. 67) l’enferme pour cinq cents ans sous une montagne. Un jour, un bonze en route pour l’Inde passe par le Mont des cinq éléments, c’est « Sanzô Hôshi, archibonze de l’empire Tang » (p. 79) qu’attendait impatiemment Songoku et le voici libéré et en route pour d’étonnantes aventures avec une jeune dragonne qui servira de monture au bonze, un cochon gourmand (euh, goinfre serait plus approprié) et un kappa (bonze des sables). Le talent et l’humour de Tezuka (il y a des anachronismes amusants par rapport au roman dont le manga est adapté et des clins d’œil aux lecteurs) font de cette série un des chefs-d’œuvre du maître qui apparaît d’ailleurs page 109. Ma phrase préférée est « Abandonne tes désirs ! Plus tu en as et moins ce que tu désires se réalisera. » (p. 169). En fin de volume, une postface avec des informations précieuses et des clés de compréhension.

Tome 2, Delcourt, mai 2007, 320 pages, ISBN 978-2-75600-731-1.

Songoku, Sanzô le bonze, Dragonette, Cho Hakkai le cochon et Sagojô le kappa continuent leur long voyage pour recevoir les soûtras sacrés en Inde. Mais un bateau pris par erreur (ou par la force du destin) les conduit au Japon où ils sont confrontés à un chat maléfique. « Je ne te lâcherai plus maintenant. Tu devrais savoir que le chat est un animal très obstiné ! Miaaou! » (p. 81). Ils rencontrent aussi de vilains oni (un genre de yôkai du folklore japonais) et Momotarô, clin d’œil à un enfant héros du folklore japonais. Lorsqu’ils arrivent en Chine, c’est la sécheresse et tous les bonzes sont arrêtés pour travailler. Sanzô n’y échappe pas. « Songoku, apprends que la vraie victoire, c’est de savoir pardonner à son ennemi ! » (maître Kannon-le-tout-puissant, p. 169). Et d’autres aventures trépidantes. En fin de volume, des clés de compréhension (c’est vrai que je ne connaissais pas certaines légendes).

Tome 3, Delcourt, septembre 2007, 288 pages, ISBN 978-2-75600-732-8.

« Chers lecteurs, cela fait déjà trois ans que Sanzô, l’éminent bonze de l’empire Tang, est parti pour les Indes afin d’y recevoir les soûtras sacrés du grand Bouddha… En chemin, il a sauvé Songoku, cloué sous le mont des cinq éléments, puis a accueilli Cho Hakkai, Sagojô et Dragonette comme nouveaux disciples. Grâce à leurs précieux services, il a pu ainsi se tirer sain et sauf de multiples traquenards et continuer son voyage. Mais nos amis ne sont pas au bout de leurs peines, et Bouddha seul sait les fabuleuses aventures qui les attendent encore avant d’arriver à destination… » (p. 6-7). Il faut dire que Sanzô est habitué aux arrestations et aux enlèvements ! Quant à Cho Hakkai, il risque d’être mangé à plusieurs reprises durant cette périlleuse aventure… Heureusement l’équipe arrive au complet aux portes de l’Inde. Il y a même une histoire (un rêve ?) avec Tezuka (p. 165 et suivantes). Et, en fin de volume, toujours des clés de compréhension.

Tome 4, Delcourt, janvier 2008, 288 pages, ISBN 978-2-75600-733-5.

L’Inde ! Mais nos amis doivent traverser l’Himalaya, enneigé et dangereux. Puis le fleuve Brahmapoutre. Je ne peux en dire trop, je ne veux pas divulgâcher… Mais il y a des clins d’œil à Tezuka (fleurs, cases noires…) et l’auteur profite bien de cette série pour raconter des légendes indiennes, chinoises et japonaises, ce qui réunit parfaitement ces trois grands pays touchés par le bouddhisme. Et toujours des clés de compréhension en fin de volume. À noter la Légende du Serpent blanc, issue du folklore chinois, et que j’ai évoquée récemment [ici].

