Pati fait son cinéma #7

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1, #2, #3, #4, #5 et #6.

Comme je le disais dans le bilan 2020 pour les films et les séries, je préfère maintenant faire deux bilans par an soit un par semestre. Voici donc le premier, pour les films et les séries vus du 1er janvier au 30 juin 2021.

Les films

Janvier = 4. Février = 3 dont 1 d’animation. Mars = 7 dont 4 d’animation. Avril = 12 dont 3 d’animation. Mai = 7 dont 1 d’animation. Juin = 5. Soit 38 films dont 9 d’animation.

Les séries

Janvier = 13. Février = 13. Mars = 5. Avril = 6. Mai = 7. Juin = 5. Soit 49 séries différentes.

Vous pouvez retrouver les titres et les infos de ces films et séries dans la rubrique mensuelle Journal de bord.

Novela Negra, le polar latino (film documentaire)

Mercredi soir, j’ai regardé en deuxième partie de soirée sur Arte Novela Negro, le polar latino, un documentaire de 56 minutes réalisé par Andreas Apostolides (Grèce) en 2020.

Comme vous le devinez, ce documentaire parle du roman noir, du roman policier dans les pays d’Amérique du Sud des années 70 à nos jours. Et je me suis dit que j’allais le regarder et prendre quelques notes pour en parler dans le cadre du Mois espagnol et sud américain.

« Dans les années 70, un nouveau genre de roman policier a été créé en Amérique latine. » Des images d’archives en noir et blanc puis en couleurs, des extraits de romans lus par des auteurs, des extraits de films noirs… Plusieurs auteurs racontent leur vision du roman noir et leur écriture de romans policiers différents des romans européens et états-uniens même si le roman noir et les films noirs français (qui arrivent en Amérique latine dans les années 70) sont pris en exemple.

Paco Ignacio Taibo II (Mexique) parle de la « réinvention du genre » dans les années 70 avec les dictatures militaires puis Luis Sepúlveda (Chili) continue en expliquant que dans le genre noir classique, les auteurs ont rajouté de l’Histoire, beaucoup d’histoire (« l’une des dernières interviews avant sa disparition en avril 2020 »). Interviennent ensuite Claudia Piñeiro (Argentine), Leonardo Padura (Cuba), Juan Sasturain (Argentine), Santiago Roncagliolo (Pérou) ainsi que deux spécialistes (un journaliste et un professeur universitaire dont je n’ai pas noté les noms).

Des romans noirs urbains qui dénoncent la violence, les crimes, les crimes d’État et le pouvoir corrompu. C’est que, dans toutes les grandes villes d’Amérique latine, la promiscuité entre les riches et les pauvres (qui arrivent de la campagne et qui se sentent comme sur une autre planète) engendre des inégalités croissantes et un basculement vers des dictatures en particulier en Argentine et au Chili (avec tortures, exécutions, crimes non élucidés, enfants disparus…).

Ce documentaire – et les romans noirs (romans politiques et sociaux) écrits par les auteurs cités ci-dessus – révèlent la face cachée des grandes villes : Mexico, Buenos Aires, La Havane, Santiago du Chili, Lima.

Une seule autrice dans ce documentaire, Claudia Piñeiro, une « écrivaine à part », différente dans le monde du roman policier, peut-être parce que ses romans sont plus récents (années 2000-2010).

Vous pouvez (re)voir cet instructif film documentaire sur Arte jusqu’au 10 juillet 2021, profitez-en !

Pati fait son cinéma #6 – Bilan 2020

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1, #2, #3, #4 et #5.

Billet de début d’année que j’ai oublié… C’est donc un petit bilan 2020 pour les films et les séries.

Les films

Janvier = 5 . Février = 1. Mars = 8. Avril = 5. Mai = 11. Juin = 5. Juillet = 2. Août = 9. Septembre = 2. Octobre = 5. Novembre = 4. Décembre = 12. Soit 69 films.

