Top Five Séries Addict #450 – Les plus belles découvertes séries 2020

Le Top Five Séries Addict ou TFSA est organisé par Smells Like Chick Spirit. Je ne participe qu’épisodiquement (ici par exemple) et je suis en retard pour cette session n° 450 puisqu’il fallait publier le 8 et que nous sommes le 10 mais le thème Les plus belles découvertes séries 2020 m’a plu. Je m’attarderai donc sur les nouvelles séries que j’ai vues en 2020 (pas sur les nouvelles saisons de séries) et je vais en choisir 5 (choix cornélien !).

1. Chernobyl, vue en DVD en décembre. Mini-série historique anglaise et américaine en 5 épisodes (environ 1 heure chacun) sur la catastrophe nucléaire de la centrale Lénine en avril 1986, très bien documentée et réalisée.

2. I am the night, vue sur 13e rue en juin. Série américaine historique et dramatique en 6 épisodes (environ 1 heure chacun). Une belle reconstitution de l’Amérique des années 60 avec en toile de fond les crimes liés à l’affaire du Dahlia noir.

3. Géométrie de la mort, vue sur Arte en novembre. Très bonne série policière polonaise – tchèque – ukrainienne (ce qui n’est pas banal) en 10 épisodes (environ 1 heure chacun), avec une belle équipe d’enquêteurs.

4. Dr Harrow, vue sur M6, saison 1 en mars-avril et saison 2 en avril-mai. Une bonne série australienne, policière avec médecin légiste, en 10 épisodes pour chaque saison (1 heure chacun).

5. L’amie prodigieuse, vue sur France 2 en juillet. Très belle série italienne, en 8 épisodes (environ 1 heure chacun) qui se déroule dans les années 50 dans la banlieue pauvre de Naples. Mais quelle violence ! (et je ne suis pas attirée par les romans…). Je n’ai pas encore vu la saison 2.

Avez-vous vu certaines de ces séries ?

En passant

En coup de vent… 122 – Bon Réveillon !

Bonsoir, dernier « En coup de vent… » de l’année. Je vous souhaite un très beau Réveillon (même en petit comité), passez une bonne soirée et prenez bien soin de vous. J’ai vu cette vidéo chez une blogueuse et elle m’a bien plu alors je vous la partage. Après recherche, j’ai trouvé que Prayan Animation Studio Pvt. Ltd. est un studio d’animation dans le Kerala en Inde. Eh bien, les créateurs sont doués, c’est drôle et intelligent. J’espère que vous apprécierez. Demain les vœux, bien sûr, et après-demain (ou le jour d’après), le bilan 2020. Et puis, ensuite, arriveront plusieurs billets avec de nouveaux challenges (ou de nouvelles éditions de challenges auxquels j’ai déjà participé). PS : et merci pour vos visites, record battu aujourd’hui avec 378 visites 🙂

Séries scandinaves pour Décembre nordique

Après avoir vu Une si belle famille, j’ai décidé de faire un billet sur les séries scandinaves vues en 2020 pour le challenge Décembre nordique. Eh bien je n’en ai pas vu tant que ça, des séries scandinaves, cette année, en fait !

Danemark avec Kidnapping, une très bonne série policière en 8 épisodes sur Arte.

Norvège avec Magnus, une série mi-policière mi-fantastique vraiment décalée et drôle en 6 épisodes sur le replay de Série Club.

Pays-Bas avec Les enquêtes du commissaire Van der Valk, une série policière en 3 épisodes sur France3, adaptée des romans de Nicolas Davidson sous le pseudonyme de Nicolas Freeling.

Suède avec Une si belle famille, une série familiale dramatique en 4 épisodes, qui m’a agréablement surprise car généralement Arte diffuse plutôt des séries policières le jeudi soir.

Deux documentaires sur la littérature scandinave : Le monde enchanté d’Andersen (Danois) et Sur les traces de Nils Holgersson : Selma Lagerlöf, une conteuse moderne (Suédoise).

Et deux films d’animation à la fois danois et finlandais.

Niko le petit renne (Niko – Lentäjän poika) réalisé par Michael Hegner (Danois) et Kari Juusonen (Finlandais) en 2008. Niko est un mignon petit renne qui, depuis qu’il a appris que son père, Furie, est membre de la brigade des rennes du Père Noël, veut voler mais, sur son chemin, il y a des méchants loups. Heureusement Niko a des amis, en particulier Julius, un écureuil volant, puis Wilma, une belette chanteuse.

