L’énigme de Saint-Olav d’Indrek Hargla

L’énigme de Saint-Olav (Melchior l’Apothicaire, 1) d’Indrek Hargla.

Gaïa, collection Gaïa Polar, février 2013, 336 pages, 22 €, ISBN 978-2-84720-288-5. Je l’ai lu en poche : Babel noir, n° 109, mars 2014, 432 pages, 9,70 €, ISBN 978-2-330-03063-6. Apteeker Melchior ja Oleviste Mõistatus (2010) est traduit de l’estonien par Jean-Pascal Ollivry.

Genres : littérature estonienne, roman policier et historique.

Indrek Hargla naît le 12 juillet 1970 à Tallinn (Estonie). Il étudie de Droit à l’université de Tartu puis travaille pour des missions diplomatiques. Passionné par les romans policiers et l’histoire médiévale, il ne pouvait qu’écrire des romans policiers médiévaux ! Il est l’auteur de nouvelles et de romans dans les genres policier mais aussi fantastique et science-fiction.

Petit point historique (un avant-propos très instructif). Tallinn, Estonie, XIVe siècle, 1398 pour être plus précise. L’Ordre des Chevaliers teutoniques « reconquière Gotland » (p. 9) et chasse les Viladiens (des brigands violents) de l’île de Visby. En 1409, au tout début du XVe siècle, l’Ordre vend l’île de Visby à la reine du Danemark. Tallinn est composée de deux parties : Toompea, la ville haute, où vit l’Ordre des Chevaliers teutoniques et la ville basse où vit la population, en particulier des artisans et des marchands.

Nuit du 15 mai 1409, à Toompea. Henning von Clingenstain, né à Warendorf (Allemagne), haut responsable de l’Ordre à Gotland, plein comme une outre (ça fait 5 jours et 5 nuits qu’il se goinfre et qu’il boit) est tué, décapité et retrouvé avec une ancienne pièce dans la bouche.

Le lendemain matin, dans la ville basse. Melchior Wakenstede, né à Lübeck (Allemagne), 31 ans, l’apothicaire de Tallinn, ouvre sa boutique « avec joie et satisfaction » (p. 19). Son épouse, Ketterlyn, « descendante des peuples qui avaient vécu ici depuis l’aube des temps » (p. 20), revient du marché avec l’affreuse nouvelle.

C’est la panique à l’Hôtel de ville… « Cet important chevalier qui venait d’être assassiné ne venait-il pas de Gotland, et Gotland n’était-elle pas en conflit perpétuel avec les villes dont Tallinn s’efforçait de conserver l’amitié ? » (p. 33). Ah, les affaires politiques et la diplomatie…

Le bailli Wentzel Dorn qui doit enquêter demande l’aide de son ami Melchior l’Apothicaire avec qui il a déjà résolu des enquêtes. « À trois reprises, déjà, Melchior avait apporté son aide au Conseil pour démasquer un meurtrier, et la dernière fois, l’été passé, quand il avait deviné qui avait étranglé cet hérétique flamand, Dorn et lui avaient découvert qu’ils prenaient plaisir au temps passé ensemble à discuter des affaires du monde et à boire de la bière. C’était sans doute ce que l’on appelait l’amitié. » (p. 52).

Donc, « D’après la loi, Toompea doit réclamer le meurtrier à la ville et après… après… le tribunal du Conseil… Qui le tribunal du Conseil doit-il mettre aux fers et traîner ici ? – Mon cher bailli, c’est à vous de trouver qui est l’assassin de Clingenstain, et après cela vous me direz son nom et je le réclamerai au Conseil. C’est on ne peut plus simple. » (p. 84-85).

Un roman policier médiéval estonien ? À tester par curiosité évidemment ! D’autant plus que L’énigme de Saint-Olav est considéré comme le premier roman policier estonien traduit en français. En dehors du contexte historique passionnant (et qui m’est totalement inconnu donc j’apprends pas mal de choses), il y a une belle galerie de personnages comme Melchior évidemment mais aussi le maître-orfèvre, Burckhart Casendorpe, qui a vendu une chaîne en or au chevalier la veille (chaîne qui a d’ailleurs disparu) ou le prieur des Dominicains, Baltazar Eckell, qui lui a confessé le chevalier ou le Commandeur de Toompea, Ruprecht von Spanheim, issu de la noblesse allemande pauvre. « […] l’homme était resté simple et gardait vis-à-vis des affaires de la ville une approche bienveillante et compréhensive. » (p. 78).

