Incubation de Laura DiSilverio

Incubation de Laura DiSilverio.

DreamLand (DMLD), novembre 2017, 352 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-3774-00256. Incubation (2016) est traduit de l’américain par Frédéric Pierreti.

Genres : littérature américaine, littérature jeunesse, science-fiction.

Laura DiSilverio fut pendant vingt ans officier dans l’Armée de l’air américaine avant de se consacrer à l’écriture de romans classés en mysteries, suspense, thriller ou science-fiction. Elle vit dans le Colorado. Plus d’infos sur son site officiel et sur sa page FB.

Dans le futur, après 2040, la Terre et les humains ont été ravagés par plusieurs épidémies, en particulier la grippe aviaire ; les villes sont en ruines mais des pillards y survivent, il n’y a plus que des animaux nuisibles comme les sauterelles qui détruisent tout sur leur passage et les humains survivants vivent dans des cités dômes où, grâce à la technologie, ils font pousser génétiquement leur nourriture. Chacun, dès le plus jeune âge, est destiné à un métier, et de nombreuses jeunes femmes, sont volontaires ou « choisies » pour être porteuses et repeupler la planète.

Everly Jax, 16 ans, vit en Amerada (*) dans une cité dôme près de Jacksonville, dans la zone sécurisée d’Atlanta. Elle est élève-citoyenne et travaille au laboratoire du Kube 9 en physique chimie, ses matières de prédilection. Dès qu’elle le peut, elle se promène sur la plage mais c’est interdit car dangereux à cause des mines et d’une possible contamination de l’eau. Un jour, elle trouve une plume : « C’est la preuve, oui, la preuve que les oiseaux existent encore… quelque part. » (p. 8). Elle attend avec impatience le jour de la Grande Réunion car elle pourra enfin rencontrer ses parents biologiques mais… ils ne viennent pas. Sa meilleure amie, Halla Westin, étant enceinte (de Loudon, parti à l’armée) sans autorisation de l’État (géré par les Pragmatistes) a décidé de fuir. Et Wyck Sharpe, le meilleur ami d’Everly dont elle est amoureuse, refusant d’entrer dans l’armée des gardes-frontières, va fuir avec Halla pour la protéger. Everly part alors avec eux. Tant pis pour le serment d’allégeance : « Amerada avant la famille, avant l’amitié, avant soi-même. Amerada avant tout ! » (p. 32). C’est le début d’une incroyable aventure semée de découvertes et de rencontres. « Le paysage a beau paraître désert, il y a bien des gens et des animaux tout autour, la plupart probablement aussi méfiants que nous. » (p. 171). Mais la route est longue, jusqu’à Atlanta, et pleine de dangers. « Or la vie dans un Kube ne vous prépare pas à affronter le monde réel. Ni de près, ni de loin. » (p. 205-206).

(*) Je pense qu’Amerada est la contraction de America et de Canada, qui dans ce futur ne forment plus qu’un seul pays, immense mais… dévasté.

J’aime les romans post-apocalyptiques (pourtant l’éditeur le classe en fantasy !) et celui-ci m’a vraiment plu. Tout d’abord, j’ai été attirée par la couverture puis par le résumé en 4e de couverture. « Dans un monde où tout est surveillé, la liberté a forcément un prix… ». Cela ne me dérange pas que les trois personnages principaux (Everly, Halla et Wyck) soient des adolescents ; il y a beaucoup d’adultes autour d’eux, aussi bien dans le dôme qu’à l’extérieur (dont plusieurs que personne n’aurait envie de rencontrer !). Les thèmes abordés dans ce roman d’anticipation et la façon dont ils sont abordés sont une totale réussite et j’ai hâte de lire la suite puisque Incubation est le premier tome d’une trilogie : Incinération est déjà paru en français et j’espère que Régénération ne saurait tarder !

Une lecture pour le Challenge de l’été, Jeunesse Young Adult #7, Lire sous la contrainte (contrainte # 39 tout au féminin), Littérature de l’imaginaire et Petit Bac 2018 (catégorie Titre mot unique).

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