Suivez les aventures du bonze Sanzô, inspirées de Pérégrination vers l’Ouest (ou Voyage vers l’Occident selon les traductions) du Chinois Wu Cheng’En (XVIe siècle) et bourrées de références. C’est dépaysant, c’est drôle, c’est effrayant, c’est enrichissant ! Tezuka s’approprie parfaitement la légende de Songoku (le titre japonais Boku no Songoku signifie en fait Mon Songoku), le Roi-Singe, et délivre une série courte (4 tomes) qui plaira assurément aussi bien aux jeunes qu’aux adultes curieux. Parce qu’à travers ces personnages que tout oppose, Tezuka aborde les valeurs humanistes que l’on aime, l’entraide, la solidarité, l’amitié avec de l’aventure, de l’action et de l’humour, du pur Tezuka en fait !

Une belle relecture (série déjà lue il y a 12-13 ans) pour Un mois au Japon (qui continue en mai) La BD de la semaine et les challenges BD, Des histoires et des bulles (catégorie 11, une adaptation littéraire, voir le paragraphe ci-dessus) mais aussi 2021, cette année sera classique (série parue au Japon en 1952 et inspirée d’un récit du XVIe siècle), Contes et légendes #3, Jeunesse Young Adult #10, Littérature de l’imaginaire #9 et bien sûr Les étapes indiennes #2. De plus, le tome 4 dont la couverture est rouge entre dans Lire en thème de mai (et pour le 1er thème secondaire, il y a des monstres, démons, sorcières). Plus de BD de la semaine chez Noukette.

Jusqu’au printemps de Charles Masson

Les gens de rien, tome 1 – Jusqu’au printemps de Charles Masson.

Delcourt, collection Encrages, mars 2021, 88 pages, 13,95 €, ISBN 978-2-41303-750-7.

Genre : bande dessinée française, médecine.

Charles Masson naît le 28 décembre 1968 à Lyon (Rhône-Alpes). Il est à la fois médecin (spécialisé ORL et cancérologie) et auteur de bandes dessinées (scénariste, dessinateur et coloriste). Ses précédentes bandes dessinées sont parues chez Casterman (Soupe froide, Bonne santé…), Futuropolis (Les boules vitales, L’arche de Noé a flashé sur vous) et Des ronds dans l’O (Aventures de Lilou).

Louise et Marie ne savent pas nager mais elles ont postulé comme monitrices pour une colonie de vacances en Corse et elles ont certifié qu’elles savaient nager. Elles vont donc apprendre avant l’été. « De mémoire de marinier, on n’avait jamais vu d’aussi belles filles sur la plage de Saint-Fons. – De mémoire de gitan, on n’avait jamais vu personne apprendre si vite à nager sans le jeter d’un pont. »

Louise veut se marier avec un homme instruit et faire des enfants, Marie veut être institutrice. La colonie se passe très bien puis, à la rentrée, elles reprennent leur vie. Louise est ouvrière à l’usine de Saint-Fons (en attendant son prince charmant) et Marie intègre l’École normale.

Des années plus tard, en 2018, Marie a 70 ans, elle est à la retraite, elle a un cancer et elle demande au médecin de la laisser tranquille un mois avant de se faire soigner… Pendant toutes ces années Louise et Marie sont restées amies. Louise s’est mariée à Lyon et a eu quatre enfants, Martial, Rose-Mai, Julien et Octavie (que Marie a eu tour à tour dans sa classe). « Les années avaient glissé lentement, un pincement au cœur pour chacune d’elle. »

C’est le médecin le narrateur. Marie revient bien le mois suivant et consulte un confrère à l’hôpital mais elle refuse de se faire soigner… Combien de temps lui reste-t-il ? « Hum ! Si on fait rien… Quelques semaines. Peut-être quelques mois… Pas plus… Enfin, vous serez sans doute encore là pour Noël. Et encore c’est pas sûr. » Marie aimerait bien tenir jusqu’au printemps, sa saison préférée… alors elle accepte les soins, la chimiothérapie… Le médecin aime aussi le printemps « Mais quand on est médecin, on ne peut s’attacher aux patients comme à sa famille. »

Cette bande dessinée émouvante réalisée par un médecin (je trouve ça à la fois surprenant et à la fois vraiment bien de pouvoir parler de la médecine dans une bande dessinée) est toute en douceur, elle amène les lecteurs au printemps avec tendresse et avec des fleurs. Bien sûr la fin est triste mais Marie a été heureuse et elle reste dans le cœur de tous les enfants dont elle a été l’institutrice pendant des décennies !

