Challenge Jeunesse Young Adult #8 avec Muti

Muti renouvelle le Challenge Jeunesse Young Adult pour sa 8e édition. L’objectif est toujours de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019. Cette année, Muti innove en rajoutant les bandes dessinées, chouette !

Infos, nouveau logo et inscription (attention, inscription jusqu’au 31 décembre 2018) chez Muti.

Les catégories
1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages
2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages
3 : À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages
4 : A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages
5 : Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages
6 : Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages
7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

L’option BD/Manga
1. 5 BD/Mangas
2. 10 BD/Mangas
3. 15 BD/Mangas
4. 20 BD/Mangas

Je choisis la catégorie 1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages et l’option BD/Mangas 1 : 5 BD/Mangas. Mais peut-être ferais-je mieux ?

Mes lectures pour ce challenge

1. Le sous-marin de papier de Werner Lambersy et Aude Léonard (Møtus, 2017) 🙂

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Mes lectures BD/Mangas pour ce challenge

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Les montagnes hallucinées, 1 de Gô TANABE

Les montagnes hallucinées, 1 de Gô TANABE.

Ki-oon, collection Les chefs-d’œuvre de Lovecraft, octobre 2018, 310 pages, 15 €, ISBN 979-10-327-0362-5 (extrait de 28 pages sur le site de l’éditeur). Kyoki no sanmyaku nite Lovecraft kessakushu, vol 1 & 2 (Kadokawa, 2016-2017) est traduit du japonais par Sylvain Chollet.

Genres : manga, science-fiction, fantastique, horreur.

TANABE Gô [ça m’énerve que ça soit transcrit Gou… Il y a une différence entre gô et gou !] naît en 1975. Scénariste et dessinateur, il est considéré comme un maître du fantastique horreur avec des adaptations de nouvelles japonaises, américaines ou russes. Parmi ses titres : The Outsider (アウトサイダー) d’après H.P. Lovecraft, Anton Tchekhov et Maxime Gorki (Glénat, 2009), Kasane 累 巻之壱 (2 tomes, Kana, 2010) et Mr Nobody (3 tomes, Doki Doki, 2014).

Expédition Miskatonic en Antarctique, janvier 1931. Le camp du Pr Lake ne donne plus de nouvelles… L’équipe qui part à la rescousse est horrifiée : humains et chiens « mutilés d’atroce façon » (p. 18) et au loin, des « montagnes noires sans nom » (p. 21), terrifiantes, hallucinées. « Ça ne peut pas être la tempête… qui a provoqué ces atrocités ! » (p. 255).

Le voyage à bord du voilier l’Arkham, les icebergs, l’Antarctique inexploré, l’installation du camp, l’île de Ross, les technologies plus modernes par rapport aux précédentes expéditions, les premiers forages, la deuxième base reliée par avion, les conditions météorologiques épouvantables, le glacier Beardmore, les fossiles… Tout y est pour le plus grand bonheur des lecteurs ! « Une mer gelée se dévoile ! […] C’est à couper le souffle ! […] Nous abordons enfin ce monde mort depuis des éternités ! » (p. 63).

Êtes-vous prêts à explorer ce monde inconnu avec Lovecraft et Tanabe-san ?

Des dessins réalistes, sombres, voire effrayants, certains en pleine page ou en double page, c’est très impressionnant ! Par exemple, la découverte et la visite de la grotte (chapitre 6 Les Anciens et chapitre 7 Des spécimens complets, pages 138 à 173) sont stupéfiantes.

Ce beau manga de collection – avec sa couverture reliée, effet cuir – plaira autant aux lecteurs fondus de l’univers de Lovecraft (fantastique, science-fiction, horreur) qu’à ceux qui vont le découvrir, du moins j’espère car c’est une très belle adaptation, fidèle à l’œuvre originale. Un deuxième tome est à paraître et, même si je connais la fin de l’histoire, j’ai hâte de le lire, en fait de découvrir les dessins de Gô Tanabe.

