Perfect World 1 de Rie ARUGA

Perfect World 1 de Rie ARUGA.

Akata, octobre 2016, 162 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-36974-148-1. パーフェクトワールド (2014) est traduit du japonais par Chiharu Chujo et Nathalie Bougon.

Genres : manga, josei.

Rie ARUGA 有賀リエ naît à Omachi (préfecture de Nagano, Honshû). Sa carrière démarre en 2011 lorsqu’elle reçoit le prix Gold pour une histoire courte, Tentai Kansoku. Plus d’infos sur son compte Twitter. Ce tome 1 de Perfect World est son premier manga publié en volume et « grâce au très bon accueil des lecteurs », ce qui était prévu comme un one-shot est devenu une série (chez Kôdansha) et il a même été adapté au cinéma en 2018 (bande annonce ci-dessous).

Tôkyô. Lors d’une soirée professionnelle, Tsugumi Kawana retrouve Itsuki Ayukawa qu’elle avait connu au lycée et qui était son premier amour. « On n’a jamais été dans la même classe, ni dans le même club. Mais on aimait bien discuter tous les deux. » Elle travaille maintenant pour une entreprise de décoration d’intérieur, Cranberries. Et lui est architecte pour un cabinet d’architecture, Kodan. Mais Itsuki part tôt et Tsugumi se rend compte qu’il est en fauteuil roulant : il a eu un accident durant ses études. « Mon premier amour… est à présent handicapé. Malgré tout… mes sentiments, eux, n’ont pas changé. » Mais, comment faire, que dire ? Elle ne connaît rien au quotidien d’un handicapé… Alors qu’ils se rendent tous les deux à Nagano, pour retrouver leurs anciens amis de lycée, surgit Miki Yukimura, l’ex d’Itsuki : elle l’aurait quitté après l’accident alors qu’ils étaient ensemble depuis des années.

C’est avec subtilité et tendresse que Rie Aruga traite du handicap, des souffrances invisibles et des relations avec une personne handicapée. En plus, Tsugumi et Itsuki font la connaissance d’un ado, également en fauteuil, Haruto, qui lui aussi pratiquait le basket, mais il n’accepte pas du tout sa situation et refuse de revoir, depuis un an, sa petite amie. Pourtant… « Bravo !! À peine arrivé et tu marques déjà ?! Pas de doute, t’es toujours le boss !! Bravo Haruto !! T’es le meilleur !! ».

Un josei est un manga féminin, un manga pour les femmes, mais franchement les hommes peuvent très bien le lire et l’apprécier (d’autant plus qu’il parle de basket). Mais surtout du handicap et des relations ce qui concerne tout le monde ! Le problème, comme souvent, le nombre de tomes… Déjà 11 parus au Japon (10 en France) et la série est encore en cours.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #10. Plus de BD de la semaine chez Moka. Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 2.

Chihayafuru 1 de Yuki Suetsugu

Chihayafuru 1 de Yuki Suetsugu.

Pika, collection Cherry Blush, décembre 2013, 192 pages, 7,50 €, ISBN 978-2-81161-409-6. ちはやふる Chihayafuru (2008, Kôdansha) est traduit du japonais par Fédoua Lamodière.

Genres : manga, shôjo.

Yuki Suetsugu 末次由紀 naît le 8 septembre 1975 dans la préfecture de Fukuoka. Elle dessine depuis l’enfance et sa carrière débute en 1992. Déjà connue de cette mangaka, la série Eden no hana (エデンの花). Plus d’infos sur son Twitter et sur son Instagram.

Le Karuta est un jeu de poèmes basé sur la phonétique. Chihayaburu est un des titres des poèmes et l’héroïne s’appelle Chihaya.

Il y a 6 ans, dernière année dans l’école primaire (ce qui correspond à la 6e de collège chez nous en fait) de Higashi Ôsato à Tôkyô. Dans la classe de Chihaya Ayase, il y a un nouvel élève qui vient de Fukui, Arata Wataya. La classe doit participer à un tournoi de hyakunin isshu mais il faut réciter les 100 poèmes et elle n’arrive à en retenir que 20… C’est grâce à Arata que Chihaya découvre le Karuta : Arata rêve de devenir champion, un maître du Karuta.

Comme le Karuta ne se joue qu’au Japon, « Le meilleur joueur du Japon est forcément le meilleur du monde. » !

Heureusement, Arata devient ami avec Chihaya et Taichi Mashima et ensemble ils vont s’inscrire dans un club.

« Jusqu’à récemment, pour moi, le Karuta… c’était juste un passe-temps… un jeu de société comme un autre… Mais en fait, pas du tout… C’est un sport ! ».

Une autre info importante : Chihaya a une sœur aînée, Chitose, qui rêve de devenir mannequin et qui fait la fierté de leurs parents au détriment de Chihaya.