Une belle lecture pour La BD de la semaine que je mets aussi dans les challenges BD, Des histoires et des bulles (catégorie 12, une BD thématique, ici médecine), Petit Bac 2021 (catégorie Météo pour Printemps) et Les textes courts. Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

Umbrella Academy 1 – La suite apocalyptique de Way, Bá et Stewart

Umbrella Academy 1 – La suite apocalyptique de Gerard Way, Gabriel Bá et Dave Stewart.

Delcourt, collection Contrebande, février 2019, 224 pages, 17,95 €, ISBN 978-2-41301-974-9. The Umbrella Academy – Apocalypse Suite n° 1 – 6 (2008) est traduit de l’américain par Jérôme Wicky.

Genres : comics (bande dessinée états-unienne), fantastique, science-fiction.

Gerard Way naît le 9 avril 1977 à Summit (New Jersey, États-Unis). Il est cofondateur et leader du groupe rock alternatif My Chemical Romance de 2001-2013 (le groupe revient en 2019). Musicien donc mais aussi scénariste de bandes dessinées depuis l’âge de 16 ans. Il est marié, a une fille et est végétarien. Umbrella Academy reçoit en 2008 le Prix Eisner et le Prix Harvey. Du même auteur : Killjoys, la vraie vie des fabuleux (2013-2014).

Gabriel Bá naît le 5 juin 1976 à São Paulo (Brésil). Il est dessinateur et crée en 2010 la bande dessinée Daytripper avec son frère jumeau, Fábio Moon.

Dave Stewart est coloriste de comics et travaille particulièrement pour DC Comics, Marvel Comics et Dark Horse (il reçoit de nombreux Prix Eisner, Harvey, Eagle depuis 2003).

« 43 enfants extraordinaires naquirent… mis au monde, aux quatre coins du globe, par des femmes, souvent célibataires, qui n’avaient présenté nul signe de grossesse. Les enfants furent abandonnés ou placés à l’orphelinat… les survivants du moins » (p. 8). Sir Reginald Hargreeves, « illustre scientifique et entrepreneur richissime » (p. 9) surnommé « Le Monocle », en adopte 7 dans l’espoir de sauver le monde car ces enfants ont des « facultés hors du commun ».

Dix ans plus tard, à Paris. La Tour Eiffel est devenue folle ! (1er chapitre). Ce qui m’a fait rire : le policier au bas de la Tour Eiffel a un képi militaire et ressemble au Général de Gaulle et le Français qui est à ses côtés a une grosse moustache et un béret (ah ah, même moi qui n’habite pas à Paris et qui n’y ai mis les pieds que deux fois, je rigole bien !).

Vingt ans plus tard, Sir Reginald Hargreeves meurt, laissant les 7 aux bons soins du Dr Pogo (un chimpanzé), d’Abhijat (son garde du corps) et de madame Hargreeves (un robot qui a servi de mère aux enfants) qui, séparés, se retrouvent de façon chaotique… Du moins, pas tous car Vanya passe une audition au violon pour jouer La suite apocalyptique avec l’orchestre Verdammten. « […] sur ce que j’ai vu dans le futur… Le monde sera détruit trois jours après la mort de Hargreeves ! Le temps presse. » (p. 50).

C’est que Terminal veut détruire le monde. « Mesdames et messieurs ! Depuis des années l’homme cherche la réponse à une seul question : comment exterminer sans raison des milliards de gens en un clin d’œil ? Il y eut tout d’abord l’invention de la mitrailleuse… suivie par la chambre à gaz… et enfin, mon chouchou, la bombe atomique. Pacotille que tout cela. Ce soir, mes amis, nous faisons d’un rêve, une réalité ! » (p. 97). Heureusement que l’inspecteur Lupo (avec son imperméable à la Columbo), et surtout les membres de l’Académie, sont là !

