Une rencontre à Pékin de Jean François Billeter

Une rencontre à Pékin de Jean François Billeter.

Allia, août 2017, 152 pages, 8,50 €, ISBN 979-1-03040-685-6.

Genres : littérature suisse, récit autobiographique.

Jean François Billeter naît le 7 juin 1939 à Bâle (mais ses parents sont de Neuchâtel). Il est sinologue et écrivain (essais). Il a enseigné le chinois à l’Université de Genève.

Après des études de Lettres à Genève, terminées en 1961, l’auteur découvre la langue et l’écriture chinoises. À la rentrée de 1962, il étudie alors le chinois à Langues Orientales à Paris avec Jacques Pimpaneau. Il écrit à Gilbert Étienne pour en savoir plus et pour rassurer ses parents : « cela rimait-il à quelque chose de faire du chinois, cela menait-il quelque part ? » (p. 8) et Gilbert Étienne lui conseille d’aller en Chine. Jean François Billeter a 24 ans. Visa et bourse en poche, il part à Pékin où il étudie pendant trois ans.

C’était une aventure parce que le pays était communiste, il était fermé aux étrangers et « personne ne savait ce qui s’y passait » (p. 9). Dans le Transsibérien, il aperçoit la Grande Muraille, voit « de la verdure partout » (p. 10) et entre dans les murs de Pékin en septembre 1963. Il étudie le chinois avec d’autres étudiants étrangers, en particulier Africains et Sud-Américains, découvre la ville mais ignore les événements qui secoue le pays et entre à la faculté de Lettres l’année suivante. Grâce à sa bicyclette, il peut sortir et rencontrer des Chinois mais les relations ne sont pas évidentes car les Chinois n’ont pas le droit d’avoir de contact avec les étrangers sauf dans les relations réglementées comme celles de l’université par exemple.

Jean François Billeter est le premier Suisse à étudier en Chine. Jean-François Olivier, qui est devenu un ami, est le deuxième car il est arrivé… le lendemain ! La Chine, sa langue, sa culture, tout ça le subjugue ! D’autant plus qu’il va rencontrer Xiuwen, surnommée Wen, médecin dans une usine, et qu’il veut l’épouser, mais ils doivent être discrets car ils sont constamment surveillés…

« En dépit des signes qui annonçaient une tempête, la vie suivait son cours. » (p. 79).

Une rencontre à Pékin est un précieux témoignage, sans fioritures, simple, sincère et pudique. C’est aussi un beau voyage dans la Chine des années 60 et dans son évolution jusqu’à la fin des années 70. Et bien sûr, c’est une belle histoire d’amour. « Notre histoire n’est presque rien au regard des événements qui ont secoué la Chine au cours de ce demi-siècle, mais c’est celle que je pouvais raconter. » (p. 140).

Pour le Challenge de l’été, Petit Bac 2018 (catégorie Lieu), Raconte-moi l’Asie et Voisins Voisines 2018 (Suisse).

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Le printemps des barbares de Jonas Lüscher

Le printemps des barbares de Jonas Lüscher.

Autrement, septembre 2015, 208 pages, 17,50 €, ISBN 978-2-74673-723-5. Frühling der Barbaren (2013) est traduit de l’allemand par Tatjana Marwinski.

Genres : roman, littérature suisse.

Jonas Lüscher naît le 22 octobre 1976 à Zürich (Suisse). Il grandit à Berne et étudie au Séminaire évangélique de Muristalden : il est professeur d’école primaire mais il travaille comme scénariste de cinéma à Munich où il étudie la philosophie. Le printemps des barbares est son premier roman et deux ans après, paraît Monsieur Kraft ou la théorie du pire.

« Comment pouvait-on considérer comme un simple jeu quelque chose qui avait tant d’impact sur la société ? » (p. 97-98, sur les finances).

J’ai lu trois chapitres puis j’ai lu en diagonale car je m’ennuyais, c’est trop répétitif…

Je vous dis quand même de quoi ça parle. Un mariage : la famille du marié est riche, celle de la mariée non ; la richesse est étalée pendant que banques et pays s’effondrent.

« Dans une longue caravane, traînant derrière eux leurs valises, les Anglais partaient sur la route qui s’enfonçait droit dans le désert, tel l’ancien peuple d’Israël, chaîne d’ombres vacillantes sur le sable rougeoyant. » (p. 185).

