La princesse au visage de nuit de David Bry

La princesse au visage de nuit de David Bry.

L’homme sans nom, collection Fantastic, octobre 2020, 280 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-918541-72-1.

Genres : littérature française, roman policier, fantastique.

David Bry naît en région parisienne mais vit dans plusieurs régions de France. Sa passion depuis l’enfance : la lecture. Il écrit sa première nouvelle à 9 ans et son premier roman à 12 ans. Son domaine de prédilection : l’imaginaire avec excursion dans le policier. Invité aux Imaginales 2019, il est leur coup de cœur et vous pouvez consulter sa bibliographie (chez plusieurs éditeurs). Du même auteur chez L’homme sans nom : Que passe l’hiver (2017).

Il y a vingt ans, Hugo Pelletier a quitté son village natal. Il y revient pour l’enterrement de ses parents morts dans un accident de la route. Il y retrouve le père Legrand, Anne Pirier qu’il a connue enfant et qui est maintenant gendarme et la mère de la jeune femme devenue alcoolique. « Puissiez-vous brûler, en enfer, murmura-t-il. » (p. 15) alors que le curé dit « Que Dieu vous pardonne, s’il le peut. » (p. 15).

Qu’ont bien pu faire les parents de Hugo ? La vieille Lisenne dit que « la princesse au visage de nuit […] s’est réveillée. » (p. 16). Et cette vieille légende semble mettre en émoi tout le village de Saint-Cyr alors que Sophie Pirier et Pierre Sitret ont disparu il y a vingt ans. « Lisenne. La sorcière. Celle qui connaît les histoires et les légendes. » (p. 122). En tout cas, les freins de la voiture du couple Pelletier ont été sabotés et les empruntes retrouvées sont celles de leur fils, Hugo ! Comment est-ce possible ? Suspecté, le jeune homme n’a pas le droit de retourner à Paris alors qu’un de ses amis proches a fait une tentative de suicide.

Anne croit Hugo innocent et elle continue toujours d’enquêter sur la disparition de sa sœur aîné, Sophie. « Tu crois que la mort de mes parents pourrait être liée à ce qu’il s’est passé il y a vingt ans ? » (p. 66). L’enquête – qui ne dure que dix jours avant le solstice d’été – va être douloureuse et faire remonter à la surface des choses bien désagréables… et bien extraordinaires ! « Ils croient que les légendes sont des contes pour enfants, l’interrompt-elle, qu’il n’y a rien de vrai dans ces histoires. Les imbéciles ! » (p. 233).

Je veux d’abord parler de l’édition qui est très soignée, ce n’est pas que le roman soit illustré mais presque : il y a des branches à chaque nouvelle partie et à chaque nouveau chapitre, c’est vraiment joli, et le lecteur a l’impression d’être, comme le village, entouré de forêt (qui est parfois terrifiante). Ensuite, au sujet du roman, j’ai aimé cette fusion des genres, policier et fantastique, il y a une ambiance un peu malsaine, une certaine noirceur, une sacrée brochette de personnages (euh… un peu biscornus) et c’est une belle réussite. C’est la première fois que je lisais David Bry et sûrement pas la dernière ! Et vous, avez-vous déjà lu cet auteur qui sait très bien lier le passé et le présent, la légende et le réel ? La princesse au visage de nuit est rythmé, dense et tragique, un véritable page turner. Hugo va apprendre qu’il est possible de survivre aux traumatismes de l’enfance.

Pour le Challenge lecture 2021 (catégorie 8, lu en un week-end), Contes et légendes #3, Littérature de l’imaginaire #9, Polar et thriller 2020-2021.

Octobre de Søren Sveistrup

Octobre de Søren Sveistrup.

Albin Michel, février 2019, 640 pages, 22,90 €, ISBN 978-2-22643-899-7. Kastanjemanden (2018) est traduit du danois par Caroline Berg. Je l’ai lu en poche : Le livre de poche, février 2020, 736 pages, 9,20 €, ISBN 978-2-25324-153-9.

Genres : littérature danoise, roman policier.

Søren Sveistrup naît le 7 janvier 1968 à Kastrup (banlieue de Copenhague) au Danemark. Il est scénariste, plus spécialement connu pour la série télévisée Forbrydelsen c’est-à-dire The Killing. Octobre est son premier roman et a reçu le prix Barry 2020 (prix littéraire policier décerné depuis 1997).

Octobre 1989. Marius Larsen, commissaire proche de la retraite, se rend à la ferme d’Ørum pour un problème de bétail mais, sur place, c’est l’horreur !

Octobre « de nos jours ». Laura Kjær est torturée… « Quand elle revient à elle, elle ignore combien de temps elle est restée évanouie. Il fait encore noir. La voix est toujours là et on dirait presque qu’elle lui a manqué […]. » (p. 21).