Bon, encore une série qui se déroule (en partie) dans un établissement scolaire… Arata, en tant que « étranger » pauvre et qui vient de la campagne est le souffre-douleur des autres enfants… J’aime le Japon mais, ça, c’est quelque chose que je ne comprends pas, mais alors pas du tout, pire, ça me révolte et parler toujours de ça dans les mangas pour la jeunesse, ce n’est pas pour dénoncer, ça montre que c’est un fait établi…

Cependant, ce manga est très beau et instructif : je ne connaissais pas le Karuta ! L’ambiance, la compétition et la rapidité avec laquelle il faut récupérer les cartes (bien rendu dans le manga) m’a un peu fait penser à Hikaru no go (que j’ai lu il y a des années et dont j’ai vu l’animé aussi). Il y a de superbes dessins pleine page, bref ce manga est une réussite !

Les personnages sont tous différents (donc faciles à reconnaître !) et j’aime beaucoup les trois jeunes principaux : Chihaya, Arata et Taichi (ce sont leurs prénoms) qui ont 12 ans et le Docteur qui gère le club de Karuta.

En fin de volume, il y a des bonus (strips) et un petit dossier sur le Karuta (c’est un véritable sport avec des compétitions et des dan !).

Mais, que vois-je ? S’il y a 32 tomes déjà parus en France, la série au Japon comporte… 44 tomes et est apparemment encore en cours !!! Il y a de plus une longue série animée, des romans, deux films, c’est tout un business ! Je laisse tomber, c’est dommage… mais plus de 40 tomes, c’est vraiment trop…

Une belle découverte toutefois pour La BD de la semaine, les challenges BD et Jeunesse Young Adult #10.

Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

Baby-sitters 1 de Hari Tokeino

Baby-sitters 1 de Hari Tokeino.

Glénat, janvier 2014, 192 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-72349-401-4. 学園ベビーシッターズ Gakuen babysitters (2010, Hakusensha) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, shôjo.

Hari Tokeino 時計野 はり naît le 21 février 1979 à Chiba. Elle débute sa carrière de mangaka en 2001 et reçoit deux prix. Sa précédente série : Onii-chan to issho (2004-2009, 11 tomes). Plus d’infos sur sa page Twitter.

Leurs parents étant morts dans un accident d’avion, Ryuichi Kashima et son petit frère Kotaro vont être hébergés dans une Académie. Mais la vieille femme qui la dirige a perdu son fils et sa belle-fille dans le même accident et elle veut que, jusqu’à sa majorité, Ryuichi travaille. « Si on veut manger, il faut gagner son pain ! […] Tu vas passer tout ton temps, en dehors de tes heures de cours, à travailler comme baby-sitter dans mon Académie. » (p. 14). Sa mission est aussi de créer un club de baby-sitters pour que les collégiens et les lycéens de l’Académie acceptent d’y travailler (pas gagné !). Kotaro vivra à la crèche Morinomiya où travaille Yoshihito Usaida, un ancien élève de l’Académie. Mais, pendant une semaine, Ryuichi doit garder Kirin, une fillette dont la mère travaille à la mise en scène d’une pièce de théâtre. Et si les petits faisaient eux aussi du théâtre ?

Voici ce que dit l’éditeur à propos des enfants : « Le lecteur sera vite conquis par les adorables petits ‘monstres’ de la crèche ! Le timide Kotaro, l’intrépide Taka, la sérieuse Kirin, le joyeux Takuma, le craintif Kazuma et la petite Midori… chaque enfant possède son propre caractère et l’auteur a passé de longs moments à étudier les expressions, attitudes et comportements des enfants pour pouvoir les restituer avec autant de tendresse. ».

Les enfants sont très jeunes et ils sont tout ronds ce qui les rend mignons et marrants. J’ai bien aimé Ryuichi bien sûr (quelle abnégation !) mais aussi Saikawa, l’assistant de la directrice, un peu énigmatique.

C’est une histoire très triste (deuil) mais ce manga est drôle et les tout petits sont mignons et… désobéissants ! J’ai bien aimé ce premier tome mais la série est en 19 tomes !!! C’est beaucoup trop… Il existe une série animée en 13 épisodes, School Babysitters, sortie en 2017.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #9.

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto.

Genres : manga, seinen.

Matsumoto Taiyô 松本 大洋 naît le 25 octobre 1967 à Tôkyô. Il est mangaka depuis l’âge de 18 ans. Du même auteur : Amer béton, Gogo Monster, Numéro 5, Ping-pong, Le samouraï bambou entre autres.

Le rêve de mon père est sous-titré en français « Ne rêve pas ta vie, vis-la ! ».

Hana otoko 花男 (publié en feuilleton dans Big Comic Spirits en 1991-1992, est ensuite paru en 3 tomes chez Shôgakukan en 1998) est traduit du japonais par Thibaud Desbief.

