Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

Ma reine de Jean-Baptiste Andrea.

L’iconoclaste, août 2017, 222 pages, 17 €, ISBN 979-10-95438-40-3.

Genre : premier roman.

Jean-Baptiste Andrea naît le 4 avril 1971 à Saint Germain en Laye dans les Yvelines (au nord de Paris). Il étudie à l’Institut Stanislas, il est en fait réalisateur et scénariste. Il est également diplômé d’études politiques. Ma reine est son premier roman.

Été 1965, Shell, 12 ans, vit avec ses parents dans leur station essence « sur la route qui descendait vers la vallée de l’Asse » (p. 11) en Provence. La vie n’est pas facile, il y a le travail mais il y a peu de passage, la télévision (il est fan de Zorro), mais aucune communication entre les parents et leur « attardé de fils » (p. 12) qui n’est plus scolarisé et qui n’a aucun ami… Lorsqu’il entend ses parents appeler sa sœur aînée pour lui dire qu’ils sont trop vieux et ne peuvent plus s’occuper de lui, il comprend qu’on va venir le chercher et décide de partir… De partir à la guerre, loin. Mais il ne va pas très loin, sur la colline d’à côté, et rencontre Viviane, presque 13 ans, une adolescente parisienne un poil rebelle. « Je suis la reine du plateau et des montagnes. Tu veux me servir ? – Oui. Je sais faire le plein. » (p. 59). Elle lui apprend qu’il est recherché et doit se cacher, elle l’emmène dans une grotte mais au bout de quelques jours, elle ne vient plus. Shell est seul… lorsque Matti, un vieux berger mutique arrive dans sa camionnette verte avec son chien, un patou nommé Alba. « Ce matin-là, dans cette pièce toute jaune de soleil neuf, j’ai compris quelque chose d’important. J’étais bizarre, pas normal, plein de problèmes, d’accord. On n’arrêtait pas de me le répéter. Mais finalement tout le monde était comme moi. » (p. 154).

Que dire de ce roman ? … Que je ne l’ai pas aimé… Pourquoi ? Parce que je n’ai ressenti aucune émotion à sa lecture, je ne me suis pas attachée à Shell et encore moins à Viviane, je n’ai pas été attirée par les descriptions, bref je me suis ennuyée mais ennuyée grave ! Je sais que beaucoup de lecteurs ont aimé ce « roman de l’enfance » mais je sortais de la lecture de Neverland de Timothée de Fombelle, d’ailleurs paru chez le même éditeur, un gros coup de cœur pour moi qui m’a fait paraître Ma reine bien fade, bien creux… Pourtant Ma reine a reçu plusieurs prix littéraires en 2017 et en 2018 (une dizaine !!!), ça me paraît incroyable ! Mais tant mieux pour l’auteur, l’éditeur et les lecteurs qui on apprécié cette lecture 😉

Dites-moi si vous avez lu et aimé ce roman, et pourquoi !

Une lecture que je mets dans les challenges… Eh bien, il n’entre dans aucun challenge ! Il aurait dû aller dans 1 % Rentrée littéraire 2017 puisque je l’ai lu à l’automne 2017 mais j’ai trop tardé pour publier ma note de lecture… Ah si, il entre dans Lire sous la contrainte avec la contrainte « tout au féminin ».

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Neverland de Timothée de Fombelle

Neverland de Timothée de Fombelle.

L’iconoclaste, août 2017, 128 pages, 16 €, ISBN 979-10-95438-39-7.

Genre : roman sur l’enfance.

Timothée de Fombelle naît en 1973 à Paris. Il est auteur pour la jeunesse (Tobie Lolness, Vango) multi-récompensé, dramaturge et metteur en scène (il fonde une troupe de théâtre dans les années 90). Neverland est son premier roman destiné à un lectorat adulte.

Après une « enfance intacte », une « enfance absolue », comment devient-on adulte ? « On ne se sent ni préparé ni volontaire pour le voyage. » (p. 10). Peut-être que c’est lorsqu’on oublie le « paradis de l’enfance », le « pays perdu »… « Moi, je suis sorti à petits pas, en m’aventurant vers la lisière, en perdant mon chemin, en oubliant de me retourner. » (p. 25). Car « L’enfant est une île. Il ne sait et ne possède rien. […] Pour lui, le lendemain n’existe pas. Le passé a déjà disparu. » (p. 27). Trente ans après, le narrateur retourne dans la maison de son enfance, la maison où ses grands-parents le recevaient lui et ses frères durant l’été, à la recherche d’un sonnet qu’il avait écrit à la demande de son grand-père. Il va « Tenter d’attraper l’enfance […]. » (p. 39). Mais y a-t-il des résurgences où « l’enfance affleure » (p. 52) dans notre vie ? Peut-on réellement se souvenir de l’enfance ? « L’enfance n’habite pas la mémoire. Elle habite notre chair et nos os. » (p. 71).

Mon passage préféré (en dehors de la première page ci-dessus, cliquez pour la voir en taille réelle) : « Je n’ai jamais pensé qu’un tiroir ou une armoire ou même un coffre étaient autre chose que des fenêtres qui s’ouvraient vers des mondes ignorés. » (p. 97).

Si vous aimez les extraits cités dans ce billet, ce magnifique roman (presque trop court) sur l’enfance est pour vous ! Sinon, passez votre chemin, insensibles que vous êtes ! Des extraits, j’aurais pu en mettre d’autres, tellement ce roman est beau, tout en finesse, en délicatesse, tourné vers l’imaginaire et la nostalgie. Une petite pépite de la rentrée littéraire de cet automne, j’adore ! ❤

Lu dans le cadre des 68 premières fois 2017 (session d’automne), je le mets dans les challenges 1 % rentrée littéraire 2017 et Feel good.