Mes coups de… 5-2021

Bonjour, aujourd’hui à la fois coup de cœur et coup de blues ! Vendredi soir, j’ai regardé le film documentaire, Mike Brant l’étoile filante, réalisé par François Chaumont en 2021. Deviendrais-je nostalgique ? Je n’étais pas une minette hystérique : lorsqu’il est mort, je n’avais pas encore 9 ans mais je me souviens très bien du choc ! Un très beau film qui raconte sobrement sans voyeurisme et qui donne tous les titres, je les connais tous, je les aime tous, quelle voix, quel sourire, et 28 ans… quel désastre ! Mike Brant… 1er février 1947, 25 avril 1975… Allez, je vous mets 3 titres emblématiques : Laisse-moi t’aimer (1970), C’est ma prière (1972) et Dis-lui (1975).

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Projet 52-2021 #10

Dixième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème en musique. Après le Japon samedi dernier, je vous emmène cette fois en Chine mais avant je dois vous expliquer une petite chose. J’ai emménagé fin avril 2018 et je n’ai pas pu rebrancher les fils de la chaîne Hi-Fi… Alors que j’aime tant écouter de la musique, la chaîne est restée au placard durant 2 ans et 10 mois… Heureusement que je peux écouter de la musique sur l’ordinateur, qui a un bon son car j’ai acheté des hauts-parleur Hercules. Mais, bon, la chaîne me manquait… Et il y a 3 semaines, un copain est venu m’installer l’imprimante (qui n’était pas branchée non plus) et… je lui ai parlé de la chaîne ! J’ai été super contente et donc voici la photo pour ce thème, en musique. L’album que j’écoute est Used Rose (Cǎi huā 采花) de Second Hand Rose, un groupe de rock chinois que j’aime particulièrement pour son originalité et sa folie au niveau musique et voix. Sous la photo, quelques infos sur Second Hand Rose et un titre à écouter (soyez un peu curieux !). Je vous souhaite un bon week-end printanier et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Second Hand Rose (二手玫瑰 èrshǒu méiguī) est un groupe de Beijing fondé en août 2000, qui chante en mandarin et qui sort son premier album, Second Hand Rose Band (二手玫瑰), en 2004 (cet album est rebaptisé Used Rose en 2008). La musique mélange instruments traditionnels chinois (voir ci-dessous) et musique rock (voire punk et métal) avec la voix adéquate mais le groupe est souvent classé en Mandapop (pour Mandarin popular music). Le groupe est composé de 5 excellents artistes : Liang Long (梁龙) au chant et à la guitare, Yao Lan (姚澜) à la guitare solo, Li Ziqiang (李自强) à la guitare basse, Wu Zekun (吴泽琨) aux instruments traditionnels chinois (hulusi, morin khuur, suona, tambour, voir explications ci-dessous) et Sun Quan (孙权) à la batterie, totalement complémentaires. Le groupe a sorti 6 albums mais malheureusement le dernier est sorti en 2013. C’est dingue parce que ça fait des années que je voulais parler de ce groupe ! Je ne sais pas si le site officiel est encore en ligne (je n’ai pas réussi à y accéder) mais il existe une page FB.

Les instruments traditionnels : le hulusi est une calebasse soyeuse, le morin khuur est un instrument à cordes mongol, le suona est une flûte (similaire à la chalemie médiévale) et le tambour est un tambour chinois.

Ci-dessous, vous pouvez écouter un de mes titres préférés mais tous les titres de cet album sont en ligne sur la chaîne de Second Hand Rose.

Un bon chanteur mort de Dominique A

Un bon chanteur mort de Dominique A.

La machine à cailloux, collection Carré, septembre 2008, 80 pages, 10 €, ISBN 978-2-916734-04-0.

La collection Carré « invite les musiciens à réfléchir et à écrire sur la création et son processus ».

Genres : littérature française, essai.

