Movie Challenge 2022

Vu sur Light and Smell, j’ai quand même un peu hésité avant de m’inscrire à ce challenge qui n’est pas littéraire mais cinématographique, le Movie Challenge 2022. Je suis ravie que Purple Velvet du Cabinet de curiosités participe et il y aura plusieurs films russes 🙂 Infos, logo et inscription chez Lily lit.

L’objectif est de regarder un film pour chaque catégorie durant l’année 2022 (paliers et catégories ci-dessous).

Les 4 paliers
10 catégories remplies = Movie Challenge en chocolat.
20 catégories remplies = Movie Challenge de bronze.
30 catégories remplies = Movie Challenge d’argent.
40 catégories remplies = Movie Challenge d’or.

Les catégories et les films vus

1/40. catégorie 20. Un film avec une course-poursuite avec Kingsman, le cercle d’or réalisé par Matthew Vaughn en 2017, c’est un film d’action et d’espionnage anglo-américain, c’est la suite de Kingsman, services secrets (2015) et je l’ai trouvé aussi énergique et divertissant, la course-poursuite avec les taxis est époustouflante. Janvier

2/40. Catégorie 12. Un film d’horreur avec Ape vs Monster réalisé par Daniel Lusko en 2021, c’est un film de science-fiction horreur avec un chimpanzé envoyé dans l’espace lors de la guerre froide dont la capsule revient sur Terre avec une substance dangereuse l’ayant transformé (divertissant). Janvier

3/40. Catégorie 14. Un film qui se déroule dans un lieu imaginaire avec L’île secrète des dinosaures (Dinosaur Island) réalisé par Matt Drummond en 2014, c’est un film d’aventure australien dans lequel Lucas, 13 ans, est projeté sur une île inconnue sur laquelle vivent des dinosaures et une jeune fille qui lui enseigne tout ce qu’elle sait (divertissant et agréable à voir). Janvier

4/40. Catégorie 2. Un film avec un titre en un mot avec Demain réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent en 2015, c’est un film documentaire qui recense des initiatives pour sauver la planète et l’humanité (un film optimiste avec une belle BO à voir absolument même s’il date un peu). Janvier

5/40. Catégorie 30. Un film qui n’est pas sorti en salles en France avec Miss Fisher et le tombeau des larmes réalisé par Tony Tilse en 2020, c’est un film d’aventure et policier australien qui n’est pas sorti en salles en France mais en VOD (un film pour ceux qui aiment les romans et/ou la série télévisée). Janvier

6/40. Catégorie 9. Un film dont au moins une scène se passe dans un cirque avec L’assistant du vampire – Cirque du freak réalisé par Paul Weitz en 2009, c’est un film états-unien fantastique plutôt pour les adolescents mais je l’ai regardé parce qui se déroule dans un cirque et, franchement, j’ai passé un bon moment (j’ai bien sûr pensé à l’excellent Freaks – La monstrueuse parade réalisé par Tod Browning en 1932). Février

7/40. Catégorie 39. Un film réalisé par une femme avec Nikos en vrai, à l’ombre des lumières réalisé par Valérie Inizan en 2022, c’est un film documentaire français sur la vie et la carrière du journaliste et présentateur Nikos Aliagas (un bon documentaire, intimiste, dans lequel on voit la Grèce, j’ai dû apercevoir Nikos Aliagas sur Euronews mais je ne m’en souviens pas, la première fois que je l’ai vu réellement à la télévision, c’était avec Canteloup sur TF1, j’aimais bien mais je ne regardais pas toujours, j’ai appris qu’il était aussi photographe et ses photos sont belles, je n’en reviens pas de tout ce qu’il a fait, une découverte). Février

8/40. Catégorie 34. Un film avec un enlèvement ou une disparition avec Royal Corgi réalisé par Ben Stassen et Vincent Kesteloot en 2019, c’est un film d’animation belge et états-unien qui se déroule en Angleterre avec les corgis de la reine Elizabeth mais le jeune corgi Rex, le préféré de la reine, disparaît, c’est drôle et rythmé ; le film montre le mari de la reine, Philip Mountbatten (qui était encore en vie) et Donald Trump (qui était encore président des États-Unis). Février

