Ça m’énerve donc je râle… #2

Il paraît – enfin des études scientifiques (sérieuses) montrent – que râler c’est bon pour la santé. Bon, eh bien, je suis mal barrée parce que je ne suis pas râleuse – je ne dirais pas que je ne râle jamais mais ça m’arrive vraiment rarement – donc je veux remédier à ça, hi hi, vous connaissez « mieux vaut prévenir que guérir ». Donc de temps en temps, vous m’entendrez râler !

Non seulement, les températures caniculaires sont indécentes et ce depuis des semaines, je n’en peux plus !!! Mais en plus, il y a des saloperies de bestioles !!! Ce que vous voyez, c’est le dessus de mon pied droit et c’est pareil sur les deux jambes et les bras… D’habitude je ne suis pas « bouffée » comme ça… Pitié, les bestioles, pitié !!!

Publicités

Inactivité paranormale de Jonathan Carcone

Inactivité paranormale de Jonathan Carcone.

ActuSF, mars 2017, 12 pages, ISBN 978-2-36629-418-7.

Genres : nouvelle, science-fiction.

Jonathan Carcone est blogueur et auteur. D’autres nouvelles (contes, fantastique, suspense, etc.) sur Short édition et sur son blog, L’Ogre littéraire.

Le Conseil des Sages

Composé de « Tyrodiens, Gravelosiens, Babousses, Gastérophrygiens, Rrrrrrraaaagggottttiiss, Sortiniens… » (p. 5) et d’une Humaine. « Un Conseil désespérément sage. » (p. 4). Mais de plus en plus, on entend : « L’Empire Galactique Vous Ment ! » (p. 5). L’ordre du jour du Conseil des Sages est donc : « L’Empire Galactique ment-il ? » (p. 6). Après discussions, le Conseil convient qu’aucune décision n’étant prise, aucun membre ne ment alors pourquoi le peuple croit-il le contraire ? « Ils n’en ont pas marre de se plaindre, ceux-là ? Oh Grand Yagagato, si vous l’autorisez, je peux demander aux gens de ma planète de venir faire le ménage dans l’Empire. Si nous réduisons la population de, disons, quelques milliards, ils seront plus faciles à contrôler… » (Veveveveveve, p. 7).

Une petite faute : « L’allégresse se rependait comme une traînée de poudre » (p. 9), euh… c’est plutôt « se répandait » si j’ai bien compris !

Cette nouvelle – à la fois humoristique et dramatique – a reçu le Prix Barjavel 2016 aux Intergalactiques de Lyon.

Pour La bonne nouvelle du lundi, cette nouvelle est plutôt une bonne nouvelle pour Meduso mais une mauvaise nouvelle pour tous les habitants de l’Empire Galactique ! Lisez, vous comprendrez !

Pour Littérature de l’imaginaire aussi.

Image

Projet 52-2018 #31 et Défi 52 semaines 2018 #31

Pour cette trente-et-unième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est eau. Voici la fontaine monumentale de Valence, tout en eau, car je vous l’avais déjà montrée couverte de givre en février 2017 [lien]. Il faut bien ça pour se rafraîchir ! Je vous souhaite un bon weekend ensoleillé et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma.

Quant au Défi 52 semaines 2018, le thème est rue. Je rajoute donc deux photos de rue, toutes deux prises en centre-ville de Valence mais à deux endroits différents : la première au « Pôle bus » (lieu central pour les correspondances de bus) et la deuxième de la Ruche aux livres récemment installée à la Place Aristide Briand pour donner – échanger des livres.

En coup de vent…/ 63

Bonsoir, une petite revue de la semaine avant de vous souhaiter un bon weekend 😉

Lundi, j’ai récupéré mes quatre rideaux thermiques : c’est comme des rideaux occultants mais thermiques donc ils protègent de la chaleur en été et du froid en hiver (ça semble fonctionner mais il continue de faire très chaud quand même !).

Mardi j’ai reçu mes nouvelles bibliothèques (heureusement que j’ai pu m’absenter du travail !) : j’étais à la fois contente (de les avoir enfin car ça faisait 40 jours que je les avais commandées) et déçue car il en manque quatre… Trois hautes en 80 cm de large (une pour le salon à côté de celle que vous voyez sur la photo et deux pour la deuxième chambre) et une basse en 40 cm de large (pour mettre au salon entre les deux de 80 cm de large que vous voyez sur la photo).