Vous remarquerez que beaucoup de gens importants qui vivent à Tallinn sont en fait Allemands et sont parfois mariés à une Estonienne comme Melchior. Et ce sont de bons vivants car le meurtre n’empêche pas le soir, la Fête de la bière, la coutume de smeckeldach à la Guilde des Têtes-Noires avec les frères Dominicains ! « Hé, vous, ne dites pas de mal de nos saints frères ! Un couvent pauvre serait une calamité pour tous ceux qui devraient l’aider à survivre : seigneur, marchands, évêque, paysans ! Personne n’a besoin d’un pareil monastère ! » (p. 156). Les habitants ne perdent pas le nord tant au niveau politique qu’économique ! Par certains côtés, ce roman m’a fait penser aux romans anglais de Frère Cadfael d’Ellis Peters.

Deux jours après le meurtre de Henning von Clingenstain, c’est Caspar Gallenreutter, né lui aussi à Warendorf, bâtisseur chargé d’agrandir l’église de Saint-Olav (d’où le titre) qui est tué… Puis c’est au tour du frère Wungaldus qui brasse la si bonne bière chez les Dominicains de mourir « dans d’atroces souffrances » (p. 243). « Un meurtrier se trouve toujours une justification, dit Melchior. Il se persuade qu’il devait agir comme il l’a fait, que c’était la seule issue. » (p. 416).

Les tomes suivants sont : Le spectre de la Rue du Puits (2015), Le glaive du bourreau (2016), L’étrangleur de Pirita (2017), La chronique de Tallinn (2020) et à paraître, Le démon de Gotland. Melchior l’Apothicaire semble être une excellente série, dépaysante, enrichissante (j’ai vraiment eu l’impression d’y être !), et j’ai très envie de lire ces autres titres.

La petite histoire personnelle

Je devais rencontrer Indrek Hargla en septembre 2015 lors de la 25e édition du Festival Est Ouest mais la rencontre a été annulée… J’en ai parlé dans En coup de vent… /12. Un an et demi après, j’ai rencontré Indrek Hargla aux Quais du polar 2017 à Lyon et j’étais ravie d’acheter ce premier tome et de le faire dédicacer. Je vous remets la photo publiée à l’époque : Indrek Hargla est baraqué comme un bûcheron canadien mais a une voix douce et ne parle pas un mot de français donc il y avait Jean-Pascal Ollivry (traducteur du roman) qui faisait l’interprète.

En bonus pour le Challenge de l’été – dernier jour – (Estonie) et les challenges Petit Bac 2020 (pour la catégorie Crimes et justice avec énigme, j’aurais pu mettre dans la catégorie Prénom pour Melchior mais il y a déjà pas mal de billets dans cette catégorie), Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Estonie).

Clara et la Pénombre de José Carlos Somoza

Clara et la Pénombre de José Carlos Somoza.

Actes Sud, collection Lettres hispaniques, septembre 2003, 646 pages, 23,40 €, ISBN 978-2-7427-4452-7. Clara y la Penumbra (2001) est traduit de l’espagnol par Marianne Millon. Je l’ai lu en poche : Babel noir, mars 2019, 656 pages, 9,90 €, ISBN 978-2-330-11875-4.

Genres : littérature espagnole, roman policier, science-fiction.

José Carlos Somoza naît le 13 novembre 1959 à La Havane mais il ne passe que quelques mois à Cuba car sa famille s’exile (pour des raisons politiques) en Espagne en 1960. Il est donc Espagnol et vit à Madrid. Il étudie la médecine et la psychiatrie ; il est diplômé de psychiatrie et de psychanalyse (je comprends mieux l’étendue du roman !) ; il exerce quelques années puis se consacre à l’écriture. Du même auteur : La caverne des idées (2000-2002), Daphné disparue (2000-2008), La dame n° 13 (2003-2005), La théorie des cordes (2006-2007), La clé de l’abîme (2007-2009), L’appât (2010-2011), Tétraméron. Les contes de Soledad (2012-2015) et Le mystère Croatoan (2015-2018), tous chez Actes Sud. Son dernier roman, L’origine du mal (2018) n’est pas encore paru en français. Plus d’infos sur http://josecarlossomoza.com/ (en espagnol).

L’histoire se déroule en 2006. Lorsque le roman est paru (en 2001 en Espagne et en 2003 en France), le roman parlait donc du futur, un futur proche, et ce roman est, même encore maintenant, de la science-fiction.

2006, Vienne (Autriche). Anneck Hollek, 14 ans, est une des vingt jeunes femmes qui sont des œuvres d’art peintes pour une exposition. « Elle était Défloration, l’une des pièces maîtresses de Bruno Van Tysch, depuis deux ans […]. » (p. 17) Défloration est l’une des vingt « fleurs » de l’expo Blumen mais Annek est retrouvée morte dans la forêt, le corps peint en rouge. Le Hollandais Lothar Bosch et l’Anglaise April Wood de la sécurité de la Fondation Van Tysch vont enquêter avec leur équipe. L’auteur et le lecteur ne suivent pas l’enquête de « Félix Braun, détective de la section des homicides du département des recherches criminelles de la police autrichienne » (p. 51). C’est que l’enquête de Braun se porte sur le côté humain alors que l’enquête de l’équipe de sécurité se porte sur l’œuvre ! « C’était une jeune fille de quatorze ans, mon Dieu. On l’a découpée avec… avec une sorte de scie électrique… et elle était vivante… – Ce n’était pas une jeune fille de quatorze ans, Lothar, précisa Benoît. C’était un tableau dont la valeur était estimée à plus de cinquante millions de dollars comme prix initial. » (p. 88).