9/40. Catégorie 23. Un film qui t’a fait découvrir un(e) réalisateur(trice) avec Frontier réalisé par Dimitri Tiourine en 2018, c’est un film de science-fiction russe dans lequel un jeune homme, Mikhail, découvre l’histoire de sa famille durant la Seconde guerre mondiale (pas un chef-d’œuvre mais pas mal, je découvre ce jeune réalisateur russe qui a déjà réalisé des épisodes de séries et les films La soif en 2013, L’amour avec limites en 2016 que j’aimerais voir. Février

10/40. Catégorie 33. Un film à petit budget avec Beyond the sky réalisé par Fulvio Sestito en 2018, c’est un thriller de science-fiction états-unien de 82 minutes, un jeune réalisateur dont la mère a disparu lorsqu’il était enfant et dont le père n’a cessé de répéter qu’elle avait été enlevée par des extraterrestres réalise un film documentaire avec un ami pour prouver que les extraterrestres sont une imposture mais il rencontre une jeune femme qui a été enlevée, pas un chef-d’œuvre mais un film à petit budget qui se laisse bien regarder. Mars

1er palier honoré 🙂 (au 14 mars)

11/40. Catégorie 5. Un film adapté d’un roman graphique ou d’un comic avec Old réalisé par M. Night Shyamalan (dont je suis fan) en 2021, c’est un film fantastique états-unien de 108 minutes, une famille et d’autres personnes en vacances sont isolées sur une plage et vieillissent à la vitesse grand V sans moyen de s’échapper, ce film est en fait l’adaptation de la bande dessinée franco-suisse Château de sable de Pierre Oscar Lévy (scénario) Frederik Peeters (dessins) parue en 2010. Mars

12/40. Catégorie 37. Un survival/un film catastrophe avec Final Days (ou Alone) réalisé par Johnny Martin en 2020, c’est un film d’horreur états-unien de 92 minutes, un virus s’étant propagé parmi les humains ceux-ci se transforment en zombies cannibales et un jeune homme pensant être le seul survivant enregistre des vidéos sur son ordinateur mais au moment où il veut se suicider il découvre qu’il y a une autre survivante dans l’immeuble d’en face, pas un chef-d’œuvre mais un film de zombies différent dans lequel les deux jeunes gens vont tout faire pour survivre. Mars

13/40. Catégorie 17. Un court-métrage : après avoir regardé La nuée, le premier long métrage réalisé par Just Philippot en 2020 (un film français fantastique dans lequel une éleveuse de criquets comestibles qui élève seule ses enfants veut agrandir son exploitation et devient obsédée par ses criquets, un film qui a reçu plusieurs récompenses bien méritées mais qui fait froid dans le dos avec une intimité malsaine et des acteurs excellents), j’ai regardé les deux courts-métrages de Just Philippot qui sont proposés sur le DVD, Ses souffles (24’, drame familial) et Acide (18’, anticipation) qui sont tout aussi pessimistes. Mars

14/40. Catégorie 11. Un film où on peut entendre parler au moins deux langues avec Skyscraper réalisé par Rawson Marshall Thurber en 2018, c’est un film catastrophe états-unien de 103 minutes qui se déroule à Hong Kong (donc on peut entendre parler américain et chinois) avec une tour (la plus haute du monde) qui prend feu, un film d’action efficace sans temps morts. Mars

15/40. Catégorie 36. Un film dont un personnage va en prison avec Les animaux fantastiques 2 – Les crimes de Grindenwald réalisé par David Yates en 2018, c’est un film d’action et fantastique anglais et états-unien dans lequel Grindenwald, le méchant, est en prison, mais il s’en échappe et l’objectif des héros est de le remettre en prison. Avril

16/40. Catégorie 40. Un film avec des jumeaux/jumelles avec 2021 la guerre des mondes réalisé par Mario N. Bonassin en 2021, c’est un film de science-fiction états-unien, pas un chef-d’œuvre mais j’ai passé un moment divertissant, et les deux personnages principaux, des astronomes, sont frère et sœur jumeaux. Mai