Le rêve de mon père 1 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, septembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN ISBN 978-2-50507-219-5. Avec une préface de Stéphane Beaujean (directeur artistique du FIBD Angoulême).

Juillet 1991. Hanada Shigeo est un très bon élève de CE2 mais il est content d’être en vacances. C’est alors que Kaori, sa mère, lui annonce qu’il va aller vivre à Enoshima chez son père, un fanatique de base-ball, qui les a quittés il y a des années pour devenir joueur professionnel. Le rêve de ce père, Hanao, c’est de devenir joueur des Giants mais il a 30 ans… Pour Shigeo « C’est le début de l’été… le pire de tous les étés. » (p. 28). C’est que Shigeo ne connaît pas son père, déteste le base-ball et n’a pas du tout le même rythme de vie et les mêmes idées que son père !

Alors que je n’aime pas le base-ball (en fait, c’est plutôt que je n’y connais rien et que je n’y comprends rien !), ce manga drôle et tendre m’a beaucoup plu, et pas seulement pour les relations entre le père et le fils. Les dessins sont très beaux et il y a plein d’animaux (chats, chiens, cochons, lapins…) et surtout beaucoup d’humour. La cohabitation entre Shigeo et Hanao ne sera pas facile !

Le rêve de mon père 2 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, novembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-220-1.

Shigeo est dans sa nouvelle école depuis un mois et les relations avec ses nouveaux camarades ne sont pas évidentes. Et « Hanao n’est entouré que de gens bizarres… » (p. 20). Il est en tout cas sans gêne et a des comportements étranges mais c’est un éternel optimiste ! « C’est moi, Hanao, le batteur génial, spécialiste des coups longue distance !! » (p. 214).

Je ne sais pas pourquoi Matsumoto glisse des animaux partout (éléphants, kangourous, koalas, cochons, lapins, chats, singes, grues…) mais je trouve ça amusant et « La prochaine émission d’Animal Land sera consacrée aux phoques ! » (p. 44) 😛

J’ai bien aimé le vieux Genroku qui fabrique des battes de base-ball artisanales. « C’est l’âge… Avec le froid, j’ai mal aux articulations… Et je fabrique à peine cinq battes par mois… – Pourquoi tu dis ça Genroku ? Tes battes sont excellentes ! – Je crois que tu es le seul à penser ça aujourd’hui… Elles sont chères et plus personne ne s’y intéresse… Elles se vendent mal… – Peut-être, mais tu ne dois pas t’arrêter d’en fabriquer ! » (p. 69).

Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de lire cette suite ?

Le rêve de mon père 3 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, janvier 2019, 256 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-221-8.

Shigeo a eu 10 ans et avec ses copains de classe, ils ont créé un club de détectives et il se rend compte avec surprise que, dans cette ville, son père est un héros, un génie, un modèle. « Tu sais, en ville, il n’y a que des fans de ton père. » (p. 62).

Au printemps, Hanao et Shigeo font un voyage en moto, déjanté, la mer, une panne… Au restaurant, le père prend le menu enfant et le fils prend le menu du jour ! Bref les deux s’amusent bien mais le base-ball manque à Hanao, il veut jouer.

Et voilà, une année s’achève (et la trilogie) pour Shigeo et Hanao, ils auront finalement beaucoup appris l’un de l’autre. Et je suis un peu triste que cette histoire se termine parce que les personnages sont attachants.

Une incroyable (triple) lecture pour La BD de la semaine que je mets dans le challenge Animaux du monde (il y a plein d’animaux disséminés dans les dessins des trois tomes), dans la nouvelle édition du Challenge BD (on attend des nouvelles) et dans le Challenge Jeunesse Young Adult #9 dans l’option BD/manga.

Infection 1 de Tôru Oikawa

Infection 1 de Tôru Oikawa.

Delcourt-Tonkam, janvier 2018, 192 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7560-9902-6. インフェクション (2016, Kôdansha) est traduit du japonais par Maxime Bonnet.

Genres : manga, seinen, horreur.

Tôru OIKAWA 及川 徹 naît en 1950 dans la province d’Iwate.

Haruki Amamiya, Yuzuru Takagi, Tsuyoshi Kojima, Chika Kisaragi (surnommée Ragi, la grande sœur), Kasumi Masuda (surnommée la déléguée), Satsuki Samidare (dont Amamiya est amoureux) et leurs camarades de classe sont les personnages principaux de ce roman. Ils sont insouciants car « Le lycée c’est de la jeunesse, des activités de club… et du flirt ! ».

À cause d’une blague, Amamiya est enfermé dans la réserve, normalement avec Samidare, mais en fait avec Kirara Isonami qui est insupportable. Mais, longtemps après que ça ait sonné, ils sont toujours enfermés et ils n’entendent aucun bruit alors qu’il y a le terrain de sport… « Mais le jour suivant… personne n’est venu ouvrir la porte non plus. ».