2006, Madrid (Espagne). Clara Reyes, 24 ans, est aussi une œuvre d’art, peinte par Alex Bassan, elle est La jeune fille à son miroir, exposée dans une galerie madrilène. Elle rêve de travailler pour Bruno Van Tysch et va, pour sa plus grande joie, être conviée à Amsterdam pour être Suzanne au bain, une des treize œuvres de la nouvelle exposition de Van Tysch qui aura lieu en juillet pour le 400e anniversaire de la naissance de Rembrandt (15 juillet 1606), peintre de la lumière et de l’obscurité, maître du clair-obscur et des contrastes. Cette exposition perdra-t-elle aussi une ou des « œuvres » ? « Attaquera ? N’attaquera pas ? » (p. 476).

Ces corps humains, enfants, adolescents, jeunes adultes, nus, peints de partout y compris tous les orifices sont de l’Art hyperdramatique ou Art HD. Et ces corps ne sont plus considérés comme des humains mais comme du « matériel artistique ». Les professionnels de l’Art hyperdramatique ne parlent donc pas de personnes torturées et tuées mais d’œuvres d’art détruites… Évidemment c’est choquant – surtout lorsqu’il s’agit d’enfants et d’adolescents – et l’auteur montre bien les dérives et déviances possibles du monde de l’art.

« L’art est une priorité absolue. Vous m’excuserez si je ne sais pas mieux m’exprimer, mais je suis convaincu que l’art est prioritaire pour l’Europe. » (p. 321).

« Rien de ce qui nous entoure, rien de tout ce que nous savons ou ignorons, n’est complètement inconnu ni complètement connu.Les extrêmes sont des inventions faciles. C’est comme pour la lumière. L’obscurité totale n’existe pas, pas même pour un aveugle, vous ne saviez pas ? L’obscurité est peuplée de choses : formes, odeurs, pensées… Et observez la lumière de cet après-midi d’été. Diriez-vous qu’elle est pure ? Regardez-la bien. Je ne parle pas que des ombres. Regardez entre les fentes de la lumière. Vous voyez les petits grumeaux de ténèbres ? La lumière est brodée sur une toile très obscure mais c’est difficile à voir. Il faut mûrir. Quand nous mûrissons, nous comprenons enfin que la vérité est un point intermédiaire. C’est comme si nos yeux s’accoutumaient à la vie. Nous comprenons que le jour et la nuit, et peut-être la vie et la mort, ne sont que des degrés d’un même clair-obscur. Nous découvrons que la vérité, la seule qui mérite ce nom, est la pénombre. » (Van Tysch à Clara, p. 421-422).

Ce roman est… terrible ! Qui sait si ce genre d’art insoutenable ne sera pas réalisé un jour ? Après tout, pour faire de l’art et pour gagner de la notoriété et de l’argent aussi, certains sont prêts à tout ! Le personnage de Clara est intéressant, elle pense bien faire, elle croit qu’en tant qu’œuvre elle sera immortelle… Mais il y a une différence entre être modèle pour un peintre (sur toile) et être une œuvre peinte et immobile pendant dix heures par jour. En plus, je n’ai pas l’impression que ces œuvres de corps peints soient belles (elles sont même plutôt monstrueuses), car tout ça n’est que gloire et argent, non ? Je suis d’accord pour dire que les génies ont un petit grain de folie et que c’est bien mais là, c’est plus qu’un petit grain… En tout cas, la lecture de ce roman à la fois SF et policier, est difficile, éprouvante, mais passionnante !

Pour le Challenge de l’été (Espagne), Littérature de l’imaginaire #8 (pour le côté SF, anticipation), Petit Bac 2020 (pour la catégorie Prénom avec Clara), Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Espagne).

Un quai dans la brume de Louisa Treyborac

Un quai dans la brume de Louisa Treyborac.

E-book auto-édité, 2020, 22 pages.

Genre : nouvelle policière.

Louisa Treyborac, très peu d’infos… Elle travaille dans une école maternelle et serait autrice jeunesse mais je n’ai trouvé qu’un roman, Terra cevenola, paru chez Le Lys Bleu (maison d’éditions à compte d’auteur) en mars 2019.