17/40. Catégorie 7. Un film dont l’affiche est jolie avec Meteor Moon réalisé par Brian Nowak en 2020, c’est un film de science-fiction états-unien, pas un chef-d’œuvre mais de bons effets spéciaux et l’affiche est vraiment réussie. Mai

Les catégories pas encore honorées
1- Un film qui contient une chanson que tu adores
3- Un film français d’avant 1980
4- Un film avec un détective privé
6- Un film avec un split screen
8- Un film sur l’amitié
10- Un film réhabilité après un flop au cinéma
13- Un film en grande partie tourné dans une voiture
15- Un film avec une fermeture/ouverture à l’iris
16- Un film dont le personnage principal est un enfant
18- Un film qui commence par la fin de l’intrigue
19- Un film dont un personnage porte le prénom de ton ami(e) d’enfance
21- Un film qui se déroule dans le milieu culinaire
22- Un film dont un personnage déménage
24- Une comédie musicale
25- Un film qui se passe dans le milieu sportif
26- Un film en noir et blanc
27- Un film qui a connu un tournage compliqué
28- Un film avec un verbe à l’infinitif dans le titre
29- Un film dont le personnage principal a plus de 60 ans
31- Un film avec un couple de cinéma que tu adores
32- Un film dont le titre est issu d’une chanson
35- Un film sensuel ou érotique
36- Un film dont un personnage va en prison
38- Un film européen hors France

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Pati fait son cinéma #7

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1, #2, #3, #4, #5 et #6.

Comme je le disais dans le bilan 2020 pour les films et les séries, je préfère maintenant faire deux bilans par an soit un par semestre. Voici donc le premier, pour les films et les séries vus du 1er janvier au 30 juin 2021.

Les films

Janvier = 4. Février = 3 dont 1 d’animation. Mars = 7 dont 4 d’animation. Avril = 12 dont 3 d’animation. Mai = 7 dont 1 d’animation. Juin = 5. Soit 38 films dont 9 d’animation.

Les séries

Janvier = 13. Février = 13. Mars = 5. Avril = 6. Mai = 7. Juin = 5. Soit 49 séries différentes.

Vous pouvez retrouver les titres et les infos de ces films et séries dans la rubrique mensuelle Journal de bord.

Novela Negra, le polar latino (film documentaire)

Mercredi soir, j’ai regardé en deuxième partie de soirée sur Arte Novela Negro, le polar latino, un documentaire de 56 minutes réalisé par Andreas Apostolides (Grèce) en 2020.

Comme vous le devinez, ce documentaire parle du roman noir, du roman policier dans les pays d’Amérique du Sud des années 70 à nos jours. Et je me suis dit que j’allais le regarder et prendre quelques notes pour en parler dans le cadre du Mois espagnol et sud américain.

« Dans les années 70, un nouveau genre de roman policier a été créé en Amérique latine. » Des images d’archives en noir et blanc puis en couleurs, des extraits de romans lus par des auteurs, des extraits de films noirs… Plusieurs auteurs racontent leur vision du roman noir et leur écriture de romans policiers différents des romans européens et états-uniens même si le roman noir et les films noirs français (qui arrivent en Amérique latine dans les années 70) sont pris en exemple.

Paco Ignacio Taibo II (Mexique) parle de la « réinvention du genre » dans les années 70 avec les dictatures militaires puis Luis Sepúlveda (Chili) continue en expliquant que dans le genre noir classique, les auteurs ont rajouté de l’Histoire, beaucoup d’histoire (« l’une des dernières interviews avant sa disparition en avril 2020 »). Interviennent ensuite Claudia Piñeiro (Argentine), Leonardo Padura (Cuba), Juan Sasturain (Argentine), Santiago Roncagliolo (Pérou) ainsi que deux spécialistes (un journaliste et un professeur universitaire dont je n’ai pas noté les noms).