Niko le petit renne 2 (Niko 2 – Lentäjäveljekset) réalisé par Jørgen Lerdam (Danois) et Kari Juusonen (Finlandais) en 2012. Niko, le petit renne a retrouvé son père mais il apprend que sa mère a un nouveau compagnon, Lenni, qui a lui-même un fils, Jonni. Niko n’a pas du tout envie de s’occuper de ce petit frère… Mais Niko et ses amis – dont un nouveau, le vieux renne Tobias – vont devoir affronter les aigles et sauver la brigade des rennes.

Deux documentaires sur la littérature scandinave

Hier soir, samedi, sur Arte, deux très beaux documentaires sur la littérature scandinave, parfaits pour Décembre nordique !

Le monde enchanté d’Andersen, documentaire allemand réalisé par Sabine Bier en 2020 sur le Danois Hans Christian Andersen et ses contes dramatiques. Une narration instructive, un agréable exposé historique et social, de belles images et des extraits de petit théâtre en papier d’après les contes (La reine des neiges, Le vilain petit canard, Le soldat de plomb, La princesse au petit pois, La petite sirène…). Je ne vous refais pas le documentaire mais, quelques infos. Andersen naît le 2 avril 1805 à Odense dans une famille très pauvre. Il est très connu pour ses contes (156 contes traduits dans le monde entier) mais il a écrit des romans, des nouvelles, de la poésie, du théâtre, il était aussi dessinateur, artiste (découpages papier, silhouettes) et a beaucoup voyagé (récits de ses voyages). Il meurt le 4 août 1875 à Copenhague. Depuis 1967, le 2 avril est le jour de la Journée internationale du livre pour enfants en hommage au jour de naissance de Hans Christian Andersen. Documentaire de 52 minutes à (re)voir sur Arte. J’aime les contes d’Andersen et je veux vous dire que le challenge Des contes à rendre que j’ai créé en décembre 2012 (il y a 8 ans jour pour jour !) existe toujours mais chez Pauline depuis mai 2015 et le groupe FB est toujours fréquenté.

Sur les traces de Nils Holgersson : Selma Lagerlöf, une conteuse moderne, documentaire allemand réalisé par André Schäfer en 2020. Un beau voyage dans la Suède du XIXe siècle et dans la littérature suédoise. Selma Lagerlöf naît le 20 novembre 1858 dans le Värmland en Suède. Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède est son roman le plus connu mais elle a écrit d’autres romans (une trentaine), des nouvelles (une centaine), de la poésie, ses mémoires ; elle est aussi artiste ; elle était membre de l’Académie les Neuf (académie littéraire suédoise pour promouvoir la littérature, la paix et les droits des femmes) et fut la première femme à être élue à l’Académie suédoise au fauteuil 7 (en 1914) et à recevoir le Prix Nobel de littérature (en 1909) ; elle a elle aussi voyagé en Europe avec son amie Sophie Elkan. Elle était engagée (droits des femmes, politique, homosexualité…). Elle meurt le 16 mars 1940 dans la maison où elle est née. Documentaire de 53 minutes à (re)voir sur Arte. Je n’ai jamais lu cette autrice mais je la lirai un jour, peut-être Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1906-1907) ou Jerusalem (1901).

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 20.

J’étais là, série d’animation québécoise

J’étais là est une série d’animation québécoise en 8 épisodes réalisés par 4 illustrateurs et 4 illustratrices. Une série à l’identité québécoise marquée qui a nécessité 2 ans de travail.

Les épisodes
1/8. Nirvana aux Foufs
2/8. Bed-in pour la paix à Montréal
3/8. Gorge profonde
4/8. Premier mariage gay
5/8. Miracle sur glace
6/8. Tunnel sous la manche
7/8. Festival de Woodstock
8/8. Première photo par drone primée

J’ai pris un grand plaisir à voir ces 8 documentaires animés qui durent entre 5 et 7 minutes chacun. Les épisodes les plus émouvants : Nirvana aux Foufs et Festival de Woodstock. L’épisode le plus drôle : Gorge profonde. Mes épisodes préférés : Nirvana aux Foufs et Première photo par drone primée.