Alors que, pour Rosa Hartung, ministre des Affaires sociales, c’est la rentrée parlementaire, Naia Thulin, une jeune inspectrice de la Crim’ depuis 8 mois se rend avec un agent d’Europol sur une scène de crime. « La victime s’appelle Laura Kjær, elle a 37 ans et elle travaillait comme assistante dentaire dans un cabinet de groupe dans le centre de Copenhague. Il semble qu’elle soit allée se coucher et se soit fait surprendre dans son lit par son agresseur. Son petit garçon de 9 ans qui dormait dans sa chambre, située au bout du couloir, n’a rien vu, rien entendu. » (p. 48). Sur la scène de crime, un bonhomme en marrons et une seule empreinte dessus, celle de Kristine Hartung, la fille de la ministre, disparue il y a un an !

L’enquête se révèle difficile, compliquée même car l’agent d’Europol (depuis 5 ans), Mark Hess, un Danois, a en fait été mis à pied par son patron, Freimann…

Mais quelques jours après, c’est Ann Sejer-Lassen qui est torturée et, sur son épaule, un bonhomme en marrons avec toujours les empreintes de Kristine Hartung. Quant aux maris des deux femmes mortes, Hans Henrik Hauge et Erik Sejer-Lassen, ils ne sont pas clean du tout… « Notre assassin se doute sûrement que nous nous apercevrons tôt ou tard que ses victimes ont été signalées aux services sociaux. » (p. 332).

Attention où vous allez mettre les pieds et les yeux. « Contrairement à Hess, Thulin n’a jamais mis les pieds dans un quartier de haute sécurité, même si elle en a évidemment entendu parler. Cet endroit, plus connu sous le nom de QHS psychiatrique, est la plus grande unité pénitentiaire pour malades mentaux du pays. Les quelque trente détenus qui s’y trouvent ont été jugés sur la base de ce qu’on appelle le degré de dangerosité particulière, que les instances juridiques peuvent utiliser dans les rares cas où l’on estime que le criminel jugé est un danger permanent pour ses congénères. Quand cette dangerosité est mise sur le compte d’une pathologie mentale, le détenu est enfermé dans ce QHS psychiatrique, un établissement à mi-chemin entre un hôpital psychiatrique et une prison de haute sécurité. Ceux qui y sont internés le sont toujours pour une durée indéterminée. Parmi les détenus, appelés ici des patients, on trouve des assassins, des pédophiles, des tueurs en série et des pyromanes. Certains d’entre eux ne seront jamais autorisés à reprendre leur place dans la société, parce que leur pathologie les rend imprévisibles et que les psychiatres jugent qu’ils le resteront indéfiniment. » (p. 435-436).

Octobre est un premier roman énorme (pas seulement par son nombre de pages), violent (mais pas trop glauque), intense, intelligent, mené de mains de maître (ils sont forts, ces Scandinaves !) et j’ai hâte que cet auteur publie un autre titre. Tout est bien ficelé, les personnages sont soignés, l’intrigue, le suspense et le rythme sont au top, et je n’ai pas vu le temps passer durant la lecture de ces 700 et quelques pages. Je verrais bien Octobre adapté en série ou en film (et pas seulement parce que l’auteur est scénariste).

Un roman policier idéal pour Décembre nordique que je mets également dans les challenges Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Danemark).

Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 22.

Angor de Franck Thilliez

Angor de Franck Thilliez.

Fleuve, collection Fleuve noir, octobre 2017, 624 pages, 21,90 €, ISBN 978-2-26509-869-5.

Genres : littérature française, roman policier, thriller.

Franck Thilliez naît le 15 octobre 1973 à Annecy (Haute-Savoie). Il étudie à l’ISEN Lille pour devenir ingénieur en nouvelles technologies. Puis devient romancier (romans policiers, thrillers, une vingtaine depuis 2002), nouvelliste et scénariste (téléfilms et séries policières). Angor est le 8e roman de la série Sharko & Henneblle. Plus d’infos sur son site officiel.

Camille Thibaut, 32 ans, est gendarme à la cellule d’investigation criminelle (CIC) de Villeneuve d’Ascq dans le Nord. Elle a reçu une greffe du cœur et fait des cauchemars… C’est pourquoi, depuis un an, sous l’œil attentif de son chat, Brindille, elle épluche les faits divers d’accidents mortels de France, Belgique et Suisse qui ont eu lieu les trois jours avant la greffe. « Cette femme dans mon rêve, elle s’adresse à moi. Elle veut que je lui vienne en aide. […] On dirait qu’elle a été kidnappée, retenue quelque part. Elle est terrorisée. Le plus étonnant, c’est cette clarté du rêve, ces petits détails dont je me souviens. Ça ressemble à de vrais souvenirs. Quelque chose que… je ne sais pas, que j’aurais vu, ou vécu. C’est improbable.  » (p. 13). Mais, sur le terrain, avec le lieutenant Boris Levak, elle s’effondre, crise cardiaque.