Dans une postface, la traductrice, Tatjana Marwinsski dit que « Entrer dans l’univers de Jonas Lüscher, c’est se laisser entraîner dans un maelström de situations qui culminent dans la catastrophe et la cocasserie. C’est découvrir un style précis et raffiné, qui brille d’autant plus qu’il décrit un monde régi par le clinquant, la violence et le cynisme. C’est s’amuser des aventures d’un antihéros, Preising, « néant de volonté », pour reprendre les termes de Deleuze à propos de Bartleby. Ridicule et touchant, profondément inadapté au monde dans lequel il vit, ce personnage candide et maladroit fait rire mais aussi réfléchir : à un relativisme omniprésent qui excuse les pires dérives, à un quotidien dominé par l’abstraction, où tout devient jeu avant de déboucher sur la barbarie. […] » (p. 197).

J’ai trouvé que ce paragraphe écrit par la traductrice était plus intéressant que le roman lui-même ! Mais peut-être que je suis passée à côté de cet auteur… Quelqu’un d’autre l’a lu ?

Alors, littérature allemande pour le Défi littéraire de Madame lit en août et je tourne autour du pot ! Auteur autrichien en début de mois et maintenant auteur suisse mais alémanique (donc de langue allemande) et Jonas Lüscher vit à Munich (Allemagne) depuis 2001 et pour ce Printemps des barbares, il a été nominé en 2013 pour le Prix suisse du livre (Schweizer Buchpreis) à Bâle (mais c’est Carambole de Jens Steiner qui a reçu le prix) et le Prix du livre allemand (Deutscher Buchpreis, DBP) à Francfort (mais c’est Das Ungeheuer de Terézia Mora qui a reçu le prix) mais il a reçu le Prix Franz-Hessel (un prix franco-allemand de littérature contemporaine créé en 2010).

Pour le Challenge de l’été, et Voisins Voisines 2018 (Suisse et Allemagne).

Une rose et un balai de Michel Simonet

Une rose et un balai de Michel Simonet.

Éditions de la revue Conférence, collection Choses humaines, septembre 2017 (en Suisse), mars 2018 (en France), 168 pages, 20 €, ISBN 978-2-91277-197-1. Ce roman était déjà paru chez Faim de siècle en 2015 ; l’édition chez Conférence a été modifiée par l’auteur et joliment illustrée par Pierre Dupont.

Genres : littérature suisse, roman autobiographique, premier roman.

Michel Simonet naît le 12 février 1961 à Zurich (Suisse). Il grandit à Morat puis à Fribourg. Il étudie le commerce et la théologie. Il travaille comme comptable puis décide, par conviction, de devenir cantonnier en 1986 afin d’être au service et au contact des gens (voir la vidéo ci-dessous).

Une rose et un balai est un témoignage sur le métier de cantonnier que Michel Simonet exerce depuis trente ans ; le récit est plein de sagesse, de philosophie, de bon sens (« Celui qui a inventé le boulot aurait mieux fait de le terminer. », p. 91), de poésie (une ci-dessous) et non dénué d’humour. Ce balayeur hors normes est surnommé « le cantonnier à la rose » car une rose orne sa charrette (il dit son « char »).

L’auteur commence avec un avant-propos qu’il est bon de lire avant de se lancer dans la lecture proprement dite (sans jeu de mot, le propre, mais attention, c’est du propre suisse quand même) et un amusant poème, Itinéraire, clin d’œil à Joachim du Bellay, renommé ici Joachim du balai !

La lecture est agréable, amusante même, instructive parfois. Elle permet de découvrir de l’humain, de la vie, et puis la ville de Fribourg, à la fois « latine et germanique, depuis sa fondation, multiculturelle depuis quelques décennies » (p. 88), une ville conviviale, simple, populaire, ouverte, respectueuse.

Quelques extraits parce que je veux les garder, je veux les relire !

« C’est un travail ingrat, mais d’où la grâce n’est pas absente ; elle y affleure même à tout instant. » (p. 14).

« L’aube est en été la période douce de la journée, la plus agréable en attendant les grandes chaleurs. S’il se met à tomber quelques gouttes, de même que la pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, averse de matinée n’arrête pas non plus le cantonnier. » (p. 27).

« […] je n’échangerais pas mes aurores contre des soirées tardives. » (p. 28).

« L’après-midi est aussi le moment « touristes » et l’occasion de donner des renseignements géographiques dans les deux ou trois langues que l’on a laborieusement et imparfaitement apprises au Collège. Si ce sont des Russes, des Japonais ou des Chinois, les mains et le langage de ma rose suffisent ; les appareils photos font le reste. » (p. 44).

