Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo

Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo.

10-18, collection Grands détectives, janvier 2017, 358 pages, 8,10 €, ISBN 978-2-264-06902-3. Kotô no oni 孤島の鬼 (1929) est traduit du japonais par Miyako Slocombe.

Genres : littérature japonaise, roman policier.

Edogawa Ranpo 江戸川 乱歩… Edogaw pour Edgar, a ran pour Allan et po pour Poe, eh oui ! De son vrai nom HIRAI Tarô 平井 太郎 est né le 21 octobre 1894 à Mie (Japon). Fondateur du roman policier japonais, il crée pour ses 60 ans le Prix Edogawa Ranpo qui récompense chaque année – depuis 1955 – un roman policier. L’auteur est mort le 28 juillet 1965 mais le prix existe toujours.

Minoura a 25 ans lorsqu’il rencontre, dans l’entreprise où il travaille, la jolie Hatsuyo Kizaki qui devient sa fiancée. Mais Michio Moroto qu’il a connu étudiant, bien qu’homosexuel, la demande en mariage. Aucun des deux jeunes hommes ne l’épousera puisqu’elle est assassinée dans sa chambre fermée de l’intérieur. « Par n’importe quel moyen, je trouverai cet assassin. Et je nous vengerai ! » (p. 56). Minoura demande de l’aide à Kôkichi Miyamagi, un ami détective amateur mais, s’approchant trop près de la vérité, il est assassiné aussi, sans avoir pu « révéler le moindre détail de son raisonnement » (p. 66). Finalement, Minoura va devoir enquêter avec Moroto. « Si j’ai vu juste, il s’agit réellement d’un mystère sans précédent. On pourrait presque dire qu’il relève du surnaturel. » (p. 109).

J’ai acheté ce roman spécialement pour la lecture commune du 25 avril pour le Mois japonais. Mais je n’y allais pas à l’aveugle : je connaissais cet auteur puisque j’ai déjà lu des romans de lui (publiés chez Philippe Picquier) et je les avais beaucoup aimés. Ouvertement inspiré par Edgar Allan Poe principalement mais aussi Gaston Leroux, Maurice Leblanc, G.K. Chesterton et Arthur Conan Doyle – bref des auteurs de romans policiers ou de romans d’aventure – qu’il considère comme ses maîtres, Edogawa Ranpo ajoute à ses histoires sa patte (ses coups de griffe même !), sa réflexion bien sûr différente de celle des Occidentaux et donc l’exotisme de sa pensée japonaise. Mais ses romans ne sont pas qu’exotisme, ils dégagent un fort potentiel psychologique ; les clins d’œil à ses auteurs fétiches, les phrases adressées aux lecteurs, son humour délicat, le côté mystérieux et fantastique voire horreur m’emballent à chaque fois et je vous conseille fortement cet auteur. La vie tokyoïte au début du XXe siècle, l’énigme en chambre close, des détectives amateurs, un voyage sur une île isolée, des mystères, des monstres, un labyrinthe souterrain… Il y en a pour tous les goûts et pour tous les frissons !

Quelques extraits

« Minoura, allons-y ensemble. Joignons nos forces et trouvons le secret de cette île ! » (p. 212).

« C’est le fantasme du diable. L’utopie du démon. » (p. 322).

« Que dois-je faire ? M’attrister ? Mais le chagrin est trop grand pour que je m’attriste. Me mettre en colère ? Mais la haine est trop profonde pour que je me mette en colère… » (p. 323).

Une excellente lecture pour les challenges Classiques, Littérature de l’imaginaire, Polars et thrillers, Raconte-moi l’Asie, Un genre par mois (en avril, policier), Rentrée littéraire janvier 2017 de MicMélo, et donc la lecture commune de ce 25 avril pour le Mois japonais organisé par Hilde et Lou (j’aurais voulu participer plus mais…).