« Quatre jours plus tard, à cent-cinquante kilomètres de là » (p. 22), Jules et Armand, deux employés de l’Office national des forêts (ONF) constatent les dégâts de la tempête dans la forêt de Laigue dans l’Oise. Un énorme chêne déraciné est tombé sur d’autres arbres qui ont toutefois tenu le coup. « Va falloir le traiter en priorité. C’est dangereux. S’il s’effondre vraiment, il emporte tout avec lui. […] Il n’y avait presque plus de vent, le ciel avait retrouvé sa teinte cobalt, mais le bois continuait à craquer. La forêt était vivante, elle souffrait, gémissait, pansait ses plaies. » (p. 24). Mais lorsque Jules regarde dans le trou des racines, « une main […] lui agrippa les cheveux et tira de toutes ses forces. Englouti dans l’obscurité, Jules hurla. » (p. 26).

Au même moment, un autre Jules hurle ! Lucie Hennebelle, dix ans après ses jumelles, a mis au monde deux jumeaux, Jules et Adrien. Ils ont deux mois et le papa n’est autre que Franck Sharko. « Certes, ils ne remplaceraient jamais les jumelles de Lucie, Clara et Juliette, ni Éloïse, la fille de Franck, mais ces bébés portaient en eux tout ce que leurs parents avaient perdu. Ils grandiraient avec les yeux de ces enfants qui n’étaient plus là. Leurs trois demi-sœurs défuntes… » (p. 30). C’est pendant qu’il donne le biberon à Jules que le téléphone de Sharko sonne. Il doit aller dans la forêt où une femme a été retrouvée aveugle dans le trou du chêne.

Mais, revenons à Camille qui s’est réveillée à l’hôpital de Lille où le Dr Calmette s’occupe d’elle. « La bonne nouvelle, c’est que vous avez ressenti l’angor. Cela arrive chez deux ou trois pour cent des personnes greffées du cœur. » (p. 52). « Il s’agit d’une douleur vive dans la poitrine que le receveur, normalement, ne peut pas ressentir. Lorsqu’on prélève le cœur chez un donneur, on sectionne évidemment toutes les terminaisons nerveuses. Ces dernières ne sont jamais rétablies chez le receveur. Durant l’opération de greffe, on reconnecte les veines, les artères, pas les nerfs. Et donc, dans la plupart des cas, le greffon est insensible à toute douleur. On pourrait vous planter une aiguille dans le cœur, vous ne sentiriez rien. […] Dans de très rares cas, qu’on n’arrive pas encore à expliquer, les terminaisons nerveuses du greffon se reconnectent d’elles-mêmes avec le système nerveux de l’hôte, comme si le cœur étranger cherchait à conquérir son nouveau territoire. À s’intégrer complètement à son porteur, y compris jusque dans ses ramifications les plus complexes… » (p. 54).

Les enquêtes de Camille et de Sharko, qui ne se connaissent pas, vont se rejoindre, ainsi que l’enquête menée par Nicolas Bellanger, commissaire de police au 36 quai des Orfèvres. Et, en plus, Lucie, qui est encore en congés pour deux semaines, va elle aussi enquêter en parallèle en secret. « L’horreur. Juste là, sur l’écran de sa tablette reliée à Internet. » (p. 169). Bizarrement, là où Sharko et son équipe enquêtent, une jeune gendarme qui dit s’appeler Cathy Lambres est déjà passée… « C’est ça le Mal, tu comprends ? Il se répand dans les esprits, dans chaque individualité, comme un virus qu’on ne peut arrêter. » (p. 250-251).

J’aime les personnages que Thilliez crée et je trouve agréable de les suivre dans les différents romans (même si je ne les ai pas encore tous lus, et pas lus dans l’ordre chronologique…) ; j’aime aussi la construction de ses romans sacrément musclés et le fait que tout soit bien documenté au niveau scientifique (greffes, corps conservés) et historique (crime organisé au niveau international, Histoire espagnole et argentine). En tout cas, leurs enquêtes vont loin dans la violence, dans la brutalité, dans la folie humaine. « Le sexe, le pouvoir, l’argent. Réunis tout ça dans un seul homme, et tu en fais un prédateur redoutable. C’est peut-être à ce genre d’individus qu’on est confrontés en ce moment. » (p. 378). Les thèmes abordés dans Angor sont larges, les greffes et leurs complications, le culte fanatique des criminels, des enfants volés en Espagne (durant le franquisme) et en Argentine, le trafic d’organes avec l’Europe de l’Est. Un excellent thriller implacable ! Je ne peux pas comparer avec les autres titres parce que, pour l’instant, je n’ai lu que Gataca (je publierai ma note de lecture) mais je peux dire que c’est toujours violent, sombre, et je vais lire la suite, Pandemia, ainsi que d’autres titres.

