Throwback Thursday livresque 2018-33

Pour ce jeudi 16 août, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « Afrique ». Normal, après l’Amérique du Nord, l’Océanie, l’Amérique du Sud et l’Asie, il restait l’Afrique. Sans hésitation, je vous propose Petit pays de Gaël Faye ! Un premier roman paru il y a deux ans, largement inspiré de la vie des parents de l’auteur (une mère rwandaise, Tutsi, et un père jurassien amoureux de l’Afrique) et de sa vie (Gaël Faye est né et a grandi au Burundi avant de s’exiler en France avec sa petite sœur). Un très beau roman très émouvant que beaucoup de lecteurs ont déjà apprécié mais peut-être que vous pas encore. 😉 Vous pouvez voir les autres participations chez BettieRose. Bonne fin de semaine et bon weekend ensoleillé !

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Défi 52 semaines 2018 #5

Dernier jour de la semaine pour publier sur ce 5e thème : piquant du Défi 52 semaines 2018. Pas d’idée… et puis, hier matin en attendant le bus pour aller au travail, j’ai pensé à Petit Piment d’Alain Mabanckou, quoi de plus piquant qu’un piment ?! Un très bon roman de l’auteur franco-congolais, expat’ aux States, que j’avais lu fin 2015 et que je vous conseille vivement.

La fonte des glaces de Joël Baqué

La fonte des glaces de Joël Baqué.

P.O.L., août 2017, 288 pages, 17 €, ISBN 978-2-8180-1391-5.

Genre : roman français.

Joël Baqué naît le 23 décembre 1963 à Béziers ; il vit à Nice. Poésie (Angle plat aux éditions Hors jeu en 2002, Un rang d’écart aux éditions L’Arbre à Paroles en 2003, Start-up aux éditions Le Quartanier en 2007) et romans chez P.O.L. : Aire du mouton (2011), La salle (2015), La mer c’est rien du tout (2016).

L’auteur nous transporte en Afrique, en France et en Antarctique. Après la mort de son mari, comptable dans une bananeraie en Côte d’Ivoire, la mère retourne avec son fils, Louis, en France, à Carcassonne, et l’élève seule. Louis est un enfant calme, sensible et aimant. Bien que son père ait été écrasé par un éléphant, Louis aime et respecte les animaux. Il devient… boucher-charcutier ! Et rencontre, à Toulon, Lise, la fille de son patron, qu’il épouse mais ils n’ont pas d’enfant et personne à qui léguer la boutique. « Ils eurent ainsi de longues années d’un bonheur paisible jusqu’à ce qu’un petit point sombre repéré sur une radiographie mammaire de Lise fasse tache d’encre et assombrisse leurs vies. » (p. 42). Jeune veuf et jeune retraité, Louis déprime mais se crée « un emploi du temps et de nouvelles habitudes. » (p. 43). Un dimanche matin, après sa visite habituelle à la boulangerie-pâtisserie, Louis achète un oiseau empaillé dans une brocante. « Ce manchot empereur était certes bien conservé mais d’un usage incertain. Qui donc l’aurait acheté et pourquoi ? Difficile de se dire : un manchot empereur, ça sert toujours. Autant de questions que Louis ne se posa pas. Il s’entendit poser une question d’un tout autre ordre, comme s’il se ventriloquait lui-même. […] – Ah ! Attention, hein ! C’est pas un pingouin, c’est un manchot empereur ! Pas pareil, hein ! Pas pareil ! C’est bien mieux, un manchot empereur ! D’abord c’est plus gros et puis bientôt avec la fonte des glaces y en aura plus, vous pouvez voir ça comme un investissement ! » (p. 57-58). Cet oiseau empaillé va bouleverser la vie de Louis : une nouvelle passion, un voyage, des rencontres ! « L’irruption dans sa vie du manchot empereur avait changé les choses. » (p. 93). On retrouve donc Louis sur la banquise avec son guide Inuit, Ivaluardjuk, qui va faire une vidéo hilarante et la poster sur sa page FB.

Hum… Ce roman aurait pu me plaire : le style est relativement agréable et il y a une pointe d’humour – bon parfois c’est du gros cliché bien lourd (par exemple, avec les bibliothécaires : une fois, c’est amusant, trois fois, c’est exagéré) – et les retours en arrière ne m’ont pas dérangée mais… il y a tellement de digressions, de longueurs et de détails inutiles, que je me suis vraiment ennuyée… J’ai fait un effort pour aller au bout, à vrai dire j’ai lu une centaine de pages normalement et les presque deux-cents dernières pages en diagonale : j’ai donc rencontré Alice, visité Terre-Neuve, je suis montée à bord du Nathanaël et j’ai remorqué un iceberg, par contre je n’ai pas mangé de gâteau soviétique au beurre de je ne sais plus quoi donc je n’ai pas été malade, ni d’indigestion ou d’hallucinations ni de la lecture de ce roman, mais je suis déçue, très déçue… Alors, oui, Joël Baqué dénonce l’hystérie des réseaux sociaux et de la mise en célébrité des anonymes, oui, il crie au secours de la fonte des glaces (et du réchauffement climatique) et pour la sauvegarde de la banquise et de ses habitants, mais ça n’a pas été suffisant pour me faire apprécier ce roman trop longuet, trop laborieux. Les journalistes sont dithyrambiques à propos de cet auteur qui fut le plus jeune gendarme de France et qui se consacre désormais à la littérature : « drôle », « loufoque », « excellent », « réjouissant », « impérial » et même « précieux », bof, je ne suis pas convaincue du tout et je ne pense pas lire un autre titre de lui.

Je le mets quand même dans le challenge 1 % rentrée littéraire 2017.

Challenge À la découverte de l’Afrique avec Nelcie

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Logo créé par Darkness turns me on

Sur le blog de Sharon [lien], j’ai découvert dimanche un challenge intéressant que je n’avais pas vu passer auparavant ou alors je n’avais pas vraiment fait attention ! Ce challenge créé en septembre 2014 par Céline / Nelcie – du blog Voyage au bout de la page – est : À la découverte de l’Afrique [lien]. Il est illimité et même rétroactif mais je me suis rendu compte que je n’ai pas encore publié d’auteurs africains sur le blog ! Par contre, j’ai deux romans français sur l’Afrique alors je vais les noter. D’autres liens suivront car j’ai déjà Petit Piment d’Alain Mabanckou reçu grâce à PriceMinister [lien].

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Logo créé par Ostinato

Livres d’auteurs africains

1. Petit Piment d’Alain Mabanckou (Congo, 2015)

2. Petit pays de Gaël Faye (Burundi, Rwanda, 2016)

3. Les marrons de Louis-Timagène Houat (île Bourbon, ancien nom de l’île de la Réunion, 1844)

4. Le village de l’Allemand ou le journal des frères Schiller de Boualem Sansal (Algérie, 2008)

Livres d’auteurs non africains sur l’Afrique

Tiré à quatre épingles de Pascal Marmet + interview (France, polar, 2015)

Djibouti de Pierre Deram (France, premier roman, 2015)