Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka

Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka.

Glénat, juin 2018, 226 pages, 7,60 €, ISBN 978-2-34402-551-2. ブルージャイアント(2013) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, seinen.

Shinichi ISHIZUKA 石塚真一 naît en 1971 dans la préfecture d’Ibaraki. Il part étudier la météorologie aux États-Unis pendant 5 ans. Il découvre l’escalade et publie Vertical (18 tomes). Car, de retour au Japon, il devient mangaka.

Dai Miyamoto joue au basket depuis le collège. Il décide tout à coup d’écouter du jazz. « Miles Davis, Charlie Parker et Bill Evans… J’ai pris ceux qui avaient l’air les plus célèbres. » (p. 11). C’est que « Le jazz, c’est une musique rude et brûlante, née de la collision entre les personnalités de chacun. » (p. 19). Son ami Shuhei, qui joue du piano et de la guitare, l’emmène à un concert. Après son entrée au lycée, Dai se met à jouer du saxo sur les berges de la rivière Hirose à Sendai. Mais il ne suit aucun cours et n’a pas de partitions, il y va au feeling, il improvise. Et quand il pleut, il joue sous un tunnel. « Cet écho… est géant ! » (p. 70). « Le jazz, c’est une musique libre et intense ! » (p. 83). Mais les jeunes de son âge ne comprennent pas son engouement… « C’est une musique… grave, puissante et brûlante. » (p. 85). Et il veut devenir « le meilleur jazzman au monde » (p. 137).

Cette série en 10 tomes est pré-publiée au Japon dans Big Comic puis éditée par Shôgakukan (entre 2013 et 2017). Mais attention, Blue Giant n’est pas terminé avec ces 10 tomes ! Suit Blue Giant Supreme (ブルージャイアント シュプリーム) en 11 tomes et Blue Giant Explorer (ブルージャイアント エクスプローラー) prévoit de suivre Dai Miyamoto aux États-Unis (sûrement une dizaine de tomes aussi).

C’est trop pour moi mais j’ai été ravie de découvrir ce premier tome très bien dessiné (époustouflant et vibrant même) et qui raconte une musique que j’écoute peu (je suis plus rock) même si je connais les grands noms du jazz.

Cette série plaira assurément aux amateurs de jazz mais aussi aux amateurs de musique en général et bien sûr aux amoureux de très beaux mangas.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Lecture 2021 (catégorie 31 = un livre ayant comme thème principal la musique mais il pourrait aller dans les catégories 4, 12, 33, 39 et 40 !) et Petit Bac 2021 (catégorie Couleur pour Blue). Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

 

Général Leonardo 2 d’Erik Svane et Dan Greenberg

Général Leonardo 2Croisade vers la Terre Sainte d’Erik Svane et Dan Greenberg.

Paquet, septembre 2007, 48 pages, 14,99 €, 978-2-88890-228-7.

Genres : bande dessinée danoise, Histoire.

Erik Svane naît au Danemark (il a la double nationalité, danoise et américaine). Il a vécu dans plusieurs pays en Europe et sur le continent américain. Il est journaliste (magazines BD européens et américains) et auteur : 2 tomes de Général Leonardo et La bannière étalée (essai, 2005).

Dan Greenberg naît en France. Il étudie le cinéma section animation. Il est dessinateur.

Fred Vigneau et Vanessa Jesné de Makma sont les coloristes.

En exergue : « La guerre est la plus grande folie de l’homme, et pourtant son passe-temps favori semble être torturer, violer, et tuer. Leonardo Da Vinci. » (p. 2).

Au bout de maintes expériences, le prototype de Leonardo vole enfin et Leonardo est devenu ami avec le jeune Salaï. Un Hospitalier, « un chevalier de l’ordre de l’hôpital de Saint-Jean de Jérusalem » (p. 6), veut des machines volantes pour libérer Rhodes assiégée par les mahométans.

Mais l’Inquisition commence « pour débusquer les parjures et les hérétiques » (p. 7). En attendant à Rhodes, la bataille fait rage, dans les airs avec les « aigles » de Leonardo mais aussi sur mer et sur terre.

Quelle sera la prochaine étape, Jérusalem, Constantinople, les Balkans ? « Combattre et perdre ; chacun sait le faire ; mais combattre et gagner est une science qui n’est pas donnée à tous. » (p. 28). De son côté, Leonardo aimerait la paix.