Dominique A… Ah, j’adore le chanteur, ses textes, ses musiques, sa voix, sa gentillesse et son humour (je l’ai rencontré une fois). Dominique Ané naît le 6 octobre 1968 à Provins (Seine et Marne). Il est auteur, compositeur et interprète. Selon Wikipédia, il est « considéré comme l’un des fondateurs de la « nouvelle scène française », au début des années 1990 ». Le livre sur son site officiel.

« Mille raisons font que j’écris des chansons. » (p. 5).

Dans ce petit livre, Dominique A parle de l’écriture, de l’excitation quand vient l’idée, de l’état d’esprit lors de l’écriture et après l’écriture, les mots, la musique, la « tension à l’intérieur de la chanson » (p. 27). Il raconte aussi des anecdotes et des souvenirs. Enfant, malgré sa timidité, il « chante à voix haute les chansons des chanteurs qu’aiment [ses] parents » (p. 10) : Jacques Brel, Georges Brassens, Léo Ferré, Jean Ferrat… « je choisis la musique mais je ne le sais pas encore » (p. 25). Il parle bien sûr de la musique qu’il écoute, de l’évolution de la musique principalement dans les années 80 durant son adolescence (pop music, rock, new wave, punk…) – ben, tiens, c’était également mon adolescence ! – mais aussi de livres et de bandes dessinées.

« Un rien suffit à faire naître une chanson : un son, un accord, une programmation mambo ou fox-trot que je n’ai pas encore utilisée. J’aime le son pauvre que ça produit, son absence de clinquant, en rapport avec le détachement de la voix, que je veux blanche et sèche, sans pathos, sans interprétation, sans effet flatteur de réverbération. » (p. 32). Voilà, c’est ça que j’aime dans la voix, dans les musiques et les chansons de Dominique A ! La simplicité, le dépouillement quasiment, l’effet brut « et ce qui en résulte peut être intense et beau » (p. 42) : tout à fait, ses textes sont très beaux, sa musique est très belle, et je ressens toujours une grande intensité, une grande émotion à l’écoute de ses chansons qu’elles soient minimalistes, romantiques, intimes (ou même morbides pour certaines) mais toujours avec une ambiance rock. D’ailleurs, je vous mets une petite sélection ci-dessous ; écoutez Dominique A !

Le pourquoi du titre ? « Andreï Siniavski, un auteur russe, a dit un jour de son compatriote Varlam Chalamov : « Il écrit comme s’il était mort » (il faut être russe pour sortir un truc pareil). » (p. 57). J’adore !

Pour le Challenge lecture 2021 (catégorie 49 : un livre écrit par une célébrité), le Petit Bac 2021 (catégorie Adjectif, alors il y a le choix entre bon et mort), le Projet Ombre 2021 et Les textes courts.

Le courage des oiseaux (Un disque sourd, autoproduit, 1991)

Le Twenty-Two Bar (La mémoire neuve, 1995) en duo avec Françoiz Breut (une artiste que j’aime beaucoup aussi)

Je t’ai toujours aimé (Auguri, 2001)

Le temps qui passe sans moi (La fragilité, 2018)

Et le dernier single en date, Wagons de porcelaine (Vie étrange, 2020)

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Projet 52-2021 #6

Sixième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème tôt ou tard. Bon sang, j’ai réfléchi pendant plusieurs jours ! J’ai d’abord pensé à prendre l’horloge en photo, genre 6 heures tôt ou 18 heures tard, mais bof… Et puis mon cerveau m’a envoyé une idée lumineuse sauf que beaucoup de mes CD musicaux sont encore dans des cartons et je n’en ai trouvé que quelques-uns, un Da Silva et des Têtes Raides… Quel lien entre ces CD ? Ils sont tous édités par le label Tôt ou Tard (logo ci-dessus) ! D’autres Da Silva, Têtes Raides, Jeanne Cherhal, Piers Faccini, Thomas Fersen, Vianney sont encore dans des cartons… Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma ! Et je vous mets un titre (sous la photo), Chamboultou.

