Morozko réalisé par Alexandre Rou

Vous rappelez-vous du conte Le Gel craquant d’Alexandre Afanassiev ? Je vous disais que le conte avait inspiré un film, Morozko, réalisé par Alexandre Rou en 1964 (84 minutes). Eh bien, ce film, je l’ai vu !

Alexandre Arturovitch Rou (Александр Артурович Роу) naît le 24 février 1906 à Moscou (d’un père irlandais et d’une mère grecque). C’est un cinéaste (réalisateur et scénariste) du cinéma soviétique (en particulier des adaptations de contes ou de légendes et du cinéma pour le jeune public).

Dans le film, les deux vieux n’ont que deux filles : Nastienka (Nastia) est la fille du vieux et Marfouchka est sa demie-sœur. La vieille et Marfouchka sont atroces ! Le vieux est faible. Heureusement Nastienka a la compagnie du brave chien car elle travaille jour et nuit…

Pendant ce temps, dans un autre village, Ivan (Ivanouchka) est un bellâtre prétentieux qui ne respecte pas sa vieille mère et qui attire toutes les belles du coin mais il se fait rançonner par des brigands. Ce qui ne l’empêche pas de continuer sa route et de rencontrer un nain magicien de qui il reçoit un arc et des flèches mais qu’il ne remercie pas… Il est, après avoir rencontré Nastienka à la rivière, transformé en ours. Que devra-t-il faire pour redevenir un jeune homme et gagner le cœur de la très jolie Nastienka ?

De son côté, n’arrivant pas à marier Marfouchka (pas très jolie et plutôt idiote), la vieille ordonne au vieux de conduire Nastia en forêt et de l’abandonner. Heureusement le Grand-Père Hiver (Morozco) est là.

On est vraiment ici dans le conte de fées, le merveilleux, à la russe avec la vieille sorcière, la Baba Yaga. C’est un film pour la jeunesse, en fait tout public, et ça se termine bien. La méchanceté et la cupidité ne sont pas récompensées. C’est un peu kitsch.

La musique, très présente mais agréable, est de Nikolaï Boudachkine (1910-1988) d’après Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) et des chansons sont interprétées (ça fait un peu Walt Disney).

Je suis en fait habituée au cinéma soviétique en noir et blanc (plutôt politique voire propagandiste) et au cinéma russe contemporain et ce film en couleurs des années 60 est une curiosité agréable à voir que je mets dans le Mois Europe de l’Est ainsi que dans 2021, cette année sera classique et Contes et légendes #3.

Sita Sings the Blues de Nina Paley

Sita Sings the Blues est un film d’animation de 82 minutes réalisé par Nina Paley et sorti en salles en 2008. Il reçoit le premier prix (le Cristal) au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2008. J’ai trouvé deux affiches différentes.

Nina Paley naît le 3 mai 1968 à Urbana (Illinois, États-Unis). Elle étudie l’art (elle est dessinatrice) puis voyage, Santa Cruz, San Francisco… Elle crée Nina’s Adventures (un premier comic strip) en 1988 puis Fluff (un comic strip avec un chat) en 1995. Ensuite, elle se lance dans le cinéma d’animation en 1998 et réalise Pandorama en 1999 et Fetch en 2001. En 2002, elle part à Thiruvananthapuram (ou Trivandrum) dans le Kerala (Inde) et réalise Sita Sings the Blues. Elle milite pour l’art libre et la culture libre. Plus d’infos sur son site officiel (le bandeau animé est génial) et sur le site du film.

Sita, déesse indienne et épouse dévouée, est répudiée par son mari, Rama. Nina Paley est quittée par son mari, Dave. Elle fait un parallèle entre leurs deux histoires. Le couple vit à San Francisco avec un chat, Lexi, mais Dave part travailler en Inde, seulement pour six mois mais son contrat est renouvelé un an.