Pour le Challenge du confinement (case Thriller) et Polar et thriller 2020-2021. Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 18.

Le bonhomme de neige de Jo Nesbø

Le bonhomme de neige de Jo Nesbø.

Gallimard, collection Série noire, mai 2008, 528 pages, 22 €, ISBN 978-2-07078-641-1. Snømannen (2007) est traduit du norvégien par Alex Fouillet.

Genres : littérature norvégienne, roman policier.

Jo Nesbø naît le 29 mars 1960 à Oslo (Norvège). Jeune footballeur, étudiant à la Norwegian School of Economics à Bergen, journaliste économique, auteur compositeur interprète du groupe de pop rock Di Derre, avec son frère Knut Nesbø, de 1992-1998 (j’ai écouté quelques titres, c’est pas mal), le voici maintenant romancier (romans policiers et littérature jeunesse) depuis 1997, nouvelliste et scénariste. C’est la première fois que je lis cet auteur mais j’ai vu (et apprécié) la série télévisée Occupied.

Le bonhomme de neige est le 7e tome de Une enquête de l’inspecteur Harry Hole. Zut, moi qui pensais commencer par le début… En tout cas, en 2017, ce roman est adapté au cinéma par Tomas Alfredson (réalisateur suédois) avec Michael Fassbender (acteur germano-irlandais) dans le rôle de l’inspecteur Harry Hole (mais je n’ai pas vu ce film).

5 novembre 1980, la neige arrive sur Lillestrøm. Sara Kvinesland rend visite à son amant avant qu’il ne déménage. Son fils l’attend dans la voiture. Lorsqu’elle revient quarante minutes plus tard, il lui dit qu’il a vu le bonhomme de neige et « Nous allons mourir. » (p. 17).

2 novembre 2004. Harry Hole, à 40 ans, est inspecteur principal à la Brigade criminelle d’Oslo. Son service doit enquêter sur une femme disparue depuis un an. « Elle était femme au foyer, et avait été vue pour la dernière fois au jardin d’enfants où elle avait déposé son fils et sa fille, le matin même. » (p. 27-28). Une nouvelle enquêtrice, Katrine Bratt, est affectée à la brigade.

Dans la nuit du 2 au 3 novembre, Birte Becker disparaît laissant seul son fils de 10 ans, Jonas. Le père, Filip, professeur, est à Bergen. Hole et son équipe sont sur l’affaire. En fait, un bonhomme de neige est apparu dans leur jardin et, au lieu de regarder la route, ses yeux en charbon sont dirigés vers la maison et autour du cou, il a l’écharpe rose de Birte…

« Ça, c’est une des vieilles affaires de Hole, non ? […] Il croyait qu’il y avait un tueur en série dans la nature. […] tu sais sans doute qu’il se trompait ? Et que ce n’’était pas non plus la première fois. Il est littéralement obsédé par les tueurs en série, Hole. Il se croit aux États-Unis. Mais il n’a pas encore trouvé le sien dans ce pays. » (p. 76). C’est que Harry Hole a suivi une formation au FBI et qu’il est spécialisé dans les tueurs en série. Et, surtout, il a reçu cette lettre : « La première neige ne tardera pas. Et il resurgira alors. Le bonhomme de neige. Et quand la neige aura disparu, il aura de nouveau pris quelqu’un. Ce que tu devrais te demander, c’est ceci : ‘Qui a fait le bonhomme de neige ? Qui fait les bonhommes de neige ? Qui a enfanté The Murri ?’ Car le bonhomme de neige lui-même ne le sait pas. » (p. 91) alors il est sûr qu’il y a un tueur en série !

Une femme disparue, une autre dont la tête est retrouvée sur un bonhomme de neige, une clinique de chirurgie plastique, le syndrome de Fahr, un flic kleptomane de Bergen disparu depuis plus de dix ans années, l’enquête suit plusieurs pistes. « Le meurtrier en série est un narcissique qui met en scène une pièce dans laquelle il tient le rôle principal ; l’invincible, le plus puissant, celui qui triomphe à la fin. » (p. 200).

Côté perso, Harry Hole se remet doucement de sa séparation d’avec Rakel qui compte épouser un autre homme mais ils continuent de se voir et Hole peut également voir Oleg, 12 ans, dont il s’est occupé comme d’un fils.

Une phrase à méditer. « Plus je vieillis, plus je suis d’avis que le mal est le mal, avec ou sans maladie mentale. » (Ståle Aune, p. 519).

L’enquête est assez rapide, elle dure 3 semaines (donc du 2 au 23 novembre) mais le roman trouve son épilogue en décembre. Une enquête violente, brutale, qui ne fait pas la part belle aux journalistes et à certains policiers prêts à balancer pour sauver leur peau… Mais Harry Hole semble invulnérable. Et les personnages qui l’entourent sont divers et attachants (pour la plupart). De plus, la musique a une grande importance (le lecteur sent que l’auteur est aussi musicien) et il y a une véritable bande son pop rock. Le bonhomme de neige est un polar dense et efficace et je lirai d’autres titres de Jo Nesbø, c’est sûr et certain !