Pour les Québécois, c’est sur https://ici.tou.tv/j-etais-la. Mais, en Europe, c’est disponible sur le site d’Arte (apparemment jusqu’en mars 2023).

Un billet pour Québec en novembre.

La bande annonce est sur Arte (impossible de l’intégrer ci-dessous).

Conférence sur la cuisine coréenne

Une conférence du 2 novembre 2020 par Jean-Yves Ruaux, journaliste et professeur à Busan (en Corée du Sud) et à Rennes (en France) offerte par le Centre culturel coréen de Paris et visible sur YouTube.

Vous voulez tout savoir sur le kimchi, le bibimpap, les nouilles, les fêtes coréennes, etc. ? Cette conférence d’environ 35 minutes – présentée avec humour – est faite pour vous ! Mais attention, elle donne faim !!! En tout cas, elle m’a donné faim, sauf pour les viandes et poissons crus… Mais le soir, chez moi, c’est soupe… Cependant soupe avec du chou donc c’est presque kimchi 😛

J’ai aimé :

– les références légendaires (Tangun, ail), historiques (avec la Chine, le Japon, l’Inde, l’Asie centrale), littéraires (Kim Ae-Ran), artistiques (estampes) et même érotiques : il conseille Aubergines magiques, contes érotiques de Corée de Li Jin-Mieung et Maurice Coyaud (couverture ci-contre) ;

– les comparaisons avec les cuisines chinoise et japonaise, au niveau des aliments (échanges, influences, différences) mais aussi de la vaisselle (par exemple bols de riz différents, baguettes différentes en métal et pas en bois) ;

– les objectifs de la cuisine coréenne : être bon, faire du bien et mettre en harmonie avec l’univers, la nature et les saisons, avec les aliments indispensables : le chou (kimchi), le riz, l’ail, le piment.

Je précise que j’ai déjà mangé coréen : trois (ou quatre) fois dans un restaurant coréen tenu par des Coréens (qui a malheureusement fermé) et une fois dans un restaurant coréen au Japon, et c’était très très bon, excellent même.

Jean-Yves Ruaux m’a fait rire lorsqu’il a dit que la Corée, c’est la Bretagne de l’Extrême-Orient.

Un billet que je mets dans le Challenge coréen et Des livres (et des écrans) en cuisine 2020.

Séries 2019 – 3

Je termine de rattraper mon retard pour les séries vues en 2019. Après les billets Séries 2019 – 1 pour les séries vues entre janvier et avril, Séries Addict – Les déceptions 2019 et Séries 2019 – 2 pour les séries vues entre mai et août, voici les séries vues entre septembre et décembre. Ensuite, je serai à jour puisque, depuis janvier 2020, vous pouvez consulter la liste des séries vues mensuellement (entre autres) dans la nouvelle rubrique Journal de bord.

🙂 100, The (saison 6) – série américaine de science-fiction, en 13 épisodes sur Syfy, que je retrouve toujours avec plaisir.

🙂 Art du crime, L’ (saison 3), série policière (sur l’Art) française en 2 épisodes (d’une heure et demie chacun) sur France2, un plaisir de retrouver Antoine Verlay et Florence Chassagne.

Bay, The – série policière anglaise en 6 épisodes sur France2, une bonne série (pas de la BBC, de ITW).

🙂 Bazar de la Charité, Le – série dramatique et historique française en 8 épisodes sur TF1, très bonne série et bons acteurs.

🙂 Bull (saison 3) – série policière et juridique américaine en 22 épisodes sur M6, j’aime bien, en fin de semaine, c’est divertissant (et parfois instructif).

Commissaire Montalbano (saison 12) – série policière italienne d’après les romans d’Andrea Camilleri (1925-2019) en 2 épisodes (chaque épisode dure pratiquement deux heures) sur France3, une bonne série sauf le doublage français…

🙂 DC : Legends of tomorrow (saison 4) – série science-fiction et fantastique américaine en 16 épisodes sur Cstar, j’aime bien les acteurs.

Dernière vague, La – série fantastique (plutôt suspense) française en 6 épisodes sur France2, pas mal, histoire intéressante et bons personnages.

Doom Patrol – série fantastique loufoque américaine en 15 épisodes sur Syfy, une déception (c’est rare que j’aie une déception avec une série de Syfy), j’explique pourquoi dans Séries Addict – Les déceptions 2019.

