L’Enfant et le Maudit, 1 de Nagabe

L’Enfant et le Maudit (tome 1) de Nagabe.

Komikku, mars 2017, 196 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-37287-197-6. Totsukuni no shôjo とつくにの少女, pré-publié dans Comic Blade en 2015 et paru chez MAG Garden Corporation en 2016, est traduit du japonais par Fédoua Lamodière.

Genres : manga, shônen, fantastique, dark fantasy.

Nagabe ながべ naît un 1er août ; il est mangaka (dessinateur et scénariste) depuis 2013 ; il vit et travaille à Tokyo. Plus d’infos sur son tumblr, sur pixiv.net et sur son compte TW.

Sheeva, une fillette, vit avec le Professeur dans une maison en forêt avec une jolie clairière. Un peu plus loin, il y a le village d’Oléa, abandonné, mais ils y trouvent de quoi se nourrir. Sheeva n’a pas le droit de toucher le Professeur ou de sortir seule sans sa permission à cause d’une malédiction. Elle espère que sa tante va bientôt venir la chercher et un jour, elle aperçoit une silhouette. Est-ce quelqu’un qui vient de l’extérieur ?

Il y a deux mondes : l’Intérieur habité par les humains et l’Extérieur habité par de monstrueuses créatures. « Pour protéger la population de l’intérieur… Nous devons supprimer toute menace potentielle ! Pas de pitié pour les êtres de l’extérieur. » (p. 114). Et une légende avec deux dieux : celui de la Lumière et celui des Ténèbres.

La fillette est toute blanche et de blanc vêtue (symbole de pureté ?) ; le Professeur est tout noir, de noir vêtu, il a un long bec et une tête de bouc (symbole de la malédiction ?).

Ce manga fantastique est un conte noir, mystérieux, intriguant qui parle de la dualité dans une incroyable ambiance tout en finesse et en poésie. C’est une réflexion sur l’humanité et la figure de l’étranger. Le contraste entre le noir et le blanc est intense, superbe et les dessins sont expressifs et d’une grande beauté.

J’ai hâte de lire les tomes suivants pour en savoir plus ! Pour l’instant, au Japon, il y a 4 tomes de parus et la série est en cours.

À noter que le sous-titre, Siúil a Rún, (qui se traduit par Va mon amour) est une chanson traditionnelle irlandaise du XIXe siècle, interprétée entre autres par le groupe Clannad en 1976 (vidéo ci-dessous, 3e titre à 4’26) et, plus récemment par Cécile Corbel (2012) et Nolwenn Leroy (2012).

Une lecture pour La BD de la semaine et les deux challenges BD, Un max de BD en 2018, et Littérature de l’imaginaire et Raconte-moi l’Asie #3.

Throwback Thursday livresque #59

Nouvelle participation pour le Throwback Thursday livresque de Bettie Rose.

Thème du jeudi 30 novembre : « Le livre le plus court de ma bibliothèque (mais que j’ai aimé) » pour lequel je veux vous présenter Mes chats écrivent des haïkus de MINAMI Shinbô qui vient de paraître chez Philippe Picquier (16 novembre) et qui est pour l’instant le dernier livre que j’ai acheté. Un livre de 80 pages seulement et avec peu de textes (les haïkus sont des poèmes courts) mais très beau et merveilleusement bien illustré 🙂 Je vous rajouterai le lien vers ma note de lecture dès que j’aurai publié le billet.

Le journal des chats de Junji Itô

Le journal des chats de Junji Itô.

Delcourt, collection Seinen de Delcourt/Tonkam, octobre 2015, 116 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-7560-7344-6. Ito Junji no neko nikki Yon & 伊藤潤二の猫日記よん&むー (2015) est traduit du japonais par Jacques Lalloz.

Genres : manga, horreur.

Junji ITÔ naît le 13 juillet 1963 à Gifu (Japon). Il dessine dès l’enfance et, dans les années 80, alors qu’il travaille comme dentiste, il publie son premier manga Tomie 富江 (1987) que j’ai lu en 1999. D’autres histoires d’horreur suivront : Spirale, Gyo, Le mystère de la chair, La femme limace, etc. parues en français chez Tonkam entre 2002 et 2014 (j’en ai lu plusieurs).