Pour les fans de Lovecraft ou pour ceux qui veulent en savoir plus : le challenge Printemps Lovecraft est terminé (il y a lieu en 2017) mais les liens sont toujours valides et le groupe FB fonctionne encore un peu ; Les montagnes hallucinées de H.P. Lovecraft (le roman écrit en 1932), Les montagnes hallucinées de Lovecraft et Culbard (une bande dessinée, anglaise, parue en 2010) et Le guide Lovecraft de Christophe Thill (un essai, d’un spécialiste français, paru en mai 2018).

Pour les challenges BD, Cette année, je (re)lis des classiques, Challenge de l’épouvante et Marathon de l’épouvante – automne 2018, Littérature de l’imaginaire et Un max de BD en 2018. Je suis à la bourre, en ce mercredi soir et je pense que c’est trop tard pour donner mon lien pour La BD de la semaine mais vous pouvez découvrir d’autres bandes dessinées chez Stéphie.

Hanada le garnement #2 de Makoto Isshiki

Hanada le garnement #2 de Makoto Isshiki.

Ki-oon, collection Kizuna, octobre 2017, 224 pages, 7,90 €, ISBN 979-10-327-0144-7. Hanada shônen-shi 花田少年史 (2015) est traduit du japonais par Sébastien Ludmann.

Genres : manga, seinen, fantastique.

ISSHIKI Makoto 一色 まこと est mangaka depuis 1986, elle est connue en France pour Piano Forest (Piano no mori ピアノの森) adapté en film d’animation.

Lien vers Hanada le garnement #1. Le site officiel de Hanada (en japonais). La série est terminée en 5 tomes.

Dans ce tome 2, on retrouve Ichiro Hanada et son copain Sota (ils ont 9-10 ans). Avec leurs camarades, ils préparent le championnat des CE2 de l’école primaire Nakayamada. La maman de Sota, veuve, rencontre avec la marieuse un homme divorcé qui est le papa de Kei, elle aussi en CE2. Mais Kei et Sota ne s’entendent pas du tout et le mariage arrangé est compromis. Quant à Ichiro, il mange toujours autant et voit toujours des fantômes effrayants qui lui demandent l’impossible…

C’est toujours drôle, parfois effrayant, d’autant plus que les fantômes peuvent occuper le corps du garnement. On s’amuse bien avec Ichiro, enfin sauf quand « on » est enfermé dans la remise sans rien à manger et quand « on » risque la mort sur un lit d’hôpital !

Une lecture pour La BD de la semaine et les challenges BD et Un max de BD en 2018, plus le Challenge de l’étéLittérature de l’imaginaire et Raconte-moi l’Asie.

Toutes les BD de la semaine chez Stéphie.

L’endormeur, 2 : Interzone de Morgan Navarro

L’endormeur, 2 : Interzone de Morgan Navarro.

Delcourt, collection Shampooing, février 2013, 200 pages, 15,95 €, ISBN 978-2-7560-2422-6.

Genres : bande dessinée, fantastique.

Morgan Navarro naît en 1975 à Grenoble mais il grandit au Sénégal puis en Bretagne. Il étudie la littérature puis l’architecture avant de se consacrer à la bande dessinée dès 1999. Il est auteur et illustrateur de bandes dessinées, et aussi scénariste pour le cinéma d’animation (OVNI, Ma vie de courgette). Plus d’infos sur son site, Plutoslo – Morgan Navarro Empire, et sur son blog Le Monde, Ma vie de réac.

L’endormeur, 1 : Château rose de Morgan Navarro.

