La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino

La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino.

Albin Michel, janvier 2019, 400 pages, 22 €, ISBN 978-2-22640-185-4. Le assagiatrici (2018) est traduit de l’italien par Dominique Vittoz. Je l’ai lu en poche : Le livre de poche, mars 2020, 384 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-25326-223-7.

Genres : littérature italienne, roman historique.

Rosella Postorino naît le 27 août 1978 à Reggio de Calabre (sud de l’Italie) mais elle grandit en Ligurie (nord de l’italie). Elle est autrice et traductrice. Sa première nouvelle paraît en 2004 (In una capsula) et son premier roman en 2007 (La stanza di sopra). La goûteuse d’Hitler est son 4e roman mais le premier traduit en français.

Automne 1943. Rosa Sauer, une Berlinoise de 26 ans, est une des dix goûteuses d’Hitler. Elle est mariée depuis 4 ans à Gregor mais il est parti il y a 3 ans sur le front russe et Rosa vit à Gross-Partsch, à la campagne, en Prusse-Orientale, chez ses beaux-parents, Joseph et Herta. Un matin, les SS sont venus la chercher à la ferme ; le maire du village l’avait recommandée… « Travailler pour Hitler, sacrifier sa vie pour lui : n’’était-ce pas le lot de tous les Allemands ? Mais que j’avale des aliments empoisonnés et que je meure de cette façon, sans un coup de feu, sans une détonation, Joseph ne l’acceptait pas. Une mort en sourdine, en coulisses. Une mort de rat, pas de héros. Les femmes ne meurent pas en héros. » (p. 21).

Hitler, craignant pour sa vie, s’est en effet retranché dans son quartier général, à la caserne de Krausendorf surnommée Wolfschanze, la Tanière du Loup, par les habitants voisins.

Tous les matins, un autocar récupère les femmes à 8 heures pour qu’elles goûtent ce qu’Hitler mangera au petit-déjeuner à 10 heures. Puis à 11 heures, elles goûtent ce qu’Hitler mangera au déjeuner. Les SS attendent au moins une heure pour voir si aucun aliment n’est empoisonné avant de les laisser partir. Puis elles reviennent à 17 heures pour goûter ce qu’Hitler mangera au dîner. Tout ça est préparé par le chef-cuisinier Otto Günther surnommé Krümel, la Miette, par les SS. En fait, en dehors du fait qu’elles peuvent être malades ou empoisonnées (ce qui va arriver), la nourriture est copieuse et excellente, ce qui n’est pas négligeable en temps de guerre ! En plus, elles sont rémunérées 200 marks par mois. Les semaines passent et leur « méfiance à l’égard de la nourriture faiblit. » (p. 62). Les relations entre les femmes vont évoluer et des secrets vont apparaître au grand jour.

Gregor ne vient pas à la permission de Noël… Pire, Rosa, Joseph et Herta reçoivent une lettre : Gregor est porté disparu… Peut-être qu’il reste un espoir, il n’est pas mort, il n’est que disparu. Mais la radio donne « des nouvelles de plus en plus alarmantes » (p. 116). Le peuple allemand, aussi bien à Berlin qu’en province, souffre lui aussi car beaucoup d’Allemands n’étaient pas nazis et n’adhéraient pas à l’idéologie et à la guerre.

La goûteuse d’Hitler est un très beau roman, riche en anecdotes, passionnant, et surtout inspiré de l’histoire de Margot Wölk, la dernière (des 15) goûteuses d’Hitler encore en vie en 2012 lorsqu’elle a accordé une interview pour son 95e anniversaire (en décembre 2012). Elle est morte en avril 2014 après avoir délivré au monde son secret.