Pour le Challenge du confinement (case Policier), Décembre nordique, Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Norvège). Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 17.

Cet été là de Lee Martin

Cet été là de Lee Martin.

Sonatine, février 2017, 320 pages, 21 €, ISBN 978-2-35584-558-1. The Bright Forever (2005) est traduit de l’américain par Fabrice Pointeau. Le roman est paru en poche, chez 10/18, en février 2018.

Genres : littérature états-unienne, roman policier.

Lee Martin naît en 1955 à Little Egypt dans l’Illinois (États-Unis). Il étudie la littérature (licence à l’université d’Illinois-Est, master à l’université d’Arkansas et thèse à l’université de Nebraska-Lincoln). Il enseigne la littérature romanesque et il est écrivain (depuis 1989). Parmi ses romans et ses nouvelles, j’ai l’impression que Cet été-là est le seul traduit en français pour l’instant. Ce roman a été finaliste pour le Prix Pulitzer 2006. Plus d’infos sur son site officiel.

Une petite ville de l’Indiana. La chaleur étouffante de l’été. Katie Mackey, 9 ans, part à vélo pour rendre des livres à la bibliothèque et disparaît.

Trente ans après, quelques personnes se rappellent et témoignent à nouveau. Son frère aîné, Gilley, qui avait 17 ans à l’époque. Son professeur, Henry Dees, un peu voyeur parce que seul. Raymond R. qui était soupçonné. Et même une vieille dame de 82 ans, Clare, dont le deuxième mari, Raymond R., dit en préambule : « Je ne dis pas que je ne l’ai pas fait. Je ne sais pas. » (p. 11).

Il fait beau, c’est l’été, les vacances, l’histoire est presque douce, poétique, « Vous devez savoir combien l’été peut être merveilleux dans cette partie de l’Indiana. » (Clare, p. 76) si ce n’est qu’une fillette a disparu et tout cela met le lecteur mal à l’aise. Peut-on se fier aux témoignages de l’époque et à ceux de trente ans après ? Qui dit la vérité, qui ment ou omet des choses ? « Mais les faits ne racontent pas toute l’histoire. Ils ne le font jamais. Pour ça, je crains que vous ayez besoin de moi. Je suis tout ce que vous avez. » (M. Dees, p. 189). L’histoire va se démêler peu à peu comme une pelote de laine et c’est terrifiant ! « On peut faire comme si la vie continuait quand en réalité on est constamment piégé dans un moment qu’on ne pourra jamais changer. » (Gilley, p. 273).

Une lecture prenante (je l’ai lu en mars et je m’en rappelle encore très bien, oui je sais je rattrape le retard dans quelques notes de lectures) que je mets dans Polar et thriller 2020-2021.

Below Zero de C.J. Box

Below Zero de C.J. Box.

Calmann Lévy, janvier 2012, 360 pages, 25,10 €, ISBN 978-2-70214-274-5. Below Zero (2009) est traduit de l’américain par Aline Weill.

Genres : littérature états-unienne, roman policier, Nature writing.

C.J. Box – pour Charles James Box – naît le 9 novembre 1958 à Cheyenne (Wyoming, États-Unis) où il vit avec son épouse. Il étudie la communication à l’Université de Denver (Colorado) et exerce différents métiers avant de devenir journaliste puis écrivain : son garde-chasse, Joe Pickett, enquête dans 20 romans (entre 2001 et 2020) dont les 13 premiers sont à ce jour traduits en français (depuis 2003, d’abord au Seuil puis chez Calmann Lévy) mais c’est la première fois que je lis cet auteur. Il y a aussi quelques autres romans (au Seuil) et des recueils de nouvelles (non traduits en français). Plus d’infos sur son site officiel.

Marshall et Sylvia Hotle font du camping à Keystone dans le Dakota du sud. « On a troqué une vie de fermiers contre une existence dans ce Module. Et maintenant, on fait la tournée. » (p. 15). « C’est notre tournée à nous, expliqua Marshall. On va rendre visite à nos enfants dans six États différents : on part avant la neige, on se cale sur les grands marchés aux puces de Quartzsite, on va aux rassemblements de Fleetwood pour voir les tout derniers modèles et causer avec les autres propriétaires de Modules. On est un peu comme un club, les fidèles du Fleetwood. » (p. 16).

Une vie proche de la Nature me direz-vous. Pas du tout ! Leur Module est même très polluant : « Vingt-quatre à vingt-neuf litres au cent […]. » (p. 16). C’est ce qui leur coûtera la vie car Dave Stenson alias Stenko prône le Below Zero. Stenko voyage avec son fils, Robert, un écolo convaincu (voire extrémiste), et une ado de 14 ans qu’il a sauvée de la prostitution et considère comme sa fille. Cet ancien bandit de Chicago fait tout pour que l’environnement soit respecté.

