La Mort et le Météore de Joca Reiners Terron

La Mort et le Météore de Joca Reiners Terron.

Zulma, octobre 2020, 192 pages, 17,50 €, ISBN 978-2-84304-976-7. A Morte e o Meteoro (2019) est traduit du portugais (Brésil) par Dominique Nédellec.

Genres : littérature brésilienne, roman, aventure, science-fiction.

Joca Reiners Terron est le pseudonyme de João Carlos Reiners Terron né le 9 février 1968 à Cuiabá (capitale du Mato Grosso au Brésil). Il étudie l’architecture et le dessin industriel. Il vit à São Paulo où il est romancier, poète, éditeur et designer. Depuis 2001, il écrit plusieurs romans, des nouvelles et de la poésie mais La Mort et le Météore est le premier roman traduit en français. Plus d’infos sur son blog pour ceux qui comprennent le portugais !

La forêt amazonienne a intégralement brûlé… Sauver les Kaajapukugi ? Ils sont cinquante hommes, il n’y a plus ni femmes ni enfants… Leur pays, le Brésil, s’en fiche… Le Canada, seul pays à proposer de les accueillir, c’est bien mais le climat n’est pas fait pour cette tribu d’Amazonie… Ils vont finalement aller dans la forêt de Huautla, près de Oaxaca, au Mexique.

Le narrateur, anthropologue, travaille au « bureau de la Commission nationale pour le développement des peuples indigènes » (p. 14) et son supérieur lui ordonne de superviser l’installation des Indiens. Il ne s’agit d’ailleurs plus de développement avec les Kaajapukugi mais de sauvegarde… « C’était la première fois dans l’histoire de la colonisation qu’un peuple amérindien tout entier, les cinquante Kaajapukugi encore en vie, demandait l’asile politique dans un autre pays. » (p. 17) « […] parce que l’environnement qui les avait vu naître, l’Amazonie, était mort, et qu’ils étaient pourchassés avec détermination par l’État et ses agents exterminateurs : les orpailleurs clandestins, les trafiquants de bois, les grands propriétaires terriens et leurs sbires habituels, policiers, militaires et gouvernants. » (p. 18).

Le narrateur (nous ne saurons jamais son nom) va collaborer avec Boaventura, un sertanista (spécialiste) des peuples indigènes et isolés qui travaille pour la Fondation nationale de l’Indien du Brésil (la Funai). Mais les Kaajapukugi ne sont pas arrivés sur le territoire des Mazatèques (au Mexique donc) que Boaventura meurt. Bon, il avait 80 ans mais sa mort est tout de même louche…

Donc les Kaajapukugi débarquent à Oaxaca et c’est au même moment que les Chinois envoient une navette avec un jeune couple en mission sur Mars. Cet événement peut paraître anodin mais les deux événements sont liés. « Le Grand Mal, […], l’homme blanc est le Grand Mal. » (p. 45). On ne peut pas dire que les Chinois soient blancs mais je pense que « l’homme blanc » signifie l’homme occidentalisé, l’homme moderne.

Mais revenons aux Kaajapukugi qui n’étant plus que cinquante hommes, tous âgés de plus de cinquante ans, sont finalement voués à disparaître plus ou moins rapidement… Mais qui sont-ils ? Des « Indiens punks rétifs à toute idée de pouvoir hiérarchisé, cas anarchistes pour qui aucune race n’en surpasse une autre, et pour qui, non, décidément, nul homme n’est le roi de quoi que ce soit. » (p. 50). Nul homme n’est le roi de quoi que ce soit, cette phrase est en exergue du roman et elle me plaît beaucoup. Donc les Kaajapukugi s’installent à Huautla, ils construisent leur maloca (maison collective) et le soir pratiquent le rituel de tinsáanhán (je vous laisse découvrir ce que c’est) et là, c’est le drame…

De plus, en rechargeant son téléphone dans la maison que ses parents lui ont laissée à Oaxaca, le narrateur se rend compte qu’il a reçu une vidéo de deux heures et vingt minutes que Boaventura lui a envoyée avant de mourir. « J’ai reçu des menaces. Bon, des menaces, j’en reçois depuis belle lurette […]. Mais ces dernières menaces sont différentes […]. » (p. 62), « […] je vous ferai part de quelques soupçons et de plusieurs craintes. » (p. 63). Flashback, 1980, Boaventura est un jeune anthropologue et il décide de s’enfoncer en Amazonie pour observer une tribu inconnue. « Je souhaitais observer les gestes dont était fait leur quotidien. Avoir la chance d’être témoin d’une naissance, qui sait, et la triste opportunité d’assister aux rites funéraires d’un peuple au bord de l’extinction. Observer la sagacité du chasseur, le dévouement de l’épouse, comprendre les relations conjugales, sexuelles, la présence de l’animisme. Et déchiffrer leur langue, puis leur mythologie. » (p. 75-76). Mais déranger un peuple isolé volontairement, n’est-ce pas déjà le début de la fin ?

Avec ce roman intense et cette peuplade en déclin, Joca Reiners Terron amène ses lecteurs à réfléchir. « Nous n’étions pas libres, nous étions juste seuls. » (p. 164). Avec la forêt (et donc l’oxygène indispensable) qui brûle ces dernières années, et pas seulement en Amazonie, le temps est compté ! Et, si la colonisation sur Terre est le Grand Mal, qu’en sera-t-il de la colonisation humaine sur Mars alors que la mission chinoise Tiantang I est partie ? Vous comprendrez tout, l’histoire, le titre, en lisant cet incroyable roman (ethnographique, écologique, policier, science-fiction) et en découvrant la fin, terrible. Coup de cœur pour moi et j’espère que d’autres titres de cet auteur seront traduits en français.