Mes coups de… 2-2021

Bonjour, eh bien voici les premiers coups de blues de l’année. Un coup de cœur quand même (en fin de billet).

Barbara Shelley, née en 1932, actrice anglaise dans le cinéma fantastique des années 50 à 70. Je me souviens bien d’elle dans Le village des damnés (1960), dans des films de la Hammer comme Dracula, le prince des ténèbres (1965) (photo ci-contre), entre autres et aussi dans des séries comme Chapeau melon et bottes de cuir et Le Saint (années 60) ou Doctor Who (années 80). Elle est morte le 4 janvier, RIP.

John Lutz, né en 1939, auteur états-unien de romans policiers et de nouvelles, je ne me rappelle pas l’avoir lu mais je connais JF partagerait appartement (1990). Il est mort le 9 janvier, RIP.

Vassilis Alexakis, né en 1943, auteur franco-grec (romans, nouvelles, aphorismes), a reçu plusieurs prix littéraires ; je suis toujours triste de découvrir un auteur après sa mort, le 11 janvier, RIP. Avez-vous lu cet auteur ?

Choi Jeongrye 최정례, née en 1955, poétesse coréenne que j’aurais pu découvrir pour le Challenge coréen si elle avait été traduite en français… Elle est morte le 16 janvier, RIP. Peut-être sera-t-elle traduite en français ?

Jean-Pierre Bacri, né en 1951, très bon scénariste et acteur (il m’a, avec quelques autres, dans les années 90, réconciliée avec le cinéma français que je trouvais élitiste et barbant). Mon film préféré est Un air de famille (1996) mais On connaît la chanson (1997) m’avait agréablement surprise. Il est mort le 18 janvier, il va manquer… RIP.

Jimmy Rodgers, né en 1933, chanteur de pop-rock américain que je connais peu mais la chanson Today (1964) est connue (je l’ai peut-être entendue dans un film ou un documentaire). Il est mort le 18 janvier, RIP.

Jean Graton, né en 1923, scénariste et dessinateur de bandes dessinées ; je l’ai découvert dans les années 70, vers l’âge de 10 ans, j’aimais bien Michel Vaillant (Journal de Tintin) même si je me suis lassée [site officiel de Michel Vaillant] et Julie Wood (journal Super As) me dit quelque chose. Il est mort le 21 janvier, RIP.

Un gros coup de cœur pour Daniel Balavoine (5 février 1952 – 14 janvier 1986), j’écoute toujours avec émotion ses chansons. Un titre parmi tant d’autres.

Les Plumes chez Émilie 2021-2

Deuxième édition de janvier pour Les Plumes chez Émilie. La collecte des mots s’est faite lundi sur le thème « années 80 » et voici les mots à utiliser : se souvenir, plus, famille, regret, heureux, madeleine, ainsi, aléa, apparaître, adolescence, banana-split. Les textes des participants à découvrir chez Émilie.