Des romans noirs urbains qui dénoncent la violence, les crimes, les crimes d’État et le pouvoir corrompu. C’est que, dans toutes les grandes villes d’Amérique latine, la promiscuité entre les riches et les pauvres (qui arrivent de la campagne et qui se sentent comme sur une autre planète) engendre des inégalités croissantes et un basculement vers des dictatures en particulier en Argentine et au Chili (avec tortures, exécutions, crimes non élucidés, enfants disparus…).

Ce documentaire – et les romans noirs (romans politiques et sociaux) écrits par les auteurs cités ci-dessus – révèlent la face cachée des grandes villes : Mexico, Buenos Aires, La Havane, Santiago du Chili, Lima.

Une seule autrice dans ce documentaire, Claudia Piñeiro, une « écrivaine à part », différente dans le monde du roman policier, peut-être parce que ses romans sont plus récents (années 2000-2010).

Vous pouvez (re)voir cet instructif film documentaire sur Arte jusqu’au 10 juillet 2021, profitez-en !

Morozko réalisé par Alexandre Rou

Vous rappelez-vous du conte Le Gel craquant d’Alexandre Afanassiev ? Je vous disais que le conte avait inspiré un film, Morozko, réalisé par Alexandre Rou en 1964 (84 minutes). Eh bien, ce film, je l’ai vu !

Alexandre Arturovitch Rou (Александр Артурович Роу) naît le 24 février 1906 à Moscou (d’un père irlandais et d’une mère grecque). C’est un cinéaste (réalisateur et scénariste) du cinéma soviétique (en particulier des adaptations de contes ou de légendes et du cinéma pour le jeune public).

Dans le film, les deux vieux n’ont que deux filles : Nastienka (Nastia) est la fille du vieux et Marfouchka est sa demie-sœur. La vieille et Marfouchka sont atroces ! Le vieux est faible. Heureusement Nastienka a la compagnie du brave chien car elle travaille jour et nuit…

Pendant ce temps, dans un autre village, Ivan (Ivanouchka) est un bellâtre prétentieux qui ne respecte pas sa vieille mère et qui attire toutes les belles du coin mais il se fait rançonner par des brigands. Ce qui ne l’empêche pas de continuer sa route et de rencontrer un nain magicien de qui il reçoit un arc et des flèches mais qu’il ne remercie pas… Il est, après avoir rencontré Nastienka à la rivière, transformé en ours. Que devra-t-il faire pour redevenir un jeune homme et gagner le cœur de la très jolie Nastienka ?

De son côté, n’arrivant pas à marier Marfouchka (pas très jolie et plutôt idiote), la vieille ordonne au vieux de conduire Nastia en forêt et de l’abandonner. Heureusement le Grand-Père Hiver (Morozco) est là.

On est vraiment ici dans le conte de fées, le merveilleux, à la russe avec la vieille sorcière, la Baba Yaga. C’est un film pour la jeunesse, en fait tout public, et ça se termine bien. La méchanceté et la cupidité ne sont pas récompensées. C’est un peu kitsch.

La musique, très présente mais agréable, est de Nikolaï Boudachkine (1910-1988) d’après Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) et des chansons sont interprétées (ça fait un peu Walt Disney).

Je suis en fait habituée au cinéma soviétique en noir et blanc (plutôt politique voire propagandiste) et au cinéma russe contemporain et ce film en couleurs des années 60 est une curiosité agréable à voir que je mets dans le Mois Europe de l’Est ainsi que dans 2021, cette année sera classique et Contes et légendes #3.

Sita Sings the Blues de Nina Paley

Sita Sings the Blues est un film d’animation de 82 minutes réalisé par Nina Paley et sorti en salles en 2008. Il reçoit le premier prix (le Cristal) au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2008. J’ai trouvé deux affiches différentes.

Nina Paley naît le 3 mai 1968 à Urbana (Illinois, États-Unis). Elle étudie l’art (elle est dessinatrice) puis voyage, Santa Cruz, San Francisco… Elle crée Nina’s Adventures (un premier comic strip) en 1988 puis Fluff (un comic strip avec un chat) en 1995. Ensuite, elle se lance dans le cinéma d’animation en 1998 et réalise Pandorama en 1999 et Fetch en 2001. En 2002, elle part à Thiruvananthapuram (ou Trivandrum) dans le Kerala (Inde) et réalise Sita Sings the Blues. Elle milite pour l’art libre et la culture libre. Plus d’infos sur son site officiel (le bandeau animé est génial) et sur le site du film.