Un très bon tome 2 qui donne à réfléchir sur la paix, la neutralité et la guerre, peut-être un peu moins amusant que le premier tome. Mais, mais, il y a un tome 3 !!!

Je remercie Lydia.

Pour La BD de la semaine, les challenges BD, Jeunesse Young Adult #10 et Petit Bac 2021 (catégorie Prénom pour Leonardo). Et je rajoute le Challenge lecture 2021 puisqu’on peut lire autre chose que des romans (catégorie 36 pour le livre basé sur des faits réels). Plus de BD de la semaine chez Noukette.

Général Leonardo 1 d’Erik Svane et Dan Greenberg

Général Leonardo 1 – Au service du Vatican d’Erik Svane et Dan Greenberg.

Paquet, mai 2006, 48 pages, 14,99 €, ISBN 978-2-88890-100-5.

Genres : bande dessinée danoise, Histoire.

Erik Svane naît au Danemark (il a la double nationalité, danoise et américaine). Il a vécu dans plusieurs pays en Europe et sur le continent américain. Il est journaliste (magazines BD européens et américains) et auteur : 2 tomes de Général Leonardo et La bannière étalée (essai, 2005).

Dan Greenberg naît en France. Il étudie le cinéma section animation. Il est dessinateur.

Fred Vigneau et Pascal Agunaou de Makma sont les coloristes.

Florence, XIVe siècle. Leonardo se livre à d’étranges expériences sur la crucifixion qui horrifie l’archevêque mais quoi de mieux que de rétablir la vérité ? « Vous pensez que les Romains n’ont jamais crucifié leurs victimes par les paumes ? – Sûrement que si, au début ! Mais ! Comme celles-ci n’ont pas dû tenir, ils ont dû améliorer le concept exactement de la même manière que je l’ai faite. » (p. 4). « Mais vous êtes complètement malade !?! Votre maison et jardin remplis de cadavres crucifiés ! » (p. 5). Comprenez bien la différence entre la crucifixion en croix et les crucifixions en masse ? Macabre, vous avez dit macabre ! Trois semaines après, Leonardo est convoqué au Saint-Siège.

Mais ce sont d’autres inventions que son linceul ou sa camera obscura « qui ont retenu l’attention des plus hautes instances de l’Église. » (p. 16). Mais Leonardo n’est pas d’accord. « Non, je ne veux rien avoir à faire avec votre croisade, et quand je dis non, c’est non ! » (p. 19). La riposte du Saint-Siège ne se fait pas attendre…

Histoire, religion et humour sont au rendez-vous dans cette agréable bande dessinée bien documentée. Mais de belles idées comme « unir la chrétienté » ou « l’avenir de nos enfants » aboutissent malheureusement à des conflits…

Un bon moment de lecture et je vous présenterai le tome 2 un prochain mercredi. Et je remercie Lydia.

Pour La BD de la semaine, les challenges BD, Jeunesse Young Adult #10 et Petit Bac 2021 (catégorie Prénom pour Leonardo). Et je rajoute le Challenge lecture 2021 puisqu’on peut lire autre chose que des romans (catégorie 36 pour le livre basé sur des faits réels). Plus de BD de la semaine chez Moka.

La BD de la semaine 2021

Cinquième année pour moi avec La BD de la semaine et j’en suis ravie parce que ça me permet de publier plus de notes de lectures BD sur le blog : 6 billets en 2017, 19 billets en 2018, 14 billets en 2019 et 47 billets en 2020 soit plus que les trois premières années réunies !

L’objectif est toujours de lire de la bande dessinée (franco-belge, autres européennes, mangas, comics…), classiques ou contemporaines, de tous genres littéraires. Et ça commence demain.

Infos, logo et partages sur le groupe FB.

1. Général Leonardo 1 – Au service du Vatican d’Erik Svane et Dan Greenberg (Paquet, 2006, Danemark & France)

2. Général Leonardo 2 – Croisade vers la Terre Sainte d’Erik Svane et Dan Greenberg (Paquet, 2007, Danemark & France)

3. Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka (Glénat, 2018, Japon)

Umbrella Academy 1 – La suite apocalyptique de Way, Bá et Stewart

Umbrella Academy 1 – La suite apocalyptique de Gerard Way, Gabriel Bá et Dave Stewart.