Les séries

Janvier = 8. Février = 6. Mars = 6. Avril = 5. Mai = 3. Juin = 4. Juillet = 4. Août = 5. Septembre = 13. Octobre = 5. Novembre = 7. Décembre = 5. Soit 71 séries.

Pour 2021, je pense faire un bilan par semestre, le bilan annuel sera ainsi plus simple à faire.

Séries scandinaves pour Décembre nordique

Après avoir vu Une si belle famille, j’ai décidé de faire un billet sur les séries scandinaves vues en 2020 pour le challenge Décembre nordique. Eh bien je n’en ai pas vu tant que ça, des séries scandinaves, cette année, en fait !

Danemark avec Kidnapping, une très bonne série policière en 8 épisodes sur Arte.

Norvège avec Magnus, une série mi-policière mi-fantastique vraiment décalée et drôle en 6 épisodes sur le replay de Série Club.

Pays-Bas avec Les enquêtes du commissaire Van der Valk, une série policière en 3 épisodes sur France3, adaptée des romans de Nicolas Davidson sous le pseudonyme de Nicolas Freeling.

Suède avec Une si belle famille, une série familiale dramatique en 4 épisodes, qui m’a agréablement surprise car généralement Arte diffuse plutôt des séries policières le jeudi soir.

Deux documentaires sur la littérature scandinave : Le monde enchanté d’Andersen (Danois) et Sur les traces de Nils Holgersson : Selma Lagerlöf, une conteuse moderne (Suédoise).

Et deux films d’animation à la fois danois et finlandais.

Niko le petit renne (Niko – Lentäjän poika) réalisé par Michael Hegner (Danois) et Kari Juusonen (Finlandais) en 2008. Niko est un mignon petit renne qui, depuis qu’il a appris que son père, Furie, est membre de la brigade des rennes du Père Noël, veut voler mais, sur son chemin, il y a des méchants loups. Heureusement Niko a des amis, en particulier Julius, un écureuil volant, puis Wilma, une belette chanteuse.

Niko le petit renne 2 (Niko 2 – Lentäjäveljekset) réalisé par Jørgen Lerdam (Danois) et Kari Juusonen (Finlandais) en 2012. Niko, le petit renne a retrouvé son père mais il apprend que sa mère a un nouveau compagnon, Lenni, qui a lui-même un fils, Jonni. Niko n’a pas du tout envie de s’occuper de ce petit frère… Mais Niko et ses amis – dont un nouveau, le vieux renne Tobias – vont devoir affronter les aigles et sauver la brigade des rennes.

Deux documentaires sur la littérature scandinave

Hier soir, samedi, sur Arte, deux très beaux documentaires sur la littérature scandinave, parfaits pour Décembre nordique !

Le monde enchanté d’Andersen, documentaire allemand réalisé par Sabine Bier en 2020 sur le Danois Hans Christian Andersen et ses contes dramatiques. Une narration instructive, un agréable exposé historique et social, de belles images et des extraits de petit théâtre en papier d’après les contes (La reine des neiges, Le vilain petit canard, Le soldat de plomb, La princesse au petit pois, La petite sirène…). Je ne vous refais pas le documentaire mais, quelques infos. Andersen naît le 2 avril 1805 à Odense dans une famille très pauvre. Il est très connu pour ses contes (156 contes traduits dans le monde entier) mais il a écrit des romans, des nouvelles, de la poésie, du théâtre, il était aussi dessinateur, artiste (découpages papier, silhouettes) et a beaucoup voyagé (récits de ses voyages). Il meurt le 4 août 1875 à Copenhague. Depuis 1967, le 2 avril est le jour de la Journée internationale du livre pour enfants en hommage au jour de naissance de Hans Christian Andersen. Documentaire de 52 minutes à (re)voir sur Arte. J’aime les contes d’Andersen et je veux vous dire que le challenge Des contes à rendre que j’ai créé en décembre 2012 (il y a 8 ans jour pour jour !) existe toujours mais chez Pauline depuis mai 2015 et le groupe FB est toujours fréquenté.