Sita, déesse indienne et épouse dévouée, est répudiée par son mari, Rama. Nina Paley est quittée par son mari, Dave. Elle fait un parallèle entre leurs deux histoires. Le couple vit à San Francisco avec un chat, Lexi, mais Dave part travailler en Inde, seulement pour six mois mais son contrat est renouvelé un an.

En Inde, justement, il y a fort longtemps mais les sources ne sont pas sûres, au XIVe siècle, ou au XIe siècle, euh avant J.-C., ça c’est sûr, à Ayodhia, c’était sûrement au nord, les trois narrateurs (en ombres chinoises) ne sont pas toujours d’accord (c’est qu’il existe plusieurs versions selon les époques et les régions). Rama est un gentil roi musicien et il est heureux avec son épouse, Sita. Mais le roi du Lanka (au sud) enlève Sita parce que sa sœur lui a dit qu’elle était la plus belle femme au monde. Rama fait tout pour la retrouver mais il n’a plus confiance en elle et il veut que son peuple le respecte alors il doit prendre une décision cruelle…

Bref, c’est toute la mythologie indienne qui défile (cette histoire étant inspirée du Râmâyana de Valmiki) mais il y a aussi des chansons jazz d’Annette Hanshaw (une chanteuse américaine des années 20). C’est très psychédélique, la musique et les images, c’est impressionnant ! C’est en tout cas une histoire (deux histoires !) sur l’amour, la féminité et le respect (que l’on se doit à soi-même). Nina Paley est très inspirée et douée, je regarderai d’autres films d’animation qu’elle a réalisés puisqu’ils sont disponibles librement.

Je vous présente ce film dans 2021, cette année sera classique (pour l’adaptation du classique Râmâyana), dans Contes et légendes #3 (pour les légendes et la mythologie indiennes) et bien sûr dans Les étapes indiennes #2.

Bach-Hông réalisé par Elsa Duhamel

Bach-Hông est un magnifique court métrage d’animation de 18 minutes réalisé par Elsa Duhamel en 2018 avec les studios Ciclic (animation), Folimage (montage son) et L’équipée (bruitages), et Fargo (production).

La narratrice est Jeanne Dang, née le 10 juillet 1959 à Saïgon. Elle aime particulièrement les animaux, tous les animaux, qu’elle observe attentivement et dessine. Son animal préféré est Bach-Hông, une magnifique jument pur sang qu’elle est la seule à monter. Jeanne, née dans une famille aisée, sait qu’il y a la guerre mais elle est loin. Jusqu’à ce jour d’avril 1975 où les chars entrent dans Saïgon. Deux jours après, Jeanne va au centre hippique mais il n’y a plus de chevaux… Lorsqu’il y a une guerre, il n’y a pas que les humains qui morflent ! Jeanne et sa famille (ses parents et son frère) sont parmi les premiers boat-people, ils transitent par la Malaisie avant d’arriver en France mais ils ont tout perdu.

Des dessins magnifiques, colorés mais pas de façon outrancière, tout en pudeur, sur le Vietnam, la vie quotidienne, la guerre et l’exil. C’est très émouvant.

Vous pouvez voir ce film nommé aux César 2021 sur Arte Vidéo jusqu’au 30 octobre 2021.

Takiyasha-Hime, danse théâtrale japonaise

Un magnifique spectacle diffusé par RCCBC Kagura Channel. Merci à Kiona pour l’info (sur FB), j’ai manqué le direct mais le spectacle reste en ligne !

La Tenjin Kagura Troupe (de la ville d’Akitakata, préfecture de Hiroshima) propose Takiyasha-hime (Princesse Takiyasha).

Le Kagura (神楽) est une danse théâtrale du shintô.

