Chat-Bouboule de Nathalie Jomard

Chat-Bouboule : chroniques d’un prédateur de salon de Nathalie Jomard.

J’ai lu, collection Des bulles et des images, juin 2018, 96 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-290-16557-7.

Genre : bande dessinée.

Nathalie Jomard naît au XXe siècle. Elle étudie la communication et les Beaux-Arts à Lyon. Elle est illustratrice. Du même auteur dans la même collection chez J’ai lu : Le petit grumeau illustré : chroniques d’une apprentie maman (juin 2018, 192 pages). Chat-Bouboule était précédemment publié chez Michel Lafon (2015). En plus de Chat-Bouboule (3 tomes), ses œuvres principales sont Le Petit Grumeau illustré (3 tomes) et les illustrations de Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus (2 tomes) et du Père Noël est une ordure. Plus d’infos sur son blog, http://grumeautique.blogspot.com/.

À Grumeauland (en fait « République bananière et autoproclamée de Grumeauland »), il y a une famille : une mère, un père, les grumeaux (une fille et un fils) et un gros chat noir, Bouboule, qui bien sûr fait des bêtises. Ah, et il y a Octave aussi, un bonsaï « très vieux, très rare et extrêmement précieux », enfin… il y avait !

J’ai acheté ce livre vendredi dernier pour l’envoyer à une blogueuse. Le titre, le thème, l’humour et le genre BD poche (facile à envoyer donc) m’ont plu ; je me suis dit que ça pouvait être une jolie surprise. Bien sûr je l’ai lu avant de faire partir le paquet lundi parce que je ne veux pas envoyer un livre qui ne serait pas bien. 😉

En fait, j’avais déjà repéré Chat-Bouboule dans sa précédente édition (carrée) mais je ne l’avais pas lu, simplement feuilleté. Plein de gags sur une ou deux pages, parfois quatre. Les dessins sont agréables avec juste ce qu’il faut de détails et de couleurs. Bouboule est mignon malgré son embonpoint et marrant, un bon gros chat d’appartement. Même si les gags ne révolutionnent pas le monde des chats (tous ceux qui vivent avec un – ou plusieurs – chat(s) auront vécu bon nombre de ces historiettes), j’ai bien ri. Mon gag préféré est « Le principe d’ArchiBouboule : tout corps gras lancé en l’air s’écrase par terre » (je n’ai pas trouvé l’illustration sur internet alors je vous ai mis le bonsaï, ci-dessus).

C’est léger, malicieux, amusant. Si vous êtes déprimés (on ne sait jamais, retour de vacances, pas de vacances…), c’est une petite lecture idéale dans laquelle vous pourrez piocher un éclat de rire de temps en temps.

Pour La BD de la semaine (eh oui, moi qui suis irrégulière durant l’année, je publie pendant la période estivale…), le Challenge de l’été, Petit Bac 2018 (catégorie Animal, encore avec chat !) et Un max de BD en 2018. Je ne sais pas si le Challenge BD revient pour 2018-2019, si oui je rajouterai le lien plus tard.

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Jamais de Duhamel

Jamais de Duhamel.

Bamboo – Grand Angle, janvier 2018, 62 pages, 15,90 €, ISBN 978-2-8189-4381-6.

Genre : bande dessinée.

Bruno Duhamel naît le 18 octobre 1975 à Mont-Saint-Aignan en Normandie. Il étudie les Arts plastiques et les Beaux-Arts (morphologie) à Paris puis la bande dessinée à l’École européenne supérieure de l’image à Angoulême. Il travaille un peu pour le jeu vidéo avant de se consacrer à la bande dessinée, d’abord avec Brrémaud (Kochka, Harlem, Butch Cassidy) ou Kris (Les brigades du temps). Plus d’infos sur son site officiel, http://www.hibbouk.com/.

Sur la D75, en Normandie, un charmant village côtier, Troumesnil, apprécié pour « sa plage, ses falaises, son grand marché aux poissons » (p. 3). Madeleine est une des habitantes : c’est une petite vieille aveugle que le maire veut obliger à s’installer à la Résidence des Hortensias « tout confort » mais Madeleine ne veut pas quitter sa maison et son gros chat, Balthazar. Son mari, Jules, a disparu en mer et elle attend toujours son retour ou du moins elle agit comme s’il était là. Mais la maison de Madeleine est sur une falaise et c’est réellement dangereux à cause de l’érosion… « Je ne quitterai JAMAIS cette maison ! » (p. 47).