Cinq jours plus tard, à Saddlestring, dans le Wyoming, les deux sœurs Pickett, Sheridan (17 ans) et Lucy (12 ans) font du cheval lorsque Jason Kiner leur apprend qu’une certaine April a appelé mais… C’est impossible, April était leur sœur (elle avait été recueillie par la famille Pickett) et a été tuée il y a six ans ; leur père était présent !

De son côté, le père en question, Joe Pickett, garde-chasse réputé, est à Baggs où il poursuit l’Archer fou, un cinglé qui tue et torture des animaux… « Les hommes qui n’ont aucun scrupule à tuer ou à martyriser les animaux pour le plaisir sont capables de tout. Ce type était comme ça ; Joe le sentait. » (p. 149).

Un passage que j’aime bien. « Alors, si tu es aussi intelligent avec tes ordinateurs, tes iPhones et toute ta technique, pourquoi ne règles-tu pas les problèmes dont tu te plains ? Tu n’as qu’une envie : rejeter la faute sur les autres – sur moi – et passer ton temps à râler. C’est ton tour maintenant, alors pourquoi ne les résous-du pas, tous ces problèmes ? » (p. 314, Stenko à Robert).

Mais c’est quoi le Below Zero ? C’est un terme utilisé par les écologistes pour calculer la compensation carbone afin que chacun ait un impact minimum sur l’environnement. Robert a en fait créé un logiciel qui calcule l’empreinte carbone de tout et de tout un chacun. Vous consommez trop, vous êtes tués, voici la vie de Stenko et Robert, qui traînent avec eux, à l’insu de son plein gré, une ado déboussolée qui… pourrait-elle être April ?

L’auteur nous emmène dans les Rocheuses et c’est magnifique, magique, mais parfois dangereux surtout quand il y a des tueurs dans le coin. Below Zero (paru en juin 2009 aux States) est le 9e tome des aventures et enquêtes de Joe Pickett mais c’est le premier que je lis. J’ai très envie de lire d’autres titres et tant pis pour la chronologie ! La Nature (et ses aléas, ses dangers), les animaux (parfois dangereux) et les personnages tiennent une grande place dans ce roman à l’intrigue sauvage, violente mais très agréable à lire et je pense que c’est aussi le cas dans les autres titres mettant en scène le garde-chasse Joe Pickett, son épouse Marybeth et leurs filles. J’ai aimé l’amitié entre Joe Pickett et Nate Romanowski, un marginal recherché par la police mais qui aime la Nature et les animaux (il vit avec un faucon). En tout cas, j’ai apprécié les thèmes abordés ici (l’écologie mais aussi la famille, l’amitié, le respect de la Nature et des animaux) et j’espère retrouver tout ce « petit » monde dans les autres romans (si vous en avez un en particulier à me conseiller ?).

Une excellente lecture pour Animaux du monde #3 (faucon et animaux des Rocheuses) et Polar et thriller 2020-2021.

Charlock 2 de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe

Charlock 2 – Le trafic de croquettes de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe.

Flammarion Jeunesse, septembre 2020, 80 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-08151-180-4.

Genres : littérature française, jeunesse, roman policier.

Sébastien Perez naît à Beauvais. « C’était un matin d’hiver, il n’y a pas si longtemps de cela. » dit-il sur son site. Il est auteur ; il aime le fantastique et l’humour.

Benjamin Lacombe naît le 12 juillet 1982 à Paris. Il étudie à l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Il est illustrateur (jeunesse et adulte) et auteur (jeunesse et bande dessinée).

New York, 1917. Dans une précédente vie, Charlock était aux États-Unis. Son ami est Claude, un pigeon qui louche « et yoyote un peu du ciboulot. » (p. 12). Soudain, des aboiements… « La bande des Pet shop Dogs ! s’exclame Charlock. » (p. 14). Les chiens poursuivent « deux membres des Chappuccini ! s’alarme Charlock en voyant deux chats de gouttière en fuite […]. » (p. 16).

Parmi les Chappuccini, Spaghetti, Pavarotti, chat fait maffia, non ? Bon, en fait, les chats et les chiens vivent depuis des années en paix (si si !) mais là, les chiens, Ed le loubard en tête, accusent les Chappuccini d’empoisonner leurs croquettes. C’est que « Celui qui a les croquettes, a le pouvoir, lâche le cocker à la frange. » (p. 26).

Les croquettes sont-elles pourries ? Empoisonnées ? Voici une enquête pour Charlock qui est prêt à rencontrer le chef des Pet shop Dogs, Mister V, dans son repaire !