Sur les traces de Nils Holgersson : Selma Lagerlöf, une conteuse moderne, documentaire allemand réalisé par André Schäfer en 2020. Un beau voyage dans la Suède du XIXe siècle et dans la littérature suédoise. Selma Lagerlöf naît le 20 novembre 1858 dans le Värmland en Suède. Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède est son roman le plus connu mais elle a écrit d’autres romans (une trentaine), des nouvelles (une centaine), de la poésie, ses mémoires ; elle est aussi artiste ; elle était membre de l’Académie les Neuf (académie littéraire suédoise pour promouvoir la littérature, la paix et les droits des femmes) et fut la première femme à être élue à l’Académie suédoise au fauteuil 7 (en 1914) et à recevoir le Prix Nobel de littérature (en 1909) ; elle a elle aussi voyagé en Europe avec son amie Sophie Elkan. Elle était engagée (droits des femmes, politique, homosexualité…). Elle meurt le 16 mars 1940 dans la maison où elle est née. Documentaire de 53 minutes à (re)voir sur Arte. Je n’ai jamais lu cette autrice mais je la lirai un jour, peut-être Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1906-1907) ou Jerusalem (1901).

Noctenbule a également vu ces deux documentaires.

 Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 20.

J’étais là, série d’animation québécoise

J’étais là est une série d’animation québécoise en 8 épisodes réalisés par 4 illustrateurs et 4 illustratrices. Une série à l’identité québécoise marquée qui a nécessité 2 ans de travail.

Les épisodes
1/8. Nirvana aux Foufs
2/8. Bed-in pour la paix à Montréal
3/8. Gorge profonde
4/8. Premier mariage gay
5/8. Miracle sur glace
6/8. Tunnel sous la manche
7/8. Festival de Woodstock
8/8. Première photo par drone primée

J’ai pris un grand plaisir à voir ces 8 documentaires animés qui durent entre 5 et 7 minutes chacun. Les épisodes les plus émouvants : Nirvana aux Foufs et Festival de Woodstock. L’épisode le plus drôle : Gorge profonde. Mes épisodes préférés : Nirvana aux Foufs et Première photo par drone primée.

Pour les Québécois, c’est sur https://ici.tou.tv/j-etais-la. Mais, en Europe, c’est disponible sur le site d’Arte (apparemment jusqu’en mars 2023).

Un billet pour Québec en novembre.

La bande annonce est sur Arte (impossible de l’intégrer ci-dessous).

Conférence sur la cuisine coréenne

Une conférence du 2 novembre 2020 par Jean-Yves Ruaux, journaliste et professeur à Busan (en Corée du Sud) et à Rennes (en France) offerte par le Centre culturel coréen de Paris et visible sur YouTube.

Vous voulez tout savoir sur le kimchi, le bibimpap, les nouilles, les fêtes coréennes, etc. ? Cette conférence d’environ 35 minutes – présentée avec humour – est faite pour vous ! Mais attention, elle donne faim !!! En tout cas, elle m’a donné faim, sauf pour les viandes et poissons crus… Mais le soir, chez moi, c’est soupe… Cependant soupe avec du chou donc c’est presque kimchi 😛

J’ai aimé :

– les références légendaires (Tangun, ail), historiques (avec la Chine, le Japon, l’Inde, l’Asie centrale), littéraires (Kim Ae-Ran), artistiques (estampes) et même érotiques : il conseille Aubergines magiques, contes érotiques de Corée de Li Jin-Mieung et Maurice Coyaud (couverture ci-contre) ;

– les comparaisons avec les cuisines chinoise et japonaise, au niveau des aliments (échanges, influences, différences) mais aussi de la vaisselle (par exemple bols de riz différents, baguettes différentes en métal et pas en bois) ;

– les objectifs de la cuisine coréenne : être bon, faire du bien et mettre en harmonie avec l’univers, la nature et les saisons, avec les aliments indispensables : le chou (kimchi), le riz, l’ail, le piment.