En Inde, justement, il y a fort longtemps mais les sources ne sont pas sûres, au XIVe siècle, ou au XIe siècle, euh avant J.-C., ça c’est sûr, à Ayodhia, c’était sûrement au nord, les trois narrateurs (en ombres chinoises) ne sont pas toujours d’accord (c’est qu’il existe plusieurs versions selon les époques et les régions). Rama est un gentil roi musicien et il est heureux avec son épouse, Sita. Mais le roi du Lanka (au sud) enlève Sita parce que sa sœur lui a dit qu’elle était la plus belle femme au monde. Rama fait tout pour la retrouver mais il n’a plus confiance en elle et il veut que son peuple le respecte alors il doit prendre une décision cruelle…

Bref, c’est toute la mythologie indienne qui défile (cette histoire étant inspirée du Râmâyana de Valmiki) mais il y a aussi des chansons jazz d’Annette Hanshaw (une chanteuse américaine des années 20). C’est très psychédélique, la musique et les images, c’est impressionnant ! C’est en tout cas une histoire (deux histoires !) sur l’amour, la féminité et le respect (que l’on se doit à soi-même). Nina Paley est très inspirée et douée, je regarderai d’autres films d’animation qu’elle a réalisés puisqu’ils sont disponibles librement.

Je vous présente ce film dans 2021, cette année sera classique (pour l’adaptation du classique Râmâyana), dans Contes et légendes #3 (pour les légendes et la mythologie indiennes) et bien sûr dans Les étapes indiennes #2.

Bach-Hông réalisé par Elsa Duhamel

Bach-Hông est un magnifique court métrage d’animation de 18 minutes réalisé par Elsa Duhamel en 2018 avec les studios Ciclic (animation), Folimage (montage son) et L’équipée (bruitages), et Fargo (production).

La narratrice est Jeanne Dang, née le 10 juillet 1959 à Saïgon. Elle aime particulièrement les animaux, tous les animaux, qu’elle observe attentivement et dessine. Son animal préféré est Bach-Hông, une magnifique jument pur sang qu’elle est la seule à monter. Jeanne, née dans une famille aisée, sait qu’il y a la guerre mais elle est loin. Jusqu’à ce jour d’avril 1975 où les chars entrent dans Saïgon. Deux jours après, Jeanne va au centre hippique mais il n’y a plus de chevaux… Lorsqu’il y a une guerre, il n’y a pas que les humains qui morflent ! Jeanne et sa famille (ses parents et son frère) sont parmi les premiers boat-people, ils transitent par la Malaisie avant d’arriver en France mais ils ont tout perdu.

Des dessins magnifiques, colorés mais pas de façon outrancière, tout en pudeur, sur le Vietnam, la vie quotidienne, la guerre et l’exil. C’est très émouvant.

Vous pouvez voir ce film nommé aux César 2021 sur Arte Vidéo jusqu’au 30 octobre 2021.

Takiyasha-Hime, danse théâtrale japonaise

Un magnifique spectacle diffusé par RCCBC Kagura Channel. Merci à Kiona pour l’info (sur FB), j’ai manqué le direct mais le spectacle reste en ligne !

La Tenjin Kagura Troupe (de la ville d’Akitakata, préfecture de Hiroshima) propose Takiyasha-hime (Princesse Takiyasha).

Le Kagura (神楽) est une danse théâtrale du shintô.

L’histoire. Taira no Masakado a été tué à la guerre. Sa fille, Satsuki-hime, devenue Takiyasha-hime après avoir reçu des pouvoirs maléfiques, réclame vengeance. Le lieutenant général Mitsukuni et son loyal serviteur, Rokurô Yoshimasa, sont chargés de l’arrêter. De leur côté, Yasha-Maru et Kumo-Maru protègent leur maîtresse. Le combat fait rage, tout en chorégraphie.

Plus d’infos sur Takiyasha-Hime sur Wikipédia.

Le décor est tout simple : les 4 musiciens sont alignés sur la gauche (flûte et percussions). Il y a un rideau noir à peine décoré de fleurs blanches et vertes. Mais les personnages sont vraiment bons et leurs kimonos somptueux (j’espère qu’ils ne sont pas trop lourds !). La musique est lancinante (ce qu’il faut pour être pris dans le spectacle). Le spectacle (qui dure environ trois-quart d’heure) est en japonais évidemment mais il y a des sous-titres en anglais (ce qui n’est malheureusement pas le cas de l’interview des artistes après le spectacle… et je n’ai pas un bon niveau de japonais pour comprendre).

Un beau spectacle traditionnel japonais ! Et d’autres sont disponibles sur RCCBC Kagura Channel. J’y retournerai !