Au bout de trois jours, lorsqu’ils trouvent enfin une sortie (une fenêtre à ras du sol), ils découvrent l’horreur dans le lycée ! Mais il y a quelques survivants qui les emmènent avec eux dans le gymnase. Il y a des morts vivants infestés de vers et qui se nourrissent de chair humaine.

« Sendai a été mise en quarantaine pour empêcher que cette épidémie inconnue se propage. ».

On est dans une histoire de zombies, classique, les vers en plus, et le ecchi (pervers, indécent, lubrique) en plus. Mais si la série en est au tome 8 en France, elle est encore en cours au Japon avec déjà… 18 tomes ! C’est vraiment trop pour moi mais je suis contente d’avoir pu lire ce premier tome, même si le genre ecchi ne m’attire pas du tout. Je conseille ce manga aux jeunes adultes qui aiment les zombies et l’érotisme.

Pour La BD de la semaine (qui est cependant encore en vacances) et les challenges BD (j’attends des infos pour la nouvelle édition) et Littérature de l’imaginaire #8.

 

Le vieil homme et son chat 1 de Nekomaki

Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens (1) de Nekomaki.

Casterman, septembre 2018, 176 pages, 15 €, ISBN 978-2-20315-566-4. Neko to jiichan 1 (2015) est traduit du japonais par Ryôko Sekiguchi et Wladimir Labaere.

Genres : manga, roman graphique.

Nekomaki ねこまき serait un couple de dessinateur et scénariste passionné par les chats et les chiens. Du même auteur : Mameneko adapté en série animée [site officiel en japonais]. Trois autres tomes sont parus et un cinquième tome est prévu pour cet automne (voir ci-dessous).

Japon, une petite ville côtière surnommée la ville aux chats. Daikichi, 75 ans, instituteur à la retraite, veuf depuis deux ans, vit avec son chat, Tama, 10 ans. « Bienvenue dans la ville des pépés, des mémés et des chats. » (p. 16). Tama a promis à Mémé, avant qu’elle parte, de veiller sur Daikichi.

Au fil des saisons, printemps, été, automne, hiver (très important les 4 saisons au Japon), le lecteur émerveillé suit tout simplement le quotidien de Tama, de Daikichi et de son voisin et ami d’enfance, Iwao, 75 ans, pêcheur à la retraite.

Et (re)voit aussi des souvenirs, comme par exemple en 1960, la rencontre avec Mémé grâce au chat Mika, ou en 1950, avec Iwao dont la mère cuisine des poulpes.

Iwao n’aime pas trop les chats mais, comme il continue de pêcher pour le plaisir, il a toujours du poisson et ça attire les chats. « Et après, il s’étonne que tous les matous de l’île l’adorent… » (p. 86).

Parfois Tsuyoshi, le fils unique de Daikichi, vient rendre visite à son père mais il n’aime pas le savoir seul à son âge…

Cette bande dessinée, ou roman graphique, m’a remplie de nostalgie du Japon ; c’est beau, c’est paisible, c’est tendre, c’est drôle…

Les autres tomes de Le vieil homme et son chat. Tome 2 – Se sont fait les griffes (juin 2019). Tome 3 – Se frisent les moustaches (octobre 2019). Tome 4 – Boivent du petit lait (juillet 2020). Tome 5 – Retombent toujours sur leurs pattes (à paraître en octobre 2020). Il me les faut !!!

Pour les challenges Animaux du monde #3, BD (nouveau lien à venir si le challenge continue d’août 2020 à juillet 2021), La BD de la semaine (qui est pourtant en vacances) et Challenge de l’été (Japon).

La papeterie Tsubaki d’Ito Ogawa

La papeterie Tsubaki d’Ito Ogawa.

Philippe Picquier, août 2018, 384 pages, 20 €, ISBN 978-2-8097-1356-5. ツバキ文具店 Tsubaki bunguten (2016) est traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako.

Genres : littérature japonaise, roman.

OGAWA Ito 小川 糸 naît en 1973 à Yamagata (Japon). Avant d’écrire des romans pour les adultes, elle écrit des chansons et des albums pour enfants. Ses trois premiers romans : Le restaurant de l’amour retrouvé (2009, Philippe Picquier 2013), Le ruban (2011, Philippe Picquier 2016) et Le jardin arc-en-ciel (2014, Philippe Picquier 2016).

Kamakura, préfecture de Kanagawa. Amemiya Hatoko, 25 ans, est surnommée Poppo (Hato et Poppo signifient pigeon, oiseau qu’elle n’aime pas du tout !). « La famille Amemiya est une lignée d’écrivains calligraphes qui remonte, paraît-il, à l’époque d’Edo, au XVIIe siècle. […] Depuis, les femmes Amemiya sont écrivains publics et calligraphes de génération en génération. » (p. 13). Hatoko est la onzième génération. Après les morts de sa grand-mère qui l’a élevée (qu’elle appelle L’Aînée) et de Tante Sushiko, Hatoko est revenue de l’étranger (le Canada si j’ai bien compris) où elle étudiait et a repris la boutique (depuis six mois). Parmi ses premiers clients, une vieille dame, un soir d’été, qui lui demande de rédiger une lettre de condoléances suite au décès de Gonnosuke, un singe recueilli par un couple d’amis, ce n’est pas banal.