Je précise que j’ai déjà mangé coréen : trois (ou quatre) fois dans un restaurant coréen tenu par des Coréens (qui a malheureusement fermé) et une fois dans un restaurant coréen au Japon, et c’était très très bon, excellent même.

Jean-Yves Ruaux m’a fait rire lorsqu’il a dit que la Corée, c’est la Bretagne de l’Extrême-Orient.

Un billet que je mets dans le Challenge coréen et Des livres (et des écrans) en cuisine 2020.

Corée, une guerre sans fin (documentaire)

J’ai regardé ce documentaire en replay sur Arte. Regardez-le aussi avant qu’il ne disparaisse (apparemment il est disponible jusqu’au 17 juillet 2020) ou alors vous aurez accès à la VOD ou au visionnage en DVD.

Corée, une guerre sans fin est un documentaire français réalisé par John Magio en 2017 ; il dure 89 minutes.

La Corée ou Choson, « pays du matin calme », n’a malheureusement pas été si calme au XXe siècle.

Toutes les guerres sont horribles mais la guerre de Corée, pendant la guerre froide, a été vraiment horrible et de nombreux militaires et civils sont morts dont certains exécutés (j’ai pris quelques notes : 36 000 GI et plus de 2 millions de Coréens sont morts…).

En voyant ce documentaire, on comprend mieux la fascination du leader nord-coréen (des trois leaders qui se sont suivis en fait) pour le nucléaire et la haine envers les Américains. Et aussi une menace qui pèse sur le monde depuis des décennies (nucléaire mais pas seulement).

Août 1945 : avec la capitulation du Japon, les Japonais quittent la Corée après 40 ans d’occupation, ça c’est la bonne nouvelle pour les Coréens !

Mais… Truman, président des États-Unis, d’un côté et Staline, leader de l’Union Soviétique de l’autre, se partagent en 30 minutes la Corée : une ligne droite est tracée au 38e Parallèle ! Au nord, Staline (puis Mao) soutient Kim Il-sung et les communistes ; au sud, les États-Unis soutiennent le premier président de Corée du Sud « libre », Rhee Syngman. Tout le monde pense que cette séparation est temporaire et que le pays sera réunifié jusqu’à ce que les soldats nord-coréens passent la « frontière » et s’abattent trois jours après sur Séoul. Truman, toujours président des États-Unis et l’ONU sont d’accord pour lutter contre la propagation de l’idéologie communiste et aider les Sud-Coréens.

Bien sûr, certains vont critiquer l’ingérence américaine sauf que si un pays appelle à l’aide, c’est logique d’y aller, non ? Donc près de 250 000 soldats non seulement américains (dont le célèbre général Douglas MacArthur, héros de guerre, basé au Japon), mais aussi anglais, australiens, français et d’une douzaine d’autres pays sont envoyés par l’ONU en Corée du Sud. Les soldats nord-coréens bien équipés avec les chars soviétiques ont envahi le sud ; il ne reste plus qu’une petite portion dans le sud-est, Pusan (renommée Busan). La guerre dure de 1950 à 1953. En Corée du Nord, il est enseigné que ce sont les Américains qui ont enclenché cette guerre… Il n’y a pas eu de cessez-le-feu, la guerre n’est pas finie…

Je ne vous raconte pas tout, il faut voir ce documentaire exceptionnel, objectif, passionnant, avec des images d’archives inédites et des témoignages émouvants. Plus tard, des journalistes ont enquêté sur les massacres de civils (des soldats Nord-Coréens pouvaient se cacher parmi eux donc personne n’était épargné, c’était les ordres mais c’était un crime de guerre…), en particulier sur le massacre de No Gun Ri dont j’avais déjà entendu parler car j’avais acheté Massacre au pont de NoGunRi de Park Kun-woong paru au premier trimestre 2007 aux éditions Coconino Press – Vertige Graphic qui, je le crains, n’existent plus… Mais si je retrouve ce manwha, je le lirai pour le Challenge coréen.

