Le jeudi, c’est musée/expo #27

Bonjour, à l’heure où les musées sont fermés, ce n’est pas facile de voir des expositions à part celles qui sont en ligne. Mais, jeudi dernier, je suis enfin allée à la nouvelle médiathèque de Valence et, même si j’ai été déçue car le roman que j’avais réservé et qui devait être disponible pour moi n’était pas là, j’ai été ravie de voir enfin les lieux et l’exposition. Je vous montre quelques photos et je vous donne quelques infos. La médiathèque, c’est Latour-Maubourg tout près du centre-ville de Valence, en face de l’université. C’est un beau site. L’exposition, c’est des structures métalliques de Georges Meurdra jusqu’au 14 mars (il était temps que je la vois !). Le site de Georges Meurdra et son blog. Sous mes photos, une vidéo.

Exposition Georges Meurdra à Latourg-Maubourg

35e Fête du Livre à Bron (2021)

Je suis déjà allée plusieurs fois à la Fête du livre à Bron, peut-être 3 ou 4 fois. Cette année, la 35e Fête a lieu en ligne du 10 au 28 mars. J’ai déjà repéré dans la programmation des thèmes et des invités qui m’intéressent. Je vous laisse consulter vous aussi tout ça sur le site officiel :

https://www.fetedulivredebron.com/

Takiyasha-Hime, danse théâtrale japonaise

Un magnifique spectacle diffusé par RCCBC Kagura Channel. Merci à Kiona pour l’info (sur FB), j’ai manqué le direct mais le spectacle reste en ligne !

La Tenjin Kagura Troupe (de la ville d’Akitakata, préfecture de Hiroshima) propose Takiyasha-hime (Princesse Takiyasha).

Le Kagura (神楽) est une danse théâtrale du shintô.

L’histoire. Taira no Masakado a été tué à la guerre. Sa fille, Satsuki-hime, devenue Takiyasha-hime après avoir reçu des pouvoirs maléfiques, réclame vengeance. Le lieutenant général Mitsukuni et son loyal serviteur, Rokurô Yoshimasa, sont chargés de l’arrêter. De leur côté, Yasha-Maru et Kumo-Maru protègent leur maîtresse. Le combat fait rage, tout en chorégraphie.

Plus d’infos sur Takiyasha-Hime sur Wikipédia.

Le décor est tout simple : les 4 musiciens sont alignés sur la gauche (flûte et percussions). Il y a un rideau noir à peine décoré de fleurs blanches et vertes. Mais les personnages sont vraiment bons et leurs kimonos somptueux (j’espère qu’ils ne sont pas trop lourds !). La musique est lancinante (ce qu’il faut pour être pris dans le spectacle). Le spectacle (qui dure environ trois-quart d’heure) est en japonais évidemment mais il y a des sous-titres en anglais (ce qui n’est malheureusement pas le cas de l’interview des artistes après le spectacle… et je n’ai pas un bon niveau de japonais pour comprendre).

Un beau spectacle traditionnel japonais ! Et d’autres sont disponibles sur RCCBC Kagura Channel. J’y retournerai !

Le jeudi, c’est musée/expo #26

Suite à la lecture des deux bandes dessinées, Général Leonardo 1 – Au service du Vatican et Général Leonardo 2 – Croisade vers la Terre Sainte d’Erik Svane et Dan Greenberg, j’ai pensé à voir (en ligne) l’exposition Léonard de Vinci (1452-1519) réalisée du 24 octobre 2019 au 24 février 2020 au Louvre pour l’anniversaire (500 ans) de sa mort.

Léonard est né le 15 avril 1452 à Vinci près de Florence. Ce que j’aime chez lui ? Sa curiosité, son amour de la Nature, son génie ! Sa chance ? Vivre dans l’Europe de la Renaissance ! Florence était une ville riche en pleine expansion et humaniste. Par rapport aux bandes dessinées (citées ci-dessus) dans lesquelles Leonardo se veut contre la guerre et partisan de la paix, il faisait en réalité connaître ses talents d’ingénieur militaire et dessinait des machines de guerre (ce qui peut-être ne l’empêchait pas d’être pour la paix).

Il s’est intéressé à presque tout ! La Nature, les sciences (mathématiques, anatomie, astronomie, géologie, physique…), les Arts (dessin, peinture, il a inventé la perspective !, architecture…), etc. et a écrit de nombreux codex (dont beaucoup ont malheureusement disparu…). Mais il est possible de consulter en ligne le Codex Atlanticus (en italien et en anglais). Un de ses plus grands fans était sûrement François 1er, roi de France, qui a déclaré : « Il n’y a jamais eu un autre homme né au monde qui en savait autant que Léonard. ».

Deux citations magnifiques de Léonard de Vinci. « J’ai l’intention de laisser un souvenir impérissable dans la mémoire des mortels. » (c’est fait !). « Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail. » (c’est parfait !).