Paris sous la brume, hiver. Jeanne Morel, profileuse de Toulouse est appelée à Paris par le commissaire Antoine Malverne et le commissaire divisionnaire Jean-Marc de Broglie. Elle a résolu des enquêtes difficiles comme un tueur en série de chômeuses ou un « sériel pédophile » alors ils ont besoin de son aide pour résoudre l’enquête sur les « SDF bastonnés et repêchés du Canal Saint Martin » : un couple tabasse un SDF et le jette à l’eau puis un sauveur vient le sortir de l’eau. Une histoire bizarre résolue grâce à un piège tendu par les policiers et grâce aux caméras de surveillance et à infrarouges puisque le thème à traiter pour les Quais du polar 2020 était « Quand Big Data se fait enquêteur, ou comment les données peuvent aider à résoudre les enquêtes ».

Mais bof… Sous-titré « une enquête improbable », je résume le tout en « une nouvelle improbable » avec une chute que le lecteur avait déjà compris mais qui n’explique pas tout… Qui sont ces mystérieux sauveurs ? Il ne suffit pas d’avoir une (bonne ?) idée, encore faut-il la développer adroitement et aller au bout de son idée ! En plus Antoine Malverne devient Alexandre Malverne (p. 11), pas sérieux…

Une nouvelle policière pour La bonne nouvelle du lundi mais j’espère qu’il y avait mieux dans cette édition 2020… et je l’efface sans remords de ma liseuse !

Le cambrioleur en maraude de Lawrence Block

Le cambrioleur en maraude de Lawrence Block.

Seuil, collection Policiers, mai 2005, 322 pages, 20,30 €, ISBN 978-2-02066-390-8. The Burglar on the Prowl (2004) est traduit de l’américain par Étienne Menanteau. Parution en poche chez Points en juin 2006.

Genres : littérature états-unienne, roman policier.

Lawrence Block naît le 24 juin 1938 à Buffalo (New York, États-Unis). Il est auteur de romans policiers et de romans d’espionnage sous son nom et sous plusieurs pseudonymes. Du même auteur : série Evan Tanner (8 tomes entre 1966 et 1998), série Chip Harrison (2 tomes entre 1974 et 1975), série Matt Scudder (18 romans entre 1976 et 2011), série Bernie Rhodenbarr (11 romans entre 1977 et 2013), série Keller (5 tomes entre 1998 et 2013 ainsi que des nouvelles) et plusieurs autres romans dont certains adaptés au cinéma. Plus d’infos sur son site officiel, http://lawrenceblock.com/.

Bernie Rhodenbarr est propriétaire d’une librairie avec son chat Raffles, près de Broadway et il est également cambrioleur. « Dans le cambriolage, tu sais… Il n’y a pas de ponction fiscale et très peu de paperasserie… » (p. 21). Ah ah ah, dès le début du roman, j’aime le personnage et le ton !

Son meilleur ami, Marty Gilmartin, lui demande de cambrioler l’appartement du riche Crandall Rountree Mapes qui lui a volé sa petite amie, Marisol, une actrice de théâtre. Bernie s’en ouvre à sa meilleure amie, Carolyn Kaiser, lesbienne, qui propose de l’aider. J’aime la galerie de personnages et le chat !

En attendant le soir prévu du cambriolage, Bernie part en repérage. « En maraude. Voilà qui sonne bien, hein ? Ça vous a tout à la fois un côté menaçant et excitant, délicieusement attirant dans le genre malsain. » (p. 54). Sauf qu’il rentre dans l’appartement de Barbara Creeley qui rentre chez elle ivre et droguée avec un inconnu qui va la violer… Bernie se glisse sous le lit et le lendemain, il est arrêté car il a été vu sur les caméras de surveillance dans le quartier où il y a eu un cambriolage et un triple meurtre… Alors, cambrioleur, oui, mais assassin, non !

Bernie va devoir s’associer avec le policier, Ray Kirschmann, après avoir été cambriolé chez lui et qu’un client ait été abattu en sortant de sa librairie.

Dès les premières pages, les personnages, le ton, l’humour, les descriptions du quartier de Manhattan, j’adore ! J’ai l’impression que je n’avais jamais lu Lawrence Block, grave lacune ! C’est que Le cambrioleur en maraude est le 10e tome (sur 11) de la série Bernie Rhodenbarr. C’est le renouveau du rocambolesque ! Et je veux lire d’autres titres !!!

Une chouette lecture pour les challenges Animaux du monde pour le chat Raffles, le Challenge de l’été (États-Unis) et Polar et thriller 2020-2021.

Quand tu liras ces mots de Giles Blunt

Quand tu liras ces mots de Giles Blunt.

Le Masque (JC Lattès), octobre 2008, 432 pages, 21,90 €, ISBN 978-2-70243-332-4. The Fields of Grief, ou By the Time You Read This (2006) est traduit de l’anglais (Canada) par Oristelle Bonis.

Genres : littérature canadienne, roman policier.