Pati fait son cinéma #4

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1, #2 et #3.

Après la parution de Pati fait son cinéma #3 – spécial Queen, je n’ai pas pris le temps de faire un autre billet pour les autres films vus en novembre donc voici un billet qui regroupe les films vus en novembre et décembre 2018.

Au cinéma

En novembre

Bohemian Rhapsody ❤ sur Pati fait son cinéma #3 – spécial Queen.

Les crimes de Grindelwald (Fantastic Beasts: The Crimes of Grindelwald) est le deuxième volet des Animaux fantastiques (2016), tous deux réalisés par David Yates d’après J.K. Rowling. C’est un film fantastique anglo-américain qui dure 134 minutes. On retrouve Norbert Dragonneau et ses créatures, les personnages du premier opus et on découvre de nouveaux personnages. C’est très beau, les images, les créatures, l’ambiance de la fin des années 20, mais lors des combats, c’est un peu rapide et donc confus. Le troisième opus dans deux ans ?

En décembre

Casse-Noisette et les quatre royaumes (The Nutcracker and the Four Realms) est un film américain réalisé par Lasse Hallström et Joe Johnston. C’est un film fantastique qui dure 99 minutes et qui est adapté du conte germanique Casse-Noisette et le roi des souris (Nußknacker und Mausekönig, Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, 1816) et du ballet féérique russe Щелкунчик (Chtchelkountchik) sur une composition du compositeur russe Piotr Ilitch Tchaïkovski. Londres, difficile de fêter Noël alors que Clara Stahlbaum (l’héroïne), sa sœur et son frère viennent de perdre leur mère. Mais la fête organisée chez son parrain, Drosselmeyer, est… magique ! Les images sont superbes, la musique de Tchaïkovski aussi et Misty Copeland (première danseuse à l’American Ballet Theatre) et Sergei Polunin (danseur ukrainien, ancien danseur au Royal Ballet de Londres) sont magnifiques.

L’exorcisme de Hannah Grace (The Possession of Hannah Grace) est un film américain réalisé par Diederik van Rooijen (réalisateur et scénariste néerlandais). C’est un film fantastique horreur qui dure 85 minutes. Megan Reed a perdu son poste de policière à Boston et démarre un travail de nuit à la morgue de l’hôpital mais, dès la première nuit, elle réceptionne le corps de Hannah Grace, jeune fille possédée par un démon et décédée… trois mois plus tôt ! Stana Katic (célèbre pour le rôle du lieutenant Kate Beckett dans la série Castle, 2009-2016) dans le rôle de Lisa, amie de Megan Reed et infirmière à l’hôpital de Boston. Un huis-clos effrayant dans une morgue grise, sombre et froide, moderne dans sa réalisation, quoique un peu long au début (pas besoin d’ouvrir cinq ou six fois le tiroir de la morgue, le spectateur a compris ! Mais l’actrice visiblement pas…).

Oscar et le monde des chats (Cats and Peachtopia) est un film chinois réalisé par Gary Wang. C’est un film d’animation qui dure 97 minutes. Leon, joli chaton, est devenu un bon gros chat d’appartement. Il ne sait pas quoi dire à son fils, le chaton Oscar, qui ne comprend pas pourquoi sa maman a disparu. Il lui raconte qu’elle est à Catstopia, un endroit magnifique où vivent les chats. Ni une ni deux, Oscar s’enfuit pour aller sur la montagne de l’autre côté du fleuve mais le danger rôde… Une aventure incroyable, drôle, triste, effrayante parfois pour tous les amoureux des chats. C’est le dernier film que j’ai vu au cinéma en 2018 😉

Overlord est un film américain réalisé par Julius Avery (qui dure 110 minutes). C’est un film de guerre différent car il a un côté fantastique horreur : un bon mélange, original de ce qu’on voit habituellement. L’action se déroule pendant le débarquement de Normandie mais les soldats américains parachutés près d’un village vont, après de lourdes pertes, découvrir une base dans laquelle les nazis font des expériences secrètes. Le film a en fait été tourné à Londres et les acteurs, en particulier Bokeem Woodbine, sont vraiment bons. La bande annonce en VO m’a scotchée et j’ai absolument voulu voir ce film !

