Throwback Thursday livresque 2018-8

Pour ce jeudi 22 février, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « addiction » et je pensais ne rien avoir mais… Si ! Je vous propose l’excellent premier roman Le renversement des pôles de Nathalie Côte paru en août 2015 chez Flammarion. Accro au chocolat ou au Pepito, accro à l’aquabike ou aux plaisirs d’Internet (a bourse en ligne, entre autres), voici deux couples que tout sépare sauf leurs obsessions et leurs addictions ! À propos de l’addiction, je voudrais aussi vous partager cet extrait que j’avais apprécié dans Feed de Mira Grant paru en octobre 2012 chez Bragelonne : « Nous sommes une nation habituée à vivre dans la peur, la voilà la vérité. Si je veux être honnête avec vous, mais aussi avec moi-même, ça ne concerne pas uniquement notre nation, et il ne s’agit pas réellement d’une habitude. Ça concerne le monde entier, et c’est une addiction. Les gens sont accros à la peur. La peur justifie tout. La peur nous fournit une excuse toute trouvée pour renoncer à nos libertés, l’une après l’autre, au point de trouver normal qu’on nous suive à la trace et que le moindre de nos mouvements soit enregistré dans une dizaine de bases de données auxquelles monsieur tout-le-monde n’aura jamais accès. La peur crée, définit et façonne notre univers, et sans elle, la plupart d’entre nous se sentiraient perdus. Nos ancêtres rêvaient d’un monde sans frontières, alors que nous passons notre temps à en imaginer de nouvelles, autour de nos maisons, de nos enfants, et de nous-mêmes. Nous limitons notre potentiel, jour après jour, au nom d’un idéal de sécurité que nous n’atteignons jamais. Nous avons pris un monde riche de possibilités et l’avons appauvri. Et maintenant, vous vous sentez en sécurité ? Extrait d’Âmes sensibles s’abstenir, blog de Georgia Mason, le 6 avril 2040. » (p. 336).

Publicités

Throwback Thursday livresque 2018-6

Pour ce jeudi 8 février, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « une histoire en France » et j’ai hésité entre plusieurs livres comme Le camp des autres de Thomas Vinau (roman historique mais pas que… qui se déroule en 1907, un de mes coups de cœur 2017), Les corps fragiles d’Isabelle Kauffmann (un roman émouvant qui se déroule dans la première moitié du XXe siècle et qui raconte l’enfance et la vie de la première femme infirmière lyonnaise) et Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer (exceptionnel roman d’une histoire française contemporaine) mais j’ai finalement choisi Nous, les passeurs de Marie Barraud, un très beau premier roman, historique, émouvant et actuel de la comédienne Marie Barraud sur les traces de son grand-père, Albert Barraud, célèbre médecin bordelais arrêté et déporté en Allemagne en 1944. Un roman important sur le drame familial, sur l’importance de savoir, sur le témoignage et sur le devoir de mémoire.

En coup de vent… / 48

Hier matin, j’ai passé un très bon moment lors de la présentation des romans pour le Prix Passerelle 2018 à la médiathèque La Passerelle de Bourg lès Valence (Drôme). Comme chaque année, sur une sélection d’une vingtaine de romans proposés par les bibliothécaires (cette année deux lecteurs se sont joints au comité de lecture), six sont en sélection finale pour être lus par les lecteurs et, le soir du 8 juin, le dépouillement des bulletins de votes consacrera le gagnant de cette sixième édition.

Alors les six romans sont (par ordre alphabétique d’auteurs) :

Ma reine de Jean-Baptiste Andrea (L’Iconoclaste, août 2017) : un premier roman lu pour les 68 premières fois 2017, présenté comme un conte initiatique mais qui m’a tellement déçue que je ne suis pas sûre d’en parler sur le blog… Et il a reçu le prix Fémina des lycéens 2017 et le prix du Premier roman 2017.

Principe de suspension de Vanessa Bamberger (Liana Levi, janvier 2017), un beau premier roman – lui aussi lu pour les 68 premières fois 2017 – sur la vie, le monde de l’entreprise et le besoin de reconnaissance.