L’autre point intéressant est que le roman n’est pas linéaire ; il y a des flashbacks sur les moments que Rosa a passés avec Gregor à Berlin, l’explosion de leur immeuble durant une alerte nocturne qui a coûté la vie à sa mère, et puis aussi l’enfance de Rosa avec son jeune frère, Franz, parti aux États-Unis, et des souvenirs comme celui-ci : en 1933, 25 000 livres sont brûlés sur la place publique… « L’ère de l’intellectualisme juif est terminé, clame Goebbels, il faut retrouver le respect de la mort […]. » (p. 156). Terrible idéologie, terrible guerre, terrible drame…

Un petit détail : en allemand le h est aspiré et se prononce (même si ce n’est pas facile pour nous autres francophones), il n’y a donc pas de liaison et il aurait fallu écrire La goûteuse de Hitler.

Une excellente lecture pour le Challenge de l’été (Italie), le Petit Bac 2020 (dans la catégorie Personne célèbre pour Hitler) et Voisins Voisines 2020 (Italie).

Le violoniste de Mechtild Borrmann

Le violoniste de Mechtild Borrmann.

Le Masque (JC Lattès), août 2014, 148 pages, 19 €, ISBN 978-2-70244-027-8 mais je l’ai lu en poche : Le livre de poche, collection Policier, janvier 2016, 312 pages, 7,70 €, ISBN 978-2-253-09289-6. Der Geiger (2012) est traduit de l’allemand par Sylvie Roussel.

Genres : littérature allemande, Histoire, roman policier.

Mechtild Borrmann naît en 1960 à Cologne (c’est-à-dire Köln) en Allemagne (à l’époque, de l’Ouest). De par ses études, thérapeute par la danse et le théâtre, elle se lance en littérature en 2006 avec un roman policier, Rompre le silence (Wenn das Herz im Kopf schlägt) qui reçoit un prix (le Deutscher Krimi Preis). Suivront ensuite : Morgen ist der Tag nach gestern (2007), Mitten in der Stadt (2009), Wer das Schweigen bricht (2011), Der Geiger (2012) soit Le violoniste (Le Masque, 2014), Die andere Hälfte der Hoffnung (2014) soit L’envers de l’espoir (Le Masque, 2016) et Trümmerkind (2016) soit Sous les décombres (Le Masque, 2019). Plus d’infos sur son site, http://www.mechtild-borrmann.de/, en allemand, natürlich !

Mai 1948, Moscou, Union Soviétique. Ilia Vassilievitch Grenko est ovationné par le public du Conservatoire Tchaïkovski. Lorsqu’il quitte la scène, il veut protéger son violon, un Stradivarius qui est dans sa famille depuis 1862. « Son arrière-arrière-grand-père, le violoniste Stanislas Sergueïevitch Grenko, l’avait reçu en cadeau du tsar Alexandre II, qui l’avait rapporté d’un voyage en Italie. Jusqu’à la révolution, on s’était transmis cette histoire avec fierté. » (p. 12). Mais il est arrêté… « Qu’est-ce que tu crains, Ilia Vassilievitch Grenko ? Si tout ça n’est qu’un malentendu, tu seras rentré chez toi avec ton violon, d’ici une heure ou deux. » (p. 14). Mais Grenko ne rentra jamais chez lui et son violon disparut… « Mon violon ! Où est mon violon ? » (p. 82). Pire, son épouse, Galina (célèbre actrice de théâtre) et leur deux fils, Pavel (3 ans) et Ossip (1 an) sont également déportés…

Juillet 2008, Cologne, Allemagne. Sacha Grenko est le petit-fils d’Ilia, il est Russe, né au Kazakhstan. Ses parents ont pu émigrer en Allemagne avec lui et sa jeune sœur, Viktoria (Vika). Sacha se souvient que « Les adieux à babouchka Galina, oncle Pavel et tante Alia avaient été déchirants, mais l’excitation pour le nouveau pays l’emportait sur la tristesse. » (p. 26). Le père de Sacha, c’est Ossip (qui n’avait qu’un an lorsque son père a disparu pour toujours). Malheureusement, peu de temps après leur arrivée en Allemagne, Ossip et son épouse meurent dans un accident de voiture. Sacha et Vika sont séparés : lui est mis dans un foyer et elle est adoptée. Dix-huit ans après, lorsqu’il retrouve sa sœur, pianiste dans un hôtel à Munich, elle est abattue sous ses yeux sans qu’il ait pu lui parler ! Elle ne lui laissé qu’un mot dans une enveloppe avec une clé de consigne de la Gare Centrale.