Les mystères de Paris d’Eugène Sue en animation

C’est France3 Paris Île de France qui propose Les mystères de Paris d’Eugène Sue en 40 épisodes d’animation 2D d’environ 3 minutes chacun (voire un peu plus ce qui fait dans les 3 heures l’intégrale) réalisés par Véronique Puybaret et Matthieu Dubois en 2020.

Pas envie ou pas le temps de (re)lire Les mystères de Paris ? Profitez-en pour regarder cette série animée ! Mais avant quelques mots sur l’auteur bien sûr.

Eugène Sue naît Marie-Joseph Sue le 26 janvier 1804 à Paris. Son père est médecin et chirurgien sous Napoléon 1er (sa marraine est Joséphine de Beauharnais). Il étudie au Lycée Condorcet et entre comme apprenti à la Maison militaire du roi. Il vit un temps à Madrid puis devient chirurgien de la Marine tout en écrivant. Selon Francis Lacassin, Eugène Sue est l’auteur « de sept romans exotiques et maritimes, onze romans de mœurs, dix romans historiques, quinze autres romans sociaux (dont une série intitulée Les sept péchés capitaux), deux recueils de nouvelles, huit ouvrages politiques, dix-neuf œuvres théâtrales (comédie, vaudeville, drame) et six ouvrages divers. » (source Wikipédia). Parmi les plus connus, Atar-Gull (1831), Les mystères de Paris (1842-1843), Le Juif errant (1844-1845). Il meurt le 3 août 1857 à Annecy le Vieux (Haute-Savoie mais qui faisait alors partie du Royaume de Sardaigne). Plusieurs de ses œuvres sont disponibles librement sur WikiSource.

Paris, Île de la Cité, hiver 1838-1839. Des petites ruelles sombres et miséreuses près de Notre-Dame. Rodolphe invite Fleur de Marie, une orpheline, et Le Chourineur, un ancien bagnard, au Lapin Bleu tenu par L’Ogresse. Il cherche le jeune Germain qui a disparu et qui est le fils de sa gouvernante, Madame Georges. Mais arrivent deux méchants, le Maître d’école, un évadé du bagne, et La Chouette (Fleur de Marie s’enfuit) puis Sarah McGregor (Rodolphe s’enfuit). Des personnages hauts en couleurs, les bas-fonds de Paris et un suspense insoutenable à la fin de chaque épisode (Sue serait l’inventeur du cliff-hanger).

C’est super bien réalisé et raconté (sur un ton résolument moderne mais qui ne dénature pas le récit d’Eugène Sue). Les dessins en noir et blanc (avec des gravures d’époque) sont très beaux. Et en plus c’est drôle car il y a régulièrement des anachronismes. Par exemple, dans le premier épisode, Le Chourineur est débardeur sur les quais, mais non pas le tee-shirt sans manches ! Et dans l’épisode 7, Sarah consulte le Gotha sur une tablette et parmi les célibataires les plus en vue, il y a Brad (Pitt) ! D’ailleurs, prêts pour une soirée chez l’Ambassadeur, vous savez avec les fameux chocolats ? L’aristocratie d’un côté, une extrême pauvreté de l’autre, voici le Paris de la première moitié du XIXe siècle (Sue est un précurseur de Zola), avec quelques incursions à la campagne (vous savez le bled du 9-5 !). Ah, et n’oubliez pas de faire un selfie en sortant de prison, et à la fin, veuillez acheter le roman ou quelques goodies, à votr’ bon cœur M’ssieurs Dames ! Eh bien, ça m’a donné envie de relire Les mystères de Paris que j’avais lus à l’adolescence (mais peut-être dans une édition épurée pour la jeunesse). Mes personnages préférés sont Rodolphe, Clémence et Rigolette.

Je vais mettre ce billet dans les challenges 2021, cette année sera classique (puisque les adaptations sont acceptées) et Les classiques c’est fantastique (ça convient pour les deux thèmes de février, premièrement je me suis emballée pour ces mystères et ces rebondissements, deuxièmement il y a des histoires d’amour en particulier Germain et Rigolette, Nicolas Martial et La Louve, et bien sûr Rodolphe et Clémence, il y en a d’autres mais qui se terminent moins bien).

La bande annonce

Top Five Séries Addict #450 – Les plus belles découvertes séries 2020

Le Top Five Séries Addict ou TFSA est organisé par Smells Like Chick Spirit. Je ne participe qu’épisodiquement (ici par exemple) et je suis en retard pour cette session n° 450 puisqu’il fallait publier le 8 et que nous sommes le 10 mais le thème Les plus belles découvertes séries 2020 m’a plu. Je m’attarderai donc sur les nouvelles séries que j’ai vues en 2020 (pas sur les nouvelles saisons de séries) et je vais en choisir 5 (choix cornélien !).