Pearl s’est enfuie avec Samo toujours endormi et Ali Salton, auteur d’un livre sur la dangerosité des endormeurs. Merlin est perdu dans le monde dangereux des religions et il s’enfuit avec Leïla, une belle femme entreprenante. « N’ouvre jamais la porte bleue aux sept lanternes. […] Pour renverser cette réalité et nous libérer tous, tu devras avoir foi en Ali. » ( p. 96). Mais Ali Salton est un vieux fou consommateur de drogues alors peut-on lui faire confiance ?

Ce tome 2 est différent, plus sombre, plus foutraque et il m’a moins plu… Sauf dans le dernier quart où on apprend des choses sur Merlin, sa mère (Alma) et sur son père. Bon, je lirai peut-être le tome 3 si je le trouve à la bibliothèque…

Une lecture pour La BD de la semaine (semaine de reprise après la pause estivale) et pour les challenges bandes dessinées : BD 2018-2019, Un max de BD en 2018 et pour le Challenge de l’été, Littérature de l’imaginaire et Lire sous la contrainte (trilogies et séries de l’été).

Pour La BD de la semaine : les autres liens chez Moka.

Challenge BD 2018-2019 avec Marjorie

Cinquième édition pour le Challenge BD 2018-2019 de Marjorie – du blog Chroniques littéraires – qui se déroule de juillet 2018 à juillet 2019. Infos, nouveau logo, et inscription chez Marjorie et sur le groupe FB.

Mes lectures pour ce challenge

1. Jamais de Duhamel (Grand Angle, 2018, France)

2. L’endormeur, 1 : Château rose de Morgan Navarro (Delcourt, 2012, France)

3. L’endormeur, 2 : Interzone de Morgan Navarro (Delcourt, 2013, France)

4. Hanada le garnement #2 de Makoto Isshiki (Ki-oon, 2017, Japon)

5. Les montagnes hallucinées, 1 de Gô Tanabe (Ki-oon, 2018, Japon) d’après H.P. Lovecraft (1932, États-Unis)

L’endormeur, 1 : Château rose de Morgan Navarro

L’endormeur, 1 : Château rose de Morgan Navarro.

Delcourt, collection Shampooing, août 2012, 192 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-7560-1678-8.

Genres : bande dessinée, fantastique.

Morgan Navarro naît en 1975 à Grenoble mais il grandit au Sénégal puis en Bretagne. Il étudie la littérature puis l’architecture avant de se consacrer à la bande dessinée dès 1999. Il est auteur et illustrateur de bandes dessinées, et aussi scénariste pour le cinéma d’animation (OVNI, Ma vie de courgette). Plus d’infos sur son site, Plutoslo – Morgan Navarro Empire, et sur son blog Le Monde, Ma vie de réac.

Comme tous les matins, Merlin se rend au bureau mais, depuis trois semaines, il est épuisé, son fils, Samo, un nourrisson, ne dort pas et pleure toute la nuit. Beaucoup de parents font appel à un endormeur mais Merlin s’y refuse. « On y a pensé mais j’veux pas… Ça me fait peur ! » (p. 19). L’endormeur est un homme étrange qui endort les bébés comme par enchantement et vient les réveiller le lendemain matin : peut-être qu’il n’y a aucun danger. La maman de Samo, Pearl, travaille de nuit et Merlin n’en peut plus alors il appelle l’endormeur. Ah… enfin, une nuit paisible ! Mais le lendemain matin, Samo ne se réveille pas et, à l’adresse indiquée sur la brochure, Merlin trouve l’endormeur poignardé ! Et un miroir qui le fait passer… « de l’autre côté », dans un monde médiéval vraiment bizarre. Est-ce un rêve ? « Ah mais oui !… C’est un rêve, bien sûr ! Je suis en train de rêver ! Génial ! » (p. 139).

Un premier tome intrigant dans le monde du rêve et de l’imaginaire dans lequel Merlin commence à avoir une vague idée de ce que font les endormeurs… Monde médiéval, contes de fées revisités, fantastique, basculement dans la science-fiction, que de surprises, ce premier tome poétique et complètement barré (qui est aussi une réflexion sur l’art difficile d’être parent) a tout pour plaire et j’ai hâte de lire le tome 2, Interzone !