Cette deuxième enquête est tout aussi échevelée et drôle que La disparition des souris. En dehors de Charlock, les personnages sont différents et le jeune lecteur peut être surpris mais il se laissera emporter par l’histoire sans problème. Les dessins qui illustrent le texte ou qui sont en pleine page ou double page comme l’ancien gymnase (p. 38-39) sont superbes (quel talent il a ce Lacombe !).

Je vous conseille vivement cette série jeunesse et j’espère que d’autres tomes paraîtront !

Une agréable lecture pour 1 % Rentrée littéraire 2020, Animaux du monde #3, Challenge du confinement (case Jeunesse), Jeunesse Young Adult #10 et Polar et thriller 2020-2021.

Charlock 1 de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe

Charlock 1 – La disparition des souris de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe.

Flammarion Jeunesse, septembre 2020, 80 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-08151-906-0.

Genres : littérature française, jeunesse, roman policier.

Sébastien Perez naît à Beauvais. « C’était un matin d’hiver, il n’y a pas si longtemps de cela. » dit-il sur son site. Il est auteur ; il aime le fantastique et l’humour.

Benjamin Lacombe naît le 12 juillet 1982 à Paris. Il étudie à l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Il est illustrateur (jeunesse et adulte) et auteur (jeunesse et bande dessinée).

« Charlock est un chat. » (p. 7). Et un chat bleu, ce qui n’est pas banal. « Charlock est très observateur et répond toujours présent pour résoudre les enquêtes, même les plus difficiles. » (p. 8).

Paris, 1975. Charlock vit depuis deux ans avec Mamzel Marcelle. Lorsque son humaine n’est pas là, il s’ennuie un peu mais un jour, il rencontre une toute petite souris, Magali, et « ils devinrent bons amis. » (p. 23). Mais, lorsque Magali disparaît, Charlock rameute ses copains du quartier avec Choupachoups le lapin voisin. « Elle est peut-être allée chasser des oiseaux ? demande le chat Mallow. – Ou bien croquer les mollets du facteur ? ajoute Wawa le chihuahua. – Je suis sûr qu’elle admire la vue en haut d’un arbre, dit à son tour Cacahuète le cacatoès. » (p. 34-35). Mais Magali n’est nulle part et Charlock se résigne à la chercher au Royaume des souris mais dans le grenier, qu’il ne connaît pas, il fait très noir… Mais c’est là qu’il apprend que les souris disparaissent. Pourquoi ? Comment ?

La disparition des souris est le premier tome des enquêtes de Charlock (clin d’œil à Sherlock bien sûr). Déjà, le livre est très beau (format poche plus grand, 14 x 19 cm), avec de jolis rabats (soulevez-les, il y a des illustrations et du texte en-dessous) et de magnifiques illustrations en couleurs de Benjamin Lacombe dont certaines sont pleine page ou double page. Le récit de Sébastien Perez est précis et pétillant pour les enfants (dès 8 ans) et drôle ; il revisite la légende de Hamelin. Les animaux sont attachants, complémentaires et ont chacun leurs particularités ; ils enquêtent ensemble mais c’est plutôt Charlock qui réfléchit. « Élémentaire mon cher Wawa ! » (p. 48).

C’est après avoir vu un billet chez Sharon que j’ai eu envie de lire Charlock (je sais que, comme moi, elle aime les chats). Bien m’en a pris ! Et heureusement j’ai le tome 2 : Le trafic de croquettes !

Une chouette lecture pour 1 % Rentrée littéraire 2020, Animaux du monde #3, Challenge du confinement (case Jeunesse), Jeunesse Young Adult #10 et Polar et thriller 2020-2021.

Wily Fox mène l’enquête, 2 d’Adam Frost

Wily Fox mène l’enquête, 2 – Un parfum de mystère d’Adam Frost.

Thomas Jeunesse, octobre 2017, 128 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-35481-435-9. Investigates Fox A Whiff of Mystery (2015) est traduit de l’anglais par Paolia Appelius. Illustré par Emily Fox.

Genres : littérature anglaise, roman jeunesse, roman policier.

Adam Frost naît le 21 août 1972 à Epping (Angleterre). Il est auteur pour la jeunesse depuis 2005. Plus d’infos sur son site officiel.

Emily Fox, diplômée de l’Université Falmouth, est illustratrice. Plus d’infos sur son site officiel.

Après la lecture de Wily Fox mène l’enquête, 1 – Une ombre au tableau d’Adam Frost, j’ai embrayé avec le tome 2.

Wily Fox est invité à la soirée de lancement du nouveau parfum, Odorissimo, d’Adolfo Aroma, le célèbre parfumeur, un lapin italien. « Ce parfum séduira dans les terriers tous les goupils qui ont du style et les belettes qui en jettent par son attaque de sous-bois mouillé sur un cœur de marron éclaté. » (p. 4). Le détective londonien est donc à Pise. Mais Fabio furet, le chef de la sécurité d’Adolfo, n’est pas content qu’un renard vienne mettre le museau dans son travail. Mais la soirée ne se passe pas comme prévu et la formule d’un parfum unique, Utopia, créé par le père d’Adolfo, est volée…

Dans la liste d’une centaine d’invités, Albert l’assistant de Wily Fox à Londres, repère trois suspects : Bianca Blaireau, reporter à Pise, Joey La Fouine, ancien gangster reconverti dans le monde de la mode, et Wanda Rouquine, une panda rousse, propriétaire d’une chaîne de magasins mode et parfums en Chine.