Delcourt, collection Contrebande, février 2019, 224 pages, 17,95 €, ISBN 978-2-41301-974-9. The Umbrella Academy – Apocalypse Suite n° 1 – 6 (2008) est traduit de l’américain par Jérôme Wicky.

Genres : comics (bande dessinée états-unienne), fantastique, science-fiction.

Gerard Way naît le 9 avril 1977 à Summit (New Jersey, États-Unis). Il est cofondateur et leader du groupe rock alternatif My Chemical Romance de 2001-2013 (le groupe revient en 2019). Musicien donc mais aussi scénariste de bandes dessinées depuis l’âge de 16 ans. Il est marié, a une fille et est végétarien. Umbrella Academy reçoit en 2008 le Prix Eisner et le Prix Harvey. Du même auteur : Killjoys, la vraie vie des fabuleux (2013-2014).

Gabriel Bá naît le 5 juin 1976 à São Paulo (Brésil). Il est dessinateur et crée en 2010 la bande dessinée Daytripper avec son frère jumeau, Fábio Moon.

Dave Stewart est coloriste de comics et travaille particulièrement pour DC Comics, Marvel Comics et Dark Horse (il reçoit de nombreux Prix Eisner, Harvey, Eagle depuis 2003).

« 43 enfants extraordinaires naquirent… mis au monde, aux quatre coins du globe, par des femmes, souvent célibataires, qui n’avaient présenté nul signe de grossesse. Les enfants furent abandonnés ou placés à l’orphelinat… les survivants du moins » (p. 8). Sir Reginald Hargreeves, « illustre scientifique et entrepreneur richissime » (p. 9) surnommé « Le Monocle », en adopte 7 dans l’espoir de sauver le monde car ces enfants ont des « facultés hors du commun ».

Dix ans plus tard, à Paris. La Tour Eiffel est devenue folle ! (1er chapitre). Ce qui m’a fait rire : le policier au bas de la Tour Eiffel a un képi militaire et ressemble au Général de Gaulle et le Français qui est à ses côtés a une grosse moustache et un béret (ah ah, même moi qui n’habite pas à Paris et qui n’y ai mis les pieds que deux fois, je rigole bien !).

Vingt ans plus tard, Sir Reginald Hargreeves meurt, laissant les 7 aux bons soins du Dr Pogo (un chimpanzé), d’Abhijat (son garde du corps) et de madame Hargreeves (un robot qui a servi de mère aux enfants) qui, séparés, se retrouvent de façon chaotique… Du moins, pas tous car Vanya passe une audition au violon pour jouer La suite apocalyptique avec l’orchestre Verdammten. « […] sur ce que j’ai vu dans le futur… Le monde sera détruit trois jours après la mort de Hargreeves ! Le temps presse. » (p. 50).

C’est que Terminal veut détruire le monde. « Mesdames et messieurs ! Depuis des années l’homme cherche la réponse à une seul question : comment exterminer sans raison des milliards de gens en un clin d’œil ? Il y eut tout d’abord l’invention de la mitrailleuse… suivie par la chambre à gaz… et enfin, mon chouchou, la bombe atomique. Pacotille que tout cela. Ce soir, mes amis, nous faisons d’un rêve, une réalité ! » (p. 97). Heureusement que l’inspecteur Lupo (avec son imperméable à la Columbo), et surtout les membres de l’Académie, sont là !

La suite apocalyptique est la première série de Umbrella Academy (6 épisodes parus aux États-Unis entre septembre 2007 et février 2008) avant la publication en intégrale chez Dark Horse Comics (2008) et reçoit le Prix Eisner de la meilleure série limited series (c’est-à-dire une série avec un nombre de numéros limités, ici 6).

En début de volume, il y a une préface de Grant Morrison (scénariste de bandes dessinées et musicien entre autres). En fin de volume, il y a deux histoires courtes bonus et deux postfaces, une de Scott Allie (éditeur et scénariste de comics) et une de Gerard Way. Plus des commentaires de Gerard Way et des dessins inédits de Gabriel Bá.