Séquence nostalgie

Ah, les années 80, toute mon adolescence ! « D’aussi loin que je me souvienne / Bribes d’enfance, bouts de scène / Tes yeux, ton visage et ta main dans ma main / Et nos pas sur le même chemin », ça c’est pour les gens que j’ai aimés et qui m’ont aimée. Pourtant, « Putain c’qu’il est blême, mon HLM », eh oui, je n’ai pas grandi dans une maison mais dans un HLM alors Renaud, c’était mon pote. J’étais une fille parmi les Girls just want to have fun mais je n’étais pas une Billie Jean (une groupie), simplement une ado normale, un peu trop ronde et dans une famille de divorcés (ah zut, ça c’est une chanson des années 70), mais j’étais en mode « heureux » parce que j’avais la lecture, la musique et un petit copain. Rien de plus, rien de moins alors pas de regret, même pas une petite madeleine de Proust (chez nous, c’était plutôt pain perdu et il était toujours très bon). C’était ainsi, je faisais (comme je le fais toujours) avec les aléas de la vie et je n’étais pas envieuse ou malheureuse parce que le besoin de posséder des choses n’apparaissait pas. Je me contentais d’un tourne-disques et de quelques vinyles, surtout de mes livres et des amis avant que la vie nous sépare. J’avoue, peut-être une pointe de nostalgie finalement… Eh bien, je vous laisse maintenant, je vais déguster un banana-split avec L’aventurier, ou avec un Partenaire particulier, comment ça ce n’est pas possible parce que les bars et les restaurants sont fermés ? Bon, alors je vais me faire un petit Voyage-Voyage pourquoi pas à Macao avant que la Video killed the radio star. Pas possible non plus ? Mais dans quel monde vit-on ? Puisque c’est comme ça, je lance un Message in the bottle et je vais peut-être Walking on the Moon ! C’est possible, ça ? Non, toujours pas… Tant pis, The show must go on mais Don’t stand so close to me !

Voilà, ce texte vous a plu ? Vous avez reconnu les chansons ? Il y avait tant de titres, je n’ai pas pu tous les caser. Mais je vous souhaite un bon week-end et, peut-être, aurez-vous envie d’écouter quelques morceaux des années 80 parce que Sweet dreams are made of this avant The final countdown ! Les autres textes à lire chez Émilie.

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Projet 52-2020 #35

Trente-cinquième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème héros. J’aurais pu penser cinéma ou littérature, j’ai pensé bandes dessinées. Il me reste peu de bandes dessinées, beaucoup étant restées chez mon ancien compagnon. Mais voici quelques héros et héroïnes : Lucky Luke, Le Surfer d’Argent, Papoose (Indien moins connu que Yakari peut-être), Les femmes en blanc (clin d’œil aux infirmières, précieuses) et Vasco. J’aurais pu en mettre deux ou trois autres mais il n’y aurait pas eu assez de place. Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma ! Et en bonus, je vous mets la vidéo de « On veut des héros, des héroïnes… » de Kent (sous la photo).

L’odyssée de Fulay

L’odyssée de Fulay.

Une légende berbère de l’Antiquité méditerranéenne (du temps où la Berbérie faisait partie de l’empire grec) ; un livret accompagné d’un CD musical.

La légende est contée et illustrée par Elho (Hocine Boukella).

Fulay est un artiste célèbre, ses sculptures sont connues dans le monde entier « jusqu’en Chine ». La déesse de l’Amour, Unisa, s’éprend de lui et de ses œuvres alors Fulay va travailler dans les ateliers célestes ! C’est génial, non ? Eh bien, non ! Fulay s’ennuie et surtout il aime une autre femme ! Unisa, jalouse, rejette Fulay du ciel et il tombe dans la rivière de l’oubli puis arrive sur une île où la population vénère la mort. Fulay veut s’enfuir mais retrouvera-t-il son village et la potière qu’il aime ?

Sur le CD, les titres sont interprétés par Cheikh Sidi Bémol sur des paroles d’Ameziane Kezzar d’après des chants berbères antiques et les musiques sont composées par Hocine Boukella d’après des musiques traditionnelles.

Une belle découverte ; j’ai beaucoup aimé les illustrations.

Pour les challenges À la découverte de l’Afrique et Contes et légendes #2.

Tag Spécial Mois anglais d’Enna

Pour le Mois anglais, Enna a créé un tag auquel je réponds volontiers !

Quels lieux anglais aimes-tu ou aimerais-tu visiter ? Alors, j’ai mis les pieds deux fois en Angleterre mais uniquement à l’aéroport de Heathrow (à l’aller et au retour). J’aimerais visiter Londres bien sûr mais aussi des vieilles pierres (châteaux, musées, etc.) et la campagne anglaise, genre celle qui est décrite dans Grantchester ou dans Agatha Raisin (les Coswolds par exemple).