Elementary (saison 6) – série policière américaine (inspirée de Sherlock Holmes) en 21 épisodes sur M6, très bonne série que je retrouve toujours avec plaisir.

Enquêtes de Murdoch, Les (saison 12), série policière (et historique) canadienne en 18 épisodes que je vois revenir sur France3 à chaque fois avec joie.

Enquêtes de Vera, Les (saison 9) – série policière anglaise en 4 épisodes (d’une heure et demie chacun), comme pour Murdoch (ci-dessus) que je vois revenir sur France3 à chaque fois avec joie.

🙂 Fear the Walking Dead – série horreur (zombies) américaine en 6 épisodes sur TF1 Séries Films, c’est la première fois que je vois cette série mais j’ai vu plusieurs saisons de Walking Dead (Fear the Walking Dead est une série qui se déroule à Los Angeles dérivée de Walking Dead qui se déroule à Atlanta) et j’aimerais voir la suite.

🙂 Foire aux vanités, La – série historique anglo-américaine en 7 épisodes sur Arte, inspiré par le roman de William Makepeace Thackeray (publié en feuilleton en 1846-1847).

🙂 Handmaid’s Tale, The (La servante écarlate) (saison 2) – série d’anticipation américaine en 13 épisodes que j’ai vue en DVD. La série va plus loin que le roman, La servante écarlate de Margaret Atwood.

🙂 Hawaii 5.0 (saison 9) – série policière américaine en 22 épisodes sur M6, cette série fait partie des séries que j’aime retrouver même si elles ont beaucoup de saisons, je me suis attachée aux personnages (même s’il y a eu des changements).

Instinct (saisons 1 et 2) – série policière américaine en 13 épisodes (pour chaque saison) et sur M6, excellente série, beaucoup d’humour.

Killjoys (saison 5) – série canadienne de science-fiction en 10 épisodes sur Syfy, une semi-déception, j’explique pourquoi dans Séries Addict – Les déceptions 2019.

🙂 Petits meurtres d’Agatha Christie, Les – série policière française sur France 2, les derniers épisodes de la saison 2, toujours bien.

Passage, The – série fantastique (voire horreur) américaine en 10 épisodes sur Syfy, un projet NOAH, un virus, des humains modifiés (pas pour le mieux), une de mes séries préférées en 2019.

Victim, The – mini-série dramatique anglaise (BBC) en 4 épisodes sur France2, une bonne série : qui est coupable, qui est victime ?

J’ai manqué Peaky Blinders (saison 5) sur Arte mais j’ai une saison de retard (zut, peut-être même deux !), Hindafing un village bavarois un peu différent, une série allemande sur Arte aussi et Designated Survivor sur C8 mais c’est une chaîne que je regarde peu (et il n’y a pas de replay). Peut-être en DVD un jour…

OUF, je suis à jour ! C’est que ce genre de billets demande du temps (recensement, recherche des infos et de vidéos…) alors je préfère faire mensuellement, ce que je fais depuis janvier 2020 dans la nouvelle rubrique Journal de bord.

Pati fait son cinéma #5

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1, #2, #3 et #4.

Comme pour les séries, j’ai pris du retard en 2019… Mais je suis peu allée au cinéma alors ça va être finalement aisé. Billet publié avec du retard !!!

Au cinéma

La mule de et avec Clint Eastwood est un film américain réalisé en 2018 mais sorti dans les salles, en France, en janvier 2019. Il dure 116 minutes et je n’ai pas vu le temps passer ! L’histoire est inspirée de celle de Leo Sharp, un ancien militaire américain, surnommé El Tata. Clint Eastwood – dans le rôle d’Earl Stone – est vieillissant (89 ans !) mais toujours extraordinaire ! Endetté, Earl Stone, vétéran, devenu horticulteur, va accepter un travail de chauffeur, facile et bien payé, mais… c’est de la drogue qu’il transporte à l’insu de son plein gré !

Rocketman réalisé par Dexter Fletcher est un film américain et britannique qui dure 121 minutes et qui est sorti dans les salles en mai 2019 après avoir été présenté au Festival de Cannes. C’est un très bon film autobiographique sur l’artiste Elton John : ce n’est pas mon chanteur préféré mais le film est vraiment réussi, pas complaisant et j’ai bien reconnu les titres du chanteur (pas les 4 ou 5 premiers cependant). L’acteur anglais, Taron Egerton, est très bon. En plus, j’ai vu ce film avec des amis alors c’était bien agréable.

