Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 2 d’Umi Sakurai

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 2 d’Umi Sakurai.

Soleil Manga, collection Seinen, décembre 2021, 144 pages, 11,95 €, ISBN 978-2-302-09518-2. Ojisama to neko vol. 2 おじさまと猫 (Square Enix, 2018) est traduit du japonais par Sophie Piauger.

Genres : manga, seinen.

Umi Sakurai 桜井海 est une mangaka japonaise mais je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos… Son premier manga, 神とよばれた吸血鬼 (Kami to yoba reta kyûketsuki), est paru de septembre 2014 à février 2017. Plus d’infos sur son Twitter et son Pixiv.

En début d’année, j’avais beaucoup aimé Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 1 d’Umi Sakurai. Je ne pouvais que lire la suite !

On retrouve dont le professeur Kanda (Fuyuki de son prénom) et l’Exotic Shorthair Fukumaru qui a un petit défaut de langage. Parfois Kanda passe un peu de temps avec son meilleur ami, Kobayashi, qui lui a un chien.

C’est vraiment amusant et tendre quand Kanda joue avec Fukumaru. « Tu m’adores, c’est ça ? – Miaaou ! Une fois de plus, il traduisait comme ça l’arrangeait. » (p. 12). Mais Fukumaru « adore les caresses ! Ça mie rappelle quand maman mie léchait ! Ça mie fait du bien… Ça mie détend… Ça mie fait chaud au cœur ! » (p. 15).

Il n’y a pas à dire, Kanda et Fukumaru sont heureux ensemble, très heureux même, mais chacun a sa faiblesse : Kanda est souvent triste lorsqu’il pense à sa défunte épouse et Fukumaru a peur de perdre son papa lorsqu’il part au travail. Heureusement les retrouvailles, les câlins et les gros dodos sont comme magiques. « Encore une journée pleine de bisous » (p. 57).

Mais, de temps en temps, Fukumaru fait des bêtises… « Ah ! Ne fais pas tes griffes sur le canapé ! Non, non ! Le canapé n’est pas ton griffoir ! Non ! Non ! J’ai dit non ! Fukumaru ! Arrête ! Fukumaru !!! Mais ? C’est moi ou plus je le gronde, plus ça l’encourage ? » (p. 71), tiens, j’ai déjà vécu ça ! J’avais lu que ‘non’ est le mot que les chats entendent le plus souvent et qu’ils font semblant de ne pas comprendre le plus.

En tout cas, ce que Fukumaru déteste toujours, c’est le ‘truc noir’, c’est-à-dire le piano. Mais le principal, c’est d’être heureux, n’est-ce pas ? « Moi, je suis vraiment très heureux. C’est peut-être toi, en fin de compte, qui prends bien soin de moi. » (Kanda, p. 130).

Et ce manga, ces petites histoires de Kanda et de Fukumaru, les petites touches de leur passé qui reviennent peu à peu, c’est un pur bonheur. Vivement la suite ! Le tome 3 est paru en mars 2022 et le tome 4 est annoncé pour juin 2022.

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Moka) et BD 2022 mais aussi pour Hanami Book Challenge #2 menu 2 (passé, présent et futur du Japon) et sous-menu 3 (l’individu dans la société), Un genre par mois (en avril, ce sont les BD qui sont à l’honneur) et Un mois au Japon.

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 1 d’Umi Sakurai

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 1 d’Umi Sakurai.

Soleil Manga, collection Seinen, septembre 2021, 144 pages, 11,95 €, ISBN 978-2-302-09517-5. Ojisama to neko vol. 1 おじさまと猫 (Square Enix, 2018) est traduit du japonais par Sophie Piauger.

Genres : manga, seinen.

Umi Sakurai 桜井海 est une mangaka japonaise mais je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos… Son premier manga, 神とよばれた吸血鬼 (Kami to yoba reta kyûketsuki), est paru de septembre 2014 à février 2017. Plus d’infos sur son Twitter et son Pixiv.