Juju a acheté une petite maison neuve il y a un an. Sa fiancée, A, vient de le rejoindre et elle veut ramener son chat Yon, un matou blanc avec des taches noires et une queue tigrée. Pour tenir compagnie à Yon, A décide de prendre en plus un chaton norvégien, Mû. Juju n’ose rien dire mais il trouve que Yon a « une tête maléfique » (p. 6) et puis il préfère les chiens… En tout cas, avoir deux chats à la maison, ce n’est pas facile pour Juju, d’autant plus qu’en tant que mangaka, il travaille souvent toute la la nuit et il a parfois des hallucinations. Mais est-ce vraiment des hallucinations ?

Il y a un genre qui s’appelle le « ero guro » (pour l’érotique gore), eh bien je dirais que ce manga (autobiographique) est du « neko guro » ! Un récit horrifique exagéré avec des chats qui sont très bien dessinés (mais attention, on est loin de Chi, Plum et autres chats de manga pour la jeunesse !). Par contre les personnages ont des visages blafards ou horrifiés et, en ce qui concerne A, elle a pratiquement toujours les yeux blancs ce qui lui donne un air… inquiétant ! Les différentes histoires sont entrecoupées par des questions à Maître Ito, sur sa vie, son travail ; et il y a des photos de Yon et de Mû puisque les deux chats existent vraiment. Quand un des maîtres de l’horreur veut fait rire ses lecteurs, voici ce que ça donne : un manga mi-horreur mi-comique, et donc insolite et totalement réussi !

Pour le challenge BD et La BD de la semaine (après Madame, l’année du chat de Nancy Peña mercredi dernier, on reste dans les chats, ah ah ah !).

Les mémoires d’un chat de Hiro Arikawa

Les mémoires d’un chat de Hiro Arikawa.

Actes Sud, juin 2017, 336 pages, 22 €, ISBN 978-2-330-07823-2. 旅猫リポート Tabineko ripôto (2015) est traduit du japonais par Jean-Louis de La Couronne.

Genres : littérature japonaise, littérature animalière.

ARIKAWA Hiro 有川 浩 naît le 9 juin 1972 à Kôchi (île de Shikoku). Habituellement elle consacre plutôt ses romans aux forces d’auto-défense japonaises avec des descriptions militaires et de la romance. Les mémoires d’un chat, totalement différent !, est son premier roman traduit en français.

Tokyo. Un chat errant d’un an, né au printemps. Un jeune homme, Satoru Miyawaki, célibataire, laisse le chat dormir sur le capot de son monospace et lui donne même à manger en échange de quelques caresses. Une nuit, ébloui par les lumières des phares, le chat est renversé par une voiture et gravement blessé à une patte arrière. Satoru l’emmène à la clinique vétérinaire puis l’installe chez lui. « […] j’avais pas encore de nom. D’ailleurs, même si j’en avais eu un, comment j’aurais pu lui dire ? Il ne comprend pas ma langue. Les humains, c’est vraiment des nuls, à part leur langue à eux, ils n’entravent rien. Pour ça, nous les animaux, on est totalement polyglotte, vous saviez ça ? » (p. 17). Le chat errant devient Nana car sa queue cassée ressemble au chiffre sept (nana signifie 7 en japonais). Mais, au bout de cinq ans de vie commune et de bonheur partagé, Satoru, pour un problème indépendant de sa volonté, ne peut plus garder Nana… Il va prendre la route avec Nana pour rendre visite à ses anciens amis (qui habitent loin de Tokyo, à Kyoto, ou même à la campagne, sur l’île de Hokkaido même) pour savoir qui peut prendre Nana.