Vous pouvez maintenant voir ces deux films en DVD.

J’aurais aimé voir d’autres films au cinéma mais j’ai été malade (rhume, grippe) en début d’année donc pas question d’aller m’enfermer au cinéma, puis mon mal de dos m’a empêchée de rester assise plus de deux heures sur un siège, et j’ai décroché mais j’espère bien retourner en salles !

Disponibles en DVD

Approching the Unknown est un film de science-fiction américain réalisé par Mark Elijah Rosenberg en 2016, dans lequel un scientifique part seul pour Mars mais la mission ne se déroule pas comme prévu : angoissant.

 

Atlantic Rim est un film de science-fiction américain réalisé par Jared Cohn en 2013 ; dans l’océan atlantique, une plate-forme de forage, en creusant trop profond, libère une créature monstrueuse. Divertissant et un peu effrayant.

Jumper est un film fantastique américain et canadien réalisé par Doug Liman en 2008, que j’avais déjà vu ; spectaculaire et divertissant.

Seuls sur Terre est un film de science-fiction américain réalisé par Reed Morano en 2018, qui tient grâce à Peter Dinklage (oui, le nain de Game of Thrones).

Transcendance est un film de science-fiction américain (2014) réalisé par Wally Pfister en 2014, avec Johnny Depp, une expérience scientifique qui tourne mal.

Voyage d’Arlo (Le) est un film d’animation américain réalisé par Peter Sohn en 2015 (Studio Disney) ; Arlo est un petit dinosaure qui rencontre un enfant humain, c’est drôle et tendre.

Comme vous le voyez, surtout des films de l’imaginaire (fantastique et science-fiction) ! J’ai sûrement vu (ou revu) d’autres films mais je ne les ai pas notés…

Tag Spécial Mois anglais d’Enna

Pour le Mois anglais, Enna a créé un tag auquel je réponds volontiers !

Quels lieux anglais aimes-tu ou aimerais-tu visiter ? Alors, j’ai mis les pieds deux fois en Angleterre mais uniquement à l’aéroport de Heathrow (à l’aller et au retour). J’aimerais visiter Londres bien sûr mais aussi des vieilles pierres (châteaux, musées, etc.) et la campagne anglaise, genre celle qui est décrite dans Grantchester ou dans Agatha Raisin (les Coswolds par exemple).

Quels aliments / boissons anglais aimes-tu ? J’en connais peu mais j’aime la marmelade de citron, la sauce Worcestershire, les chocolats à la menthe et des fromages comme le Stilton (le bleu anglais). C’est en lisant les réponses de Martine que j’ai réagi que j’avais oublié le thé, à vrai dire je bois plutôt du thé asiatique (japonais, chinois, coréen, indien) mais le lundi, je bois en général du Happy Mondays de Bio Clipper, une entreprise anglaise (du Dorset) alors je rajoute cette info !

Quels auteurs anglais aimes-tu ? Oh la la, beaucoup ! J’aime les auteurs classiques (Jane Austen, les sœurs Brontë, Lewis Carroll, Wilkie Collins, Charles Dickens, Arthur Conan Doyle, Walter Scott, William Shakespeare, etc.), les auteurs de romans policiers ou d’espionnage (G.K. Chesterton, Agatha Christie, P.D. James, John Le Carré, Ruth Rendell, etc.), de fantasy ou de science-fiction (Aldous Huxley, C.S. Lewis, George Orwell, J.R.R. Tolkien, H.G. Wells, etc.) et des auteurs contemporains (Philip Pullman, J.K. Rowling, etc.). J’en oublie, c’est sûr !