« Face à une catastrophe naturelle, il faut une force de la nature. Madeleine, c’est les deux. » dit la 4e de couverture. Et elle est attachante, Madeleine, je dirais même qu’elle est mignonne mais obstinée ! Elle résiste au maire, elle résiste à la vie (elle a apparemment 95 ans), elle résiste à la falaise. Elle veut garder sa liberté, son indépendance (les animaux sont interdits à la résidence et je ne trouve pas ça normal du tout !). Elle vit au milieu de ses souvenirs, elle ne voit pas mais elle se souvient de tout et elle veut conserver ça jusqu’au bout. Les dessins sont très beaux avec leurs tons principalement bleus et verts. Le maire et son épouse, Josiane, sont réussis, très expressifs, et les habitués du bar-restaurant Le Goéland aussi, toute une galerie de personnages. Il y a de l’humour dans l’air pour parler de la façon dont on traite les personnes âgées, les personnes handicapées (doit-on décider pour elles ?) et aussi le pompier noir bien sympathique et plein de bon sens. Et puis, il y a plein de détails amusants, par exemple Madeleine dit qu’il y a canicule car il n’a pas plu depuis quelques jours mais le thermomètre affiche 16 ou 17 degrés !

L’histoire compte 54 pages et, à la fin, il y a 8 jolies pages de « making of » avec des croquis, des photos, des crayonnés et des mises en couleur.

Une belle bande dessinée, émouvante, pleine de tendresse qui me donne très envie de lire d’autres titres de Duhamel.

Pour les challenges BD, La BD de la semaine, Un max de BD en 2018 et Challenge de l’été 2018.

Les Cahiers de la BD n° 4

Les Cahiers de la BD n° 4.

Vagator Productions, juillet-septembre 2018, 196 pages, 12,50 €.

Il y a deux couvertures avec deux illustrations différentes de Greg Guillemin (son site) : pourquoi ? Si vous achetez ce numéro 4 en presse, vous aurez la couverture rose avec Catwoman et Poison Ivy (c’est ce que j’ai) mais si vous achetez votre exemplaire en librairie, vous aurez la couverture bleue avec Batman et Robin : à vous de choisir, l’un ou l’autre ou les deux pour collectors !

Contrairement à la revue Les Arts dessinées (ici et ici), je ne vous avais pas encore parlé de Les Cahiers de la BD.

Petit historique : Les Cahiers de la BD est une revue consacrée à la bande dessinée fondée par Jacques Glénat en 1960 et dont le dernier numéro est paru en 1990. La revue revient en 2004-2005 sous la houlette de Glénat et de Henri Filippini, rédacteur en chef. Et, tel le phénix qui renaît de ses cendres, elle ressuscite en octobre 2017 grâce à Vincent Bernière (qui s’occupe des hors-séries BD de Beaux-Arts Magazine) et aux donateurs du site de financement participatif KKBB. Vous pouvez suivre Les Cahiers de la BD sur sa page FB (je n’ai pas trouvé de site).

Un numéro spécial consacré à l’amour. « Plutôt que de surfer sur des sites ineptes où la sexualité est rangée par catégorie et où l’amour est inexistant, voire de lire de la littérature sans âme qui cherche tout juste à émoustiller les bonnes âmes, on rêve à l’avènement d’une bande dessinée enfin devenue adulte et qui serait susceptible de placer sur un même plan la romance, le sexe et l’intimité. […] On connaissait le troisième sexe. Il est temps d’enclencher la quatrième. Avec amour. » (p. 3, extrait de l’édito de Vincent Bernière).

En vrac, F’murr (1946-2018), les yokaïs (dommage que l’expo Enfer et fantômes d’Asie à Paris soit terminée…), un gros dossier sur Fabcaro (j’aime beaucoup mais je n’ai pas lu tous ses titres), un chouette hommage de Philippe Dupuy à Philippe Druillet (même si je ne suis pas fan des dessins de Druillet…), un dossier sur la couleur jaune (voir mon billet Défi 52 semaines 2018 #29), une jolie monographie d’Emmanuele Fior (que je découvre) pour la parution de L’heure des mirages, un gros dossier amour, érotisme, sexe en BD avec un des spécialistes mondiaux : Bernard Joubert, un dossier surprenant sur la BD arabe (La nouvelle BD arabe aux éditions Actes Sud). J’ai noté le Mangasia de Nantes (même si ça me fait très loin) et la parution de Florida de Jean Dytar (aux éditions Delcourt).

