Throwback Thursday livresque 2018-40

Zut, zut, zut, j’ai encore oublié de participer au Throwback Thursday livresque jeudi, donc hier ! Pour ce jeudi 4 octobre, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « Livre préféré de l’été ». Aïe… J’aurais aimé que ce thème soit au pluriel !!! J’ai en tout cas participé au Challenge de l’été 2018 et j’ai lu en 3 mois une cinquantaine de livres et je n’arrive pas à n’en choisir qu’un préféré… J’aimerais en mettre trois (dans l’ordre de lecture car ils sont ex aequo) : La famille Yassine et Lucy dans les cieux de Daniella Carmi (L’antilope, 2017, Israël), Le Club des veuves qui aimaient la littérature érotique de Balli Kaur Jaswal (Belfond, 2018, Singapour) en littérature adulte (les deux sont à la fois instructifs et divertissants, et même drôles) et la petite pépite jeunesse : Miss Pook et les enfants de la lune de Bertrand Santini (Grasset Jeunesse, 2017, France). Ça vous va si je vous en mets trois ? 😉 Vous pouvez voir les autres participations chez BettieRose. Bonne fin de semaine et bon weekend automnal.

Publicités
Image

Mes coups de… /7-2018 – Rencontres photo Chabeuil

D’habitude la rubrique « Mes coups de… » est publiée le dimanche mais j’ai pris du retard…

Coup de cœur

Pour Les rencontres de la photo n° 18 qui se déroulaient du 15 au 23 septembre 2018 à Chabeuil dans la Drôme. Prise par le travail et d’autres activités, je n’y suis allée que le dernier jour, le dimanche 23 septembre, avec une copine (que je remercie encore) et nous avons passé une excellente journée, très ensoleillée alors le repas fut un pique-nique avec vue sur le Vercors et il y avait encore des papillons et des sauterelles !

Sur 34 expositions, j’en ai vu une vingtaine et j’ai pris quelques photos. C’est dommage, je n’ai pas pris de photos de Erased de Bertrand Meunier (en Chine) et Avant que l’eau des banquises… de Véronique Loh (à Venise), deux belles expos qui m’ont beaucoup plu mais il est possible de voir le travail de Bertrand Meunier ici et celui de Véronique Loh ici. Et une expo manquée : Lisboa, sur les pas de Fernando Pessoa de Gilles Lange (le lieu était un peu décentré et il a été zappé…) mais il est possible de voir le travail de ce photographe ici.

Voilà, une très belle édition avec une gagnante rayonnante ! Claudia Masciave, une Brésilienne qui vit à Grenoble depuis 8 ans, a reçu le Prix de la ville et le Prix du public et je l’ai dûment félicitée 🙂 Vous pouvez en savoir plus sur elle ici, ici, ici et la suivre sur sa page FB et sur sa chaîne YT.

Marathon de l’épouvante – automne 2018

Marjorie – du blog Chroniques littéraires – organise un marathon de l’épouvante du lundi 1er octobre au dimanche 4 novembre 2018.

Infos, catégories, logos et inscription chez Marjorie + le groupe FB.

Les catégories

Automne, plaid et cocooning : des livres doux qui font penser à l’automne, qu’il y ait ou non du mystère et de la magie dedans. Des livres qui vous font vous sentir bien.

Forêt enchantée et Farfadets : de la magie, des sorcières, des sortilèges. Le mystère est présent mais à petite dose.

Cimetières et Outre-tombe : de l’horreur, du thriller, du fantôme pas gentil, de la possession… si vous lisez la nuit.

Le nombre de pages

Lutins : 500 pages,

Créatures : 1 000 pages,

Envoûtement : 2 000 pages,

Possession : 3 000 pages.

Mes lectures pour ce marathon

Pendant les 12 premiers jours d’octobre, j’ai zappé ce marathon… J’ai lu, mais pour le travail et ces lectures ne rentraient pas dans le marathon… Sauf une nouvelle, premier lien ci-dessous.

1. Le vampire de  John William Polidori (65 pages)

Pati fait son cinéma #1

Pati fait son cinéma !Cela fait un bout de temps que je pense à cette rubrique… Je regarde pas mal de séries et j’essaie d’en parler régulièrement sur le blog mais j’ai un peu plus de mal à parler de films… Alors, je me lance ! Avec cette nouvelle rubrique « Pati fait son cinéma » : j’espère que vous apprécierez cette rubrique et que vous trouverez le logo sympa.

Pour ce premier billet, je vais vous parler des films que j’ai vus cet été (enfin ceux qui méritent qu’on parle d’eux).

