Amelia Earhart, l’aviatrice qui voulait faire le tour du monde de Pascale Perrier et Isabelle Delorme

Amelia Earhart – L’aviatrice qui voulait faire le tour du monde de Pascale Perrier et Isabelle Delorme.

Oskar, collection Elles ont osé, septembre 2020, 80 pages, 9,95 €, ISBN 979-1-02140-715-2.

Genres : littérature française, jeunesse, Histoire.

Pascale Perrier naît en 1969. Après avoir étudié la linguistique (française), elle exerce comme professeur-documentaliste avant de se lancer dans l’écriture pour la jeunesse. Plus d’infos sur son site officiel.

Isabelle Delorme étudie l’Histoire et la bande dessinée, domaines dans lesquels elle est spécialisée.

Je remercie Pauline du blog Entre les pages car j’ai gagné ce livre en participant à un concours sur son blog : sa note de lecture, son billet pour le concours et le résultat du concours. J’ai été surprise et ravie d’avoir gagné : merci à Pauline et aux éditions Oskar (c’est bizarre, un éditeur qui n’a pas de site officiel…).

1937, Amelia Earhart est une des premières femmes aviatrices, à bientôt 40 ans, elle fait le tour du monde avec son copilote, Frederick Noonan, dans un bimoteur Lockheed Electra. Elle est spécialement suivie par Cathy White, une jeune journaliste, mais « Aux États-Unis, tout le monde suivait l’aventure de celle qu’on avait surnommée la petite reine de l’Amérique. Le président Roosevelt en personne lui avait prodigué ses encouragements, après l’avoir félicitée à plusieurs reprises pour ses précédents records. » (p. 6).

Malheureusement l’avion va manquer de carburant, l’Itasca, bateau de la Marine américaine, est invisible et l’île de Howland est minuscule donc difficilement visible… 2 juillet, 20 h 14, Amelia envoie son dernier message radio à l’Itasca ; 18 juillet, les recherches s’arrêtent. Le mari d’Amelia, George Putnam, est effondré. « Vous ne pouvez pas abandonner tout espoir, pas déjà ! » (p. 27). Et si elle était quelque part en mer sur un débris de l’avion ou réfugiée sur une île ?

J’ai aimé l’enfance d’Amelia, sa découverte des avions avec son père, son baptême de l’air avec Frank Hawks au-dessus de Los Angeles et sa volonté de devenir aviatrice. « Ma vie, maintenant, ce sera là-haut. » (p. 13), je trouve cette phrase particulièrement émouvante. Elle va prendre des cours de pilotage, dès janvier 1921, avec Anita ‘Neta’ Snook (il y avait donc déjà des femmes dans l’aviation, du moins aux États-Unis).

Amelia devient célèbre, elle participe à des meetings aériens, elle traverse les États-Unis avec sa mère à bord (plus de 10000 km), elle traverse même l’Atlantique (Canada-Pays de Galles). « Elle n’était que passagère et ne prit pas une part active à la traversée, mais sa présence en tant que femme dans l’avion en fit un moment historique. » (p. 18). Elle écrit son premier livre, 20 Hrs, 40 Min (20 heures 40 minutes), d’autres livres suivront.

Amelia était « Une belle femme, sportive, pétillante, une allure de garçonne avec ses cheveux courts et pourtant si féminine. De la volonté et du culot à revendre, du cœur aussi. » (p. 38). Elle s’est déjà sortie de situations désespérées alors peut-être qu’effectivement, comme le pensait George, elle a survécu quelque part puisque l’avion avait apparemment dévié de la trajectoire prévue… Les îles Marshall, Saipan occupé par les Japonais, les îles Phoenix… En tout cas, Amelia Earhart est restée dans les mémoires et le restera encore longtemps car, à notre époque, il y a encore des recherches pour savoir si l’Electra se serait écrasé sur un atoll et si Amelia et Fred auraient survécu ! Plusieurs pistes sont explorées.

Une lecture instructive et émouvante pour le Challenge lecture 2021 (catégorie 38, un livre sur le thème du voyage et quel voyage !), Jeunesse Young Adult #10, Petit Bac 2021 (catégorie Voyage pour Tour du monde), Projet Ombre 2021 et Les textes courts.