Giles Blunt naît le 2 février 1952 à Windsor en Ontario (Canada). Il étudie la littérature anglaise à l’université de l’Ontario. Il vit une vingtaine d’années à New York puis s’installe à Toronto. Il est auteur de romans policiers (depuis 1989) et scénariste. Plus d’infos sur son site officiel, https://www.gilesblunt.com/.

Automne, Algonquin Bay. L’inspecteur John Cardinal vit avec son épouse, Catherine, dans une jolie petite maison. Ils sont mariés depuis bientôt 30 ans et ils s’aiment mais Catherine est dépressive. Elle va mieux depuis un an, elle prend son traitement, elle enseigne de nouveau la photographie à l’université et elle a prévu une expo de ses photos. « Lorsqu’elle allait bien, en effet, Catherine Cardinal avait une personnalité solaire, rayonnante, le terme ‘maniaco-dépression’ – le diagnostic de ‘trouble bipolaire’ et, pire encore, de ‘psychose’ – évoquait à Delorme l’image de gens brisés, hagards, alors que Catherine irradiait au contraire la douceur, l’intelligence et une profonde sagesse. » (p. 23). Mais ce soir-là, Cardinal est appelé au Gateway et la femme morte au pied de cet immeuble neuf est Catherine… Suicide ? Meurtre ? Tout le monde conclut au suicide, d’autant plus qu’elle a laissé un feuillet sur lequel est écrit de sa main « John chéri, Quand tu liras ces mots […] et s’il y avait eu un moyen de faire autrement… » (p. 34). Mais le jour de la crémation, Cardinal et leur fille Kelly reçoivent une carte : « Quel effet ça fait, connard ? Bien malin qui pourrait dire comment ça va finir. » (p. 58). Et si Catherine ne s’était pas suicidée ? Cardinal, qui est au repos va enquêter de façon discrète ; il contacte sa collègue Lise Delorme – qui a été mise entre temps sur une affaire de pédophilie et de pornographie enfantine – et Tommy Hunn, un ancien collègue qui travaille au « service d’analyse des documents de l’institut de criminologie de l’Ontario » (p. 73). Quant au Dr Frederick Bell, le psychiatre qui suivait Catherine, il joue à un jeu dangereux : pourquoi un taux de suicide plus élevé, et ce depuis toujours, chez ses patients ?

La série avec le personnage de John Cardinal à Algonquin Bay voit le jour en 2000. Quand tu liras ces mots est le 4e tome, après Forty Words for Sorrow (2000) = Quarante mots pour la neige (Le Masque, 2003, Pocket, 2005), The Delicate Storm (2002) = Sous un ciel de tempête (Le Masque, 2004, Pocket, 2006) et Blackfly Season (2005) = Surgie de nulle part (Le Masque, 2007, Pocket, 2009) que je n’ai pas lus mais ça n’a pas gêné la compréhension des personnages et de ce roman haletant. Heureusement que Cardinal n’a pas cru au suicide est a enquêté ! J’ai été sous tension (sûrement comme Cardinal) tout le temps, l’enquête (non officielle) est trépidante et passionnante. Quant à l’enquête de Lise Delorme, sur la pédophilie et pornographie enfantine, elle est vraiment glauque… Le plus important dans cette histoire, ce sont les personnages, leur chagrin et les relations qu’ils ont entre eux ; l’auteur aime ses personnages et ça se ressent bien. Je lirai assurément d’autres titres, si je les trouve, et tant pis s’ils sont parus avant, comme ça j’aurai le plaisir de retrouver Catherine alors qu’elle est morte.

Une excellente lecture polar pour le Challenge de l’été (Canada) et pour Polar et thriller 2020-2021.

Parasite de Sylvain Forge

Parasite de Sylvain Forge.

Mazarine, collection Thriller, mars 2019, 416 pages, 17 €, ISBN 978-2-86374-493-2.

Genres : littérature française, roman policier.

Sylvain Forge naît en 1971 à Vichy. Il est auteur de romans policiers : La ligne des rats (Odin, 2009), Le vallon des Parques (Toucan, 2013), La trace du silure (Toucan, 2014), Un parfum de soufre (Toucan, 2015), Sous la ville (Toucan, 2016), Pire que le mal (Toucan, 2017), Tension extrême (Fayard, 2017) et Sauve-la (Fayard, 2020) pour lesquels il a reçu plusieurs prix. Plus d’infos sur son site officiel, https://sylvainforge.webnode.fr/.

Clermont-Ferrand. Marie Lesaux est une jeune capitaine à la Sûreté du Puy de Dôme, à la Brigade de protection de la famille (ancienne Brigade des mineurs). « Marie trouva le commandant Masson dans la salle de réunion. La vitre donnant sur le boulevard lui renvoya l’image d’une femme agréable et vive, à la chevelure brune et aux yeux en amande couleur jade, valorisés par un petit nez retroussé. » (p. 20).