Que peut faire Sacha, qui ne connaît pas finalement l’histoire de son ancêtre ? Seul, il avait mal tourné mais, depuis 3 ans, il est spécialiste en sécurité informatique pour Jürgen Reger. Peut-être que son patron peut l’aider ?

Les chapitres alternent entre Ilia d’un côté et Galina avec les enfants d’un autre côté en 1948 (et années suivantes) et Sacha. Si une partie du Violonsite est historique, l’autre partie est construite comme un roman policier mais c’est de toute façon, dans le passé et dans le présent, dramatique.

Alors qu’Ilia Grenko, brisé, même s’il a tenu plus longtemps que d’autres, signe les aveux fantaisistes préparés à l’avance par la Komendatura et qu’il est condamné à 20 ans de goulag (camp de travail) à Vorkouta (Sibérie), on fait croire à Galina (son épouse) et à Mechenov (son mentor) qu’il a profité d’un concert à Vienne pour s’enfuir à l’Ouest avec son précieux violon. Galina et les enfants sont déportés à Karaganda (au Kazakhstan). « Elle parla aussi de son cœur mort, du vertige qui s’emparait d’elle à l’idée que sa déportation était bien la preuve qu’Ilia avait fui et l’avait abandonnée avec les enfants. » (p. 88).

De son côté, Sacha va remonter la piste avec ce que sa sœur lui a laissé à la consigne : leur album photos d’enfance, un paquet de lettres et il va découvrir qu’Ossip (leur père) avait contacté un avocat pour récupérer le violon familial. « Quinze jours avant l’accident. Sacha sentit sa gorge se nouer. » (p. 96). Munich, Bonn, Almata, Moscou… le récit se transforme en road movie dangereux pour Sacha. « Ils ont exterminé toute ma famille. Vous ne comprenez pas qu’il faut que je sache ce qui s’est passé et surtout qui est responsable ? Et puis, s’ils connaissent mon existence, qu’est-ce que je dois faire, selon vous ? Rester terré ici jusqu’à la fin de mes jours ? » (p. 120).

Le passé fait froid dans le dos (les arrestations arbitraires, les mensonges, les camps de travail soviétiques, le froid, les privations de sommeil, de soins et de nourriture, les mauvais traitements, la folie, etc.) et le présent est tout aussi dangereux car certains veulent encore en faire taire d’autres (la machine à broyer les humains fonctionne toujours) mais la vérité triomphera ! « Toutes les vérités ne sont pas encore bonnes à dire, mais l’heure viendra. » (p. 262).

C’était la première fois que je lisais cette romancière allemande et j’ai très envie de lire d’autres titres (il va y avoir la deuxième édition du challenge Les feuilles allemandes en novembre) alors avez-vous un titre à me conseiller plus particulièrement ou sont-ils tous excellents ?

Une lecture coup de poing, coup de cœur que je mets dans Challenge de l’été (Allemagne), Petit Bac 2020 (dans la catégorie Son pour violoniste), Polar et thriller 2019-2020 (et ce sera le dernier roman policier ici car la nouvelle édition du challenge commence demain) et Voisins Voisines 2020 (Allemagne).

Demain les chats de Bernard Werber

Demain les chats de Bernard Werber.

Albin Michel, octobre 2016, 320 pages, 20,90 €, ISBN 978-2-22639-205-3. Je l’ai lu en poche : Le livre de poche, janvier 2018, 352 pages, 7,30 €, ISBN 978-2-25307-370-3.

Genres : littérature française, science-fiction, anticipation.

Bernard Werber naît le 18 septembre 1961 à Toulouse. Il mêle conte, philosophie, science-fiction ou genre policier dans ses romans et ses nouvelles. Plus d’infos sur son site officiel et sa page FB.