Personne ne veut adopter ce chat, il attend dans sa cage au magasin… C’est un Exotic Shorthair, et comme il est déjà adulte (il a un an) et qu’il est tout rond, personne ne l’achète alors que son prix a baissé de 302.000 ¥ à 90.000 ¥. En plus, il a un défaut de langage, « ça recommience […] les gens disent tous la miême chose. […] Pas question de finir dans les miarchandises retournées ! », mais ça c’est uniquement pour les lecteurs !

Et puis, un jour, un homme seul l’achète, « J’ai eu envie de l’adopter. Je le trouve tellement… Tellement mignon… ». « Sois à mioi… », se dit le chat tout heureux et ému. L’homme (il s’appelle monsieur Kanda, Fuyuki Kanda, et il est professeur) décide de l’appeler Fukumaru qu signifie « bonheur en rond » (‘maru’ c’est rond) ou « bonheur entier, parfait ». Ce nom va super bien au chat !

Peu à peu, les lecteurs comprennent la raison de cette adoption. Parce que son meilleur ami, Kobayashi, est raide dingue de son chien, Chako, et le tannait pour qu’il prenne un chien aussi, mais monsieur Kanda a adopté un chat et ils sont vraiment heureux tous les deux. « Quel bonheur ! L’animal ne pourra que t’adorer ! Tu avais peut-être raison… ».

Fukumaru aime tout sauf trois choses : le collier anti-étranglement, le truc tout noir (c’est un piano), « Je te déteste, toi ! Grrr… T’es juste grand ! T’es juste noir ! Tu fais juste un peu de bruit ! », et quand son « papa » n’est pas là.

Chaque chapitre est une petite histoire et le tout forme le quotidien des deux personnages. Un beau chat, des dessins tout mignons, une histoire intelligente entre l’humain et le chat, de l’humour, de la tendresse (sans mièvrerie), ce manga était fait pour moi ! Et pour vous aussi, si vous aimez les chats !

De mon côté, je veux lire le deuxième tome paru en décembre 2021 et le troisième tome à paraître début mars 2022. Mais la série est pour l’instant à 8 tomes en cours au Japon, j’espère qu’elle ne sera pas plus longue…

Dans la postface, la mangaka dit qu’elle a d’abord créé ce manga pour le plaisir et l’a posté (en feuilleton) sur son Twitter donc idéal pour Des histoires et des bulles (catégorie 7, une BD issue d’un blog) ainsi que pour La BD de la semaine, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 10, un manga, 2e billet), Challenge lecture 2022 (catégorie 13, un livre avec un chat sur la couverture), Petit Bac 2022 (catégorie Ponctuation pour les deux tirets) et Le tour du monde en 80 livres (Japon). Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

Le guide SF à l’usage des lecteurs 5 : l’uchronie

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 5 : l’uchronie par les éditions Delcourt et Soleil.

Genres : bande dessinée, science-fiction.

Delcourt, décembre 2020.

Après les guides SF à l’usage des lecteurs sur le space opera, l’anticipation, le steampunk et le post-apocalyptique (collaborations entre Delcourt et Soleil), voici celui sur l’uchronie.

« L’uchronie n’est originellement pas issu de la science-fiction mais c’est le genre dans lequel il s’autorise les récits les plus fous. » (p. 2).

Après les références de l’uchronie dans les séries, films et romans, découvrez les bandes dessinées uchroniques !

Je me note La grande guerre des mondes, Le château des millions d’années et Metropolis, trois premiers tomes, et Le grand jeu, en 3 tomes.

Je voulais noter Prométhée mais lorsque j’ai vu tome 21, je me suis abstenue…

Découvrez ce livret de 9 pages en lecture sur Calameo.

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 13.

Le guide SF à l’usage des lecteurs 4 : le post-apocalyptique

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 4 : le post-apocalyptique par les éditions Delcourt et Soleil.

Genres : bande dessinée, science-fiction.

Delcourt, septembre 2020, 9 pages.

Après les guides SF à l’usage des lecteurs sur le space opera, l’anticipation et le steampunk (collaborations entre Delcourt et Soleil), voici celui sur le post-apocalyptique.

« La vie telle que vous la connaissez n’existe plus. Une catastrophe, qu’elle soit nucléaire, venue d’outre espace, pandémique, politique, économique ou écologique a détruit la civilisation à un tas de ruines et les survivants doivent trouver leurs propres solutions pour survivre. »

Comme d’habitude, les références post-apocalyptiques en films, séries et romans.