Ethan Milo, paralysé suite à un attentat dans lequel il a perdu son épouse, Alice. « Ethan était resté longtemps silencieux, ravagé de l’intérieur, indifférent à ses propres douleurs physiques. » (p. 23).

Tout ne tient pas la route : par exemple Marie va seule et sans prévenir personne au dernier étage de son immeuble, de nuit, sans arme et avec un téléphone chargé à 2 %… Des familles africaines y vivaient illégalement et, après le suicide (meurtre ?) d’une ado malawite de 13 ans, tout le monde a déguerpi. Affaire classée ! Marie a pourtant passé des années à la DST puis à la Criminelle, elle sait qu’il ne faut pas agir comme ça… « Quelle idiote tu fais ! […] C’était plus fort qu’elle. » (p. 127).

Mais, grâce à Valmont, le logiciel d’Ethan, en mode expérimental pour l’instant, Marie trouve des accointances qu’un humain n’aurait pas trouvé parmi tous ces dossiers. La jeune Malawite, Olivia ; un élève prometteur de l’école de police, Hervé Prigent ; un employé de Volcans Habitat qui voulait remettre son rapport au Ministère public, Daniel Marchand ; tous morts. « – Des coïncidences pareilles, je n’y crois pas – Dans l’armée, ils ont cette formule, conclut Ethan : ‘La première fois c’est un hasard, la deuxième fois une coïncidence, et la troisième fois… un complot.’ » (p. 171).

Après le « suicide » de Roof, le chien bien-aimé de sa voisine du rez-de-chaussée, une vieille dame, Marie enquête aussi auprès du vétérinaire. « […] une variété de toxoplasme atypique. – Atypique ? Le véto précisa : – Eh bien, ce parasite est très commun et nous savons qu’il est à l’origine d’une malade bénigne pour l’homme : la toxoplasmose. Pourtant ce que j’ai trouvé dans le sang de ce pauvre chien est vraiment différent. Que dire de plus, cela dépasse mon champ de compétence. Le monde est vaste et le toxoplasme cosmopolite. Il existe peut-être des lignées ignorées, au milieu de la Sibérie, de l’Australie ou de l’Afrique, que sais-je ? Des souches bien plus dangereuses que celles que nous connaissons en Europe. » (p. 195).

Parasite (avec sa belle couverture) est un thriller original, intense et inquiétant, animal et végétal et avec un super logiciel informatique. Un véritable page turner très rythmé ! C’était la première fois que je lisais cet auteur : je n’ai pas été déçue et je pense lire d’autres titres (si vous en avez un en particulier à me conseiller).

Pour les challenges Animaux du monde (pauvres chiens intoxiqués !) et Polar et thriller 2020-2021.

L’ambre du Diable de Mark Gatiss

L’ambre du Diable (Une aventure de Lucifer Box, 2) de Mark Gatiss.

Bragelonne, collection Steampunk, février 2016, 312 pages, 25 €, ISBN 978-2-35294-927-5. Je l’ai lu en Bragelonne poche, septembre 2018, 300 pages, 9,90 €, ISBN 979-10-281-0380-4. The Devil in Amber (2006) est traduit de l’anglais par Laurence Boishot.

Genres : littérature anglaise, science-fiction, steampunk, espionnage.

Mark Gatiss naît le 17 octobre 1966 à Sedgefield dans le comté de Durham (au nord-est de l’Angleterre). Ses parents travaillaient tous les deux à l’hôpital psychiatrique Edwardian situé en face de chez eux et (je suis sûre que c’est lié !), il s’est intéressé dès l’enfance aux aventures de Sherlock Holmes, du Doctor Who, aux films d’épouvante. Résultat ? Il est acteur (cinéma, télévision, humour, policier, espionnage), scénariste (en particulier pour la série Doctor Who), producteur (il est cocréateur et coproducteur de la série Sherlock dans laquelle il joue le rôle de Mycroft Holmes) et auteur ! Du même auteur, dans les aventures de Lucifer Box : Le club Vesuvius (Bragelonne, 2015, traduit de The Vesuvius Club, 2004) et Black Butterfly (2008, pas encore paru en français).

L’ambre du Diable est le tome 2 des aventures de Lucifer Box, peintre diplômé de la Royal Academy of Arts, et agent secret. « Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas au courant (mais où étiez-vous, enfin ?), je m’appelle Lucifer Box, artiste peintre, auteur occasionnel de mémoires croustillants et agent (très secret) au service de Sa Majesté. » (p. 7).

Un extrait de ce que j’avais dit pour le tome 1 : Lucifer Box est un personnage incroyable, artiste impertinent, dandy, aussi sûr de lui que Sherlock Holmes ! Et, s’il habite au 9 Downing Street, une adresse mythique, c’est parce qu’il a hérité la maison de ses ancêtres (qui possédaient tout le quartier auparavant).