« Si l’enveloppe est un visage, le timbre est le rouge à lèvres qui donne le ton. En se trompant de rouge à lèvres, on fiche en l’air le reste du maquillage. Ce n’est qu’un petit timbre mais tellement important. Dans son choix se concentre, dit-on, la sensibilité de l’expéditeur. » (p. 74).

Hatoko a une amie, sa voisine, plus âgée, madame Barbara. Ensemble, elles se baladent, vont au restaurant et papotent. J’aime beaucoup la réponse à la question « Quelle est votre saison préférée » : « Toutes, a-t-elle répliqué du tac au tac. Au printemps, les cerisiers sont beaux et en été, on peut se baigner. À l’automne, on mange plein de bonnes choses et l’hiver, le calme règne et les étoiles sont magnifiques. Moi, je suis une gourmande incapable de choisir. Alors printemps, été, automne et hiver, j’aime toutes les saisons. » (p. 88). C’est que le roman est construit en quatre parties qui correspondent chacune à une saison car les quatre saisons sont très importantes au Japon.

La papeterie est une boutique classique qui vend du papier, des crayons, des stylos, etc., avec l’activité d’écrivain public et calligraphie en plus. Les lecteurs néophytes apprendront des choses sur les hiraganas, les katakanas et les kanjis (les trois sortes de caractères utilisés par les Japonais). De mon côté, j’ai appris des choses sur le papier, l’encre, les formules à utiliser, le choix des timbres et les plumes, en particulier la plume de verre dont je n’avais jamais entendu parler ! La plume de verre a été inventée par Sasaki Sadajirô (« un artisan spécialisé dans la fabrication de clochettes en verre ») en 1902 et « Elle a immédiatement été adoptée en France et en Italie. » (p. 103).

Page 145, l’autrice confond restaurant italien et restaurant espagnol : elle dit que c’est un restaurant italien mais si vous y buvez du vin rouge espagnol et du xérès, et si vous y manger du jamón ibérico, vous êtes plutôt dans un restaurant espagnol ! Cette confusion m’a fait sourire car une amie japonaise confondait restaurant français et restaurant italien mais c’était à cause de la couleur des drapeaux (les Japonais confondent souvent le bleu et le vert).

Un des très beaux passages du roman est « la tournée des sept divinités du bonheur de Kamakura » pour le Nouvel An ancien avec Hatoko, madame Barbara, son amie prof Panty et le Baron (p. 211 et suivantes). Prêts pour la balade ? « Tout de même, qu’est-ce qu’il y a comme temples à Kamakura ! On pourrait dire sans exagérer que la ville entière n’est qu’un immense cimetière. Partout des temples. Il ne faut pas s’étonner que tant de gens prétendent avoir vu des fantômes. » (p. 216). C’est à ce moment-là que je me suis rappelée avoir visité avec beaucoup de plaisir cette ville et le Kôtoku-in, le temple avec le Daibutsu, l’immense statue en bronze de Bouddha qui a près de 800 ans ! (je vous mets une de mes photos).

Un jour, un jeune italien, Agnello (Agno) entre dans la boutique et donne plus de cent lettres à Hatoko car sa mamma (une Japonaise mariée à un Italien) a entretenu une correspondance pendant des années avec la grand-mère de Hatoko qui va découvrir L’Aînée sous un jour nouveau. « Poppo, la vie nous réserve bien des surprises ! » (Panty, p. 340).

Ce roman, charmant, délicat, très agréable à lire, est lui aussi rempli de surprises ! Déjà, remettre l’écriture au goût du jour à notre époque dans un Japon si connecté, il fallait le faire ! Et puis la couverture, très belle, est vraiment attirante ; une papeterie, vous pensez bien, c’est comme une librairie, c’est un haut-lieu de perdition ! J’avais l’impression d’y être, d’ailleurs, surtout lorsque Hatoko écrit le soir, après la fermeture, et je ne sais pas pourquoi mais je sentais parfois la présence de L’Aînée, comme si elle observait par-dessus l’épaule de Hatoko pour voir ce qu’elle écrivait et comment elle l’écrivait (c’est qu’il y a tant de codes à respecter).

Et si nous écrivions à nouveau des lettres et des cartes postales ?

Mon dernier billet pour Un mois au Japon 2020. Je remercie Noctenbule de m’avoir envoyé ce beau roman et je vous mets le lien vers sa note de lecture.