Cette phrase m’a fait rire : « […] elle avait rendu au moins un homme heureux, celui qu’elle n’avait pas épousé. » (p. 51, en parlant d’une vieille dame qui donne chaque jour à manger aux pigeons alors que c’est interdit).

Quelles que soient les saisons et la météo : « il fait toujours un temps à mettre un cantonnier dehors. » (p. 74).

Et comme c’est la finale de Coupe du Monde (maintenant à 17 heures), je veux partager avec ceux qui aiment le foot (un sport calamiteux à mon avis, mais vous voyez je suis sympa avec ceux qui aiment le foot malgré les klaxons et les hurlements), je veux partager donc ce poème de Michel Simonet, intitulé Euro-Mundial : « Écran géant en bord de route, / Foule folle de foot. / Match au sommet, / Everest de déchets, / Shoots à la bière / Et gobalais de supparterre. / À boire et des chansons, / Canettes en boxon, / Le kop au diapason, / Et qui donne le las / En veux-tu en voilà. / Scories de fumigènes, / Terrain de jeu et mise en scène, / Ballets du ballon rond. / Du gazon au goudron, / From macadamned ! To grass. / Techniciens de deux surfaces, Footballeur, / Foot-balayeur. / But marqué, / But atteint. / But encaissé, / Char plein. » (p. 81-82). Mais on me souffle dans l’oreillette que les amateurs de foot ne sont pas amateurs de poésie, zut, j’aurais dû m’en douter, je voulais bien faire 😛

« Une utilité sociale indéniable et un rôle humain de service au sens large et ouvert constituent une grande partie du carburant qu’il convient de posséder pour remplir le réservoir de mon véhicule de fonction. Et quelle chance de travailler en Suisse où il y a une culture, je dirais presque un gène de la propreté qui est un baromètre social ! Une valeur qui n’est rien moins que résiduelle et valorise aussi le balayeur. » (p. 105). Quel entrain, quel optimisme, j’adore ! Et ce n’est pas comme ça que les fonctionnaires sont motivés en France, chaque jour les fonctionnaires entendent qu’ils sont trop nombreux et qu’ils sont payés à rien foutre ! Oserait-on dire ça à ce brave cantonnier qui pourtant se balade toute la journée ?

Et un petit dernier, sur la rose : « Ma rose. Fragile, sensible au froid et au chaud, quel pouvoir elle possède pourtant ! À la fois éphémère et signe d’éternité, elle est un symbole universel qui parle à tous, une anti-Tour de Babel, a-confessionnelle et apolitique. » (p. 145).

Quelqu’un peut-il m’aider avec le mot philoxène ? « elle [la ville] ne demande qu’à se laisser partager, si l’on veut bien être philoxène et s’en imprégner » (p. 94). Comme je ne connais pas ce mot, je l’ai cherché mais je n’ai trouvé aucune définition, que des prénoms d’hommes comme Philoxène de Cythère (poète de la Grèce antique, V-IVe siècles avant Jésus-Christ), Philoxène d’Érétrie (peintre de la Grèce antique, IVe siècle avant Jésus-Christ), Philoxène de Mabboug (théologien et évêque de l’Église d’Orient en Irak, milieu du Ve siècle) ou plus récemment Philoxène Boyer (écrivain, poète et conférencier français, 1829-1867). Rien en tant qu’adjectif ou nom commun…

Une charmante lecture que je mets dans le Challenge de l’été, Rentrée littéraire janvier 2018 et Voisins Voisines 2018 (Suisse).

Là-bas, août est un mois d’automne de Bruno Pellegrino

Là-bas, août est un mois d’automne de Bruno Pellegrino.

Zoé, janvier 2018, 224 pages, 17 €, ISBN 978-2-88927-507-6.

Genres : littérature suisse, roman, biographie.

Bruno Pellegrino, né en 1988 à Morges, vit à Lausanne. Il est membre fondateur de l’AJAR (1), un collectif d’auteurs romands fondé en 2012. Bizarrement, il est écrit sur la 4e de couverture que Là-bas, août est un mois d’automne est son premier roman alors qu’ont déjà été publiés Atlas nègre (Tind, 2015), un roman d’aventure autobiographique mi carnet de voyage mi conte initiatique, Électrocuter une éléphante (Paulette, 2017), un roman humoristique rédigé comme une conférence, et Stand by 1/4 avec Aude Seigne (2) et Daniel Vuataz (Zoé, 2018), la première partie d’un roman sous forme de feuilleton prévu en 4 parties. Quant à L’idiot du village (Buchet-Chastel, 2011), c’est un recueil de nouvelles qui a reçu le Prix du jeune écrivain. (1) J’avais beaucoup apprécié Vivre près des tilleuls de l’AJAR en mai dernier. (2) J’ai a-do-ré Une toile large comme le monde d’Aude Seigne en octobre 2017.