Au cinéma

🙂 Jurassic World : Fallen Kingdom est un film de science-fiction américain sorti en juin 2018. Il est réalisé par Juan Antonio Bayona et dure 128 minutes. C’est le cinquième film de la licence Jurassic Park et il fait suite à Jurassic World sorti en juin 2015. Il est, comme les films précédents, librement adapté des romans de Michael Crichton. L’histoire se déroule trois ans après la catastrophe de Jurassic World : les dinosaures vivent sur l’île d’Isla Nubar (île fictive au large du Costa Rica) et Claire Dearing, qui dirigeait le parc, est présidente d’une association pour la protection des dinosaures qu’elle veut sauver car l’île est menacée par une éruption volcanique. Mission (suicide ?), militaires, génétique, des dinosaures dangereux, le retour de Blue, tous les ingrédients y sont pour passer un excellent moment et frissonner de plaisir.

Destination Pékin (Duck Duck Goose) est un film d’animation sino-américain sorti en août 2015. Il est réalisé par Christopher Jenkins et dure 91 minutes. L’histoire se déroule en Chine en automne. Peng, une oie mâle indépendante, voit les oies partir sans lui car il a une aile blessée. L’hiver arrive alors il décide de marcher et rencontre deux canetons, Chi et Chao, mais un chat affamé, Banzou, va les poursuivre. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été émerveillée par ce magnifique film d’animation drôle, tendre et rythmé.

Disponible en DVD

🙂 Vipère au poing est un film dramatique français sorti en octobre 2004. Réalisé par Philippe de Broca, il dure 96 minutes. Catherine Frot est extraordinaire comme d’habitude, Jacques Villeret est dans un de ses derniers rôles, Jules Sitruk (dans le rôle de Jean, le narrateur) et William Touil (dans le rôle de Ferdinand, le fils aîné) sont très bons. Jacques et Paule Rézeau vivent en Indochine et leurs deux fils sont élevés par leur grand-mère paternelle, bienveillante. À sa mort, les Rézeau reviennent en France avec le petit Marcel mais la mère, surnommée Folcoche par les enfants, est incroyablement méchante. Une adaptation réussie du roman d’Hervé Bazin que j’ai très envie de relire !

Est-ce que cette nouvelle rubrique cinéma vous plaît ?

Pêche d’Emma Glass

Pêche d’Emma Glass.

Flammarion, Hors collection, Littérature étrangère, août 2018, 128 pages, 14 €, ISBN 978-2-08144-313-6. Peach (2018) est traduit de l’anglais par Claro.

Genres : littérature galloise, premier roman.

Emma Glass naît à Swansea (Pays de Galles). Elle étudie la littérature anglaise, participe à des ateliers d’écriture et devient infirmière en pédiatrie avant d’écrire ce premier roman, Pêche (peut-être inspiré par des patientes ?).

« Tu vois ? dit Papa. Il met juste du temps à s’habituer, c’est tout. On sait que tu as été un peu surprise par son arrivée, Pêche, dit Maman. » (p. 20). Pêche a été surprise à l’arrivée de son petit frère mais maintenant Pêche pense à autre chose, Pêche a été déchirée, Pêche a du sang qui coule, Pêche a dû se recoudre pour que le sang arrête de couler sur ses jambes. « Je dois oublier. Je vais oublier. Je me pince les joues, je soupire. Je vais essayer. » (p. 27). Le jeune homme va la harceler, lui dire qu’il l’aime… « Lincoln. Il a un nom. » (p. 29) mais Pêche ne dit rien à personne et refuse d’être une victime. « Je me dis, Faisons comme s’il ne s’était rien passé. Je ne veux pas être une victime. Une de ces victimes. » (p. 75).

Après Manuel de survie à l’usage des jeunes filles de Mick Kitson, je lis encore un roman qui parle de viol ; décidément cette rentrée littéraire est bien sombre… Mais Pêche est un roman totalement différent, très court, rythmé à toute vitesse (celle de l’adolescence ?), il est tout en fluides (bon là, c’est un peu beurk…), en couleurs et bizarrement il s’en dégage une sorte de poésie. L’adolescente, Pêche, est attachante et le lecteur a tellement envie qu’elle aille mieux, qu’elle puisse parler à ses parents (un peu décalés) et à son petit ami, Vert. Car Pêche affronte l’horreur seule… Seule ? Eh bien non, il y a les lecteurs ! Alors, lisez Pêche, vous verrez c’est un récit bouleversant, intense, et pas seulement féminin.

Je crains qu’en Grande-Bretagne, le viol soit un phénomène récurent, pour preuve cette campagne de pub de Blue Seat Studio :

Une dernière lecture faite pendant le Challenge de l’été que je mets dans 1 % Rentrée littéraire 2018, Défi littéraire de Madame lit (littérature britannique), Petit Bac 2018 (catégorie Mot positif, en total décalage avec le thème du roman !) et Voisins Voisines 2018 (Pays de Galles).