Quels aliments / boissons anglais aimes-tu ? J’en connais peu mais j’aime la marmelade de citron, la sauce Worcestershire, les chocolats à la menthe et des fromages comme le Stilton (le bleu anglais). C’est en lisant les réponses de Martine que j’ai réagi que j’avais oublié le thé, à vrai dire je bois plutôt du thé asiatique (japonais, chinois, coréen, indien) mais le lundi, je bois en général du Happy Mondays de Bio Clipper, une entreprise anglaise (du Dorset) alors je rajoute cette info !

Quels auteurs anglais aimes-tu ? Oh la la, beaucoup ! J’aime les auteurs classiques (Jane Austen, les sœurs Brontë, Lewis Carroll, Wilkie Collins, Charles Dickens, Arthur Conan Doyle, Walter Scott, William Shakespeare, etc.), les auteurs de romans policiers ou d’espionnage (G.K. Chesterton, Agatha Christie, P.D. James, John Le Carré, Ruth Rendell, etc.), de fantasy ou de science-fiction (Aldous Huxley, C.S. Lewis, George Orwell, J.R.R. Tolkien, H.G. Wells, etc.) et des auteurs contemporains (Philip Pullman, J.K. Rowling, etc.). J’en oublie, c’est sûr !

Quels films / séries anglais aimes-tu ? J’aime beaucoup le cinéma britannique pour son ambiance et son humour. Pour les films, mon réalisateur préféré est Peter Greenaway qui tourne ses films comme si chaque plan était un tableau (en particulier Meurtre dans un jardin anglais en 1982, Le ventre de l’architecte en 1987, Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant en 1989, entre autres). J’aime bien aussi les adaptations des titres d’Agatha Christie ; et les films de Guy Ritchie comme Arnaques, crimes et botanique (1998) et Snatch (2000). Pour les séries, les séries historiques (Downton Abbey, Peaky Blinders, The Last Kingdom, etc.), policières (Amicalement vôtre, Broadchurch, Les enquêtes de Morse, Les enquêtes de Vera, Happy Valley, Hercule Poirot, Sherlock, The Fall, The Wrong Mans, Whitechapel, etc.) et dans les genres de l’imaginaire (Docteur Who, Game of Thrones, In the Flesh, Penny Dreadful, Le prisonnier, Torchwood, etc.) ont ma préférence mais j’aime bien aussi les séries humoristiques (Benny Hill, Mr Bean, entre autres) et j’en oublie, c’est sûr ! J’avais publié un billet sur des séries anglaises en 2018.

Quels artistes anglais (peintre, sculpteur, photographe…) aimes-tu ? Le premier nom qui me vient à l’esprit est celui du peintre William Turner (1775-1851) et je vous invite à regarder le très beau film, Mr Turner réalisé par Mike Leigh (en 2014).

Quels chanteurs / chanteuses / groupes anglais aimes-tu ? Le rock anglais est un de mes genres musicaux préférés ! Je ne peux pas vous citer tous les artistes que j’aime écouter mais en voici, anciens et récents. Pour les groupes : Alt-J, Ash, Beatles, Blur, Bush, Cast, Clash, Coldplay, Coral, Cure, Deep Purple, Depeche Mode, Editors, Eurythmics, Fleetwood Mac, Genesis, Herman’s Hermits, Joy Division, Muse, Oasis, Orchestral Manœuvres in the Dark (OMD), Pink Floyd, Placebo, Pogues, Police, Portishead, Pulp, Queen, Radiohead, Rolling Stones, Salad, Stranglers, Supergrass, Supertramp, Tindersticks, Uriah Heep, Verve, Who, Yardbirds, Yes, j’en ai sans doute oublié quelques-uns mais ça me semble assez complet par rapport aux artistes dont j’ai des CD. Pour les artistes solos : James Blunt, David Bowie, Kate Bush, Elvis Costello, Beth Gibbons, P.J. Harvey, entre autres, plus les carrières solos d’artistes qui étaient dans des groupes cités ci-dessus comme Damon Albarn, Freddy Mercury, Noël Gallagher ou Thom Yorke. J’avais publié un billet sur le rock anglais en 2017 et un sur 10 groupes de rock anglais en 2016.