Wily Fox se rend à Venise car la Princesse de Parmesan est la seule à posséder un flacon d’Utopia. « C’est « une vieille antilope de quatre-vingt-deux ans » (p. 28).

Mais Marius Molosse et Érica Écureuil de la MOTUS (Milice des Officiers de Terrain Ultra Secrète) lui mettent à nouveau des bâtons dans les roues… La MOTUS enquête sur « Trois gibiers de potence connus sous le nom de Gang des Pattes Noires » (p. 49) qui ont tenté de cambrioler des banques. Non, ils ne sont pas sur la même enquête.

Wily Fox peut partir en Chine sur les trace du « hon sêng zha » (p. 49). Direction Chengdu !

Je ne veux pas répéter ce que j’ai déjà dit pour le premier tome mais encore une belle histoire et une belle enquête pour Wily Fox ! Et des gadgets que n’aurait pas renier James Bond ! Idéal pour démarrer le roman policier pour les enfants à partir de 8 ans mais les grands y trouvent leur compte aussi.

Une lecture idéale pour Animaux du monde #3, British Mysteries #5, Challenge du confinement (case Jeunesse), Jeunesse Young Adult #10, Petit Bac 2020 (catégorie crimes et justice avec mystère), Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

Wily Fox mène l’enquête, 1 d’Adam Frost

Wily Fox mène l’enquête, 1 – Une ombre au tableau d’Adam Frost.

Thomas Jeunesse, octobre 2017, 126 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-35481-404-5. Investigates Fox A Brush with Danger (2015) est traduit de l’anglais par Paolia Appelius. Illustré par Emily Fox.

Genres : littérature anglaise, roman jeunesse, roman policier.

Adam Frost naît le 21 août 1972 à Epping (Angleterre). Il est auteur pour la jeunesse depuis 2005. Plus d’infos sur son site officiel.

Emily Fox, diplômée de l’Université Falmouth, est illustratrice. Plus d’infos sur son site officiel.

À Londres. Wily Fox, un renard, a son agence de détective privé ; sa secrétaire est madame Mangouste ; son assistante, Albert, est une taupe qui vit en sous-sol ; ses clients sont des animaux. « Il y avait déjà une longue file d’attente à la réception : des moutons, des souris, des chouettes, des ocelots, des autruches et des tas d’autres animaux. » (p. 5). La première cliente est Nini Le Chic, une caniche française, qui possède une galerie d’art à Paris : Dimitri Vatrovitch, un ours brun galeriste en Sibérie, veut absolument récupérer un tableau qu’elle a récemment acheté ; elle a reçu des menaces. « Je veux garder le tableau, mais je veux aussi savoir pourquoi ce Dimitri tient tant à le récupérer. Il y a quelque chose de louche là-dessous. » (p. 11).

À Paris. Le tableau concerné est de petite taille et son titre est « Cloporte nerveux sous le regard d’un campagnol » (p. 16), un tableau de Khandhusky (joli clin d’œil à Khan – husky et à Kandinsky). Alors qu’Érica Écureuil, Brigadière junior de la MOTUS (Milice des Officiers de Terrain Ultra Secrète) et son supérieur, le bouledogue français, Marius Molosse, sont sur place, deux loups avec « un accent russe très prononcé » (p. 22) font irruption dans la galerie d’art et le Khandhusky disparaît !

Wily Fox se déplace avec une Vespa spéciale : elle roule bien sûr mais elle peut voler et servir de sous-marin ce qui sauvera la vie du détective. Le lecteur lit d’ailleurs un vrai thriller puisque, après Paris, Wily Fox se rend (en Vespa aérienne) à Moscou. Et il résout les affaires plus vite que la lumière !

Si le personnage principal d’Adam Frost est un renard, c’est parce que son livre préféré durant l’enfance était Fantastique Maître Renard de Roal Dahl. Wily Fox mène l’enquête, c’est de jolies illustrations, de l’humour, de l’action, du suspense, des gadgets dignes de James Bond et un peu de charme !

Les enfants vont adorer et les grands y prendront plaisir aussi.

Lien vers le tome 2, Wily Fox mène l’enquête, 2 – Un parfum de mystère.

Une lecture idéale pour Animaux du monde #3, British Mysteries #5, Challenge du confinement (case Jeunesse), Jeunesse Young Adult #10, Petit Bac 2020 (catégorie objet pour tableau), Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).