L’histoire. Taira no Masakado a été tué à la guerre. Sa fille, Satsuki-hime, devenue Takiyasha-hime après avoir reçu des pouvoirs maléfiques, réclame vengeance. Le lieutenant général Mitsukuni et son loyal serviteur, Rokurô Yoshimasa, sont chargés de l’arrêter. De leur côté, Yasha-Maru et Kumo-Maru protègent leur maîtresse. Le combat fait rage, tout en chorégraphie.

Plus d’infos sur Takiyasha-Hime sur Wikipédia.

Le décor est tout simple : les 4 musiciens sont alignés sur la gauche (flûte et percussions). Il y a un rideau noir à peine décoré de fleurs blanches et vertes. Mais les personnages sont vraiment bons et leurs kimonos somptueux (j’espère qu’ils ne sont pas trop lourds !). La musique est lancinante (ce qu’il faut pour être pris dans le spectacle). Le spectacle (qui dure environ trois-quart d’heure) est en japonais évidemment mais il y a des sous-titres en anglais (ce qui n’est malheureusement pas le cas de l’interview des artistes après le spectacle… et je n’ai pas un bon niveau de japonais pour comprendre).

Un beau spectacle traditionnel japonais ! Et d’autres sont disponibles sur RCCBC Kagura Channel. J’y retournerai !

Les mystères de Paris d’Eugène Sue en animation

C’est France3 Paris Île de France qui propose Les mystères de Paris d’Eugène Sue en 40 épisodes d’animation 2D d’environ 3 minutes chacun (voire un peu plus ce qui fait dans les 3 heures l’intégrale) réalisés par Véronique Puybaret et Matthieu Dubois en 2020.

Pas envie ou pas le temps de (re)lire Les mystères de Paris ? Profitez-en pour regarder cette série animée ! Mais avant quelques mots sur l’auteur bien sûr.

Eugène Sue naît Marie-Joseph Sue le 26 janvier 1804 à Paris. Son père est médecin et chirurgien sous Napoléon 1er (sa marraine est Joséphine de Beauharnais). Il étudie au Lycée Condorcet et entre comme apprenti à la Maison militaire du roi. Il vit un temps à Madrid puis devient chirurgien de la Marine tout en écrivant. Selon Francis Lacassin, Eugène Sue est l’auteur « de sept romans exotiques et maritimes, onze romans de mœurs, dix romans historiques, quinze autres romans sociaux (dont une série intitulée Les sept péchés capitaux), deux recueils de nouvelles, huit ouvrages politiques, dix-neuf œuvres théâtrales (comédie, vaudeville, drame) et six ouvrages divers. » (source Wikipédia). Parmi les plus connus, Atar-Gull (1831), Les mystères de Paris (1842-1843), Le Juif errant (1844-1845). Il meurt le 3 août 1857 à Annecy le Vieux (Haute-Savoie mais qui faisait alors partie du Royaume de Sardaigne). Plusieurs de ses œuvres sont disponibles librement sur WikiSource.

Paris, Île de la Cité, hiver 1838-1839. Des petites ruelles sombres et miséreuses près de Notre-Dame. Rodolphe invite Fleur de Marie, une orpheline, et Le Chourineur, un ancien bagnard, au Lapin Bleu tenu par L’Ogresse. Il cherche le jeune Germain qui a disparu et qui est le fils de sa gouvernante, Madame Georges. Mais arrivent deux méchants, le Maître d’école, un évadé du bagne, et La Chouette (Fleur de Marie s’enfuit) puis Sarah McGregor (Rodolphe s’enfuit). Des personnages hauts en couleurs, les bas-fonds de Paris et un suspense insoutenable à la fin de chaque épisode (Sue serait l’inventeur du cliff-hanger).