Une vingtaine d’années après Le club Vesuvius, voici Lucifer Box dans les années 1920 à Manhattan pour dézinguer Marrod, un trafiquant de cocaïne. « J’allais de continent en continent, coupant, taillant, tuant et tirant. » (p. 18). Mais Lucifer Box a été blessé à la guerre (1914-1918) et il vieillit… « Ce cher vieux Box n’était peut-être plus au sommet de sa forme. » (p. 19). Il est cependant chargé par le nouveau Joshua Reynolds d’enquêter sur F.A.U.S.T. (Facist Anglo United States Tribune) et sur l’homme à la tête des « chemises d’ambre », Desmond Olympe. Or, la sœur de Box, Pandora est la secrétaire du parti !

J’ai noté moins d’extraits que pour le premier tome mais c’est un très bon opus, avec toujours cet humour anglais si particulier, les côtés à la fois historique, espionnage, science-fiction (steampunk), le fait que l’auteur / Lucifer Box s’adressent aux lecteurs, les jeux de mots, tout ça.

Tout comme le premier tome, une excellente lecture que je mets dans les challenges British Mysteries #5, Littérature de l’imaginaire #8, Polar et thriller 2020-2021, S4F3 #6, Vapeur et feuilles de thé et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

La princesse du Burundi de Kjell Eriksson

La princesse du Burundi de Kjell Eriksson.

Gaïa, collection Polar, octobre 2009, 352 pages, 22 €, ISBN 978-2-84720-150-5. Prinsessan av Burundi (2002) est traduit du suédois par Philippe Bouquet.

Genres : littérature suédoise, polar.

Kjell Eriksson naît en 1953 à Uppsala (Suède). Il est auteur, principalement de romans policiers.

Un mois de décembre enneigé à Uppsala. John, surnommé Petit-John, avait flirté avec la délinquance quand il était adolescent mais c’est terminé depuis qu’il est marié avec Brit et qu’ils ont un fils de 14 ans, Justus. Mais Berit est inquière car John est très en retard… Mais il ne rentrera jamais. « John Harald Jonsson avait saigné abondamment. Sa veste claire était maculée de sang coagulé. La mort avait sans doute été un soulagement pour lui, car il lui manquait trois doigts à la main droite. Ils avaient été sectionnés à hauteur de la deuxième phalange. Les brûlures et autres marques bleu foncé qu’il portait au cou et au visage témoignaient aussi des souffrances qu’il avait endurées. » (p. 22-23). Le corps de John a donc été retrouvé dans la neige, torturé, à Libro, là où les employés municipaux vont décharger la neige.

Le frère aîné, Lennart Albert Jonsson se sent responsable et il veut retrouver le meurtrier de John. « La neige crissait sous ses pas. […] Il aurait aimé s’allonger dans la neige pour y mourir, ainsi qu’avait fait John. Son unique frère. Mort. Assassiné. Le désir de vengeance le tourmentait comme si on lui avait enfoncé une barre de fer dans le corps et il sut dès lors que que ce ne serait que lorsque le meurtrier aurait payé son crime que cette douleur pourrait s’atténuer. » (p. 53).

La commissaire Ann Lindell est en congé parental, elle s’occupe de son nouveau-né, Erik, mais elle s’ennuie alors elle va suivre l’affaire « en marge » et ne pourra pas s’empêcher d’intervenir car elle connaissait John.

Parmi les enquêteurs de son équipe, Ola Haver, Beatrice, Fredriksson, Ottosson, Riis… et je pense qu’ils sont dans les précédents tomes.

Cette troisième enquête d’Ann Lindell a reçu le Prix du meilleur roman policier suédois en 2002. Les enquêtes précédentes sont La terre peut bien se fissurer (2000, Gaïa 2007) et Le cercueil de pierre (2001, Gaïa 2008). Les enquêtes suivantes sont Le cri de l’engoulevent (2003, Gaïa 2010), Les cruelles étoiles de la nuit (2004, Gaïa 2012) et L’homme des montagnes (2005, Gaïa, 2013) avec éditions en poche chez Babel noir. Si je trouve certains de ces titres à la bibliothèque, je les emprunterai !

Les polars suédois sont en général bien détaillés et bien glauques… La princesse du Burundi est en fait le poisson préféré de John qui a (avait) un énorme aquarium, c’est un poisson tropical, un cichlidé (je pense en avoir déjà vu dans des aquariums).

Pour les challenges Animaux du monde #3 (pour les poissons), Challenge de l’été 2e tour (Suède), Petit Bac 2020 (pour la catégorie Lieu avec Burundi), Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Suède).

Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic de James Lovegrove

Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic : les Dossiers Cthulhu, 2 de James Lovegrove.

Bragelonne, collection Steampunk, février 2019, 360 pages, 25 €, ISBN 979-10-281-0283-8. The Chtulhu Casebooks : Sherlock Holmes and the Miskatonic Monstrosities (2017) est traduit de l’anglais par Arnaud Demaegd.