Paris. La narratrice est Bastet, une jeune chatte de 3 ans qui désespère de communiquer avec son humaine, Nathalie… Exit la petite souris à la queue rose, exit Poséidon le poisson rouge… Peut-être que son humaine (sa servante) sera un peu plus réceptive, c’est que Bastet est persuadée que les chats sont supérieurs aux humains ! Mais il va se passer deux choses dans la vie de Bastet.

Des nouveaux voisins s’installent dans la maison d’à côté et elle fait la connaissance de Pythagore, un Siamois… connecté ! Il a un Troisième Œil sur le front et peut y brancher une clé USB. Il est très instruit.

Et son humaine ramène à la maison Félix, un Angora blanc… « Toi, tu ne me plais pas. Fiche le camp. » (p. 42).

Puisque son humaine n’y comprend rien à rien, Bastet préfère passer ses nuits avec Pythagore qui peu à peu lui apprend ce qu’il sait. « Être instruite me semble le plus grand des privilèges et je plains ceux qui vivent dans l’ignorance. » (p. 68).

Ainsi Bastet et Pythagore observent le monde des humains et Bastet, ayant été témoin d’un attentat, comprend ce qu’est le terrorisme, les agressions et la guerre…

Sûrement mon passage préféré : « […] j’ai découvert l’histoire des humains. J’ai choisi mon nom en référence à l’un d’entre eux, qui me semblait le plus intéressant et le plus sage. Pythagore. […] Pythagore était un humain d’une grande clairvoyance qui a vécu il y a deux mille cinq cents ans. Alors que la société était en crise, plongée dans la violence, la bêtise et la peur, il a changé la mentalité de ses congénères. Il les a informés de leur propre ignorance. Il leur a fait découvrir un monde au-delà de la simple perfection directe de leur sens. […] Pythagore a guidé l’humanité vers la paix et la sagesse, alors j’ai choisi son nom pour guider de la même manière mes congénères les chats. » (p. 221-222).

Après, c’est le chaos… Les humains et les chats survivants, Hannibal le lion, et peut-être d’autres espèces, pourront-ils se comprendre et s’allier pour se battre contre les rats ? « L’épidémie de peste finira forcément par s’arrêter. C’est sur la culture que va se jouer notre avenir commun. Il est venu le temps où les derniers humains sages doivent offrir leurs connaissances les plus avancées aux autres espèces animales. » (p. 336).

J’ai un mot (ou deux) à dire à Thomas… « Thomas, tu un gros connard ! » (vous comprendrez en lisant le roman), voilà, ça soulage !

Le titre, Demain les chats, un clin d’œil à Demain les chiens, un recueil de nouvelles de Clifford D. Simak (1904-1988) paru en 1952 ?

Par le passé, j’avais lu le premier tome de la trilogie Les Fourmis (son premier roman, mars 1991) et ça ne m’avait pas emballée alors je n’avais pas relu cet auteur. Mais, ici, avec les chats, l’histoire m’a attirée et il y a de beaux moments comme la rencontre avec Pythagore, la naissance des chatons de Bastet et Félix (eh oui !), l’arrivée du lion échappé du cirque… Mais ce n’est pas de la « grande littérature » et la réflexion sur le monde des humains est basique. Cependant, j’ai passé un bon moment de lecture et je veux lire la suite : le tome 2, Sa majesté des chats, est paru en septembre 2019 et je l’emprunterai à la médiathèque. Et si vous avez un excellent titre de cet auteur à me proposer, Le père de nos pères, L’arbre des possibles ?

Bon, Bernard Werber est un écrivain très connu et il n’a pas besoin de pub mais comme j’ai lu ce roman durant le Printemps de l’imaginaire francophone 2020, autant publier ma note de lecture avant le 1er juin. Cette lecture entre aussi dans les challenges Animaux du monde, Littérature de l’imaginaire #8 et Petit Bac 2020 (catégorie Animal avec chats).

La débusqueuse de mondes de Luce Basseterre

La débusqueuse de mondes de Luce Basseterre.