C’est super bien réalisé et raconté (sur un ton résolument moderne mais qui ne dénature pas le récit d’Eugène Sue). Les dessins en noir et blanc (avec des gravures d’époque) sont très beaux. Et en plus c’est drôle car il y a régulièrement des anachronismes. Par exemple, dans le premier épisode, Le Chourineur est débardeur sur les quais, mais non pas le tee-shirt sans manches ! Et dans l’épisode 7, Sarah consulte le Gotha sur une tablette et parmi les célibataires les plus en vue, il y a Brad (Pitt) ! D’ailleurs, prêts pour une soirée chez l’Ambassadeur, vous savez avec les fameux chocolats ? L’aristocratie d’un côté, une extrême pauvreté de l’autre, voici le Paris de la première moitié du XIXe siècle (Sue est un précurseur de Zola), avec quelques incursions à la campagne (vous savez le bled du 9-5 !). Ah, et n’oubliez pas de faire un selfie en sortant de prison, et à la fin, veuillez acheter le roman ou quelques goodies, à votr’ bon cœur M’ssieurs Dames ! Eh bien, ça m’a donné envie de relire Les mystères de Paris que j’avais lus à l’adolescence (mais peut-être dans une édition épurée pour la jeunesse). Mes personnages préférés sont Rodolphe, Clémence et Rigolette.

Je vais mettre ce billet dans les challenges 2021, cette année sera classique (puisque les adaptations sont acceptées) et Les classiques c’est fantastique (ça convient pour les deux thèmes de février, premièrement je me suis emballée pour ces mystères et ces rebondissements, deuxièmement il y a des histoires d’amour en particulier Germain et Rigolette, Nicolas Martial et La Louve, et bien sûr Rodolphe et Clémence, il y en a d’autres mais qui se terminent moins bien).

La bande annonce

Top Five Séries Addict #450 – Les plus belles découvertes séries 2020

Le Top Five Séries Addict ou TFSA est organisé par Smells Like Chick Spirit. Je ne participe qu’épisodiquement (ici par exemple) et je suis en retard pour cette session n° 450 puisqu’il fallait publier le 8 et que nous sommes le 10 mais le thème Les plus belles découvertes séries 2020 m’a plu. Je m’attarderai donc sur les nouvelles séries que j’ai vues en 2020 (pas sur les nouvelles saisons de séries) et je vais en choisir 5 (choix cornélien !).

1. Chernobyl, vue en DVD en décembre. Mini-série historique anglaise et américaine en 5 épisodes (environ 1 heure chacun) sur la catastrophe nucléaire de la centrale Lénine en avril 1986, très bien documentée et réalisée.

2. I am the night, vue sur 13e rue en juin. Série américaine historique et dramatique en 6 épisodes (environ 1 heure chacun). Une belle reconstitution de l’Amérique des années 60 avec en toile de fond les crimes liés à l’affaire du Dahlia noir.

3. Géométrie de la mort, vue sur Arte en novembre. Très bonne série policière polonaise – tchèque – ukrainienne (ce qui n’est pas banal) en 10 épisodes (environ 1 heure chacun), avec une belle équipe d’enquêteurs.

4. Dr Harrow, vue sur M6, saison 1 en mars-avril et saison 2 en avril-mai. Une bonne série australienne, policière avec médecin légiste, en 10 épisodes pour chaque saison (1 heure chacun).

5. L’amie prodigieuse, vue sur France 2 en juillet. Très belle série italienne, en 8 épisodes (environ 1 heure chacun) qui se déroule dans les années 50 dans la banlieue pauvre de Naples. Mais quelle violence ! (et je ne suis pas attirée par les romans…). Je n’ai pas encore vu la saison 2.

Avez-vous vu certaines de ces séries ?

Pati fait son cinéma #6 – Bilan 2020

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1, #2, #3, #4 et #5.

Billet de début d’année que j’ai oublié… C’est donc un petit bilan 2020 pour les films et les séries.

Les films

Janvier = 5 . Février = 1. Mars = 8. Avril = 5. Mai = 11. Juin = 5. Juillet = 2. Août = 9. Septembre = 2. Octobre = 5. Novembre = 4. Décembre = 12. Soit 69 films.

Les séries

Janvier = 8. Février = 6. Mars = 6. Avril = 5. Mai = 3. Juin = 4. Juillet = 4. Août = 5. Septembre = 13. Octobre = 5. Novembre = 7. Décembre = 5. Soit 71 séries.

Pour 2021, je pense faire un bilan par semestre, le bilan annuel sera ainsi plus simple à faire.