Mardi soir, une rencontre inattendue : une énorme sauterelle ! Au moins 10 cm de long (plus les antennes) ! C’est plus agréable que l’araignée de hier soir qui tournait comme une folle devant mon frigo et que j’ai dû écraser…

Et, ce soir, je rentre du travail… 33° dans ma cuisine… Pas évident de faire baisser la température avec les nuits caniculaires et le manque d’air frais la nuit…

Mais, bon weekend et bonnes vacances et, si vous n’êtes pas encore en congés ou si vous en revenez : bon courage 🙂

Ah, et j’ai failli oublier : mon fond d’écran d’août, toujours chez paon paon (dommage qu’il manque l’accent circonflexe sur le u…).

Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr

Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr.

Albin Michel, collection Les grandes traductions, août 2017, 320 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-226-39630-3. Cox oder der Lauf der Zeit (2016) est traduit de l’allemand par Bernard Kreiss.

Genres : littérature autrichienne, roman historique.

Christoph Ransmayr naît le 20 mars 1954 à Wels près de Linz en Autriche. Dans les années 70, il étudie la philosophie et l’ethnologie à Vienne puis travaille comme journaliste culturel avant de se consacrer, dans les années 80, à l’écriture (romans et essais pour lesquels il reçoit des prix littéraires).

Chine du XVIIIe siècle. L’empereur Qianlong est passionné par les horloges et les mécanismes qui mesurent le temps et sa course effrénée. Il attend « l’arrivée imminente d’un voilier anglais chargé d’horloges et d’automates précieux » (p. 11). « Alistair Cox, horloger et constructeur d’automates en provenance de Londres, maître de plus de neuf cents micro-mécaniciens, bijoutiers-joailliers, orfèvres et ciseleurs, se tenait au bastingage du trois-mâts Sirius et frissonnait malgré le soleil matinal radieux qui surplombait déjà les collines de Hangzhou et dissipait les derniers brouillards encore présents sur l’eau noire. » (p. 17). Il y a deux ans, lorsque Abigaïl, sa fille chérie, est morte de la coqueluche, Cox a accepté l’invitation de l’empereur-dieu, « être le premier homme du monde occidental à prendre ses quartiers dans une ville interdite et à créer, pour le très haut et passionné amateur et collectionneur d’horloges et d’automates, des œuvres conformes aux plans et aux rêves du Très-Haut. » (p. 20). Cox arrive avec son ami et plus proche collaborateur, Jacob Merlin, et deux assistants exceptionnels, un horloger orfèvre, Aram Lockwood, et un micro-mécanicien, Balder Bradshaw. Mais l’empereur ne veut plus de jouets alors le Sirius continue avec sa cargaison jusqu’à Yokohama et Qianlong demande aux artisans anglais des horloges qui mesurent le temps et la course du temps de façon différente selon la période de la vie car le temps ne passe pas de la même façon pour un enfant que pour un adulte, ou pour des amants que pour un condamné. « Shi jian, dit la voix derrière le paravent. Le temps, traduisit Kiang, le temps, la course du temps, le temps mesurable : Shi jian. » (p. 84). Bien sûr les artisans anglais ne parlent pas chinois, ils ont un traducteur attitré, Joseph Kiang.

Une chose me tracasse : Alistair Cox a 42 ans et, page 38, il est écrit que son épouse, Faye, est « trente ans plus jeune que lui » or leur fille, Abigaïl, est morte vers l’âge de 4 ans il y a un peu plus de 2 ans : il y a sûrement une erreur, peut-être de traduction. D’autant plus qu’on apprend que Faye a épousé Cox lorsqu’elle avait 17 ans (page 44). Si quelqu’un a une explication…

En dehors de cette petite erreur (qui n’est qu’un détail), ce roman est magistral !

L’auteur offre au lecteur un séjour extraordinaire dans la Cité impériale, dite Cité interdite, et si les artisans anglais jouissent d’une très grande liberté et de matériaux en quantité illimitée, ils doivent respecter scrupuleusement de nombreuses règles. Le lecteur en profite pour faire une excursion à la grande Muraille de Chine et une villégiature estivale à Jehol, en Mongolie intérieure. « Les chambres à coucher et les pièces de séjour étaient peintes en bleu, deux pièces de thé en rouge foncé, les ateliers et un bain de vapeur fonctionnant à l’énergie en blanc : les couleurs de l’air, des nuages, du feu et de l’eau constituaient une bénédiction qui ne pouvait que favoriser le travail qui devait être accompli ici. » (p. 208-209).

« Une horloge pour l’éternité. L’horloge des horloges. Perpetuum mobile. «  (p. 229).