Pour tout savoir sur Léonard de Vinci, son œuvre, sa mort en France (c’est pourquoi la Joconde, héritée par François 1er, est en France), visitez Beaux-Arts Léonard de Vinci (le cahier hors-série sur l’exposition est aussi visible sur Calaméo) et Le Louvre.

Festival Corée d’ici 2020

Du 13 au 24 novembre se déroulait la 6e édition du Festival Corée d’ici, le festival franco-coréen de Montpellier [site officiel]. En cette année spéciale, il a eu lieu 100 % en ligne : l’occasion pour moi de voir le contenu de ce festival que je n’aurais pas pu voir en temps normal ! Le thème de cette année est « identité et technologies ».

Si vous regardez la vidéo de l’ouverture officielle du festival, vous découvrirez, dans la 3e partie, l’exposition de manwha « Histoires de vies » (76 planches et des objets du quotidiens fabriqués par des artisans coréens exposés dans 4 salles). Les deux artistes sont Keum Suk Gendry-Kim (née en 1971) et Jung-Sik Jun (né en 1965, plus connu sous le simple nom Jung.

En plus de cette belle exposition : danse traditionnelle et contemporaine, musique traditionnelle (geomungo) et contemporaine (K-pop), art martial coréen (Haedong Kumdo), calligraphie (coréenne et chinoise) avec un très beau message de Jong-Chil Kim (le calligraphe), gastronomie, conférences, cinéma, peinture minhwa (peinture folklorique) avec des explications de Lee Han Rae (l’artiste coréenne de Gongju), etc.

J’ai particulièrement aimé (tous les liens ci-dessous renvoient à la chaîne YouTube de Festival Corée d’ici) :

La danse traditionnelle de l’éventail par An Jae-Hyun, danseuse et chorégraphe : c’est vraiment beau, les éventails, le costume traditionnel (hanbok), la coiffure, et bien sûr la musique et la danse. À voir ici. Deux autres vidéos avec la danse traditionnelle de chambre et la danse traditionnelle du tambour coréen (le janggu).

Le solo de danse contemporaine par Hong Jee-Hyun, une Coréenne qui vit à Montpellier ; même si la danse contemporaine est plus hermétique pour moi… Pour la première partie (dans la salle d’expo), j’ai apprécié la musique mais je ne sais pas qui est l’interprète et quel est le titre… La deuxième partie, en extérieur, intitulée « jarre de lune » est surprenante et me semble mi-traditionnelle mi-contemporaine. À voir ici.

La danse du sabre coréen avec maître Park, une Coréenne de Young Am (province de Joella Nam Do). C’est très beau et le hanbok qui virevolte est fascinant. À voir ici.

En fait, j’ai tout aimé et je vous invite à visiter vous aussi en ligne ce festival ! Que je mets dans le Challenge coréen.

Le jeudi, c’est musée/expo #25

Une petite visite à Wuhan, ça vous dit ? Mais comment y aller et aussi comment ne pas attraper le virus ? En faisant une visite virtuelle ! Le Musée Provincial du Hubei ouvert en mars 1953 est en ligne [lien] et propose des centaines de pièces en particulier celles du Marquis Yi Zeng et du Prince Zhuang Liang. C’est en anglais mais c’est largement compréhensible.

Des bronzes magnifiques (statues, ornements, vaisselles, armes…), des bijoux et accessoires (en or et pierres précieuses), des objets laqués, des instruments de musique, des objets de cérémonie ; il est aussi possible d’explorer l’extérieur et l’intérieur du musée ; un panorama complet pour le plaisir des yeux et de l’intellect.

Avez-vous d’autres musées/expos en ligne à proposer ?

Conférence sur la cuisine coréenne

Une conférence du 2 novembre 2020 par Jean-Yves Ruaux, journaliste et professeur à Busan (en Corée du Sud) et à Rennes (en France) offerte par le Centre culturel coréen de Paris et visible sur YouTube.

Vous voulez tout savoir sur le kimchi, le bibimpap, les nouilles, les fêtes coréennes, etc. ? Cette conférence d’environ 35 minutes – présentée avec humour – est faite pour vous ! Mais attention, elle donne faim !!! En tout cas, elle m’a donné faim, sauf pour les viandes et poissons crus… Mais le soir, chez moi, c’est soupe… Cependant soupe avec du chou donc c’est presque kimchi 😛

J’ai aimé :

– les références légendaires (Tangun, ail), historiques (avec la Chine, le Japon, l’Inde, l’Asie centrale), littéraires (Kim Ae-Ran), artistiques (estampes) et même érotiques : il conseille Aubergines magiques, contes érotiques de Corée de Li Jin-Mieung et Maurice Coyaud (couverture ci-contre) ;

– les comparaisons avec les cuisines chinoise et japonaise, au niveau des aliments (échanges, influences, différences) mais aussi de la vaisselle (par exemple bols de riz différents, baguettes différentes en métal et pas en bois) ;

– les objectifs de la cuisine coréenne : être bon, faire du bien et mettre en harmonie avec l’univers, la nature et les saisons, avec les aliments indispensables : le chou (kimchi), le riz, l’ail, le piment.

