Le chant des esprits de Sarah Lark

[Article archivé]

Le chant des esprits est un roman de Sarah Lark paru aux éditions L’Archipel le 20 août 2014 (570 pages, 23,95 €, ISBN 978-2-8098-1552-8). Das Lied der Maori (2008) est traduit de l’allemand par Jean-Marie Argelès.

Je remercie Pauline et les éditions de L’Archipel ; je ne m’attendais pas à recevoir la suite de Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark et ça m’a fait une belle surprise !

Sarah Lark est née le 1er janvier 1958 à Bochum (Allemagne). Sous son vrai nom, Christiane Gohl, elle a écrit des romans jeunesse sur les chevaux, en particulier les séries Sophie, Julia et Reitschule Silberhuf. Elle utilise aussi les pseudonymes Ricarda Jordan et Elisabeth Rotenberg. Elle vit en Espagne dans une ferme où elle élève des chevaux.

Quelle joie de retrouver Gwyneira McKenzie-Warden et Hélène O’Keefe quarante ans après leur départ d’Angleterre (c’était en 1852) ! Mais ce deuxième tome est plus axé sur leurs petites-filles.

Elaine est la petite-fille d’Hélène O’Keefe. Elle a 16 ans et vit à Queenstown. Elle aide son père au magasin et sa mère à l’hôtel. Or, un nouveau client est arrivé : William Martyn, un Irlandais du Conemara. « La Nouvelle-Zélande est un paradis pour les gens entreprenants. » (p. 20). Kura est la petite-fille de Gwyn. Elle a 15 ans. Fille de Marama, une Maorie, et de Paul Warden, elle est métis et très belle. Et, même si Gwyn et James ont eu un fils, Jack, maintenant 13 ans, Kura est l’héritière de Kiward Station (près de Christchurch). Mais elle se fiche de la propriété, elle veut devenir chanteuse d’opéra ! En décembre 1893, Kura et William se marient à Kiward Station. Quelques mois après, Elaine épouse Thomas Sideblossom, fils unique de John Sideblossom (qui avait voulu violer Fleurette, voir le tome 1) et se rend avec son époux à Lionel Station. Mais les choses ne vont pas se passer comme le rêvaient les deux cousines…

Quelques extraits

« Diable, miss Heather, c’est un bébé, pas une poupée ! La tête n’est pas vissée, il faut la soutenir. Et l’enfant ne vous mordra pas si vous la posez sur votre épaule. Il ne risque pas non plus d’exploser, ce n’est pas la peine de le tenir comme un bâton de dynamite. » (p. 220).

« […] la vie d’une prostituée n’avait rien d’enviable, et celle d’une épouse encore moins. » (p. 318).

« Elle prit une profonde inspiration. – Je ne suis pas Lainie Keefer, originaire d’Auckland, mais Elaine O’Keefe, de Queenstown. J’étais mariée à Thomas Sideblossom, de Lionel Station. Et je l’ai tué d’un coup de feu. » (p. 466).

Très intéressant ce tome ! J’y ai appris beaucoup de choses sur la culture maorie, en particulier sur le haka (chant), sur les mines et le nouveau métier de représentant de commerce (William vend des machines à coudre Singer, une petite révolution pour les femmes, blanches ou maories). J’ai bien apprécié Timothy (Tim) Lambert et Caleb Biller, chacun héritier des mines de leur père. Ce chant des esprits m’a, comme Le pays du nuage blanc, transportée, j’étais en Nouvelle-Zélande et difficile d’en revenir (de lâcher le livre) ! « […] elle prit plaisir à contempler les Alpes et enfin les vignobles dominant la ville. » (p. 522). J’ai relevé cette phrase parce que le même jour, j’ai goûté un vin néo-zélandais ! De l’histoire, de l’action, du romanesque, tout ce qu’il faut pour faire une belle saga avec des personnages hauts en couleur et la découverte de la culture maorie.

Une lecture pour les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2014, XIXe siècle (se déroule en 1893-1894) et pour l’Allemagne : Tour du monde en 8 ans, L’Union européenne en 28 livres, Voisins voisines.

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