Quais du polar 2017 à Lyon

Hier, samedi 1er avril, j’ai été à Lyon pour les Quais du polar ; il me semble que c’est la troisième fois que j’y vais et j’étais très contente malgré une petite déception : je n’ai pas rencontré de blogueurs – blogueuses mais c’est normal, je sais qu’il faut prévenir avant et dire qu’on y sera tel jour à telle heure et se donner un point de rendez-vous sauf que, même si j’avais très envie d’y aller depuis plusieurs semaines, j’ai hésité jusqu’au dernier moment, eh oui… pluie, mal de dos… Et je vais vous dire, je ne suis pas superstitieuse mais ce 1er avril a failli avoir ma peau ! Partie de Valence sous la pluie, je savais que je retrouverais la pluie à Lyon, ça ne me réjouissait pas du tout car je crains l’humidité avec mon dos… À la gare, au guichet, panne informatique, juste avant que mes billets aller-retour ne s’impriment… C’est une blague ou quoi ? Il a fallu que je passe à un autre guichet et qu’on fasse fissa car le train était déjà en gare et allait partir ! Le voyage s’est bien passé, pluie tout le long, c’est reposant, si si. Arrivée à Lyon, pluie, évidemment, j’avais prévu mon parcours mais je me suis quand même perdue dans le métro, heureusement qu’un jeune homme m’a renseignée, il y a encore des gens serviables. Au retour, j’ai pris le bus, plutôt que le métro, je veux dire pour retourner à la gare Part-Dieu, car ça permet de mieux visualiser et se repérer. Je ne vous explique pas dans quel état j’étais avec mon dos douloureux, heureusement le retour s’est bien passé, même si j’ai eu du mal à rentrer chez moi…

J’ai finalement visité deux lieux, tous les deux très beaux, bien connus des amateurs de ces Quais du polar : l’Hôtel de ville Louis Pradel et l’Hôtel de ville Place de la Comédie. J’ai vu deux chouettes expos mais je vous en parlerai une prochaine fois. J’ai rencontré beaucoup de libraires et d’auteurs, ah et un traducteur très sympa. Je suis repartie avec pas mal de photos (prises avec le Smartphone parce qu’avec la pluie je n’ai pas voulu prendre le Canon), quelques cartes postales, marques-pages (tout comme pour la Fête du livre de Bron, le collectionneur se reconnaîtra !), brochures et deux livres dédicacés : j’ai été raisonnable, n’est-ce pas ? Mais j’aurais voulu en acheter plus, vous vous en doutez bien !

Quais du polar 2017 à Lyon : beaucoup de rouge et de noir dans cette édition !

Le premier est L’énigme de Saint-Olav – Melchior l’Apothicaire, livre 1 d’Indrek Hargla, un auteur estonien que j’aurais dû rencontrer à Romans en septembre 2015 dans le cadre du Festival Est Ouest (mon billet) mais la rencontre avait été annulée… Et vous l’avez peut-être deviné : le traducteur sympa est Jean-Pascal Ollivry qui a traduit ce roman et qui servait d’interprète lors des échanges (ouf, parce que qui parle estonien ?). L’auteur est toutefois bien sympathique et j’ai hâte de découvrir son personnage, Melchior l’Apothicaire.

Le deuxième est Code 93, le premier roman d’Olivier Norek, un auteur que je n’ai encore jamais lu mais que je voudrais découvrir car j’ai vu plusieurs blagues (faux articles de journaux, etc.) sur FB (n’est-ce pas Nicolas Lebel ?) ce qui m’avait bien fait rire. L’auteur est d’ailleurs fort intéressant, tour à tour drôle et sérieux, j’espère que je vais aimer ce Code 93.

Je n’ai pas commencé à les lire dans le train du retour car je n’arrive pas à lire dans les transports en commun mais je vous en parle dès que je les aurai lus et je suivrai ces deux auteurs (c’est-à-dire je lirai leurs autres titres) si ces deux romans me plaisent.

C’est triste une ville sous la pluie…

Bibliothèque de Lyon Part-Dieu, que je visiterai une autre fois, j’étais fourbue, et je pense qu’elle doit fermer à 17 heures le samedi, non ?

Mais c’était un bon moment et j’y retournerai, c’est sûr ! Voici quelques photos d’auteurs et de la foule prises à l’Hôtel de ville Place de la Comédie, sauf la première, celle de Ian Manook prise à l’Hôtel de ville Louis Pradel.

Attentat contre le Saint Suaire de Laura Mancinelli

attentatsaintsuaireAttentat contre le Saint Suaire de Laura Mancinelli.