Quels films / séries anglais aimes-tu ? J’aime beaucoup le cinéma britannique pour son ambiance et son humour. Pour les films, mon réalisateur préféré est Peter Greenaway qui tourne ses films comme si chaque plan était un tableau (en particulier Meurtre dans un jardin anglais en 1982, Le ventre de l’architecte en 1987, Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant en 1989, entre autres). J’aime bien aussi les adaptations des titres d’Agatha Christie ; et les films de Guy Ritchie comme Arnaques, crimes et botanique (1998) et Snatch (2000). Pour les séries, les séries historiques (Downton Abbey, Peaky Blinders, The Last Kingdom, etc.), policières (Amicalement vôtre, Broadchurch, Les enquêtes de Morse, Les enquêtes de Vera, Happy Valley, Hercule Poirot, Sherlock, The Fall, The Wrong Mans, Whitechapel, etc.) et dans les genres de l’imaginaire (Docteur Who, Game of Thrones, In the Flesh, Penny Dreadful, Le prisonnier, Torchwood, etc.) ont ma préférence mais j’aime bien aussi les séries humoristiques (Benny Hill, Mr Bean, entre autres) et j’en oublie, c’est sûr ! J’avais publié un billet sur des séries anglaises en 2018.

Quels artistes anglais (peintre, sculpteur, photographe…) aimes-tu ? Le premier nom qui me vient à l’esprit est celui du peintre William Turner (1775-1851) et je vous invite à regarder le très beau film, Mr Turner réalisé par Mike Leigh (en 2014).

Quels chanteurs / chanteuses / groupes anglais aimes-tu ? Le rock anglais est un de mes genres musicaux préférés ! Je ne peux pas vous citer tous les artistes que j’aime écouter mais en voici, anciens et récents. Pour les groupes : Alt-J, Ash, Beatles, Blur, Bush, Cast, Clash, Coldplay, Coral, Cure, Deep Purple, Depeche Mode, Editors, Eurythmics, Fleetwood Mac, Genesis, Herman’s Hermits, Joy Division, Muse, Oasis, Orchestral Manœuvres in the Dark (OMD), Pink Floyd, Placebo, Pogues, Police, Portishead, Pulp, Queen, Radiohead, Rolling Stones, Salad, Stranglers, Supergrass, Supertramp, Tindersticks, Uriah Heep, Verve, Who, Yardbirds, Yes, j’en ai sans doute oublié quelques-uns mais ça me semble assez complet par rapport aux artistes dont j’ai des CD. Pour les artistes solos : James Blunt, David Bowie, Kate Bush, Elvis Costello, Beth Gibbons, P.J. Harvey, entre autres, plus les carrières solos d’artistes qui étaient dans des groupes cités ci-dessus comme Damon Albarn, Freddy Mercury, Noël Gallagher ou Thom Yorke. J’avais publié un billet sur le rock anglais en 2017 et un sur 10 groupes de rock anglais en 2016.

Montre-nous des babioles anglaises que tu possèdes ! Euh… J’avais acheté une carte postale du Prince Charles avec Camelia à l’aéroport de Heathrow mais je l’avais envoyée à un ami pour lui faire une blague. Je ne pense pas avoir de choses anglaises chez moi à part des livres !

Faute d’amour et Leviathan d’Andreï Zviaguintsev

Dans le Journal de bord 5-2020, je vous disais que j’avais vu Faute d’amour réalisé par Andreï Zviaguintsev en 2017 et j’ai voulu vous en parler plus en détail. J’en profite pour vous parler aussi de son film précédent, Leviathan (Левиафан, 2014), donc le billet sera un peu plus long que prévu !

Andreï (Petrovitch) Zviaguintsev (Андре́й Петро́вич Звя́гинцев) naît le 6 février 1964 à Novossibirsk (Sibérie occidentale, alors en République soviétique de Russie). Sa mère, Galina Alexandrovna, est professeur de langue russe et de littérature. Son père, Piotr Alexandrovitch, est policier. Lorsque celui-ci quitte son épouse pour une autre femme dans une autre ville, Andreï a cinq ans. Il n’a jamais revu son père et il a un demi-frère qui s’appelle Andreï, comme lui : les drames familiaux, ça le connaît donc ! D’autant plus qu’il a été marié et divorcé plusieurs fois et qu’à chaque fois, ses ex-femmes ont eu des enfants après leur séparation avec leur nouveau mari mais pas avec lui ! Après l’école, il étudie au théâtre et travaille pour le théâtre jeunesse puis il se lance dans le cinéma où il est réalisateur et scénariste (il réalise un film tous les 2 ou 3 ans). Il a même été acteur dans Shirly-Myrli (Ширли-Мырли, 1995) de Vladimir Menchov et Otrazheniye (Отражение, 1998) de Igor Shavlak (que je ne connais pas).