Disponibles en DVD

En novembre

Cendres () est un film français de Mélanie Pavy et Idrissa Guiro sorti en 2013 ; il dure 75 minutes. Akiko, une franco-japonaise ayant grandi en France, a choisi de vivre au Japon même si elle n’a pas encore assimilé toutes les subtilités de la langue et des traditions. Mais sa mère, Kyoko, venant de mourir, Akiko doit retourner à Paris pour vider l’appartement. Elle découvre deux carnets datant des années 60 et apprend des choses sur son père (cinéaste français) et sa mère (japonaise devenue une égérie de la Nouvelle vague). Deux destins de femmes, le thème du deuil et de la double culture, un drame intimiste pour ce beau film documentaire. Le site officiel.

Jusqu’à ce que la mort nous unisse est un film français réalisé par Delphine Lemoine ; il dure 90 minutes et il est adapté du roman éponyme de Karine Giébel (2009). Il a été diffusé directement sur France3. L’adjudante Servane Breintenbach, Alsacienne, a demandé sa mutation à Colmar mais elle se retrouve en poste à Colmars-les-Alpes ! Disparition de l’épouse de Vincent Lapaz, guide de montagne, assassinat de son meilleur ami… La jolie Ophelia Kolb, déjà vue dans la récente série On va s’aimer un peu, beaucoup…, est convaincante. Il en est de même pour Bruno Debrandt, déjà vu dans la série Caïn (2012-2018).

En décembre

C’est bon d’être un peu fou est un film français réalisé par Antoine Page. C’est un film documentaire sous forme de road movie qui dure 105 minutes. Bilal Berreni (1990-2013) alias Zoo Project, peintre urbain, et Antoine Page, réalisateur, quittent les Vosges à bord d’un camion aménagé direction Vladivostok en passant par la Suisse, l’Autriche, la Slovaquie, la Pologne, l’Ukraine, le Kazakhstan et la Russie (près de 16 000 kilomètres en 4 mois !). Dessins, papiers découpés, vidéos illustrent le voyage et les rencontres. J’ai bien aimé le côté artisanal, les peintures d’animaux sur des maisons isolées ou dans des lieux pratiquement inaccessibles et les rencontres dans les trains (le camion ayant rendu l’âme) ; la chanson dans le taxi au Kazakhstan est super ! C’est le genre de voyage que j’aurais aimé faire en étant plus jeune. Le site officiel.

Pati fait son cinéma #2

Cette nouvelle rubrique, Pati fait son cinéma #1, vous a plu et ça m’a fait bien plaisir. C’est que c’est plus difficile pour moi de parler de films que de livres, question d’habitude je pense. Dans ce deuxième billet de Pati fait son cinéma, voici les films d’octobre, deux au cinéma et deux en DVD.

Au cinéma

La prophétie de l’horloge (The House with a Clock in Its Walls) est un film fantastique américain réalisé par Eli Roth ; il dure 1 h 46. Ce superbe film est adapté du roman La pendule d’Halloween de John Bellairs (1938-1991). John Bellairs est un écrivain américain pour la jeunesse mais son grand roman (adulte), The Face in the Frost, considéré comme un chef-d’œuvre de la fantasy, n’est pas traduit en français. Le topo : Lewis, orphelin, est recueilli par son oncle, Jonathan Barnavelt, un magicien qui vit avec une sorcière, Florence Zimmerman, dans une étrange maison (je dirais un manoir !) que tout le monde pense hantée. Voulant apprendre la magie, le jeune Lewis réveille par hasard les morts… Jack Black (Jonathan), Cate Blanchett (Florence), Owen Vaccaro (Lewis) et Kyle MacLachlan (Isaac Izard) sont très bons et j’ai passé un excellent moment au cinéma avec ce film un peu horreur mais tout public.