La fonte des glaces de Joël Baqué (P.O.L., août 2017) que je n’ai pas particulièrement aimé mais je reconnais l’humour de l’auteur.

L’été des charognes de Simon Johannin (Allia, janvier 2017) : une claque ce premier roman ! Il faut que je publie ma note de lecture.

Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer (Quidam, août 2017) qui m’a fait découvrir un auteur sincère, drôle et qui, comme moi, aime le rock.

Une toile large comme le monde d’Aude Seigne (Zoé, août 2017) : un beau roman suisse sur Internet, tout simplement passionnant !

Et vous, les avez-vous lus ? Les avez-vous aimés ? Si vous voulez, ajoutez vos liens en commentaires 😉

Toxique de Samanta Schweblin

Toxique de Samanta Schweblin.

Gallimard, collection Du monde entier, avril 2017, 128 pages, 14 €, ISBN 978-2-07-019781-1. Distancia de rescate (2014) est traduit de l’espagnol par Aurore Touya.

Genres : littérature argentine, premier roman.

Samanta Schweblin naît en 1978 en Argentine. Elle est nouvelliste (Des oiseaux plein la bouche, Seuil, 2013) et Toxique est son premier roman. Elle vit actuellement à Berlin, en Allemagne.

Dans la campagne argentine, près d’un lac, Amanda a loué une maison de vacances avec sa fillette, Nina, et son mari doit les rejoindre plus tard. Amanda fait la connaissance de Carla qui vit là avec son mari, Omar, éleveur de chevaux, et leur fils de neuf ans, David. « Si je te raconte – dit-elle –, tu ne voudras plus qu’il joue avec Nina. » (p. 16). David était un amour jusqu’à ses trois ans, puis il est tombé malade… Carla n’en dit guère plus à Amanda mais un dialogue s’installe entre Amanda et David. Carla est-elle folle ? Nina est-elle en danger ? « En quoi es-tu si différent aujourd’hui du David d’il y a six ans ? Qu’as-tu fait de si terrible pour que ta mère te rejette désormais ? » (p. 38-39). « David n’a rien fait ! – et voilà que je crie, voilà que je suis celle qui semble folle. C’est toi qui nous fais peur, à nous tous, avec ton délire de… » (p. 50).

Quel est le danger ? David ? Carla ? Le lieu en lui-même ? La vieille sorcière de la maison verte ? Autre chose dans l’eau ou dans l’air ? En tout cas, Amanda et Nina, tout comme David il y a six ans, ont bien été contaminées par quelque chose de toxique. Et Amanda n’a pas pu respecter la distance de secours (la distancia de rescate) pour préserver sa fille… Quelle claque ce roman ! Court, d’une grande intensité, presque fiévreux, qui amène son lecteur au bord de la terreur ou de la folie (ou des deux !). Mais, à travers ce roman, Samanta Schweblin dénonce évidemment l’énorme pollution qui empoisonne les terres, l’eau et les êtres vivants (humains et animaux) à cause de tous les produits chimiques de l’agriculture intensive (ici des champs de soja qui sont pourtant si beaux, si verdoyants…).

L’éditeur nous dit : « L’écriture magnétique et obsessionnelle de Samanta Schweblin part à la recherche de ce moment où tout bascule, où les vacances virent au cauchemar, où les relations d’amour condamnent au lieu de sauver. Formidable radiographie de la peur, Toxique est un bref roman à la tension vertigineuse, qui progresse comme une enquête à plusieurs voix vers une terrible vérité. Il cache un secret qui nous effraie autant qu’il nous attire. » Que vous dire de plus ?… Lisez Toxique !

Une lecture pour le Challenge de l’épouvante, Littérature de l’imaginaire, Pumpkin Autumn Challenge (pour le Menu 2 – Creepy, Spooky, Halloween) et le Défi Premier roman.

Mademoiselle à la folie de Pascale Lécosse

Mademoiselle à la folie de Pascale Lécosse.

La Martinière, août 2017, 128 pages, 14 €, ISBN 978-2-73248-453-2.

Genre : premier roman.