La suite apocalyptique est la première série de Umbrella Academy (6 épisodes parus aux États-Unis entre septembre 2007 et février 2008) avant la publication en intégrale chez Dark Horse Comics (2008) et reçoit le Prix Eisner de la meilleure série limited series (c’est-à-dire une série avec un nombre de numéros limités, ici 6).

En début de volume, il y a une préface de Grant Morrison (scénariste de bandes dessinées et musicien entre autres). En fin de volume, il y a deux histoires courtes bonus et deux postfaces, une de Scott Allie (éditeur et scénariste de comics) et une de Gerard Way. Plus des commentaires de Gerard Way et des dessins inédits de Gabriel Bá.

Les 7 (5 garçons et 2 filles). Numéro 1, c’est Luther surnommé SpaceBoy (l’aîné et le chef) qui vit une partie du temps sur la Lune. Numéro 2, c’est Diego surnommé Kraken, genre vieux loup de mer qui possède un mini sous-marin, le Castillo. Numéro 3, c’est Allison surnommée Rumeur (elle est la seule à s’être mariée et à avoir eu un enfant, une fille Claire, mais elle est divorcée). Numéro 4, c’est Klaus surnommé Séance, il est télékinésiste. Numéro 5, c’est n° 5 (!) et il peut voyager dans le temps mais, comme il a passé 45 ans dans le futur, il est revenu à cette époque avec l’âge de 10 ans et garde cet âge pour toujours (c’est pourquoi il est aussi surnommé le Garçon) alors que les autres ont plus de 30 ans. Numéro 6, c’est Ben surnommé Horreur car il a des tentacules (mais il serait mort, il y a une statue en son hommage dans le jardin). Numéro 7, c’est Vanya surnommée Viole blanche car elle joue du violon mais elle a des pouvoirs maléfiques que Sir Reginald Hargreeves a refoulé dès son enfance. Ils ont chacun leur look, leur caractère et leurs particularités (leurs défauts aussi).

Totalement déjantée, cette bande dessinée résolument fantastique (pouvoirs surnaturels, êtres bizarres…) et science-fiction (rayons laser, voyage dans le temps…) est tout bonnement géniale ! Pourtant je n’ai pas l’habitude de lire des comics (c’est d’ailleurs le seul de l’année que j’ai lu). Et je veux absolument lire la suite ! Umbrella Academy – Dallas (6 épisodes parus entre novembre 2008 et avril 2009) mettant en scène le président Kennedy et Umbrella Academy – Hôtel Oblivion (6 épisodes parus entre octobre 2018 et juin 2019) mettant en scène les malfaiteurs enfermés dans l’Oblivion par Sir Reginald Hargreeves, également parus en intégrale chez Delcourt. Apparemment une quatrième série est en cours (2020). La BD est adaptée en série télévisée en 2019 (bande annonce ci-dessous) et diffusée sur Netflix que je n’ai pas mais j’espère voir cette série un jour !

Pour les challenges Animaux du monde #3 (pour le Dr Pogo chimpanzé, mon personnage préféré avec n° 5), BD, Challenge du confinement (case Comics), Littérature de l’imaginaire #8 et Petit Bac 2020 (catégorie Objet pour Umbrella).

Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 23.

Le guide SF à l’usage des lecteurs 5 : l’uchronie

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 5 : l’uchronie par les éditions Delcourt et Soleil.

Genres : bande dessinée, science-fiction.

Delcourt, décembre 2020.

Après les guides SF à l’usage des lecteurs sur le space opera, l’anticipation, le steampunk et le post-apocalyptique (collaborations entre Delcourt et Soleil), voici celui sur l’uchronie.

« L’uchronie n’est originellement pas issu de la science-fiction mais c’est le genre dans lequel il s’autorise les récits les plus fous. » (p. 2).

Après les références de l’uchronie dans les séries, films et romans, découvrez les bandes dessinées uchroniques !

Je me note La grande guerre des mondes, Le château des millions d’années et Metropolis, trois premiers tomes, et Le grand jeu, en 3 tomes.

Je voulais noter Prométhée mais lorsque j’ai vu tome 21, je me suis abstenue…

Découvrez ce livret de 9 pages en lecture sur Calameo.

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 13.