1. Chernobyl, vue en DVD en décembre. Mini-série historique anglaise et américaine en 5 épisodes (environ 1 heure chacun) sur la catastrophe nucléaire de la centrale Lénine en avril 1986, très bien documentée et réalisée.

2. I am the night, vue sur 13e rue en juin. Série américaine historique et dramatique en 6 épisodes (environ 1 heure chacun). Une belle reconstitution de l’Amérique des années 60 avec en toile de fond les crimes liés à l’affaire du Dahlia noir.

3. Géométrie de la mort, vue sur Arte en novembre. Très bonne série policière polonaise – tchèque – ukrainienne (ce qui n’est pas banal) en 10 épisodes (environ 1 heure chacun), avec une belle équipe d’enquêteurs.

4. Dr Harrow, vue sur M6, saison 1 en mars-avril et saison 2 en avril-mai. Une bonne série australienne, policière avec médecin légiste, en 10 épisodes pour chaque saison (1 heure chacun).

5. L’amie prodigieuse, vue sur France 2 en juillet. Très belle série italienne, en 8 épisodes (environ 1 heure chacun) qui se déroule dans les années 50 dans la banlieue pauvre de Naples. Mais quelle violence ! (et je ne suis pas attirée par les romans…). Je n’ai pas encore vu la saison 2.

Avez-vous vu certaines de ces séries ?

En passant

En coup de vent… 122 – Bon Réveillon !

Bonsoir, dernier « En coup de vent… » de l’année. Je vous souhaite un très beau Réveillon (même en petit comité), passez une bonne soirée et prenez bien soin de vous. J’ai vu cette vidéo chez une blogueuse et elle m’a bien plu alors je vous la partage. Après recherche, j’ai trouvé que Prayan Animation Studio Pvt. Ltd. est un studio d’animation dans le Kerala en Inde. Eh bien, les créateurs sont doués, c’est drôle et intelligent. J’espère que vous apprécierez. Demain les vœux, bien sûr, et après-demain (ou le jour d’après), le bilan 2020. Et puis, ensuite, arriveront plusieurs billets avec de nouveaux challenges (ou de nouvelles éditions de challenges auxquels j’ai déjà participé). PS : et merci pour vos visites, record battu aujourd’hui avec 378 visites 🙂

Séries scandinaves pour Décembre nordique

Après avoir vu Une si belle famille, j’ai décidé de faire un billet sur les séries scandinaves vues en 2020 pour le challenge Décembre nordique. Eh bien je n’en ai pas vu tant que ça, des séries scandinaves, cette année, en fait !

Danemark avec Kidnapping, une très bonne série policière en 8 épisodes sur Arte.

Norvège avec Magnus, une série mi-policière mi-fantastique vraiment décalée et drôle en 6 épisodes sur le replay de Série Club.

Pays-Bas avec Les enquêtes du commissaire Van der Valk, une série policière en 3 épisodes sur France3, adaptée des romans de Nicolas Davidson sous le pseudonyme de Nicolas Freeling.

Suède avec Une si belle famille, une série familiale dramatique en 4 épisodes, qui m’a agréablement surprise car généralement Arte diffuse plutôt des séries policières le jeudi soir.

Deux documentaires sur la littérature scandinave : Le monde enchanté d’Andersen (Danois) et Sur les traces de Nils Holgersson : Selma Lagerlöf, une conteuse moderne (Suédoise).

Et deux films d’animation à la fois danois et finlandais.

Niko le petit renne (Niko – Lentäjän poika) réalisé par Michael Hegner (Danois) et Kari Juusonen (Finlandais) en 2008. Niko est un mignon petit renne qui, depuis qu’il a appris que son père, Furie, est membre de la brigade des rennes du Père Noël, veut voler mais, sur son chemin, il y a des méchants loups. Heureusement Niko a des amis, en particulier Julius, un écureuil volant, puis Wilma, une belette chanteuse.