 

En coup de vent…/ 70

Bonsoir, le mois d’octobre est arrivé avec de la grisaille, de la pluie et des températures largement en baisse. Mais, mon radiateur est prêt ! Le fait d’avoir reçu mes bibliothèques y est pour beaucoup ! J’ai terminé ce matin, à midi et demi, et j’ai pris un déjeuner bien mérité avant d’aller voir une amie et son bébé puis le kiné bien mérité aussi. Certains livres sont rangés dans les bibliothèques mais d’autres sont empilés dans la deuxième chambre, en attente. Bonne soirée et bon mois d’octobre en espérant des jours plus beaux 🙂

Cliquez sur l’image !

Et j’en profite pour vous montrer mon fond d’écran d’octobre, toujours chez paon paon.

Manuel de survie à l’usage des jeunes filles de Mick Kitson

Manuel de survie à l’usage des jeunes filles de Mick Kitson.

Métailié, collection Bibliothèque écossaise, août 2018, 256 pages, 18 €, ISBN 978-10-226-0800-8. Sal (2018) est traduit de l’anglais (Écosse) par Céline Schwaller.

Genres : littérature écossaise, premier roman.

Mick Kitson naît au Pays de Galles mais vit en Écosse (dans le Fife, côte est) avec son épouse. Il étudie l’anglais à l’Université de Newcastle Upon Tyne. Rocker (dans les années 80, avec son frère, dans le groupe The Senators), journaliste, professeur d’anglais, il signe avec Manuel de survie à l’usage des jeunes filles son premier roman.

« M’man » est souvent bourrée et Robert, le beau-père, abuse de Sal (13 ans) depuis qu’elle en a 10… Peppa a bientôt 10 ans et Robert a menacé de s’en prendre également à elle alors Sal a installé un verrou sur la porte de sa chambre. « Si j’avais posé un verrou sur ma porte, Robert l’aurait défoncée à coups de pied et il aurait réveillé Peppa. Il n’aurait pas réveillé m’man parce que quand elle avait bu et qu’elle était dans les vapes on ne pouvait pas la réveiller. » (p. 12). Sal craint que, si les services sociaux interviennent, elle et Peppa soient séparées alors elle va agir en secret et tout préparer pour qu’elles s’enfuient dans la forêt de Galloway, une forêt sauvage des Highlands. Dans la forêt, les filles sont d’abord seules, et pas malheureuses malgré le froid, puis elles rencontrent Ingrid, une Allemande de l’Est, médecin immunologue, mais âgée et malade. Évidemment, la police recherche Salmarina et Paula (les prénoms de Sal et Peppa) et la mère va essayer de changer : « Sobre depuis trois semaines. Un jour à la fois. Je n’arrive pas a y croire. Je m’en sors sans antidouleurs !! » (p. 150). Mais est-ce aussi simple que ça ?

Les descriptions et les détails peuvent dérouter au début mais c’est ce qui fait de ce roman un véritable manuel de survie ! Vous allez tout savoir sur les crottes de lapin et comment poser un piège, sur l’étanchéité du Gore-Tex, sur les dents des brochets, et tant d’autres choses. C’est que Sal est une ado de son temps qui a tout cherché sur YouTube et Wikipédia et tout acheté sur Amazon pour pouvoir fuir et survivre avec sa petite sœur !

Manuel de survie à l’usage des jeunes filles est un roman coup de poing, difficile, cruel comme un conte de fée moderne dans lequel Sal et Peppa seraient peut-être pas des princesses mais des petits chaperons rouges ; m’man non pas une méchante marâtre mais une mère alcoolique, dépassée et peut-être même qu’elle ferme les yeux sur ce qu’elle ne veut pas voir ; et Robert un ogre ou le loup du Petit chaperon rouge. Pourtant, dans leur horrible malheur, les filles ne sont pas malheureuses, parce qu’elles ne veulent pas être des victimes, elles se débrouillent même très bien, elles sont matures, pétillantes de vie et presque, le lecteur courrait avec elles dans cette forêt sombre et froide ! Contrairement à Dans la forêt de Jean Hegland (le postulat de départ est différent) que je n’avais pas aimé (explications dans ma note de lecture), cette histoire de deux sœurs m’a… je ne dirais pas enchantée vu le thème, mais retournée ! Les filles ne seront donc jamais tranquilles, elles risqueront toujours le pire, quel que soit le nombre d’histoires, de contes, de prévention pour dénoncer les viols et la pédophilie… Et ce n’est pas le roman suivant que j’ai lu qui dira le contraire… (Pêche d’Emma Glass). En tout cas, Mick Kitson développe un roman nature writing étonnant, sensible, puissant et il faudra suivre cet auteur.

Un roman lu pendant le Challenge de l’été que je mets aussi dans 1 % Rentrée littéraire 2018, Défi littéraire de Madame lit (en octobre, littérature britannique) et Voisins Voisines 2018 (Écosse).