Pascale Lécosse vit dans la région parisienne et a reçu le Prix de l’auteur indépendant 2016 pour ce premier roman paru le 17 août 2017. Pas d’autres infos sur l’auteur !

Catherine Delcour, surnommée Mademoiselle, bientôt 48 ans, vit sur l’île Saint-Louis à Paris ; elle est comédienne de théâtre et, après une incursion au cinéma, est revenue au théâtre. « Je n’ai pas peur du temps qui passe mais du temps perdu. » (p. 8) : j’aime beaucoup cette phrase, elle donne le ton du roman. Ses grands-parents étaient d’origine russe, ses parents sont morts, elle est orpheline et partage sa vie avec Jean Rivière, son amant, marié, Ministre de la culture, et Mina Flamand, son assistante et amie. « Nous levons nos coupes, nous buvons à la vie. Tout va bien. » (p. 19). Eh bien, non, tout ne va pas bien… Catherine se sent fatiguée, elle est de plus en plus confuse, égarée et colérique. « Je perds le fil, je (*) sens que tout cela m’échappe. » (p. 48). Mais après avoir consulté un spécialiste, Catherine se réfugie dans son monde. « C’est la forme précoce de la maladie que je développe, la plus vaporeuse, la plus avide. J’ai dans la tête un mal gourmand qui me transforme en rosier stérile. Une saleté qui fait de moi une autre. Je voudrais l’espérance. » (p. 74).

J’ai repéré quelques fautes… « Il m’a consolé […], m’a encouragé » (p. 9) et « tu m’aurais épousé ? » (p. 43) ; c’est Catherine qui parle alors où sont les « e » ? C’est d’autant plus bizarres que les autres adjectifs en ont ! (*) Ici, j’ai corrigé, j’ai mis « je » car il est en fait écrit « le ».

La vie de Catherine se déroule comme on détacherait les pétales d’une marguerite, un peu, beaucoup, à la folie, et sur un ton léger, l’auteur traite d’un sujet grave, une maladie qui n’est jamais nommée mais dont on devine tout de suite le nom. Par contre Catherine a un caractère spécial… Elle parle de la mort de ses parents de la même façon que de son amant, de son assistante, de son Champagne ou de ses rôles, sans pathos, comme si elle était détachée de sa propre vie et de son passé, pourtant ça l’a touchée, c’est sûr. Le roman alterne les chapitres où Catherine est la narratrice et ceux où Mina est la narratrice, c’est intéressant d’avoir les deux points de vue et l’auteur livre ainsi deux beaux portraits de femmes qui ont toutes deux laissé passer le véritable amour pour se consacrer à autre chose. Il y a beaucoup de dialogues (comme au théâtre) alors le roman se lit vite, peut-être même trop vite (j’ai eu une petite impression d’inspiration à la Amélie Nothomb, je ne sais pas si c’est avéré), mais je l’ai lu sur mon balcon, au soleil, et c’était bien agréable cependant le « danger » est qu’il soit aussi vite oublié que lu…

Une lecture pour les 68 premières fois 2017 que je mets dans les challenges 1 % rentrée littéraire 2017 et Défi Premier roman 1017.

Arrêt non demandé d’Arnaud Modat

Arrêt non demandé d’Arnaud Modat.

Alma, janvier 2017, 160 pages, 17 €, ISBN 978-2-36279-211-3.

Genres : roman (nouvelles ?), ovni littéraire !

Arnaud Modat naît en 1979 à Douai et vit à Strasbourg. Du même auteur : La fée Amphète (2012) et Comic Strip (2012), deux recueils de nouvelles.

« La mer dans le ventre ». Dans l’école de Sébastien, pas de rédaction à la rentrée pour raconter ses vacances car trop d’enfants ne partent pas l’été… Mais lui veut raconter ses vacances, celles durant lesquelles « une chose [lui] est arrivée » et plus particulièrement cette soirée de juillet 1989 « qui a failli gâcher sa belle jeunesse » (p. 10) parce qu’à onze ans, il est trop grand pour colorier un soleil. Son récit entrecoupé de digressions et de définitions est vraiment drôle. Son père ne s’entend pas avec sa sœur, tante Sylvie, et encore moins avec son mari, Marc, un chasseur, et l’apéro tourne mal… « On m’a dit que c’était rien, que ça allait passer. » (p. 25).