Les 7 (5 garçons et 2 filles). Numéro 1, c’est Luther surnommé SpaceBoy (l’aîné et le chef) qui vit une partie du temps sur la Lune. Numéro 2, c’est Diego surnommé Kraken, genre vieux loup de mer qui possède un mini sous-marin, le Castillo. Numéro 3, c’est Allison surnommée Rumeur (elle est la seule à s’être mariée et à avoir eu un enfant, une fille Claire, mais elle est divorcée). Numéro 4, c’est Klaus surnommé Séance, il est télékinésiste. Numéro 5, c’est n° 5 (!) et il peut voyager dans le temps mais, comme il a passé 45 ans dans le futur, il est revenu à cette époque avec l’âge de 10 ans et garde cet âge pour toujours (c’est pourquoi il est aussi surnommé le Garçon) alors que les autres ont plus de 30 ans. Numéro 6, c’est Ben surnommé Horreur car il a des tentacules (mais il serait mort, il y a une statue en son hommage dans le jardin). Numéro 7, c’est Vanya surnommée Viole blanche car elle joue du violon mais elle a des pouvoirs maléfiques que Sir Reginald Hargreeves a refoulé dès son enfance. Ils ont chacun leur look, leur caractère et leurs particularités (leurs défauts aussi).

Totalement déjantée, cette bande dessinée résolument fantastique (pouvoirs surnaturels, êtres bizarres…) et science-fiction (rayons laser, voyage dans le temps…) est tout bonnement géniale ! Pourtant je n’ai pas l’habitude de lire des comics (c’est d’ailleurs le seul de l’année que j’ai lu). Et je veux absolument lire la suite ! Umbrella Academy – Dallas (6 épisodes parus entre novembre 2008 et avril 2009) mettant en scène le président Kennedy et Umbrella Academy – Hôtel Oblivion (6 épisodes parus entre octobre 2018 et juin 2019) mettant en scène les malfaiteurs enfermés dans l’Oblivion par Sir Reginald Hargreeves, également parus en intégrale chez Delcourt. Apparemment une quatrième série est en cours (2020). La BD est adaptée en série télévisée en 2019 (bande annonce ci-dessous) et diffusée sur Netflix que je n’ai pas mais j’espère voir cette série un jour !

Pour les challenges Animaux du monde #3 (pour le Dr Pogo chimpanzé, mon personnage préféré avec n° 5), BD, Challenge du confinement (case Comics), Littérature de l’imaginaire #8 et Petit Bac 2020 (catégorie Objet pour Umbrella).

Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 23.

La BD de la semaine – bilan et coups de cœur 2020

Pour la dernière session de La BD de la semaine 2020, l’objectif est de publier un genre de bilan avec nos coups de cœur de l’année.

Alors, d’abord un petit bilan. J’ai lu – pour l’instant – cette année soixante-dix bandes dessinées et j’en ai présenté 46 dans La BD de la semaine 2020, ce qui est beaucoup plus que durant les années précédentes (et même que durant les trois années précédentes réunies !). Comme je sais que vous êtes plusieurs à ne pas apprécier les mangas, j’ai parfois publié mes notes de lectures de ces mangas d’autres jours que le mercredi et uniquement dans les challenges BD 2019-2020 (je n’ai compté que 2020 bien sûr) et BD 2020-2021. Et aussi, il y a encore une dizaine de notes de lectures non publiées.

Maintenant mes coups de cœur.

Mes 5 BD préférées. 1. Gentlemind 1 de Díaz Canales, Valero et Lapone. 2. Un travail comme un autre d’Alex W. Inker. 3. Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni. 4. Le Detection Club de Jean Harambat. 5. Le chat qui n’aimait pas les croquettes – Nuits blanches d’Odrade.

Mes 5 mangas préférés. 1. Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens (1) de Nekomaki. 2. L’atelier des sorciers 1 de Kamome Shirahama. 3. To your Eternity 1 de Yoshitoki Ôima. 4. Shadows House 1 de Sômatô. 5. Éclat(s) d’âme 1 de Yûki Kamatani.

Quant au manhua (bande dessinée chinoise), je n’en ai lu qu’un mais vraiment très beau alors je le cite : Rêverie de Golo Zhao. Et quant au manwha (bande dessinée coréenne), je n’en ai lu aucun alors que j’avais prévu d’en lire pour le Challenge coréen… mais il dure encore un peu en 2021 alors ce n’est que partie remise.

En ce qui concerne les comics, j’en lis très peu mais je viens d’en lire un qui m’a beaucoup plu : Umbrella Academy 1 – La suite apocalyptique de Gerard Way, Gabriel Bá et Dave Stewart. Par contre, il faudra attendre mercredi prochain pour découvrir ma note de lecture !