Niko le petit renne 2 (Niko 2 – Lentäjäveljekset) réalisé par Jørgen Lerdam (Danois) et Kari Juusonen (Finlandais) en 2012. Niko, le petit renne a retrouvé son père mais il apprend que sa mère a un nouveau compagnon, Lenni, qui a lui-même un fils, Jonni. Niko n’a pas du tout envie de s’occuper de ce petit frère… Mais Niko et ses amis – dont un nouveau, le vieux renne Tobias – vont devoir affronter les aigles et sauver la brigade des rennes.

Deux documentaires sur la littérature scandinave

Hier soir, samedi, sur Arte, deux très beaux documentaires sur la littérature scandinave, parfaits pour Décembre nordique !

Le monde enchanté d’Andersen, documentaire allemand réalisé par Sabine Bier en 2020 sur le Danois Hans Christian Andersen et ses contes dramatiques. Une narration instructive, un agréable exposé historique et social, de belles images et des extraits de petit théâtre en papier d’après les contes (La reine des neiges, Le vilain petit canard, Le soldat de plomb, La princesse au petit pois, La petite sirène…). Je ne vous refais pas le documentaire mais, quelques infos. Andersen naît le 2 avril 1805 à Odense dans une famille très pauvre. Il est très connu pour ses contes (156 contes traduits dans le monde entier) mais il a écrit des romans, des nouvelles, de la poésie, du théâtre, il était aussi dessinateur, artiste (découpages papier, silhouettes) et a beaucoup voyagé (récits de ses voyages). Il meurt le 4 août 1875 à Copenhague. Depuis 1967, le 2 avril est le jour de la Journée internationale du livre pour enfants en hommage au jour de naissance de Hans Christian Andersen. Documentaire de 52 minutes à (re)voir sur Arte. J’aime les contes d’Andersen et je veux vous dire que le challenge Des contes à rendre que j’ai créé en décembre 2012 (il y a 8 ans jour pour jour !) existe toujours mais chez Pauline depuis mai 2015 et le groupe FB est toujours fréquenté.

Sur les traces de Nils Holgersson : Selma Lagerlöf, une conteuse moderne, documentaire allemand réalisé par André Schäfer en 2020. Un beau voyage dans la Suède du XIXe siècle et dans la littérature suédoise. Selma Lagerlöf naît le 20 novembre 1858 dans le Värmland en Suède. Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède est son roman le plus connu mais elle a écrit d’autres romans (une trentaine), des nouvelles (une centaine), de la poésie, ses mémoires ; elle est aussi artiste ; elle était membre de l’Académie les Neuf (académie littéraire suédoise pour promouvoir la littérature, la paix et les droits des femmes) et fut la première femme à être élue à l’Académie suédoise au fauteuil 7 (en 1914) et à recevoir le Prix Nobel de littérature (en 1909) ; elle a elle aussi voyagé en Europe avec son amie Sophie Elkan. Elle était engagée (droits des femmes, politique, homosexualité…). Elle meurt le 16 mars 1940 dans la maison où elle est née. Documentaire de 53 minutes à (re)voir sur Arte. Je n’ai jamais lu cette autrice mais je la lirai un jour, peut-être Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1906-1907) ou Jerusalem (1901).

Noctenbule a également vu ces deux documentaires.

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 20.

J’étais là, série d’animation québécoise

J’étais là est une série d’animation québécoise en 8 épisodes réalisés par 4 illustrateurs et 4 illustratrices. Une série à l’identité québécoise marquée qui a nécessité 2 ans de travail.

Les épisodes
1/8. Nirvana aux Foufs
2/8. Bed-in pour la paix à Montréal
3/8. Gorge profonde
4/8. Premier mariage gay
5/8. Miracle sur glace
6/8. Tunnel sous la manche
7/8. Festival de Woodstock
8/8. Première photo par drone primée

J’ai pris un grand plaisir à voir ces 8 documentaires animés qui durent entre 5 et 7 minutes chacun. Les épisodes les plus émouvants : Nirvana aux Foufs et Festival de Woodstock. L’épisode le plus drôle : Gorge profonde. Mes épisodes préférés : Nirvana aux Foufs et Première photo par drone primée.

Pour les Québécois, c’est sur https://ici.tou.tv/j-etais-la. Mais, en Europe, c’est disponible sur le site d’Arte (apparemment jusqu’en mars 2023).

Un billet pour Québec en novembre.

La bande annonce est sur Arte (impossible de l’intégrer ci-dessous).