Vous l’avez compris, avec l’extrait ci-dessus, c’est Nana qui parle, mais en fait il y a deux sortes de chapitres. Il y a ceux où Nana est le narrateur effectivement et c’est vraiment drôle : les chats ont un sacré humour et… peu de modestie ! « Quand même, tu peux te vanter d’avoir un chat exceptionnellement intelligent, tu ne trouves pas ? » (p. 80). Et il y a ceux où la narration est partagée par Satoru (la rencontre et la cohabitation, puis le voyage puisque le roman se transforme en road movie) et par les amis qu’il retrouve avec leurs souvenirs (enfance, adolescence, etc.) et là, le ton est beaucoup plus grave puisque Nana – et le lecteur par la même occasion – va découvrir la vie, le passé (pas joyeux joyeux…) de Satoru et peu à peu comprendre pourquoi il ne peut plus garder Nana. « J’ai un peu de mal à me séparer de Nana, je ne le nie pas. » (p. 140).

Quelques mots sur les amis de Satoru. Il y a l’ami de l’école primaire, Kôsuke Sawada, l’ami d’enfance donc, qui habite à Kyôto. Il y a l’ami du collège, Daigo Yoshimine, l’ami d’adolescence, qui habite à la campagne, dans une ferme, donc avec des animaux. Il y a ensuite les amis du lycée, Shûsuke Sugi et son épouse, Chikako, amis conservés à la fac, qui tiennent une auberge autorisée aux animaux au pied du Mont Fuji. Et on se rend compte de toute l’importance de la scolarité au Japon avant d’entrer dans le monde du travail !

Nana bien sûr est triste que son humain ne puisse plus le garder, mais c’est un animal doué d’une grande sensibilité alors il sait, et plus il en apprend sur Satoru plus il veut rester avec lui. « Un chat reste fidèle à ses convictions en toutes circonstances. » (p. 193). Mais quel bonheur pour lui, il voyage en voiture, il est avec Satoru, il rencontre des gens et d’autres animaux (fous rires assurés !), il va découvrir avec curiosité et ravissement la campagne, la mer, la montagne, la neige, vous imaginez comme c’est extraordinaire dans une vie de chat ! « En voyage, j’ai vu des tas de choses que je n’avais jamais vues avant. » (p. 232). Et pour Satoru, c’est l’occasion de se remémorer des souvenirs, heureux ou malheureux, de faire le point sur sa vie, de visiter le Japon, d’est en ouest, et du sud au nord, de parler des relations entre les parents et les enfants, entre amis, entre humains et animaux, et de revoir sa tante qui l’a élevé.

J’ai terminé ce très beau roman, ce merveilleux roman, en larmes mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas à cause du chat : sans rien dévoiler de trop, je préfère vous le dire car je sais que, sinon, vous serez nombreux à ne pas vouloir (pouvoir) lire ce roman alors qu’il ne faut pas passer à côté !

Tabineko ripôto est d’abord paru en feuilleton dans la revue hebdomadaire Shûkan Bunshun 週刊文春, entre octobre 2011 et avril 2012. Il a été joué au théâtre en 2013, et il a reçu 4 prix littéraires. Un album illustré par MURAKAMI Tsutomu 村上 勉est paru en 2014 et un film est prévu en 2018 avec l’acteur FUKUSHI Sôta 福士 蒼汰.

Une lecture pour les challenges Feel good et Raconte-moi l’Asie (Japon).

Throwback Thursday livresque #43

Lorsque j’ai découvert le Throwback Thursday livresque de Bettie Rose, j’étais bien motivée mais j’ai laissé passer 4 thèmes…

Le thème de ce jeudi 10 août est « Continent » (un livre d’un autre continent que le nôtre) alors voici la magnifique couverture – et le magnifique roman – Les mémoires d’un chat de Hiro Arikawa paru chez Actes Sud (juin 2017).

Le bateau-usine de Gô Fujio et Takiji Kobayashi

Le bateau-usine de Gô Fujio et Takiji Kobayashi.

Akata (annonce de parution, article plus long), septembre 2016, 185 pages, 7,95 €, ISBN 978-2-36974-150-3. Le manga, adapté du roman Kanikôsen (1929) de Takiji Kobayashi est traduit du japonais par Miyako Slocombe.