Halloween est un film d’horreur américain réalisé par David Gordon Green ; il dure 1 h 49. Évidemment je n’ai pas été le voir seule mais je n’ai sursauté que deux fois : la première fois parce que la musique était très forte et la deuxième fois parce que la copine a crié à côté de moi, ah ah ah ! Bon, c’est un film d’horreur slasher (sous-genre du film d’horreur dans lequel un tueur psychopathe, généralement masqué, élimine méthodiquement tout ce qui se trouve sur son chemin, souvent à l’arme blanche, c’est le cas ici) donc ça fait quand même un peu peur. Le film sort pour les 40 ans du premier film Halloween (de John Carpenter, 1978) et on retrouve Jamie Lee Curtis dans le rôle de Laurie Strode qui depuis 40 ans se prépare à affronter Michael Myers. Celui-ci, enfermé et enchaîné dans un hôpital psychiatrique profite d’un transfert pour s’échapper. Les personnages féminins sont très importants avec bien sûr Laurie Strode et aussi Judy Greer dans le rôle de Karen Strode (la fille de Laurie) et Andi Matichak dans le rôle d’Allyson (la petite-fille de Laurie). Les autres rôles (journalistes, policiers, père et amis de Laurie, voisins) sont des faire-valoir juste bons à se faire tuer. À voir si vous aimez les films de ce genre. D’ailleurs je place ces deux films dans le Défi 52 semaines 2018 puisque le thème de cette semaine est Halloween.

Disponibles en DVD

The Florida Project est un film américain indépendant réalisé par Sean Baker et sorti en 2017 (il dure 1 h 55). Moonee (jouée par Brooklyn Prince née en 2010), 6 ans, vit dans une chambre au Magic Castle Motel, un hôtel miteux de Kissimmee en Floride avec sa jeune mère, Halley (jouée par Bria Vinaite, une Lituanienne née en 1993). À noter la présence de Willem Defoe dans le rôle de Bobby, le propriétaire de l’hôtel. Moonee est une petite peste, qui fait les 400 coups avec deux autres enfants, et Halley, une paumée en situation de précarité, aimante mais dépassée, ne pense qu’à trouver de l’argent et à manger pour assurer leur vie. Elles habitent près du parc Walt Disney World Resort mais elles n’ont pas les moyens d’y aller, le rêve américain n’est pas pour elles. Une comédie dramatique douce amère, à la fois drôle et triste à voir si vous avez aimé Tangerine (du même réalisateur) ou Little Miss Sunshine (de Jonathan Dayton et Valerie Faris).

Lumières d’été est un film franco-japonais réalisé par Jean-Gabriel Périot et sorti en 2017 (il dure 1 h 22). Akihiro est un Japonais venu à Paris étudier le cinéma. Devenu réalisateur de films documentaires, il retourne dans son pays natal pour réaliser un film sur Hiroshima et les hibakusha (被爆者), les survivants de la bombe atomique. Dans un parc, il rencontre Michiko, une jolie jeune femme joyeuse et presque insouciante qui va l’entraîner dans la ville reconstruite. Ce film m’a émue et même remuée car j’ai revu des lieux qui m’avaient déjà profondément émue lors de leur visite. Je vous le conseille vraiment ainsi que les deux documentaires que comporte le DVD : 200 000 fantômes (Nijuman no borei 二十万の 亡霊), un court métrage expérimental de 11 minutes réalisé en 2007 et Hibakusha, le témoignage de Madame Kasaoka, un court métrage de 26 minutes réalisé en 2015.

Un de ces films vous fait envie ?