La fosse aux ours, mai 2001, 137 pages, 13,50 €, ISBN 2-912042-36-4. Attentato alla Sindone (2000) est traduit de l’italien par Patrick Vighetti.

Genres : littérature italienne, roman policier.

Laura Mancinelli est née le 18 décembre 1933 à Udine et je découvre qu’elle est morte le 7 juillet 2016 à Turin. En 1956, elle sortait diplômée en Lettres modernes (littérature allemande) de l’Université de Turin. Elle était professeur universitaire, traductrice, auteur en particulier de romans historiques, médiéviste et germaniste : assurément de la matière pour ses romans ! Son œuvre : de nombreux romans et nouvelles, des histoires pour enfants, des essais et des ouvrages sur la littérature allemande.

Ce vendredi soir d’avril, après sa semaine de travail, Carmine Bauducco, professeur d’histoire des religions au Palazzo Nuovo (l’Université des lettres et sciences humaines de Turin), s’apprête à continuer de lire son édition latine des œuvres de Denys l’Aréopagite mais une odeur de fumée le dérange : la coupole Guarini est en feu ! « Ce que lui montra le journal télévisé le glaça au plus profond de l’âme. Un brasier immense et furieux dévorait la chapelle du Saint-Suaire, au sommet de la Cathédrale. » (p. 14). Après avoir réfléchi toute la nuit, Carmine Bauducco est sûr que l’incendie n’est pas accidentel mais criminel. Il pense qu’une organisation a voulu détruire la précieuse relique ou que l’incendie masque le vol de la relique. Il va enquêter avec une jeune collègue chargée de recherches en philologie germanique, Priscilla Pampieri, et un voisin journaliste à La Stampa, Ciro Cerfoglio.

un-mois-un-editeurLa fosse aux ours (site toujours pas à jour…) a édité quelques romans policiers. Attentat contre le Saint Suaire est un d’entre eux. Ce n’est pas un grand roman policier mais il est bien agréable à lire et le lecteur apprend pas mal de choses sur Turin et son patrimoine, c’est ce qui est le plus intéressant. Les personnages ont chacun leur caractère et sont complémentaires ; il y a quelques moments amusants, en particulier avec Camilla et son horrible chien nommé Napoléon.

ThrillerPolar2016-2voisinsvoisines2017Une petite lecture sympa que je mets vite, avant la fin du mois, dans Un mois, un éditeur et dans Polars et thrillers et Voisins Voisines 2017.

Challenge Polars et thrillers 2016-2017 avec Sharon

Nouvelle saison pour le Challenge Polars et thrillers organisé par Sharon du 7 juillet 2016 au 7 juillet 2017.

ThrillerPolar2016-1

Sharon laisse les mêmes catégories que pour la précédente session et en rajoute deux (à 50 et 75 livres lus) :

– jusqu’à cinq livres lus : Imogène,

– de cinq à quinze livres lus : Montalbano,

– de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple,

– de vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur,

– de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Maigret,

– de soixante-quinze à cent livres lus : Sherlock Holmes,

– plus de cent livres lus : Walt Longmire.

ThrillerPolar2016-2Elle « rappelle le principe : lire tous les romans policiers possibles, que ce soit des romans, des romans noirs, des recueils de nouvelles, des mangas, des bandes dessinées, des romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, des essais. Bref, vous l’aurez compris, tous les genres, toutes les destinations sont permis ! » et elle donne le lien du récapitulatif sur la page Challenge polar et Thriller – 2016-2017. »

Mes lectures pour ce challenge

Bon sang, en 8 mois, j’en ai bien lu une dizaine mais je n’ai rédigé aucune note de lecture…

1. Attentat contre le Saint Suaire de Laura Mancinelli (Italie)

Marathon Thriller/Policier #3 avec Merry et Cookies

Ça fait longtemps que je n’ai pas participé à un marathon (5 avril) et encore plus longtemps que je n’ai pas participé au Marathon Thriller/Policier (août 2015 !) [lien]. Pourtant Merry – du blog Mes rêves éveillés – et Cookies – du blog Entre nous – l’organisent une fois par mois (en alternance avec le marathon Dystopie/SF). Ce marathon (le 3e pour moi) dure toute la semaine, du 20 au 26 juin 2016 (minuit). Liens vers le groupe FB et vers l’événement FB.