Faute d’amour (Нелюбовь) est le deuxième film d’Andreï Zviaguintsev que je vois mais c’est en fait son cinquième long métrage. À Moscou, Boris et Genia (Alexeï Rozin et Mariana Spivak), un couple de la classe moyenne russe, divorcent au bout de 13 ans de mariage. Leur objectif : vendre l’appartement le plus rapidement possible pour se partager l’argent. Leur fils, Aliocha (Matveï Novikov), 12 ans, souffre en silence (et en pleurs). Faute d’amour… Genia n’a pas été aimée par sa mère, n’a pas connu son père alors elle est incapable de donner de l’amour à son mari et à leur fils. Aliocha est une contrainte, un fardeau, un obstacle à sa vie et elle veut le mettre en pension (un bon entraînement avant l’armée). Boris n’est pas capable d’aimer non plus mais sa nouvelle compagne, plus jeune, est déjà enceinte. C’est l’automne, Aliocha se sent très mal aimé, il ne va pas à l’école et disparaît ! Bien sûr il y a des recherches mais la vie continue, le divorce est prononcé, l’appartement est sûrement vendu, Genia rencontre un autre homme et Boris devient papa et il revivent la même chose, chacun de leur côté, incapables d’aimer… Incapables peut-être même aussi de s’aimer eux-mêmes.

Faute d’amour est un drame familial, sans leçon de morale mais avec beaucoup d’émotions sur ce sujet tragique et déstabilisant. Pourtant l’absence et le manque d’amour sont des thèmes universels, pas propres à la Russie mais, dans cette Russie nouvelle, les stigmates de décennies de communisme et de régime totalitaire sont encore présents. Genia est avec son téléphone en permanence, il est comme un hochet pour elle, un objet (le seul objet ?) qui la rattache à la vie. Boris a un bon travail correctement rémunéré mais son patron, très croyant, ne veut pas d’employés divorcés.

Ce drame peut paraître invraisemblable mais il est bien réel : chaque année, 120000 personnes disparaissent en Russie et ce sont souvent des associations et des bénévoles (comme dans le film avec les bénévoles de Liza Alert) qui cherchent les disparus, souvent en vain malheureusement… En Russie, la famille est en crise, et parfois les violences psychologiques sont plus profondes que les violences physiques. Andreï Zviaguintsev montre un monde sombre, impersonnel, individualiste, sans espoir même… J’ai été vraiment triste pour Aliocha. Mais je ne jette pas la pierre, mes parents ont divorcé, je me suis séparée moi aussi de mon compagnon (de deux compagnons en fait, l’un après l’autre) et je sais que la vie est difficile et qu’il faut s’accrocher…

Le film est fait de longs plans séquences, très beaux, sans artifices, comme des tableaux, mais il prend aux tripes et le fait qu’il n’y ait pas de musique accentue l’effet dramatique chez le spectateur. Faute d’amour a gagné le Prix du Jury à Cannes en 2017, le Prix du Syndicat Français de la Critique de Cinéma en 2018 (Meilleur film étranger) et le César du meilleur film étranger en 2018. Il a également été nommé au Golden Globes 2018 (Meilleur film en langue étrangère) et à l’Oscar 2018 du meilleur film en langue étrangère. Des récompenses bien méritées, d’autant plus qu’ Andreï Zviaguintsev n’a pas reçu de soutien financier pour ce film.

À propos de Faute d’amour. Attention, ça peut spoiler : ne lisez pas ma question si vous n’avez pas vu ce film ! De toute façon, vous ne pourrez pas me répondre. Et allez au paragraphe suivant pour lire sur Leviathan. Donc j’ai une question mais je dois vous expliquer un événement qui arrive au tout début du film : Aliocha sort de l’école, rentre chez lui (c’est assez loin) et, en longeant la rivière (le réalisateur aime la nature, les beaux sites naturels plutôt que la ville), il ramasse un ruban, l’accroche à un objet et le lance dans une branche d’arbre (j’ai eu peur qu’il se suicide en se pendant mais le spectateur n’a encore rien vu, rien entendu entre ses parents donc non), en fait c’est sûrement pour marquer son endroit préféré. Vers la fin du film, la caméra retourne dans ce lieu, s’avance vers la rivière (j’ai craint qu’on retrouve le corps noyé d’Aliocha…) mais, avant d’arriver sur la berge, la caméra monte tout à coup et montre à nouveau ce ruban toujours accroché à l’arbre. Est-ce que ça signifie qu’Aliocha est là, dans l’eau, mais que le réalisateur ne veut pas le montrer ? Si vous avez vu ce film, peut-être pouvez-vous me répondre ou donner votre avis !