Gustave et Madeleine Roud vers 1907, photographie de Georges Nitsche, Lausanne, fonds Gustave Roud, CRLR

Gustave, c’est Gustave Roud (1897-1976), un poète et photographe romand que je ne connaissais pas avant d’avoir ce roman en main. Bruno Pellegrino s’est inspiré de la vie de Gustave et de sa sœur Madeleine (de 4 ans son aînée) pour faire l’éloge de la liberté et de la lenteur. « Il consigne, de toute urgence, le nom des choses qui prennent fin. » (p. 12). Gustave est passionné par les fleurs et les corps presque nus aux champs (qu’il photographiait), Madeleine par l’espace et la conquête spatiale. « Elle ne regarde pas les hommes. » (p. 21), « salue quelques têtes connues » (p. 22), « Madeleine la discrète, la secrète, le mystère Madeleine. » (p. 23). J’ai appris que, sur Mir, la zinnia est la première espèce à éclore en orbite, en janvier 1976, à bord de la Station spatiale internationale, ça m’a émue.

Zinnias à fleurs doubles

Là-bas, août est un mois d’automne est un beau roman nostalgique qui raconte l’enfance de Madeleine et Gustave, la maladie et la mort de leur mère (en 1933), la ferme de leur enfance qu’ils quittent à la mort de leur grand-père maternel, les saisons et les avancées spatiales, les livres de la bibliothèque de leur père… « Elle sort les livres, les feuillette, les pose à côté d’elle, n’en range aucun. » (p. 49). Et leur goût pour le thé. « Madeleine et Gustave se shootent au thé. Ces gestes qu’on accomplit ici, lents et précis, soignés, délicats, vastes et tranquilles, sont les gestes des parents et des tantes, perpétués dans le calme de la chambre basse. » (p. 55-56).

J’utiliserais aussi ces adjectifs « lent et précis, soigné, délicat, vaste et tranquille » pour décrire Là-bas, août est un mois d’automne alors si vous avez besoin d’aventures et d’action, passez votre chemin ! Mais si vous avez envie de découvrir Madeleine et Gustave et la vie en Suisse à leur époque (entre le début du XXe siècle et la fin des années 70), ce livre tout en douceur est fait pour vous !

Une lecture pour les challenges Petit Bac 2018 (pour la catégorie « Passage du temps » avec au choix août, mois et automne !), Rentrée littéraire janvier 2018, Voisins Voisines 2018 (Suisse) et je suis vraiment en retard pour publier cette note de lecture car j’ai lu le livre en février pour le premier Weekend à 1000 de l’année…

Green Mechanic #1 de Yami Shin

Green Mechanic #1 de Yami Shin.

Ki-oon, collection Shônen GreenMec, juin 2017, 190 pages, 7,90 €, ISBN 979-1-03270-168-3.

Genres : manga, science-fiction.

Yami Shin naît le 16 mars 1988 en Suisse. Elle est fan de Fullmetal Alchemist de la mangaka Arakawa Hiromu. Elle est illustratrice et a déjà publié des dessins sur son site, Little Fishtrap, sur DeviantArt, et un Webcomming yaoi, Ephemeral. Elle est la gagnante du premier Tremplin Ki-oon en 2015 avec Revenge Reborn, un one-shot qui a évolué pour devenir Green Mechanic, son premier manga. Plus d’infos sur sa page FB.

Misha vit dans un monde post-apocalyptique. Il n’y a plus ni végétation ni animaux… Quelques humains survivent à Mégapole. « C’est un peu la dernière zone habitable sur Terre. Le reste n’est plus qu’un gros désert plein d’ordures… » (p. 9). Misha est une jeune fille spéciale : elle a un très fort don d’empathie et ressent toutes les émotions des gens alors elle se tient éloignée des autres humains. Elle récupère des objets robotiques pour vivre et vient de découvrir un robot morphique, TXR4H7613, qu’elle surnomme Reborn. Elle lui demande d’utiliser sa fonction de morphing, pour être plus discret, et de se transformer en Michael, son ami enlevé par des Ersatz (des créatures monstrueuses) il y a huit ans. D’habitude, elle s’éloigne peu de chez elle mais, en faisant visiter Mégapole à Reborn, elle est attaquée et sauvée par Setsuna et Neil, qui se font appeler les Renforts.