Zombie Cherry 1 de Shôko CONAMI

Zombie Cherry 1 de Shôko CONAMI.

Akata, collection Medium, juin 2016, 190 pages, 6,95 €, 978-2-36974-127-9. シカバネ☆チェリー Chikabane Cherry (2013, Akita Publishing Co, prépublication dans le mensuel shôjo Gekkan Princess) est traduit du japonais par Chiharu Chûjo.

Genres : manga, shôjo, horreur.

Shôko CONAMI こなみ詔子 naît un 24 août. Elle dessine depuis l’enfance et commence sa carrière à l’âge de 18 ans. Elle voyage beaucoup (Asie, Europe). Elle aime le fantastique et l’horreur, le cinéma et les jeux vidéo. Sa première série, Shinobi life (シノビライフ 13 tomes entre 2007 et 2012), se déroule dans le Japon médiéval. Plus d’infos sur son blog officiel et son site officiel.

Lycéenne, Miu Kyûragi n’arrive jamais à se lever le matin. Son voisin, et ami, Haru doit toujours la réveiller, il lui propose une potion qu’il a fabriquée, la Cherry Soup. « T’inquiète, je l’ai déjà testée sur des plantes, des animaux et même sur moi. Tu vas voir, ça va te changer la vie… […] La potion fait son effet… Par contre, son psychisme a encore du mal à suivre… ».

Mais Miu est amoureuse de Kei Tôno et, par un concours de circonstances, il l’invite au cinéma voir un film d’horreur japonais. Miu doit être en forme ! Elle vole la fiole de Haru et boit tout ! La séance de cinéma et le contact avec Kei, d’habitude renfermé, se passent très bien, ils ont la même passion pour l’horreur sauf les zombies.

C’est pendant leur discussion, après le film, que Miu se rend compte que son cœur ne bat plus et qu’elle n’a plus de pouls… En fait, elle était tellement excitée qu’elle s’est violemment cognée la tête contre un poteau et elle n’a pas réalisé qu’elle se levait du lit de la morgue et pas de son lit pour aller au cinéma !

« Mais cacher mes sentiments… jusqu’à la mort… Est-ce une bonne chose pour moi ?! ».

Alors d’un côté, Miu doit cacher à Kei (et à tous) sa situation, et d’un autre côté il y a confrontation entre Haru et Kei. Ah, et il y a les autres filles qui sont amoureuses de Kei qui se mettent à harceler Miu… Ce manga pourrait sembler être un shôjo classique mais un shôjo horreur, ce n’est pas banal ! J’ai bien ri avec le chapitre bonus à la fin.

Ah, c’est une série courte, seulement 3 tomes, alors je veux bien connaître la suite !

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Jeunesse et Young Adult #9, Littérature de l’imaginaire #8 et bien sûr Un mois au Japon.

Quatre mangas parus chez Pika

Durant ces semaines, des éditeurs de mangas ont proposé l’opération journalière Reste chez toi avec un manga : merci beaucoup à eux. Après le billet, il y a deux semaines, Trois mangas shôjo parus chez Akata, voici les mangas que j’ai lus grâce à Pika (l’opération a duré une semaine de plus sur le site de Pika, merci à cet éditeur).

Ces mangas sont tous pour La BD de la semaine et les challenges BD, Jeunesse et Young Adult #9 et Un mois au Japon.

Les brigades immunitaires 1 d’Akane Shimizu.

Pika, juin 2017, 176 pages, 6-95 €, ISBN 978-2-81163-316-5. はたらく細胞 Hataraku saibô (2015, Kôdansha) est traduit du japonais par Sylvain Chollet.

Genres : manga, shônen.

Akane Shimizu 清水茜 naît le 28 janvier 1994 à Tôkyô. Son autre série : Cells at work.

AE3803 est une hématie (une globule rouge), elle doit livrer de l’oxygène aux poumons mais, suite à l’attaque d’une bactérie pneumocoque, elle est déboussolée et se perd. Elle rencontre 1146, un leucocyte (globule blanc) chargé de retrouver cette bactérie et de la détruire. Dans les épisodes suivants, l’allergie au pollen de cyprès, le virus de la grippe, l’éraflure.

Vous l’avez sûrement compris, nous sommes dans le corps humain avec tout ce qu’il contient (ici sous forme humaine, c’est assez amusant). Je n’avais jamais vu un manga de ce genre ! C’est surprenant, un vrai cours d’anatomie et pratiquement de médecine ! Je ne pense pas pouvoir retenir ce que j’ai appris mais c’est d’une violence tout ce qu’il se passe à l’intérieur, les agressions de bactéries, leur destruction… Lire ce manga avec le coronavirus en ce moment, ça fait bizarre mais il est super bien fait et a son brin d’humour.

Cette série est déclinée en manga shôjo (Hataraku saikin), en manga seinen (Hataraku saibô BLACK), en animés, en jeu vidéo et même en adaptation théâtrale.