Genres : manga, gekiga, littérature japonaise.

FUJIO Gô 藤生 ゴオ est scénariste et mangaka (dessinateur de manga). Il est aussi connu sous le nom de HARA Keiichirô 原 恵一郎.

KOBAYASHI Takiji : je vous renvoie à Le bateau-usine.

Port de Hakodate, sud de Hokkaidô (île au nord du Japon). Le Kabuko Maru part en mer pour quatre mois. Bateau-usine ? Parce que tout se fait sur le bateau, pas seulement la pêche mais le nettoyage, la conservation, l’emballage, pas de temps de perdu ! Les pêcheurs, jeunes pour la plupart, sont originaires de plusieurs villages, ils veulent échapper à la vie de paysan ou à la mine. [Pour la mine, je les comprends ; pour la vie de paysan, c’est sûrement difficile mais moins difficile et dangereux que pêcheur sur des presque épaves !]. Tous ont le mal de mer. « Soulevé par une force extraordinaire, le bateau flottait un instant dans les airs, puis s’abaissait aussitôt pour retrouver sa position. » (p. 22). L’intendant Asakawa est extrêmement sévère (méchant ?) : beaucoup de pêcheurs sont maltraités et tombent malades. En plus, le bateau pêche dans le Kamtchatka, en concurrence avec les Russes, ce qui n’est pas très légal mais il faut ramener les plus beaux poissons qui font honneur au Japon : crabes, saumons, truites… Il n’y a que le travail qui compte, au point de ne pas porter secours à un autre bateau avec 425 hommes à bord… « C’est qu’un rafiot, il rapportera plus d’argent en faisant naufrage. » (p. 37). À cause d’une violente tempête, le bateau perd deux chaloupes, ce qui inquiète plus l’intendant que les pertes humaines…

Les hommes sont maltraités, mal nourris, pas soignés, ils sont tous éreintés et mécontents. « Pas question de mourir pour des choses qui ne sont pas à nous ! » (p. 70). Quelques étudiants ouvrent les yeux aux pêcheurs sur leurs conditions immondes. « Toutes les guerres du Japon qu’y a eu [*] jusqu’ici… en vrai quand on gratte un peu… on voit qu’elles ont toujours été décidées par deux ou trois richards qui trouvaient de bons prétextes. Ils trépignent d’excitation à l’idée de s’emparer d’un territoire prometteur… Ces types sont dangereux… » (p. 106). Les hommes se révoltent car ils ne veulent pas mourir en mer, ils font grève mais…

[*] J’ai l’impression qu’il y a une erreur ici : y a eu quoi ? Toutes les guerres. Donc eues, n’est-ce pas ?

Le rythme de ce manga est comme le rythme sur le bateau (prison flottante) : effréné. Le décor : le bateau et la mer, ça tangue, c’est poisseux, c’est horrible, c’est l’enfer ; le thème : l’exploitation, l’oppression d’êtres humains par d’autres plus riches ou aillant plus de pouvoir, la répression… Un récit puissant, intense qui respecte scrupuleusement le roman (d’après ce que je me rappelle de ma lecture), chef-d’œuvre de la littérature japonaise (ouvrière) des années 1920. L’éditeur dit qu’il a fallu deux ans et demi de travail pour proposer ce manga en français, bravo, c’est une totale réussite qui fait réfléchir et qui fait froid dans le dos ! Lisez aussi le roman d’origine Le bateau-usine de Takiji Kobayashi.

Dans la préface, Évelyne Lesigne-Audoly, qui avait traduit Le bateau-usine de Takiji Kobayashi en 2009, conseille de lire Le quartier sans soleil de Sunao Tokunaga, mais il est paru aux éditions Yago en 2011 et malheureusement cette maison d’éditions n’existe plus… Le bateau-usine est réédité aux éditions Allia en février 2015 (la couverture est moins jolie (ci-dessus) mais au moins il est réédité !) mais je n’ai pas trouvé trace de Le quartier sans soleil sur le site de cet éditeur, dommage…

Une lecture pour le challenge BD, Classiques, Raconte-moi l’Asie et Un genre par mois (BD, comics, manga).

Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo

Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo.

10-18, collection Grands détectives, janvier 2017, 358 pages, 8,10 €, ISBN 978-2-264-06902-3. Kotô no oni 孤島の鬼 (1929) est traduit du japonais par Miyako Slocombe.

Genres : littérature japonaise, roman policier.

Edogawa Ranpo 江戸川 乱歩… Edogaw pour Edgar, a ran pour Allan et po pour Poe, eh oui ! De son vrai nom HIRAI Tarô 平井 太郎 est né le 21 octobre 1894 à Mie (Japon). Fondateur du roman policier japonais, il crée pour ses 60 ans le Prix Edogawa Ranpo qui récompense chaque année – depuis 1955 – un roman policier. L’auteur est mort le 28 juillet 1965 mais le prix existe toujours.

Minoura a 25 ans lorsqu’il rencontre, dans l’entreprise où il travaille, la jolie Hatsuyo Kizaki qui devient sa fiancée. Mais Michio Moroto qu’il a connu étudiant, bien qu’homosexuel, la demande en mariage. Aucun des deux jeunes hommes ne l’épousera puisqu’elle est assassinée dans sa chambre fermée de l’intérieur. « Par n’importe quel moyen, je trouverai cet assassin. Et je nous vengerai ! » (p. 56). Minoura demande de l’aide à Kôkichi Miyamagi, un ami détective amateur mais, s’approchant trop près de la vérité, il est assassiné aussi, sans avoir pu « révéler le moindre détail de son raisonnement » (p. 66). Finalement, Minoura va devoir enquêter avec Moroto. « Si j’ai vu juste, il s’agit réellement d’un mystère sans précédent. On pourrait presque dire qu’il relève du surnaturel. » (p. 109).

J’ai acheté ce roman spécialement pour la lecture commune du 25 avril pour le Mois japonais. Mais je n’y allais pas à l’aveugle : je connaissais cet auteur puisque j’ai déjà lu des romans de lui (publiés chez Philippe Picquier) et je les avais beaucoup aimés. Ouvertement inspiré par Edgar Allan Poe principalement mais aussi Gaston Leroux, Maurice Leblanc, G.K. Chesterton et Arthur Conan Doyle – bref des auteurs de romans policiers ou de romans d’aventure – qu’il considère comme ses maîtres, Edogawa Ranpo ajoute à ses histoires sa patte (ses coups de griffe même !), sa réflexion bien sûr différente de celle des Occidentaux et donc l’exotisme de sa pensée japonaise. Mais ses romans ne sont pas qu’exotisme, ils dégagent un fort potentiel psychologique ; les clins d’œil à ses auteurs fétiches, les phrases adressées aux lecteurs, son humour délicat, le côté mystérieux et fantastique voire horreur m’emballent à chaque fois et je vous conseille fortement cet auteur. La vie tokyoïte au début du XXe siècle, l’énigme en chambre close, des détectives amateurs, un voyage sur une île isolée, des mystères, des monstres, un labyrinthe souterrain… Il y en a pour tous les goûts et pour tous les frissons !

Quelques extraits

« Minoura, allons-y ensemble. Joignons nos forces et trouvons le secret de cette île ! » (p. 212).

« C’est le fantasme du diable. L’utopie du démon. » (p. 322).

« Que dois-je faire ? M’attrister ? Mais le chagrin est trop grand pour que je m’attriste. Me mettre en colère ? Mais la haine est trop profonde pour que je me mette en colère… » (p. 323).

Une excellente lecture pour les challenges Classiques, Littérature de l’imaginaire, Polars et thrillers, Raconte-moi l’Asie, Un genre par mois (en avril, policier), Rentrée littéraire janvier 2017 de MicMélo, et donc la lecture commune de ce 25 avril pour le Mois japonais organisé par Hilde et Lou (j’aurais voulu participer plus mais…).