Dodoma (trilogie) de Jun Shiraishi

Dodoma de Jun Shiraishi.

Komikku, c’est le lien FB (il n’y a pas de site alors ce n’est pas évident d’avoir des infos…). ドードーマ (Dôdôma, 2014, Tokuma Shoten) est traduit du japonais par Yohan Leclerc.

Tome 1 : Mana, Tome 2 : Shino, Tome 3 : Mana et Shino

Genres : manga, shônen, science-fiction, fantasy.

SHIRAISHI Jun 白石 純. Pas d’infos sur lui ! Tout ce que je peux dire c’est que c’est un jeune mangaka.

Tome 1, mai 2016, 192 pages, 7,90 €, 978-2-37287-097-9.

« Orbis, pays de l’arbre de vie. » (p. 7). Mana (11 ans) et son frère aîné, Shino (13 ans), vivent dans cette cité de pierres créée, selon la légende, par les dieux après un déluge et où les humains ont pu se réfugier. Ils sont orphelins et vivent avec la famille de leur oncle Yû. Il y a 300 personnes, adultes et enfants. Mais un jour, des visiteuses, Olivia et Chloé, qui parlent une langue incompréhensible viennent « du dehors » : comment est-ce possible, sont-ce des déesses ? Puis la cité est attaquée par des êtres bizarres, géants, masqués, les Dodomas, et de nombreux habitants sont tués, y compris des enfants… Mana fuit avec Shino blessé mais les combats font rage.

Tome 2, juillet 2016, 190 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-37287-132-7.

Shino est gravement blessé mais il a fusionné avec le Dodoma contre lequel il s’est battu alors comment le déplacer pour l’emmener à l’Oasis ? Survient, une vieille femme, un genre d’elfe, Agatha, la suivante de Zena Kronos, venue récupérer la princesse Olivia Leonore et elle fera tout pour les empêcher d’atteindre l’Oasis qui est « une zone de non-agression ». « Chloé, accompagne-le ! Il ne doit pas mourir ! » (Olivia, p. 49).

Tome 3, décembre 2016, 187 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-37287-133-4.

Alors que la troupe – qui s’est agrandie – est en route pour la mer afin d’aller au Ciel, trois Dodomas ennemis les attaquent (une sphère, un équidé et un être étrange). Mais Olivia et son peuple ne pensent en fait qu’à une chose, se battre pour le pouvoir alors sauveront-ils les humains ? En tout cas, l’amour entre les deux frères est puissant.

Dodoma, c’est des dessins à la fois plein de poésie et de fulgurance lors des combats. Les dessins sont alors tout en vitesse, c’est assez impressionnant. C’est une histoire intrigante avec des créatures venues d’ailleurs et c’est aussi une histoire de trahison. Dodoma est à la fois de la science-fiction (monde post-apocalyptique, êtres venus d’ailleurs, technologie Dodoma) et de la fantasy (liaison entre les humains et l’arbre de vie, liaison entre l’arbre de vie et la planète). Les tomes sont agrémentés de travaux préparatoires et de yonkomas amusants (strips verticaux de 4 cases).

Lus aujourd’hui et note de lecture de ces 3 tomes rédigée pendant la lecture ; si seulement je pouvais faire comme ça à chaque fois, j’aurais moins de retard dans la rédaction et la publication de mes chroniques !

Une lecture agréable et divertissante pour les challenges BD, Challenge du confinement (case Manga), Jeunesse Young Adult #10 et Littérature de l’imaginaire #8.

Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 6.

L’Enfant et le Maudit, 1 de Nagabe

L’Enfant et le Maudit (tome 1) de Nagabe.

Komikku, mars 2017, 196 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-37287-197-6. Totsukuni no shôjo とつくにの少女, pré-publié dans Comic Blade en 2015 et paru chez MAG Garden Corporation en 2016, est traduit du japonais par Fédoua Lamodière.

Genres : manga, shônen, fantastique, dark fantasy.

Nagabe ながべ naît un 1er août ; il est mangaka (dessinateur et scénariste) depuis 2013 ; il vit et travaille à Tokyo. Plus d’infos sur son tumblr, sur pixiv.net et sur son compte TW.

Sheeva, une fillette, vit avec le Professeur dans une maison en forêt avec une jolie clairière. Un peu plus loin, il y a le village d’Oléa, abandonné, mais ils y trouvent de quoi se nourrir. Sheeva n’a pas le droit de toucher le Professeur ou de sortir seule sans sa permission à cause d’une malédiction. Elle espère que sa tante va bientôt venir la chercher et un jour, elle aperçoit une silhouette. Est-ce quelqu’un qui vient de l’extérieur ?

Il y a deux mondes : l’Intérieur habité par les humains et l’Extérieur habité par de monstrueuses créatures. « Pour protéger la population de l’intérieur… Nous devons supprimer toute menace potentielle ! Pas de pitié pour les êtres de l’extérieur. » (p. 114). Et une légende avec deux dieux : celui de la Lumière et celui des Ténèbres.

La fillette est toute blanche et de blanc vêtue (symbole de pureté ?) ; le Professeur est tout noir, de noir vêtu, il a un long bec et une tête de bouc (symbole de la malédiction ?).

Ce manga fantastique est un conte noir, mystérieux, intriguant qui parle de la dualité dans une incroyable ambiance tout en finesse et en poésie. C’est une réflexion sur l’humanité et la figure de l’étranger. Le contraste entre le noir et le blanc est intense, superbe et les dessins sont expressifs et d’une grande beauté.

J’ai hâte de lire les tomes suivants pour en savoir plus ! Pour l’instant, au Japon, il y a 4 tomes de parus et la série est en cours.

À noter que le sous-titre, Siúil a Rún, (qui se traduit par Va mon amour) est une chanson traditionnelle irlandaise du XIXe siècle, interprétée entre autres par le groupe Clannad en 1976 (vidéo ci-dessous, 3e titre à 4’26) et, plus récemment par Cécile Corbel (2012) et Nolwenn Leroy (2012).

Une lecture pour La BD de la semaine et les deux challenges BD, Un max de BD en 2018, et Littérature de l’imaginaire et Raconte-moi l’Asie #3.