Au Japon, 5 tomes parus (en France aussi) mais série encore en cours. À découvrir !

Love & lies 1 de Musawo.

Pika, novembre 2016, 192 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81163-085-0. 恋と嘘 Koi to uso (2015, Kôdansha) est traduit du japonais par Djamel Rabahi.

Genres : manga, shôjo.

Musawo Tsumugi 紬木 ムサヲ est mangaka. Pas d’infos supplémentaires…

Ce que je trouve intéressant dans ce shôjo, c’est que le narrateur soit un garçon plutôt qu’une fille (c’est donc pourquoi l’éditeur le classe en shônen) : Yukari Nejima, surnommé Neji. Il est amoureux de Misaki Takisaki depuis 5 ans. Sur un coup de tête, avec des copains de classe, ils décident de ne jamais se marier. Misaki qui était présente a mis aussi sa main. « Oups, désolée, les filles n’ont pas le droit de participer ? » (p. 9). Mais lorsqu’un citoyen reçoit l’avis gouvernemental, à l’âge de 16 ans, il n’a plus le droit de tomber amoureux et doit épouser la personne que le gouvernement a choisi ! C’est la Loi Yukari pour lutter contre la baisse de la natalité… Neji a pu donner rendez-vous à Misaki et ils s’avouent leur amour, quel beau cadeau d’anniversaire pour les 16 ans de Neji ! Mais il reçoit (forcément !) sa notification gouvernementale et il doit épouser une certaine Ririna Sanada ! Mais la première rencontre ne se passe pas très bien…

Le trio « amoureux » est différent des shôjos habituels (n’oublions pas que c’est un Japon de science-fiction) : Ririna n’est pas amoureuse de Yukari et Misaki est sensée s’incliner et ne plus aimer Yukari, et la réciproque. Mais… Qu’est-ce que l’amour, la passion ? Le lecteur saura peut-être dans les tomes suivants : la série est en cours au Japon avec déjà 9 tomes, c’est trop pour moi, je ne veux pas me lancer dans des séries longues.

Une série d’animation (de 12 épisodes en 2017 et 2 OAV en 2018) et un film (en 2017) ont adapté ce manga. Le site officiel de l’animé sur lequel vous pourrez voir la bande annonce.

To your Eternity 1 de Yoshitoki Ôima.

Pika, collection Shônen, avril 2017, 192 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81163-547-3. 不滅のあなたへ Fumetsu no anata e (Kodansha, 2017) est traduit du japonais par Thibaud Desbier.

Genres : manga, shônen, fantastique.

Yoshitoki Ôima 大今 良時naît le 15 mars 1989 à Ôgaki (préfecture de Gifu). De la même mangaka : A silent voice (sur la surdité) chez Ki-oon.

Un jour, une sphère arrive sur Terre ; au début, elle ne fait rien, elle est un caillou puis lorsqu’elle est recouverte de neige, un loup blessé s’approche d’elle ; elle devient alors le loup ; il guérit, il marche jusqu’à une maison où vit un jeune humain ; celui-ci connaît le loup, il est content de le revoir, il l’appelle Joan, il lui donne à manger et prend soin de lui. Depuis cinq ans, tout le monde est parti et l’adolescent vit seul dans la maison de sa grand-mère. Enfin, il n’est pas seul, il a Joan. « Joan… Je vais partir d’ici, moi aussi… J’ai envie de rencontrer des gens, de vivre des choses nouvelles… Je sais qu’il y aura des moments difficiles mais… Je veux découvrir le monde… Je t’emmène avec moi, bien sûr ! » (p. 31-32).

Mais blessé à la jambe, il doit rebrousser chemin. Lorsqu’il meurt, Joan devient le jeune homme et il reprend la route. « Il s’est mis à marcher vers le sud. À l’origine, c’était juste une sphère que j’avais lancée… Qui sous l’effet d’une stimulation se métamorphose : pierre, mousse, loup… Et maintenant, elle se déplace sous une apparence humaine… En quête d’une nouvelle stimulation… » (p. 83). Or, dans un village, une fillette, March, doit être sacrifiée au seigneur Oniguma pour la sécurité et la prospérité de tous. Mais March arrive à s’enfuir et rencontre le jeune homme loup. « Mais… où tu vas ? Je viens avec toi ! » (p. 131).

De très beaux dessins, surtout pour les paysages, une histoire intrigante, un superbe loup ! Cette sphère est-elle immortelle ? Que va-t-elle encore faire sur Terre ? J’aimerais lire la suite mais 12 tomes, série en cours au Japon, c’est long… Mais une adaptation animée est prévue pour octobre 2020.

En plus des challenges cités ci-dessus, ce manga entre dans les challenges Animaux du monde (loup et ours) et Littérature de l’imaginaire #8.