Les zombies sont sûrement ce qui est le plus connu ! Avec Walking Dead (bande dessinée – longue série – et série télévisée).

Mais il y en a d’autres à découvrir dans ce livret de 10 pages disponible sur Calameo.

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 13.

Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni

Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni.

Soleil, collection Métamorphose, août 2020, 104 pages, 23,95 €, ISBN 978-2-30208-328-8.

Genre : bande dessinée franco-italienne.

Sébastien Perez naît à Beauvais dans l’Oise. Il est auteur d’albums illustrés pour la jeunesse et de bandes dessinées pour les adultes. Du même auteur : Les Fées de Cottingley (2016). Plus d’infos sur son site officiel.

Marco Mazzoni naît le 17 janvier 1982 à Tortona dans le Piémont (Italie). Il étudie à la Brera Art Academy de Milan. Il est illustrateur et coloriste. Son domaine de prédilection est la faune et la flore. Du même auteur : Poucette (2018). Plus d’infos sur son site officiel et sa page FB.

Cette étrange bande dessinée parle des « psychopathologies de la vie quotidienne ». Je vous l’ai déjà sûrement dit, je suis curieuse et j’aime les romans (souvent historiques) qui parlent d’aliéniste et les romans (policiers ou contemporains) qui parlent du milieu psychiatrique.

Dans une forêt, deux explorateurs découvrent une immense maison abandonnée. C’est en fait un ancien asile psychiatrique.

De l’anorexie à la personnalité multiple en passant par la bipolarité, la dépression, l’hypocondrie, le narcissisme, etc., soit 13 thèmes – comme autant de pièces dans la maison – traités de la même façon. Un texte plutôt poétique avec un dessin couleurs pleine page puis une double page de vignettes en noir et blanc avec un texte court et enfin un dessin couleurs double page. Les dessins couleurs sont somptueux et forment à la fin une fresque.

« La vie n’a rien d’un paisible cours d’eau… Les tumultueux courants se répètent et me font vaciller… Ils n’ont de cesse de me poursuivre… Ne me laissant d’autre choix que celui de fuir… » (p. 26-27 pour l’anxiété sociale).

Sont ainsi présentées des pathologies comme l’anorexie, l’anxiété sociale, la bipolarité, la boulimie, la dépression, la dysmorphophobie, l’hypocondrie, l’hystérie, le masochisme social, le narcissisme, l’obsession compulsive, la paranoïa ou la personnalité multiple.

Un livre surprenant, très bien construit, qui ravira aussi bien ceux qui aiment les belles illustrations que ceux qui s’intéressent à la psychiatrie et aussi tout simplement les curieux comme moi. La collection Métamorphoses est majestueuse et il y a de très beaux titres dans lesquels j’irai piocher !

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Challenge du confinement (case BD). Plus de BD de la semaine chez Noukette. Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 9.

Ils l’ont lu : Mademoiselle Maeve, Mo, Noctenbule, entre autres.

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 3 : le steampunk

Après Le guide SF à l’usage des lecteurs, 1 : le space opera et Le guide SF à l’usage des lecteurs, 2 : l’anticipation, voici Le guide SF à l’usage des lecteurs, 3 : le steampunk.

Soleil, juin 2020.

Le steampunk est un sous-genre de la science-fiction que j’apprécie particulièrement depuis que j’ai vu Le château dans le ciel (1986), Steamboy (2004) et Le château ambulant (2004). Les histoires steampunk se déroulent au siècle de la vapeur (steam) et en général dans l’Angleterre victorienne mais pas toujours (récemment, j’ai présenté Le réseau Bombyce 1 de Cécil & Corbeyran, une bande dessinée steampunk qui se déroule à Bordeaux). Le lecteur est donc dans un monde rétro-futuriste qui lie de façon souvent très esthétique passé et futur.

Le livret (de 9 pages) donne des références de romans, de films, de séries et de jeux vidéo puis présente des bandes dessinées steampunk parues chez Soleil et chez Delcourt. Il est consultable librement sur Calaméo.