Genres : littérature anglaise, roman policier, fantastique.

James Lovegrove naît le 24 décembre 1965 à Lewes (Angleterre). Diplômé d’Oxford, il est critique littéraire et son premier roman paraît en 1990. Il est auteur de littérature de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, horreur) et de littérature jeunesse. Peu de ses romans sont traduits en français. Plus d’infos sur son site officiel, https://www.jameslovegrove.com/.

Printemps 1895. Après avoir réglé une petite affaire (trois affreux ghasts dans le Métropolitain) avec l’aide de Gregson de Scotland Yard, Sherlock Holmes et Watson rendent visite à un nouvel arrivant à Bedlam. Le jeune homme, la vingtaine, est sûrement « Bostonien, bien né, cultivé, scientifique » (p. 43) mais il lui manque la main gauche, il est défiguré et, dans sa cellule, il écrit en r’lyehen, la Langue des Dieux Aînés.

Après Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : les Dossiers Cthulhu, 1, j’ai embrayé avec ce deuxième tome qui est encore mieux ! Dans le premier tome, Sherlock Holmes et Watson découvraient l’univers de Lovecraft, dans ce deuxième tome, ils sont encore plus impliqués.

« Holmes haussa les épaules. Il semblait vraiment ne plus se préoccuper de ce qui lui arrivait. La guerre qu’il menait le dévorait. La victoire était tout, quel qu’en soit le prix. » (p. 100).

« Des monstres qui étaient des dieux. Des dieux qui étaient des monstres. De toutes formes, chacun d’eux une horreur vivante qui paradait avec suffisance, car ils étaient les maîtres de tout ce sur quoi ils posaient les yeux. Jadis, on les avait vénérés, on leur avait adressé des sacrifices, et ils s’en étaient contentés. […] Ils étaient différents, désormais, ces Dieux Extérieurs qui, dans ces contrées, étaient connus sous le nom d’Autres Dieux. Ils avaient changé. » (p. 172-173).

La deuxième partie est le journal de Zachariah Conroy, son arrivée à l’université Miskatonic d’Arkham et sa rencontre avec Nathaniel Whateley.

Encore un excellent hommage à la fois à Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle avec le côté policier et logique, et à la fois aux créatures de H.P. Lovecraft avec le côté fantastique et même angoissant et horrifique.

D’ailleurs, ces aventures inédites offrent des éclairages incroyables sur les romans et les nouvelles dont Sherlock Holmes et John Watson sont les héros.

Dommage, je n’avais pas le tome 3 pour continuer mais je vais le lire dès que possible !

Un excellente lecture pour les challenges British Mysteries #5, Littérature de l’imaginaire #8, Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

Challenge Polar et thriller 2020-2021 avec Sharon

Sixième édition pour moi avec ce blog ! Hier a démarré le challenge Polar et thriller 2020-2021. Donc du 11 juillet 2020 au 10 juillet 2021.

L’objectif est toujours de lire des romans policiers. Sharon nous dit qu’elle souhaite  que : « tous les genres, toutes les destinations soient possibles, sans aucune restriction : des romans, des romans noirs, des recueils de nouvelles, des thrillers, des romans policiers fantastiques, des romans historiques, des mangas, des bandes dessinées, des romans de littérature jeunesse, des essais, des biographies, des mémoires. Le genre policier est vaste, ne nous privons pas d’une de ses catégories ! ».

Infos, inscription et logos (nouveaux logos de Cannibal Lecteur) chez Sharon.

Les catégories (facultatives)
– jusqu’à 5 livres lus : Imogène
– de 6 à 15 livres lus : Montalbano
– de 16 à 25 livres lus : Miss Marple
– de 26 à 50 livres lus : Erlendur Sveinsson
– de 51 à 75 livres lus : commissaire Jules Maigret
– de 76 à 100 livres lus : Walt Longmire
– plus de 100 livres lus : Sherlock Holmes
– plus de 200 livres lus : Lucky Sherlock

Options (nouveau !)
Séries télévisées et cinéma : super idée !

Mes billets pour ce challenge

1. Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic de James Lovegrove (Bragelonne, 2019, Angleterre)

2. La princesse du Burundi de Kjell Eriksson (Gaïa, 2009, Suède)

3. L’ambre du Diable (Une aventure de Lucifer Box, 2) de Mark Gatiss (Bragelonne, 2016, Angleterre)

4. Parasite de Sylvain Forge (Mazarine, 2019, France)

5. Quand tu liras ces mots de Giles Blunt (Le Masque, 2008, Canada)

6. Le cambrioleur en maraude de Lawrence Block (Seuil, 2005, États-Unis)

7. Clara et la Pénombre de José Carlos Somoza (Babel noir, 2019, Espagne)