Le sobriquet Clox (p. 257) a-t-il donné le mot anglais clock ?

L’auteur s’est inspiré de James Cox, horloger et constructeur d’automates (exposés dans le monde y compris en Chine) mais qui n’a jamais été en Chine ! Et de son collaborateur, Joseph Merlin. Ils ont été les constructeurs de la Perpetual Motion atmosphérique (barométrique). Tout le reste est fiction mais l’auteur a une connaissance sidérale de la Chine et des mécanismes de l’horlogerie !

Ce qui m’a attirée dans ce roman ? La couverture, la Chine et le thème : j’aime les romans fictionnalisant le temps et les mécanismes d’horlogerie (même si je n’y connais… rien !).

Une lecture germanique (littérature autrichienne en langue allemande) pour le Défi littéraire de Madame lit mais je lirai dans le mois de la littérature allemande. Aussi pour le Challenge de l’été 2018, Petit Bac 2018 (catégorie Passage du temps), Raconte-moi l’Asie #3 (l’action se déroule en Chine) et Voisins Voisines 2018 (Autriche).

Throwback Thursday livresque 2018-31

Pour ce jeudi 2 août, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « Amérique du Sud » et je viens justement de publier Dans la ville des veuves intrépides de James Cañón, un roman colombien paru en France il y a 10 ans ! Vous pouvez voir les autres participations chez BettieRose. Bonne fin de semaine et bon weekend ensoleillé !

Jamais de Duhamel

Jamais de Duhamel.

Bamboo – Grand Angle, janvier 2018, 62 pages, 15,90 €, ISBN 978-2-8189-4381-6.

Genre : bande dessinée.

Bruno Duhamel naît le 18 octobre 1975 à Mont-Saint-Aignan en Normandie. Il étudie les Arts plastiques et les Beaux-Arts (morphologie) à Paris puis la bande dessinée à l’École européenne supérieure de l’image à Angoulême. Il travaille un peu pour le jeu vidéo avant de se consacrer à la bande dessinée, d’abord avec Brrémaud (Kochka, Harlem, Butch Cassidy) ou Kris (Les brigades du temps). Plus d’infos sur son site officiel, http://www.hibbouk.com/.

Sur la D75, en Normandie, un charmant village côtier, Troumesnil, apprécié pour « sa plage, ses falaises, son grand marché aux poissons » (p. 3). Madeleine est une des habitantes : c’est une petite vieille aveugle que le maire veut obliger à s’installer à la Résidence des Hortensias « tout confort » mais Madeleine ne veut pas quitter sa maison et son gros chat, Balthazar. Son mari, Jules, a disparu en mer et elle attend toujours son retour ou du moins elle agit comme s’il était là. Mais la maison de Madeleine est sur une falaise et c’est réellement dangereux à cause de l’érosion… « Je ne quitterai JAMAIS cette maison ! » (p. 47).

« Face à une catastrophe naturelle, il faut une force de la nature. Madeleine, c’est les deux. » dit la 4e de couverture. Et elle est attachante, Madeleine, je dirais même qu’elle est mignonne mais obstinée ! Elle résiste au maire, elle résiste à la vie (elle a apparemment 95 ans), elle résiste à la falaise. Elle veut garder sa liberté, son indépendance (les animaux sont interdits à la résidence et je ne trouve pas ça normal du tout !). Elle vit au milieu de ses souvenirs, elle ne voit pas mais elle se souvient de tout et elle veut conserver ça jusqu’au bout. Les dessins sont très beaux avec leurs tons principalement bleus et verts. Le maire et son épouse, Josiane, sont réussis, très expressifs, et les habitués du bar-restaurant Le Goéland aussi, toute une galerie de personnages. Il y a de l’humour dans l’air pour parler de la façon dont on traite les personnes âgées, les personnes handicapées (doit-on décider pour elles ?) et aussi le pompier noir bien sympathique et plein de bon sens. Et puis, il y a plein de détails amusants, par exemple Madeleine dit qu’il y a canicule car il n’a pas plu depuis quelques jours mais le thermomètre affiche 16 ou 17 degrés !

L’histoire compte 54 pages et, à la fin, il y a 8 jolies pages de « making of » avec des croquis, des photos, des crayonnés et des mises en couleur.

Une belle bande dessinée, émouvante, pleine de tendresse qui me donne très envie de lire d’autres titres de Duhamel.

Pour les challenges BD, La BD de la semaine, Un max de BD en 2018 et Challenge de l’été 2018.