Pour La BD de la semaine. Plus de BD de la semaine chez Noukette (et La BD de la semaine est en vacances jusqu’au 2 septembre).

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 2 : l’anticipation

En novembre l’année dernière, j’avais lu avec intérêt Le guide SF à l’usage des lecteurs, 1 : le space opera. Eh bien, voici Le guide SF à l’usage des lecteurs, 2 : l’anticipation.

Soleil, février 2020.

L’anticipation est un sous-genre de la science-fiction, et même précurseur de la science-fiction (avec Jules Verne par exemple). Les romans ou nouvelles d’anticipation se déroulent dans le futur (proche ou plus lointain) et ce peut être des dystopies (ex. 1984 de George Orwell) ou des utopies (ex. L’île d’Aldous Huxley) avec soit un pouvoir totalitaire soit un monde qui paraît irréalisable.

Le livret (de 8 pages) donne quelques références littéraires et cinématographiques puis présente des bandes dessinées d’anticipation parues chez Soleil et chez Delcourt. Il est consultable librement sur Calaméo.

Pour La BD de la semaine. Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

Le guide SF à l’usage des lecteurs : le space opera

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 1 : le space opera par les éditions Soleil.

Genres : bande dessinée, science-fiction.

Soleil, novembre 2019.

Un guide pour découvrir le space opera, un sous-genre de la science-fiction. Son contenu : qu’est-ce que le space opera ? Quelles sont les références cinématographiques (films, séries) et littéraires (romans) ? Et quelles sont les bandes dessinées parues chez Soleil et Delcourt à lire ?

Un livret de 6 pages, court donc, et pas exhaustif, mais qui donne quelques pistes pour découvrir le space opera. Il est consultable librement sur Calaméo.

C’est un n° 1 donc d’autres guides SF devraient suivre.

À découvrir pour lire d’autres BD de la semaine ! D’ailleurs, plus de BD de la semaine chez Noukette.

Buck, la nuit des trolls d’Adrien Demont

Buck, la nuit des trolls d’Adrien Demont.

Soleil, collection Métamorphose, mai 2016, 80 pages, 17,95 €, ISBN 978-2-302-05060-0.

Genres : bande dessinée, conte, fantastique.

Adrien Demont naît le 1er janvier 1986 à Villeneuve sur Lot. Il étudie les Beaux-Arts à Angoulême. Il est dessinateur et auteur. Plus d’infos sur son blog.

Norvège. « L’hiver est rude… Il n’y a que la neige et le vent, le vent et la neige… » (p. 12). Poussés par les flots marins, Buck et sa niche arrivent dans un lieu inconnu. Un malheureux couple d’humains a trouvé un troll dans le berceau de leur fille. Buck est chargé de ramener le bébé mais il est peureux et il fait nuit ! Il rencontre Snorri, un lièvre boiteux qui l’invite au vieux moulin abandonné. Mais « Le temps presse, si la petite humaine finit son sevrage aux mamelles d’une troll, elle deviendra des leurs. » (p. 50).

Auparavant frappé par la foudre, Buck ne quitte plus sa niche, il est un peu un chien-tortue. À la fois drôle et onirique, cette bande dessinée est inspirée d’un conte scandinave. Les dessins sont superbes, sombres, et il y a peu de textes, ce qui laisse place à l’observation des détails et à l’imagination.

J’ai très envie de lire Buck, le chien perdu paru en mai 2019 et qui raconte en fait l’histoire de Buck avant la nuit des trolls.

Buck, la nuit des trolls est dédicacé à Theodor Kittelsen. Je ne connais pas… C’est un peintre et illustrateur norvégien (1857-1914) distingué Chevalier de l’ordre de Saint-Olaf ; il est connu pour ses illustrations de trolls dont s’est inspiré Adrien Demont.

C’est la rentrée de La BD de la semaine ! Je ne sais pas si le challenge BD de Marjorie continue après juillet 2019… (oui, il continue). Je mets cette très belle bande dessinée dans les challenges Contes et légendes, Jeunesse Young Adult #8 (qui cette année, accepte les bandes dessinées) et Littératures de l’imaginaire.

Plus de BD de la semaine chez Moka.