Waiting for spring 1 d’Anashin.

Pika, collection Cherry Blush, avril 2018, 200 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81165-528-0. 春待つ僕らHarumatsu bokura (Kodansha, 2014) est traduit du japonais par Isabelle Eloy.

Genres : manga, shôjo.

Anashin あなしん naît le 26 juin 1992 à Owase (préfecture de Mie). Cette mangaka ne fait que du shôjo.

Mitsuki Haruno est dans un lycée où elle ne connaît personne alors que les autres élèves de sa classe arrivent du même collège. Comme elle est effacée, c’est difficile pour elle de se faire des ami(e)s et les sorties se font sans elle… Mais pendant son temps libre, elle travaille au Words cafe. Et depuis que les quatre plus beaux garçons du lycée sont venus à ce café, sa vie a changé.

Un petit shôjo sans prétention mais agréable à lire. Série en 13 tomes, terminée au Japon, 11 tomes parus en France. C’est trop long pour moi, je n’ai plus la patience de lire des séries si longues (entre 3 et 5 tomes maximum, ça me convient mieux) mais je pense qu’il vaut le coup pour les fans de shôjo.

Voilà, deux shônen et deux shôjos, un que j’ai très envie de continuer : To your eternity malgré la longueur (12 tomes, série encore en cours) ou alors peut-être voir l’animé. Merci beaucoup à Pika.

Plus de BD de la semaine chez Noukette.

Et si les chats disparaissaient du monde… de Genki Kawamura

Et si les chats disparaissaient du monde… de Genki Kawamura.

Pocket, novembre 2018, 176 pages, 6,50 €, 978-2-26628-657-2. 世界から猫が消えたなら (Sekai kara neko ga kieta nara, 2012) est traduit du japonais par Diane Durocher.

Genres : littérature japonaise, fantastique.

Genki Kawamura 川村元気 naît le 12 mars 1979 à Yokohama (Kanagawa, Japon). Il travaille dans le monde du cinéma (scénariste, producteur) et c’est son premier roman (il a d’ailleurs été adapté au cinéma en 2016, bande annonce ci-dessous).

Le narrateur, un jeune homme de 30 ans, facteur de son métier, pense qu’il n’a qu’un rhume mais il souffre tellement qu’il consulte. « Ce n’était pas un rhume. Mais un cancer du cerveau de stade 4. » (p. 10). Il accuse le coup mais il n’a plus qu’une semaine à vivre, ou un peu plus ou un peu moins… Il reçoit alors chez lui la visite du diable qui lui annonce qu’il va mourir demain mais qui lui propose une solution : « Tu dois faire disparaître une chose de cette planète. En contrepartie, il te sera accordé un jour de vie supplémentaire. » (p. 18). Le jeune homme hésite puis accepte l’échange.

Téléphones, films, montres… « Qu’est-ce qui était le plus triste ? L’idée de ma propre mort, ou celle de la disparition de choses importantes ? » (p. 90).

Les quatre premiers jours sont faits de rêves et de souvenirs. De sa mère, décédée il y a quatre ans, et des deux chats qu’ils ont eus (l’un après l’autre) : Laitue et Chou (ce dernier vit d’ailleurs avec lui depuis le décès de sa mère). Et de son père, horloger, avec qui il a coupé les ponts.

Mais le diable annonce que le vendredi, les chats disparaîtront ! « Si les chats disparaissaient du monde… Que gagnerait-on ? Que perdrait-on ? » (p. 127). Pour le jeune homme, c’est un dilemme de trop, d’autant plus qu’il aime Chou plus que tout !

Lorsque j’ai vu ce roman (en poche) à la librairie en novembre 2018, j’ai craqué : chat sur la couverture, littérature japonaise et thème qui m’a plu, ce qui faisait trois bonnes raisons d’acheter ce livre ! J’ai choisi de le lire début avril lors d’un marathon de lecture et je n’ai pas été déçue : c’est beau, c’est triste, c’est… miaou ! Et puis, il y a une réelle réflexion sur la mort, le sens de la vie et ce qu’on peut faire sans risquer de nuire. Il y a tous ces petits bonheurs, ces petits riens tout au long d’une vie que le narrateur (et le lecteur aussi) laisse passer sans se rendre compte de leur importance et puis oublie… Ce roman est donc comme un conte philosophique qui remettrait gentiment sur le droit chemin avec un peu d’humour.

Quant au narrateur (on ne saura pas son nom), il décide d’écrire une lettre au jour le jour, un peu comme un journal ou un testament, et ce n’est que vers la fin du livre que le lecteur comprend à qui il l’écrit.

Une belle lecture pour les challenges Animaux du monde, Lire en thème (en avril, auteur découverte, encore jamais lu), Littérature de l’imaginaire #8, Petit Bac 2020 (catégorie Animal pour chat) et Un mois au Japon (qui continue d’ailleurs en mai).