Une belle revue, riche, sérieuse et précieuse pour le monde de la BD ! Que je mets dans les challenges BD, La BD de la semaine, Un max de BD en 2018 et Challenge de l’été.

Les Arts dessinés #3

Je vous avais montré Les Arts dessinés #1 ici et j’avais chroniqué le contenu ici. Je n’ai pas eu l’occasion de lire le #2 (ah, il est sorti en mars…) mais le #3 oui : juillet-septembre 2018, 162 pages, 14,95 €. Retrouvez les infos sur le site et sur la page FB.

Après la lecture du numéro 1, je disais que la revue était trop occidentale, que ça manquait d’artistes asiatiques, etc. Eh bien ce numéro 3 propose un beau dossier Kazuo Kamimura avec de superbes illustrations du mangaka de gekiga mais le dossier est trop court : 8 pages seulement… En même temps, le reste de la revue est tout aussi beau, diversifié, pointu. De nombreuses pages d’actus, illustrations, bandes dessinées, jeunesse, graphisme, beaux-arts : les PàL et le budget ne disent pas merci !

Je prends note des deux livres illustrés de James Thurber, La dernière fleur et Ma chienne de vie aux éditions Wombat (ici et ici) et de l’intrigant Le coup du lapin et autres et autres histoires extravagantes de Didier Paquignon aux éditions Le Tripode (ici et vidéo ci-dessous). Je ne connaissais pas le magazine Kiblind qui est aussi une maison d’éditions et un atelier, et vous, vous connaissiez ?

J’ai particulièrement aimé les images de Jason Roberts pour le jeu Gorogoa, (ici et vidéo ci-dessous) les illustrations de Sergio Toppi, auteur de bandes dessinées publiées aux éditions Mosquito (ici), les illustrations de Tom Tirabosco sur les péchés capitaux (sublime noir et blanc) et les deux dossiers sur les affiches (celles exposées à Genève et celles d’Emmanuel Excoffier alias Exem).

En conclusion, une très belle revue, à la fois classe et irrévérencieuse ; un peu chère : 14,95 (le premier numéro coûtait 12 €) mais il y a de quoi lire tout l’été !

Une lecture pour les challenges BD, La BD de la semaine, Un max de BD en 2018 en ce qui concerne la bande dessinée et le Challenge de l’été 2018.

Street Fighting Cat #1 de SP Nakatema

Street Fighting Cat #1 de SP Nakatema.

Doki Doki, juillet 2017, 192 pages, 7,50 €, ISBN 978-2-81894-186-7. Noraneko sekai vol. 1 野良猫世界 (2015) est traduit du japonais par Julien Pouly.

Genre : manga.

SP☆Nakatema (SP☆なかてま) est le dessinateur et le scénariste de la série en 4 tomes Street Fighting Cat éditée au Japon chez Shôgakukan.

« La nuit, quand les humains s’endorment, une guerre sans fin redémarre dans les coins sombres et sur les toits. Les chats des rues se battent pour leurs territoires ! Question d’honneur et de prestige… Mais c’est avant tout leur instinct qui pousse ces furtifs félins à s’affronter au cours de rixes d’une incroyable férocité, faisant fi des risques de blessures, et bravant la mort. Voilà le vrai visage des chats des rues. » (p. 5, début du manga).

J’ai aimé que les chats soient tous différents avec leur physique et leur caractère : Torao (le chef de la bande), Hideyoshi (surnommé Hige le tocard), Nobunaga, Kotarô (le nouveau membre), Gan, Obaba et Arashi. C’est déjanté, j’ai beaucoup ri ! Le tome 2 est paru en même temps que le tome 1, en juillet 2017 ; le tome 3 en septembre 2017 et le tome 4 en novembre 2017 : la série est complète et j’espère lire ces trois tomes rapidement.

Avez-vous remarqué que les chats portent des noms de samouraï ou de daimyô ou de personnalités célèbres (un jeune auteur de romans policiers, un groupe de pop…).

Qui a dit que ce genre de manga n’était que pour les garçons ?