MarathonThrillerJuillet2015

Mon suivi de lecture

Note de lecture publiée ce matin : Feed de Mira Grant, mi science-fiction horreur mi enquête (Bragelonne, 2012, 450 pages).

Je suis en train de lire : Métrozone – 1 : L’équation de la vie de Simon Morden mi science-fiction mi policier (Éclipse – Panini Books, 2014, 400 pages) mais je n’ai rien pu lire d’autre cette semaine…

Enfin, le weekend, je me suis lancée dans la lecture du premier tome d’Agatha Raisin enquête – La quiche fatale de M.C. Beaton et j’adore 🙂 (Albin Michel, 2016, 324 pages).

Finalement : 450 + 400 + 324 = 1 174 pages, je trouve que c’est un bon petit marathon 😉

La liste des 7 de Mark Frost

Listedes7La liste des 7 de Mark Frost.

Cherche Midi, collection Néo, juin 2014, 485 pages, 22 €, ISBN 978-2-7491-1816-1. Déjà paru chez Plon en 1995. The List of Seven (1993) est traduit de l’américain par Jean-Michel Dulac.

Genres : aventure, suspense, fantastique.

Mark Frost naît le 25 novembre 1953 à New York. Avant d’être romancier, il est scénariste et producteur pour la télévision (Twin Peaks réalisée par David Lynch) puis le cinéma (Les quatre Fantastiques et Les quatre Fantastiques et le Surfer d’argent). La liste des 7 est son premier roman (suivront Les sept messies en 1995, Le second objectif en 2008 et une série jeunesse : La prophétie du Paladin dès 2012).

Londres, Noël 1884. Arthur Conan Doyle, 26 ans, est docteur en chirurgie depuis trois ans. Lorsqu’il reçoit une demande d’aide de Lady Caroline Nicholson concernant une pratique frauduleuse des arts spirites, il se rend dans une maison inconnue mais il échappe à un traquenard grâce à l’aide d’un inconnu se faisant passer pour un professeur de Cambridge. « […] à partir de maintenant, Doyle, il n’existe plus beaucoup d’endroits où vous puissiez vous considérer réellement en sûreté. » (p. 48). Écrivain à ses heures perdues, inspiré par la Russe Helena Petrovna Blavatsky (fondatrice de la théosophie), le jeune Arthur a envoyé à plusieurs éditeurs un manuscrit intitulé La fraternité de l’ombre mais… « En croyant faire œuvre d’imagination, vous avez décrit avec une étonnante fidélité les menées perverses d’une secte de sorciers poursuivant un objectif proche de celui de vos personnages […]. » (p. 51). Son appartement est dévasté, sa voisine est tuée et l’inspecteur Charles Leboux – qu’il a connu dans la Royal Navy et qui est entré à Scotland Yard – ne peut pas l’aider… Le mystérieux John Sparks, surnommé Jack, le pourra-t-il ?

ThrillerPolar-PatiVore1Un excellent premier roman ! J’ai senti la future présence de Sherlock Holmes – et des garçons des rues – car les ingrédients sont là : l’observation, l’analyse, la logique, l’intérêt pour les abeilles, le violon, les déguisements, la dépendance à la drogue et même les Chutes de Reichenbach en Suisse ! Et puis, en plus de la fiction, la société de l’Angleterre victorienne est bien représentée : des bas-quartiers aux châteaux des aristocrates, sans oublier le spiritisme et l’occultisme très présents en cette fin de XIXe siècle. Les prémices de la police scientifique aussi : « La lutte contre le crime est à la fois un art et une science […]. » (p. 258). Il y a des clins d’œil à Trois hommes dans un bateau, roman paru en 1889, c’est-à-dire contemporain de Sherlock Holmes, à Jack l’Éventreur (meurtre d’une prostituée) et une rencontre avec Bram Stoker. En résumé, La liste des 7 est un grand roman d’aventure et d’action avec beaucoup de mystères et de suspense, une pointe de fantastique horreur (roman gothique) et pas mal d’humour !

L’auteur est Américain mais il s’approprie un auteur anglais, Arthur Conan Doyle, et il déroule son histoire dans l’Angleterre victorienne (fin du XIXe siècle) alors je place cette lecture dans A year in England et British mysteries ainsi que dans Défi premier roman, Littérature de l’imaginaire et Thriller et polar.