Mu, avril 2017, 304 pages, 18 €, ISBN 979-10-92961-63-8.

Le livre de poche, mars 2019, 384 pages, 8,20 €, ISBN 978-2-253-82016-1.

Genres : littérature française, science-fiction.

Luce Basseterre naît en 1957 à Toulon et vit quelques années au Québec. Elle est nouvelliste et romancière (son premier roman est Les enfants du passé paru en 2016 aux éditions Voy’el). Plus d’infos sur son site officiel, https://www.lucebasseterre.fr/ et sur sa page FB. Sont annoncés cet automne, Le chant des Fenjicks (Mu, est-ce une suite à La débusqueuse de mondes ?) et La Belle, la Bête et l’Éléphant à vapeur (Voy’el) que j’ai très envie de lire !

Otton est un Humain esclave de Racha Kan, amiral du Katamengo, il est encore en vie car « les Humains, de viande bon marché, devinrent pourvoyeurs de rêve. » (p. 9) grâce à une amélioration cybernétique.

Koba est un Fenjick cyber-amélioré, un vaisseau vivant, un « grand squale cosmique » (p. 18). « L’espace est mon milieu naturel, mon domaine, mon terrain de chasse. » (p. 13).

Koba possède des rémoraées, ou SoVIA, qui servent d’éclaireurs et analysent les données. Leurs noms ? Tupix, Choupix, Pafix, Onyx et Foutix : j’adore, ça fait Astérix !

À bord de Koba, la capitaine D’Guébachakarakt – mais on dit simplement D’Guéba – une grenouille Caudata, débusqueuse de mondes depuis 38 ans.

Les chapitres alternent entre ces trois narrateurs, Otton, Koba et D’Guéba.

Koba et D’Guéba découvrent une planète bleue. « Du passé de ce système, nous ne savons rien. Il apparaît dans l’index galactique chaleck comme stérile et inhabité. D’autres sources évoquent les traces d’une civilisation disparue. » (p. 18). « C’est sinistre , une planète abandonnée. Autant une planète vierge peut être belle, autant une planète morte est pathétique. » (p. 20).

Sur cette planète, Otton est le seul survivant du crash du Katamengo ; il est recueilli à bord de Koba et rencontre D’Guéba. « Débusqueuse de mondes : je recherche des planètes exomodelables, les ensemence et assure le suivi du processus. Lorsqu’elles sont colonisables, je les revends à des gouvernements qui ont besoin d’évacuer leur population. Mes derniers clients en date sont des Humains. » (p. 38).

Bien sûr, D’Guéba veut exomodeler cette planète bleue devenue rouge à cause de la pollution et la vendre mais Otton a reconnu la Terre et veut la revendiquer puisqu’il y était avant D’Guéba ! « Je ne sais pas grand-chose de la Terre de mes ancêtres. Quelque deux millénaires se sont écoulés depuis l’Exode. » (p. 47-48).

L’espace est vaste, peuplé de différentes espèces (des reptiliens, des insectoïdes, des hybrides…) et dans chacune de ces espèces, il y a des explorateurs, des flibustiers, des débusqueurs de mondes, des chasseurs de primes, des pirates, etc. J’imagine bien l’apparence de certaines… euh… bestioles, d’autres moins mais ce roman est très imagé, très inventif, je l’ai dévoré un dimanche (de mauvais temps) et j’aimerais vraiment en avoir plus (peut-être d’autres aventures de D’Guéba, Koba et Otton paraîtront-elles un jour ?).

Une phrase qui m’interpelle : « Si nous ne pouvons rien faire d’utile, alors, nous avons le devoir de regarder afin de témoigner, par respect pour la mémoire de ceux qui perdent leur vie dans cette ignoble tuerie. » (p. 342).

Une lecture extraordinaire, merveilleusement bien construite, à dévorer en poche si vous n’avez pas pu avoir l’exemplaire broché des éditions Mu (ce qui est mon cas).

Pour le challenge Littérature de l’imaginaire #7 (je rappelle qu’octobre est le mois de l’imaginaire).