Une lecture pour les challenges BD, Littérature de l’imaginaire, Raconte-moi l’Asie #3 et Un max ce BD en 2018 (La BD de la semaine fait une pause pendant les vacances, non ?).

13 Devil Street 1888 de Benoît Vieillard

13 Devil Street 1888 de Benoît Vieillard.

Filidalo, novembre 2016, 324 pages, 35 €, ISBN 978-2-37508-004-7.

Genres : bande dessinée, mystery.

Benoît Vieillard, surnommé Boz, est un dessinateur et graphiste français. 13 Devil Street 1888 est sa première bande dessinée. Aucune indication sur son lieu ou son année de naissance mais il vivrait dans une petite commune de la Loire. Plus d’infos sur https://www.benoitvieillard.fr/.

13 Devil Street, c’est l’adresse d’un immeuble londonien dans l’Angleterre de 1888. On y croise le Dr Freaks qui reçoit Mr Merrick (surnommé Elephant Man), une excellente cuisinière pakistanaise « Haaa tes épices ! Elles redresseraient ma cornemuse ! » (p. 52), une jeune fiancée un peu hystérique, un enfant qui ressent des choses surnaturelles et… mais oui, des fantômes et peut-être même Jack l’Éventreur ! On entend parler de psychanalyse, on boit le thé, on vit quoi mais… il se passe des événements étranges, noyade, chute dans les escaliers, pendaison, des voleurs que personne ne voit… Et qui est ce mystérieux corbeau qui signe Colonel Corax des messages désobligeants ?

Les cases représentent, pour chaque étage (il y en a 4), les pièces de la maison et à chaque étage vit une famille, plus les domestiques en bas ; certaines cases sont sombres (quand il n’y a personne ou que les habitants dorment et que la lumière est éteinte) ou sont éclairées pour que le lecteur voit les gens vivre ; c’est une organisation intéressante mais j’ai eu un peu de mal à entrer dans cette lecture…

Tout d’abord, la bande dessinée est énorme, 324 pages, et lourde ! Elle est chère, 35 €, heureusement que je l’ai empruntée à la bibliothèque ! Et puis le déroulement de l’histoire est un peu répétitif… J’ai mis longtemps à la lire… Peut-être que je n’ai pas vu tout ce qu’il fallait voir ?

Cependant, je découvre cette petite maison d’éditions avec cette bande dessinée et j’y reviendrai même s’il y a peu de titres pour l’instant : Gant blanc (2016) et Gant noir (2017) m’intriguent et puis, un deuxième tome de Benoît Vieillard, 13 Devil Street 1940, est paru en octobre 2017 alors j’y jetterai tout de même un coup d’œil, soit à la bibliothèque soit en librairie.

Est-ce quelqu’un connaît cet éditeur ? Et a lu cette bande dessinée ? Et la suivante qui se déroule en 1940 ?

Une lecture pour les challenges BD, La BD de la semaine (ça faisait longtemps !), British Mysteries, Mois anglais, Petit Bac 2018 (pour la catégorie Lieu) et Un max de BD en 2018.

Les autres BD de la semaine sont chez Moka.

Projet 52-2018 #22 et Défi 52 semaines 2018 #22

Pour cette vingt-deuxième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est parfum et… je n’aime pas le parfum, je n’en achète pas, je n’en porte jamais ni sur moi ni sur mes vêtements. Alors, voici d’autres parfums, bien meilleurs à mon goût, ceux des macarons ! (de la pâtisserie chocolaterie Luc Guillet à Valence). Je vous souhaite un excellent weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez vite voir Ma !

Cette semaine, le thème du Défi 52 semaines 2018 est animal et je pense que les humains sont de « drôles » d’animaux, en particulier les dessinateurs BD 😛 (photos prises durant les 5e Rencontres de la BD dont j’ai un peu parlé ici) mais trêve de plaisanterie, voici un animal qui fait l’unanimité (ou presque !), c’est le chat avec la nouvelle revue Miaou (dont j’ai déjà parlé ici). Pour découvrir cette très belle revue « bien-être », je vous donne quelques liens : l’annonce de Prisma Media, la revue sur PrimaShop et surtout la présentation de la revue avec extraits, etc. mais aussi la page Miaou FB. Le n° 1 d’avril-mai est paru le 29 mars et le n° 2 est attendu pour le 6 juin (j’ai hâte !).

Et j’en profite pour vous montrer mon fonds d’écran de juin, toujours chez paon paon.