Challenges3

La mariée était en blanc de Mary Higgins Clark et Alafair Burke

MarieeBlancLa mariée était en blanc de Mary Higgins Clark et Alafair Burke.

Albin Michel, novembre 2015, 395 pages, 20 €, ISBN 978-2-226-32077-3. All Dressed in White (2015) est traduit de l’américain par Anne Damour et Sabine Porte.

Genre : roman policier.

Mary Higgins Clark : j’ai lu ses mémoires en août 2015, Entre hier et demain. Plus d’infos sur http://www.m-higgins-clark.com/.

Alafair Burke est née en octobre 1969 à Fort Lauderdale en Floride. Elle est la fille de l’écrivain James Lee Burke (excellent auteur de romans policiers). Elle poursuit deux séries de romans policiers : Samantha Kincaid, procureur à Portland, et Ellie Hatcher, détective à la police de New York. Elle a écrit avec Mary Higgins Clark le premier tome des enquêtes de Laurie Moran, L’affaire Cendrillon (Albin Michel, 2014). Plus d’infos sur http://alafairburke.com/.

MoisPolar2016-logoBeletteDeux jours avant son mariage, Amanda Pierce, 27 ans, doute, quoi de plus normal, mais elle essaie sa robe qui lui va à la perfection et fait le vœu d’être heureuse. Pourtant le lendemain, elle disparaît. Cinq ans et demi après la disparition de sa fille, « La Mariée Envolée » comme l’ont surnommée les journalistes, Sandra Pierce continue de la chercher. Elle contacte Laurie Moran, créatrice de Suspicion, une émission télévisée de cold cases (crimes non élucidés). « S’il vous plaît, Laurie Moran, s’il vous plaît, vous êtes ma dernière chance. » (p. 24). L’équipe de Suspicion et l’expert juridique, Alex Buckley, amant de Laurie, s’installent au prestigieux Grand Victoria Hotel où devait avoir lieu le mariage. Charlotte et Henry, sœur et frère aînés d’Amanda, Sandra et Walter, leurs parents, et tous les invités de l’époque y sont également. Or, moins de deux ans après la disparition d’Amanda, Jeff Hunter, son fiancé, épouse Meghan White, sa meilleure amie. « Je me fiche de ce qu’on pense de moi. Je veux juste savoir ce qui lui est arrivé. Parce que je suis convaincue qu’elle n’a pas quitté l’hôtel d’elle-même. » (p. 112).

ThrillerPolar-PatiVore2En parallèle de cette enquête, on en apprend plus sur le passé de Laurie car son mari, Greg, a été assassiné devant leur fils de 3 ans, Timmy, à la même époque où Amanda disparaissait, et Leo Farley, son père, est un commissaire de police à la retraite. Il y a un gros clin d’œil à l’auteur Harlan Coben (p. 184), le père de Laurie le connaissant et lisant son dernier thriller. Avec Ladyform, l’entreprise de Walter Pierce, rajeunie par Amanda et reprise en main par Charlotte ensuite, on découvre l’évolution des sous-vêtements féminins aux États-Unis et dans le monde. Suspicion montre les relations entre les gens, leur comportement, leur motivation et leurs craintes à parler devant les caméras. « Excusez-moi d’aborder ce sujet, dit Alex, mais dans la mesure où notre émission est consacrée aux crimes et à leur impact sur l’entourage, il est important de signaler qu’après trente-deux ans de mariage, vous avez divorcé il y a un peu plus de deux ans. La disparition d’Amanda a-t-elle brisé votre couple ? » (p. 200).

RentreeLitteraire2015Voici un très bon roman policier que j’ai gagné en décembre dernier grâce à un jeu de Canel (que je remercie ainsi que les éditions Albin Michel). Je l’ai lu d’une traite avec grand plaisir. Il est tout à fait du genre page turner ! Il y a une belle galerie de personnages, tous différents, et l’intrigue et le suspense tiennent bien la route.
LettreAuteur

Cette lecture entre dans le Mois du polar et le challenge Thriller et polar tous deux organisés par Sharon ainsi que dans le 1 % de la rentrée littéraire 2015 et Une lettre pour un auteur (lettre B).