Changement de décor. « Raoul ». Quentin et Aurore attendent leur premier enfant mais ils n’ont plus de sexualité et la sage-femme leur donne un conseil surprenant.

Changement de décor. « Tapage nocturne et neige précoce ». Henry, un écrivain local, dédicace son livre à Castorama. Rentré chez lui, il est sommé par sa compagne d’aller chez les voisins qui font trop de bruit et qui empêche le bébé de dormir mais… le son est vraiment bon !

Changement de décor. « J’existe ». Le Père Noël, enfin plus exactement Michel, un jeune sur-diplômé au chômage, répond à Joan, 5 ans. « Je suis heureux d’apprendre que tu as été bien sage, je te cite « surtout à la fin ». Il faut être sage toute l’année, mon coquin ! Tu ne peux pas te contenter de faire un effort avant les fêtes, afin de t’attirer mes faveurs et faire oublier toutes les saloperies que tu auras pu commettre auparavant. Ça ne marche pas comme ça. » (p. 74) et le reste de la lettre de plusieurs pages est gratiné ! C’est mon chapitre préféré !

Changement de décor. « La dernière nuit du hibou ». Changement de décor. « La fourchette à poisson ». Changement de décor…

En tout, six histoires (et un autoportrait) avec des décors différents et des personnages différents, alors véritable roman (comme c’est écrit en tout petit en haut de la couverture) avec comme lien la vie de l’homme (et de l’acteur) qui doit endosser tour à tour les différents rôles de sa vie (enfance, rencontre, couple, sexualité, père, responsabilité, séparation, solitude, mort) en six épisodes (comme les seconds rôles de Peter Cushing) ou recueil de nouvelles « déguisé » en roman ? Je ne sais pas mais, en tout cas, j’ai beaucoup ri surtout avec la lettre du Père Noël (extrait ci-dessus), humour noir et cynisme garantis ! Lucide, burlesque, un brin trash (la bagarre qui traumatise Sébastien), Arnaud Modat (comparé à Annie Saumont, grande nouvelliste française morte en janvier) a un style vif, un humour grinçant et interpelle joyeusement ses lecteurs. La fin de chaque histoire, c’est en fait comme : que feriez-vous si on vous demandait de descendre d’un train en marche alors que ce n’est pas votre arrêt ? Je suis curieuse de voir ce que fera ce jeune auteur à l’avenir.

Une lecture pour les challenges Défi Premier roman 2017 et Feel good.

Les liens du sang d’Errol Henrot

Les liens du sang d’Errol Henrot.

Le Dilettante, août 2017, 192 pages, 16,50 €, ISBN 978-2-84263-916-7.

Genre : premier roman.

Errol Henrot naît en 1982. Il grandit au milieu des animaux et découvre « à quoi servaient ces curieux bâtiments à l’entrée de la ville, d’où sortaient des cris et des odeurs épouvantables. »

« La nature jouissait d’elle-même. Mais à l’autre bout de la ville, l’abattoir n’accordait aucune place à la rêverie. […] Les cris, les odeurs, les couleurs froides et contraintes, tout, dans ce tourbillon blême, avait pour dessein l’étouffement, la répression du mouvement. » (p. 12). Après le lycée, François choisit de ne pas faire d’études scientifiques et reste chez ses parents. C’est donc tout naturellement que son père le fait entrer à l’abattoir où il travaille depuis bientôt 40 ans. « Soit il quittait le foyer, soit il obéissait aux règles et assumait la décision de son père : exercer le même métier que lui. […] Puisqu’il vivait sans durée, il ne chercha pas la confrontation. » (p. 24-25). François a toujours été triste et s’est réfugié dans les livres. C’est donc avec des animaux blessés, terrorisés, au milieu du sang chaud, des excréments, des cris que va se faire sa vie, dans une totale déshumanisation. Il va devenir tueur, comme son père. « Les ouvriers de l’abattoir assimilaient toute la cruauté, et plongeaient dans le feu. Tout était possible dans un tel microcosme. » (p. 41). Et même si des éleveurs prennent soin de leurs animaux comme Robert avec ses cochons, François a bien compris que ça n’empêche pas les bêtes de finir à l’abattoir… « François s’était fait une promesse. […] Il ne participerait plus au monde. Pas d’humiliation, pas de blessures à infliger à l’autre, pas de déceptions. » (p. 64). Mais un jour, Angelica, sa copine, fait tout un discours à table alors que le sujet est tabou chez les parents de François. « […] On croit sentir encore la bête trembler. J’ai le sentiment qu’elle n’a pas fini de mourir. […] C’est pour cela que je ne tue pas mes animaux. La chair a de la mémoire. Elle continue de murmurer longtemps après la mort. Le temps n’a pas passé. Elle se souvient d’avoir hurlé. Hurlé à la mort. » (p. 87).