Je voulais aussi signaler que j’ai suivi en décembre le Mooc BD organisé par la Fondation Orange et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (Angoulême) et que j’ai pris beaucoup de plaisir à le suivre et à réaliser les exercices créatifs (ce qui était totalement nouveau pour moi). J’en ai déjà parlé ici.

Je vous souhaite une agréable fin d’année avec de belles bandes dessinées et retrouvez les autres coups de cœur 2020 chez Stéphie.  Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 16.

Le guide SF à l’usage des lecteurs 5 : l’uchronie

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 5 : l’uchronie par les éditions Delcourt et Soleil.

Genres : bande dessinée, science-fiction.

Delcourt, décembre 2020.

Après les guides SF à l’usage des lecteurs sur le space opera, l’anticipation, le steampunk et le post-apocalyptique (collaborations entre Delcourt et Soleil), voici celui sur l’uchronie.

« L’uchronie n’est originellement pas issu de la science-fiction mais c’est le genre dans lequel il s’autorise les récits les plus fous. » (p. 2).

Après les références de l’uchronie dans les séries, films et romans, découvrez les bandes dessinées uchroniques !

Je me note La grande guerre des mondes, Le château des millions d’années et Metropolis, trois premiers tomes, et Le grand jeu, en 3 tomes.

Je voulais noter Prométhée mais lorsque j’ai vu tome 21, je me suis abstenue…

Découvrez ce livret de 9 pages en lecture sur Calameo.

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 13.

Le guide SF à l’usage des lecteurs 4 : le post-apocalyptique

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 4 : le post-apocalyptique par les éditions Delcourt et Soleil.

Genres : bande dessinée, science-fiction.

Delcourt, septembre 2020, 9 pages.

Après les guides SF à l’usage des lecteurs sur le space opera, l’anticipation et le steampunk (collaborations entre Delcourt et Soleil), voici celui sur le post-apocalyptique.

« La vie telle que vous la connaissez n’existe plus. Une catastrophe, qu’elle soit nucléaire, venue d’outre espace, pandémique, politique, économique ou écologique a détruit la civilisation à un tas de ruines et les survivants doivent trouver leurs propres solutions pour survivre. »

Comme d’habitude, les références post-apocalyptiques en films, séries et romans.

Les zombies sont sûrement ce qui est le plus connu ! Avec Walking Dead (bande dessinée – longue série – et série télévisée).

Mais il y en a d’autres à découvrir dans ce livret de 10 pages disponible sur Calameo.

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 13.

Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni

Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni.

Soleil, collection Métamorphose, août 2020, 104 pages, 23,95 €, ISBN 978-2-30208-328-8.

Genre : bande dessinée franco-italienne.

Sébastien Perez naît à Beauvais dans l’Oise. Il est auteur d’albums illustrés pour la jeunesse et de bandes dessinées pour les adultes. Du même auteur : Les Fées de Cottingley (2016). Plus d’infos sur son site officiel.

Marco Mazzoni naît le 17 janvier 1982 à Tortona dans le Piémont (Italie). Il étudie à la Brera Art Academy de Milan. Il est illustrateur et coloriste. Son domaine de prédilection est la faune et la flore. Du même auteur : Poucette (2018). Plus d’infos sur son site officiel et sa page FB.

Cette étrange bande dessinée parle des « psychopathologies de la vie quotidienne ». Je vous l’ai déjà sûrement dit, je suis curieuse et j’aime les romans (souvent historiques) qui parlent d’aliéniste et les romans (policiers ou contemporains) qui parlent du milieu psychiatrique.

Dans une forêt, deux explorateurs découvrent une immense maison abandonnée. C’est en fait un ancien asile psychiatrique.

De l’anorexie à la personnalité multiple en passant par la bipolarité, la dépression, l’hypocondrie, le narcissisme, etc., soit 13 thèmes – comme autant de pièces dans la maison – traités de la même façon. Un texte plutôt poétique avec un dessin couleurs pleine page puis une double page de vignettes en noir et blanc avec un texte court et enfin un dessin couleurs double page. Les dessins couleurs sont somptueux et forment à la fin une fresque.

« La vie n’a rien d’un paisible cours d’eau… Les tumultueux courants se répètent et me font vaciller… Ils n’ont de cesse de me poursuivre… Ne me laissant d’autre choix que celui de fuir… » (p. 26-27 pour l’anxiété sociale).