Montre-nous des babioles anglaises que tu possèdes ! Euh… J’avais acheté une carte postale du Prince Charles avec Camelia à l’aéroport de Heathrow mais je l’avais envoyée à un ami pour lui faire une blague. Je ne pense pas avoir de choses anglaises chez moi à part des livres !

Domovoï de Julie Moulin

Domovoï de Julie Moulin.

Alma éditeur, septembre 2019, 304 pages, 18 €, ISBN 978-2-36279-420-9.

Genre : littérature française.

Julie Moulin naît en 1979 à Paris où elle étudie à Sciences-Po mais elle vit maintenant dans l’Ain (Auvergne-Rhône-Alpes). Depuis l’adolescence, elle est passionnée par la Russie et la langue russe. Son premier roman Jupe et pantalon est paru chez Alma en 2016 : quelqu’un parmi vous l’a lu ?

Paris, avril 2015. Anne est morte dans un accident de voiture il y a dix ans et Clarisse, la narratrice, sa fille unique, a remarqué que le Domovoï, « Une sorte de nain barbu, griffu, au regard oblique dont la reproduction sur d’anciens livres en cyrillique me gardait éveillée jusque tard dans la nuit. » (p. 13) qu’Anne avait rapporté de Russie à disparu.

Moscou, février 1993. Anne Laforêt a 21 ans, elle est en Russie pour étudier le russe. « Pojiviom ouvidim !, qui vivra verra, comme on dit ici. » (p. 25). Dans la voiture qui doit la déposer à l’internat, Serioja, un beau jeune homme russe, écoute Viktor Tsoï (que j’ai découvert dans l’excellent film Leto), qui fonda le groupe Kino. « L’idole de toute une génération. » (p. 72).

Le lecteur va donc suivre l’histoire des deux femmes. « Maman à vingt-et-un an s’était aventurée aux confins de l’Histoire pour apprendre le russe. Elle n’en était pas revenue indemne. […] Son vide, ni Papa ni moi n’avons su le combler. » (p. 51). Clarisse aussi a un vide en elle ; pourra-t-elle le combler en Russie ?

Juillet 2015. Grâce à son père, Clarisse est en stage à Moscou. Elle loge chez Goharik, une Arménienne d’Azerbaïjan, qui fut amie avec Anne en 1993. « La Russie est terre de contrastes. » (p. 141). Clarisse est partie sur les traces de sa mère, surprise que son père parle russe et ait des contacts en Russie. « Quel est donc ce passé que l’on cherche à me cacher ? » (p. 166).

Ma phrase préférée. « Chaque voyage est un pas de plus vers la solitude. Que raconter à ceux qui n’ont pas vu les mêmes paysages, rencontré les mêmes gens, ni vécu les mêmes aventures ? » (p. 266).

L’éditeur dit : « Une aventure portée par l’enthousiasme, la générosité et la curiosité toujours en éveil de Julie Moulin. ». Eh bien, je suis d’accord ; ce roman est passionné de la Russie, passionnant, riche humainement parlant malgré la superficialité des gens (certains seulement) dans la « nouvelle » Russie, intrigant aussi : que va découvrir Clarisse ?

Une belle lecture (la Russie me poursuit, n’est-ce pas ?) pour Lire en thème février 2020 (auteur français).

À écouter Nuit paisible et Dernier héros (deux des titres de chapitres) de Viktor Tsoï (groupe Kino).