Je précise que j’ai déjà mangé coréen : trois (ou quatre) fois dans un restaurant coréen tenu par des Coréens (qui a malheureusement fermé) et une fois dans un restaurant coréen au Japon, et c’était très très bon, excellent même.

Jean-Yves Ruaux m’a fait rire lorsqu’il a dit que la Corée, c’est la Bretagne de l’Extrême-Orient.

Un billet que je mets dans le Challenge coréen et Des livres (et des écrans) en cuisine 2020.

Le jeudi, c’est musée/expo #24

Je voudrais partager avec vous l’expo Tout est bon dans le pilon réalisée par le Cercle littéraire des Éplucheuses de livres qui a eu – à cause du confinement au printemps – deux vies à la médiathèque La Passerelle (Bourg lès Valence, Drôme) ! La première du 10 au 21 mars 2020 qui est finalement restée pour embrayer sur une deuxième du 1er au 31 octobre 2020. Une belle expo « papier » mais pas que qui a eu un vif succès et qui donne des idées pour réutiliser autrement le papier et les livres.

Le jeudi, c’est musée/expo #23

Pas évident de reprendre le chemin des musées et des expos… Mais ici, c’est une expo en plein air donc la démarche est aisée.

Chemin(s) faisant, une histoire des routes du Vercors est proposée par les Archives départementales de la Drôme à Valence du 2 juin au 19 décembre 2020.

Des traces de l’homme préhistorique à notre époque, en passant par l’Antiquité et le Moyen-Âge, les chemins et les routes dans le Vercors dont les vertigineuses routes en corniche comme les Petits-Goulets ou les Grands-Goulets. Une très belle expo avec des cartes anciennes, des photos d’archive, etc.

L’expo virtuelle est sur https://cheminsfaisant.ladrome.fr/ ; il existe un livre de 140 pages qui coûte 19 € (couverture semblable à l’affiche de l’expo) ; et ci-dessous la vidéo de présentation.

Au fil du Nil, n°s 23 et 22

C’est grâce à Antigone que j’ai découvert cette revue, Au fil du Nil, merci Antigone ! Le dernier numéro, le n° 23, est en ligne au format pdf alors, par curiosité, je l’ai lu !

Au fil du Nil est une revue annuelle réalisée par les étudiants de 3e année d’Angoulême à l’EESI (École Européenne Supérieure de l’Image, Angoulême Poitiers).

J’ai donc lu ce dernier numéro, le n° 23, réalisé avec l’artiste Pakito Bolino (ancien étudiant à l’EESI, créateur de la maison d’éditions Le dernier cri), février 2013, 86 pages, 20 €.

Au Fil du Nil n° 23 (pages 24-25)

C’est une revue surprenante, une revue d’Art, dessins, collages et bandes dessinées. Du noir et blanc, de la couleur, pas mal de rouge, mais pas que, du bleu aussi, c’est sombre, c’est original, c’est vraiment étonnant, parfois même un peu dérangeant mais c’est évidemment un des objectifs des artistes ! Vous connaissiez ? Si oui, tant mieux pour vous ; si non, vous verrez c’est une chouette découverte !

Au Fil du Nil n° 23 (pages 48-49)

Le tableau pages 38-39 me fait un peu penser à Guernica de Picasso (1937).

Au Fil du Nil n° 23 (pages 38-39)

En plus, j’aime beaucoup les pages 24-25, 48-49 et 70-71 : les trois illustrations sont ci-dessus et ci-dessous pour que vous vous fassiez une idée du contenu.

Au Fil du Nil n° 23 (pages 70-71)

Par curiosité, je lu le n° 22, juin 2012, 95 pages, 20 €. Ce numéro est différent, déjà il a plus de pages (9 pages de plus) et son contenu est aussi différent : il y a ici des photographies, des bandes dessinées plus longues (Ascension, l’histoire de Nina, géologue devenue astronaute de Naïs Coq ; Terrain bosselé, sur le football, de Nicolas Savoye).

Au Fil du Nil n° 22 (pages 12-13)

J’ai bien aimé les pages 12-13, 40-41 et 88-89 et vous pouvez voir ces illustrations ci-dessus et ci-dessous.

Au Fil du Nil n° 22 (pages 40-41)

Au Fil du Nil n° 22 (pages 88-89)

Partir, voyager, oui mais où et pourquoi ? « Le pays n’est qu’un prétexte, le choix en revient pour une part à l’inconscient et au hasard : le but est de découvrir sur place. Tout comme cela ne m’intéresse pas qu’on me raconte l’histoire d’un film avant d’aller le voir, je préfère partir avec le minimum d’informations nécessaires. Comment représenter ce qu’on n’a jamais vu ? » se demande Léa Donadille qui présente sa version de l’Australie, avec un poème de Herman Melville, issu de Les îles enchantées. (p. 32-33).

Au Fil du Nil n° 22 (pages 32-33)

Bravo pour le travail de ces étudiants ; à l’occasion je lirai les numéros précédents.