J’avais déjà aperçu en librairie (ou peut-être à la bibliothèque) des couvertures de Morgan Navarro (Flip chez Bréal Jeunesse par exemple) mais je ne connaissais pas l’œuvre de cet auteur et c’est la première fois que je lis une de ses bandes dessinées. Ravie de la découverte !

Une lecture pour La BD de la semaine et pour les challenges bandes dessinées : BD 2018-2019 (billet à venir), Un max de BD en 2018 et pour le Challenge de l’été, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (catégorie couleur pour rose) et Lire sous la contrainte (trilogies et séries de l’été).

Chat-Bouboule de Nathalie Jomard

Chat-Bouboule : chroniques d’un prédateur de salon de Nathalie Jomard.

J’ai lu, collection Des bulles et des images, juin 2018, 96 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-290-16557-7.

Genre : bande dessinée.

Nathalie Jomard naît au XXe siècle. Elle étudie la communication et les Beaux-Arts à Lyon. Elle est illustratrice. Du même auteur dans la même collection chez J’ai lu : Le petit grumeau illustré : chroniques d’une apprentie maman (juin 2018, 192 pages). Chat-Bouboule était précédemment publié chez Michel Lafon (2015). En plus de Chat-Bouboule (3 tomes), ses œuvres principales sont Le Petit Grumeau illustré (3 tomes) et les illustrations de Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus (2 tomes) et du Père Noël est une ordure. Plus d’infos sur son blog, http://grumeautique.blogspot.com/.

À Grumeauland (en fait « République bananière et autoproclamée de Grumeauland »), il y a une famille : une mère, un père, les grumeaux (une fille et un fils) et un gros chat noir, Bouboule, qui bien sûr fait des bêtises. Ah, et il y a Octave aussi, un bonsaï « très vieux, très rare et extrêmement précieux », enfin… il y avait !

J’ai acheté ce livre vendredi dernier pour l’envoyer à une blogueuse [je nomme Noctenbule qui a lu et bien aimé Chat-Bouboule, le lien vers sa note de lecture]. Le titre, le thème, l’humour et le genre BD poche (facile à envoyer donc) m’ont plu ; je me suis dit que ça pouvait être une jolie surprise. Bien sûr je l’ai lu avant de faire partir le paquet lundi parce que je ne veux pas envoyer un livre qui ne serait pas bien. 😉

En fait, j’avais déjà repéré Chat-Bouboule dans sa précédente édition (carrée) mais je ne l’avais pas lu, simplement feuilleté. Plein de gags sur une ou deux pages, parfois quatre. Les dessins sont agréables avec juste ce qu’il faut de détails et de couleurs. Bouboule est mignon malgré son embonpoint et marrant, un bon gros chat d’appartement. Même si les gags ne révolutionnent pas le monde des chats (tous ceux qui vivent avec un – ou plusieurs – chat(s) auront vécu bon nombre de ces historiettes), j’ai bien ri. Mon gag préféré est « Le principe d’ArchiBouboule : tout corps gras lancé en l’air s’écrase par terre » (je n’ai pas trouvé l’illustration sur internet alors je vous ai mis le bonsaï, ci-dessus).

C’est léger, malicieux, amusant. Si vous êtes déprimés (on ne sait jamais, retour de vacances, pas de vacances…), c’est une petite lecture idéale dans laquelle vous pourrez piocher un éclat de rire de temps en temps.

Pour La BD de la semaine (eh oui, moi qui suis irrégulière durant l’année, je publie pendant la période estivale…), le Challenge de l’été, Petit Bac 2018 (catégorie Animal, encore avec chat !) et Un max de BD en 2018. Je ne sais pas si le Challenge BD revient pour 2018-2019, si oui je rajouterai le lien plus tard.