Le premier film d’Andreï Zviaguintsev que j’ai vu est son film précédent, Leviathan (Левиафан, 2014) il y a 4 ans il me semble. J’avais beaucoup aimé ce drame même si c’est un film violent pour Nikolaï, surnommé Kolia (excellent Alexeï Serebriakov), mécanicien, et Lilya (magnifique Elena Lyadova), son épouse, dans une petite ville côtière près de la mer de Barents (nord-est de la Russie, océan arctique). Le paysage est magnifique (le film est tourné dans le village de Teriberka, sur la péninsule de Kola, oblast de Mourmansk, cercle polaire) et Kolia ne veut pas partir : la maison a été construite de ses mains, son grand-père et son père ont vécu ici (remarquez la filiation paternelle plutôt que maternelle). Lilya voudrait partir, vivre ailleurs, vivre mieux. Mais Kolya, qui aime sa propriété, est victime du maire, Vadim Cheleviat (excellent Roman Madianov, Aigle d’or du meilleur acteur dans un second rôle en 2015, pour Léviathan donc), un homme violent et ambitieux, qui veut s’accaparer son terrain pour construire soi-disant un centre de télé-communications et veut surtout exproprier le couple ! Kolia fait appel à un de ses anciens amis de l’armée, Dimitri (excellent Vladimir Vdovitchenkov), maintenant avocat à Moscou qui fait le voyage pour aider Kolia. Une belle preuve d’amitié mais la justice et la liberté sont-elles possibles dans cette Russie post-soviétique ? Andreï Zviaguintsev s’est inspiré « de la résistance d’un opiniâtre soudeur du Colorado, Marvin Heemeyer, harcelé par des pouvoirs publics et par une police qui défendent les intérêts d’un puissant groupe » (source Wikipédia) et a transposé cette histoire des États-Unis à la Russie.

Kolia ne va pas agir comme l’Américain (il ne le peut pas, il est Russe !) mais va-t-il se battre ou se résigner comme Job dans l’Ancien Testament ? Avant de voir ce film, avec son titre, j’ai pensé que Leviathan était une créature mais en fait Leviathan, c’est l’État, toujours totalitaire, de façon différente, mais totalitaire quand même, c’est donc tout de même une créature, gigantesque, violente, mais pas une créature animale comme je le pensais.

En tout cas, la musique de Philip Glass, minimaliste, glaçante, lancinante est parfaite pour accompagner ce film dans lequel la justice et la liberté sont bafouées par les hommes politiques et religieux.

Leviathan remporte le prix du scénario au Festival de Cannes en 2014. Il est sélectionné à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2015. Il remporte le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère en 2015. Avec sa foi en la liberté avant tout, Andreï Zviaguintsev est accusé de dénigrer la Russie et le pouvoir corrompu alors le film ne sort en Russie qu’un an après, en février 2015 (avec des dialogues expurgés).

Pour conclure, et parce que j’ai vu le documentaire qui suivait Faute d’amour, je dirais qu’Andreï Zviaguintsev est un réalisateur honnête, intelligent, drôle et cultivé, c’est peut-être même mon réalisateur russe du XXIe siècle préféré, avec Kirill Serebrennikov (mais, de lui, je n’ai vu que son dernier film, Leto, 2018).

Maintenant, j’ai très envie de voir les trois premiers long métrages d’Andreï Zviaguintsev : Le retour (Возвращение, 2003), Le bannissement (Изгнание, 2007) – qui le montraient en digne héritier d’Andreï Tarkovski (1932-1986) dont je vous parlerai des films une prochaine fois peut-être – et Elena (Елена, 2012) – qui a lui aussi une musique de Philip Glass, la Symphonie n° 3. Ces films sont des drames familiaux avec les relations père-fils ou couple et une vision religieuse différente (car la religion a évolué en Russie post-soviétique). Bref, les avez-vous vus et si oui, qu’en avez-vous pensé ?