Sont ainsi présentées des pathologies comme l’anorexie, l’anxiété sociale, la bipolarité, la boulimie, la dépression, la dysmorphophobie, l’hypocondrie, l’hystérie, le masochisme social, le narcissisme, l’obsession compulsive, la paranoïa ou la personnalité multiple.

Un livre surprenant, très bien construit, qui ravira aussi bien ceux qui aiment les belles illustrations que ceux qui s’intéressent à la psychiatrie et aussi tout simplement les curieux comme moi. La collection Métamorphoses est majestueuse et il y a de très beaux titres dans lesquels j’irai piocher !

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Challenge du confinement (case BD). Plus de BD de la semaine chez Noukette. Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 9.

Ils l’ont lu : Mademoiselle Maeve, Mo, Noctenbule, entre autres.

Dodoma (trilogie) de Jun Shiraishi

Dodoma de Jun Shiraishi.

Komikku, c’est le lien FB (il n’y a pas de site alors ce n’est pas évident d’avoir des infos…). ドードーマ (Dôdôma, 2014, Tokuma Shoten) est traduit du japonais par Yohan Leclerc.

Tome 1 : Mana, Tome 2 : Shino, Tome 3 : Mana et Shino

Genres : manga, shônen, science-fiction, fantasy.

SHIRAISHI Jun 白石 純. Pas d’infos sur lui ! Tout ce que je peux dire c’est que c’est un jeune mangaka.

Tome 1, mai 2016, 192 pages, 7,90 €, 978-2-37287-097-9.

« Orbis, pays de l’arbre de vie. » (p. 7). Mana (11 ans) et son frère aîné, Shino (13 ans), vivent dans cette cité de pierres créée, selon la légende, par les dieux après un déluge et où les humains ont pu se réfugier. Ils sont orphelins et vivent avec la famille de leur oncle Yû. Il y a 300 personnes, adultes et enfants. Mais un jour, des visiteuses, Olivia et Chloé, qui parlent une langue incompréhensible viennent « du dehors » : comment est-ce possible, sont-ce des déesses ? Puis la cité est attaquée par des êtres bizarres, géants, masqués, les Dodomas, et de nombreux habitants sont tués, y compris des enfants… Mana fuit avec Shino blessé mais les combats font rage.

Tome 2, juillet 2016, 190 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-37287-132-7.

Shino est gravement blessé mais il a fusionné avec le Dodoma contre lequel il s’est battu alors comment le déplacer pour l’emmener à l’Oasis ? Survient, une vieille femme, un genre d’elfe, Agatha, la suivante de Zena Kronos, venue récupérer la princesse Olivia Leonore et elle fera tout pour les empêcher d’atteindre l’Oasis qui est « une zone de non-agression ». « Chloé, accompagne-le ! Il ne doit pas mourir ! » (Olivia, p. 49).

Tome 3, décembre 2016, 187 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-37287-133-4.

Alors que la troupe – qui s’est agrandie – est en route pour la mer afin d’aller au Ciel, trois Dodomas ennemis les attaquent (une sphère, un équidé et un être étrange). Mais Olivia et son peuple ne pensent en fait qu’à une chose, se battre pour le pouvoir alors sauveront-ils les humains ? En tout cas, l’amour entre les deux frères est puissant.

Dodoma, c’est des dessins à la fois plein de poésie et de fulgurance lors des combats. Les dessins sont alors tout en vitesse, c’est assez impressionnant. C’est une histoire intrigante avec des créatures venues d’ailleurs et c’est aussi une histoire de trahison. Dodoma est à la fois de la science-fiction (monde post-apocalyptique, êtres venus d’ailleurs, technologie Dodoma) et de la fantasy (liaison entre les humains et l’arbre de vie, liaison entre l’arbre de vie et la planète). Les tomes sont agrémentés de travaux préparatoires et de yonkomas amusants (strips verticaux de 4 cases).

Lus aujourd’hui et note de lecture de ces 3 tomes rédigée pendant la lecture ; si seulement je pouvais faire comme ça à chaque fois, j’aurais moins de retard dans la rédaction et la publication de mes chroniques !

Une lecture agréable et divertissante pour les challenges BD, Challenge du confinement (case Manga), Jeunesse Young Adult #10 et Littérature de l’imaginaire #8.

Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 6.