J’ai beaucoup aimé Green Mechanic et j’ai hâte de lire le tome 2 ! Vous vous rendez compte, c’est un manga suisse ! Certains disent « manga like » pour les œuvres occidentales similaires à des mangas (japonais) ou « manfra » pour les mangas francophones. Le lecteur est plongé dans un univers de science-fiction, post-apocalyptique, avec une pointe de fantasy et pas mal d’humour. Les personnages sont travaillés (y compris les morphings, Setsuna a d’ailleurs un corgi morphing inspiré du chien de l’auteur) et ont chacun leur caractère et leurs émotions ; il y a de jolis décors ; les scènes de combat sont nerveuses (ce manga est un shônen) et pas trop longues. Dans ce manga, j’ai vu des similitudes avec Kuzutetsu, le bidonville du docteur en cybernétique Ido Daisuke et de la cyborg Gally (c’est-à-dire Gunmm de Kishiro Yukito) ce qui ne m’a pas dérangée, au contraire, j’aime les histoires post-apocalyptiques. Donc, si vous aussi, lisez cette série, vous ne serez pas déçus !

Une lecture pour La BD de la semaine, les challenges BD, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (catégorie Couleur) et Un max de BD en 2018.

En coup de vent… / 48

Hier matin, j’ai passé un très bon moment lors de la présentation des romans pour le Prix La Passerelle 2018 à la médiathèque La Passerelle de Bourg lès Valence (Drôme). Comme chaque année, sur une sélection d’une vingtaine de romans proposés par les bibliothécaires (cette année deux lecteurs se sont joints au comité de lecture), six sont en sélection finale pour être lus par les lecteurs et, le soir du 8 juin, le dépouillement des bulletins de votes consacrera le gagnant de cette sixième édition.

Alors les six romans sont (par ordre alphabétique d’auteurs) :

Ma reine de Jean-Baptiste Andrea (L’Iconoclaste, août 2017) : un premier roman lu pour les 68 premières fois 2017, présenté comme un conte initiatique mais qui m’a tellement déçue que je ne suis pas sûre d’en parler sur le blog… Et il a reçu le prix Fémina des lycéens 2017 et le prix du Premier roman 2017.

Principe de suspension de Vanessa Bamberger (Liana Levi, janvier 2017), un beau premier roman – lui aussi lu pour les 68 premières fois 2017 – sur la vie, le monde de l’entreprise et le besoin de reconnaissance.

La fonte des glaces de Joël Baqué (P.O.L., août 2017) que je n’ai pas particulièrement aimé mais je reconnais l’humour de l’auteur.

L’été des charognes de Simon Johannin (Allia, janvier 2017) : une claque ce premier roman ! Il faut que je publie ma note de lecture.

Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer (Quidam, août 2017) qui m’a fait découvrir un auteur sincère, drôle et qui, comme moi, aime le rock.

Une toile large comme le monde d’Aude Seigne (Zoé, août 2017) : un beau roman suisse sur Internet, tout simplement passionnant !

Et vous, les avez-vous lus ? Les avez-vous aimés ? Si vous voulez, ajoutez vos liens en commentaires 😉

1er Grand Prix des Blogueurs Littéraires

Cette info est tombée sur mon mur FB grâce à Antigone, de l’excellent blog Les lectures d’Antigone, et à Leiloona, du tout aussi excellent Bricabook, merci Antigone et Leiloona !

Agathe The Book, un blog que je ne connaissais pas, crée le 1er Grand Prix des Blogueurs Littéraires. Ce prix annuel sera décerné le 20 décembre 2017 à un roman de langue française paru en 2017 (hors roman policier, jeunesse et poche).

Cliquez sur le lien du blog d’Agathe ou sur celui de la page FB pour avoir toutes les explications afin de voter pour votre roman 2017 préféré ou vos deux romans préférés !

L’organisatrice s’engage à respecter la confidentialité des blogueurs, de leur adresse mail et de leur vote mais je peux dévoiler pour qui j’ai voté, non ? (Agathe me dit oui).

J’ai donc voté pour Le camp des autres de Thomas Vinau (Alma) et Une toile large comme le monde d’Aude Seigne (Zoé). J’ai hésité avec La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez que j’ai adoré mais comme ma note de lecture n’est pas encore publiée et qu’il a déjà gagné un prix littéraire, je l’ai laissé tomber.

Allez voter vous aussi pour votre roman 2017 préféré !!!

20 décembre 2017 : le gagnant est… le roman Bakhita de Véronique Olmi (Albin Michel, août 2017) que je n’ai pas lu mais pourquoi pas, et en tout cas bravo 🙂