Quand j’ai reçu ce livre, dans le cadre des 68 premières fois 2017 – session d’automne, je vous en ai parlé ici. Le thème, difficile pour moi qui ne mange pratiquement plus de viande depuis des années (et encore de moins en moins), me… m’interloquait et j’ai carrément mis de côté mes deux lectures du weekend pour me plonger dans ce roman. C’était peut-être aussi pour le lire rapidement et… m’en débarrasser au plus vite, je ne sais pas trop. En tout cas, j’ai un jour préféré savoir et j’ai agi dans mon alimentation en toute connaissance de cause. Mais j’ai dû faire plusieurs arrêts tant ma lecture était empêchée, mes yeux et mes nerfs étant mis à rude épreuve…

Les liens du sang, c’est l’histoire d’une famille, ouvrière, pauvre, ne sachant pas comment communiquer (François a une sœur aînée partie depuis longtemps mais qui ne se gêne pas pour lui faire la morale), vivant presque dans l’indifférence les uns des autres, sans affection, sans haine, sans heurts. François est fragile, un peu lâche (c’est lui qui le dit), rêveur, il a été dépossédé de sa vie… Mais, après la mort du père, le travail devient dégoût et horreur quotidienne pour François d’autant plus quand il est témoin de la brutalité de ses collègues, que le directeur ne veut rien (sa)voir, que le rendement est infernal et que le directeur fait augmenter la cadence… Il en est de même pour la lecture, c’est violent, insoutenable, du moins ce qui se passe dans les abattoirs est insoutenable, je n’ose dire inhumain car cette façon de (mal)traiter les animaux est tellement humaine (et quand on voit les chiffres d’abattage, c’est… immonde !). Quant au roman, lui, il est très littéraire, profond, intense, réaliste, brutal, engagé et c’est ça aussi qui fait cette violence, cette fureur, cette envie de vomir, de tout casser, de fuir ! Et puis, il emmène le lecteur vers une secousse, un déclic, une issue poétique. Vous ne regarderez plus votre morceau de viande de la même façon.

$^^^^^^^^^^^^^^^^^ : ça, c’est un message écrit par le matou, et il a raison, le petit trésor, tout ça, ce n’est que pour gagner de l’argent sur la peau d’animaux qui sont devenus esclaves…

Un auteur à suivre, avec son écriture à la fois brutale et poétique, je me demande bien quel sujet il abordera dans son deuxième roman.

Si ce thème vous intéresse, il y a L’été des charognes de Simon Johannin chez Allia (premier roman d’un tout jeune auteur) et Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo chez Gallimard (Prix Livre Inter 2017), deux romans qui sont dans ma wishlist.

Une lecture pour les challenges 1 % rentrée littéraire 2017 et Défi Premier roman 2017. Je le mets aussi dans le Pumpkin Autumn Challenge dans le Menu 1 – L’automne frissonnant dans la catégorie Hurlons dans les bois : lire un livre angoisse, horreur ou thriller car, si ce roman n’est pas un roman d’horreur dans le sens classique du terme, il entre bien pour moi dans ce thème horreur et il est bien angoissant.

L’Étal de boucherie – Pieter Aertsen (1551)