Les deux hommes principaux de ce roman, le narrateur et Boaventura sont tous deux anthropologues mais différents, pas seulement à cause de leurs âges, le premier est un fonctionnaire, le deuxième un aventurier. Mais quelque chose les relient, entre autres ils ont tous les deux perdu leurs parents et luttent contre ce deuil et leur souffrance.

Je mets cette excellente lecture dans le Challenge de la planète Mars (vous pouvez penser que la mission chinoise est un petit événement dans ce roman amazonien mais en fait, c’est super important), Littérature de l’imaginaire #9 et Petit Bac 2021 (catégorie Objet pour Météore).

Taqawan d’Éric Plamondon

Taqawan d’Éric Plamondon.

Quidam, collection L’Américaine, janvier 2018, 208 pages, 20 €, ISBN 978-2-37491-078-9.

Genre : littérature québécoise.

Éric Plamondon naît en 1969 à Québec. Il étudie la communication, le journalisme et l’économie à l’Université de Laval puis la littérature à l’Université de Québec. Il vit en France depuis les années 90. Il est romancier, nouvelliste et a reçu de nombreux prix littéraires en particulier au Québec. Taqawan est son quatrième roman, paru en 2017 au Québec et en 2018 en France. Plus d’infos sur son site et son blog.

11 juin 1981 : Océane a 15 ans aujourd’hui. Elle fait partie du peuple des Indiens Mi’gmaq, aussi appelés Miquemaques, Mi’kmaqs, Micmacs ou même Souriquois par les Français. Elle est dans le bus scolaire qui la ramène chez elle, à la réserve de Restigouche en Gaspégie (Gespeg). Mais le bus s’arrête, il ne peut pas traverser le pont… Il y a des policiers de la Sécurité du Québec partout, trois cents policiers (!) et un hélicoptère : c’est que les Indiens pêchent le saumon pour nourrir leur famille mais c’est interdit par la loi et les policiers sont chargés de les empêcher de récupérer les filets…. De façon plutôt violente… « Alors les forces de l’ordre redoublent de coups, s’enragent et deviennent vicieuses. Quand les chiens sont lâchés, quand on donne le feu vert à des sbires armés en leur expliquant qu’ils ont tous les droits face à des individus désobéissants, condamnables, délinquants, quand on fait entrer ces idées dans la tête de quelqu’un, on doit toujours s’attendre au pire. L’humanité se retire peu à peu. Dans le feu de l’action, la raison s’éteint. Il faut savoir répondre aux ordres sans penser. » (p. 14-15). De son côté, Yves Leclerc, un garde-chasse qui vit seul au milieu de la forêt découvre une adolescente frigorifiée, elle a été violée par plusieurs hommes… blancs… « […] que se passe-t-il ? Il vient d’amener chez lui une jeune Indienne. Sous le choc d’un viol. Elle a passé la nuit dehors. Lui vient de perdre son travail parce qu’il a refusé de retourner sur la réserve. » (p. 47-48).

Deux histoires, celle d’Océane et celle d’Yves, dans un pays en fait à cheval sur deux pays – le Québec (francophone) et le Canada (anglophone) – un pays qui ne veut pas appartenir à tous, surtout à ses habitants d’origine, deux histoires qui se rejoignent dans un récit intense, cruel. Taqawan est un roman historique, social, noir, profondément humain. Et si les Québécois, les Canadiens n’étaient pas si gentils que ça ? Cette histoire fait bien sûr penser à la façon dont ont été traités les Indiens d’Amérique aux États-Unis et les Aborigènes en Australie. Ils ont perdu leurs terres, leurs traditions ancestrales, leur mode de vie proche et respectueux de la nature hérité de leurs ancêtres, ils ont été enfermés, battus, brimés, humiliés, presque décimés… C’est un miracle s’ils existent encore, malheureusement sous tutelle, dans des réserves qui ressemblent à des bidonvilles…

On apprend non seulement beaucoup de choses sur les Indiens du Québec, sur les Européens envahisseurs, sur leurs relations plus que tumultueuses, mais aussi sur la nature, sur le saumon (très important dans la vie des Indiens), taqawan. « Les reins du saumon se métamorphosent selon le milieu aquatique. Quand un saumon passe de l’eau douce à l’eau salée, et vice-versa, ses deux reins subissent des transformations d’anatomie et de fonctionnement. Encore aujourd’hui, les scientifiques ne s’expliquent pas ce phénomène. » (p. 61). Un roman fort, beau, passionnant, violent, pas tendre avec les colons anglais, français et leurs gouvernements…

Ma phrase préférée : « Tu es revenu. Tu es un saumon revenu de la mer, tu es un taqawan. » (p. 153).

Une très belle lecture pour les challenges Petit Bac 2018 (catégorie Titre mot unique) et Challenge de l’été 2018. Et j’ai failli oublié Suivez le thème avec le thème liquide (pour les saumons, eau douce, eau salée, les filets de pêche, tout ça, tout ça).

Throwback Thursday livresque 2018-28

Pour ce jeudi 12 juillet, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « Amérique du Nord » et je veux vous proposer un roman jeunesse lu récemment (mai 2018) : Louise et Hetseni – Dans les plaines sauvages de Sophie Rigal-Goulard. Pourquoi ce roman ? Parce que pour moi, Amérique du Nord signifie Canada et États-Unis, et donc non seulement population contemporaine mais aussi Indiens d’Amérique représentés dans cette histoire par Jonas qui traverse le Grand Ouest en 1851 et va devenir Hetseni chez les Cheyennes. Une lecture agréable dans laquelle les petits – et les grands – lecteurs apprennent beaucoup de choses sur les Indiens et sur les relations avec les hommes blancs qui pénétraient sur leurs terres ancestrales. Vous pouvez voir les autres participations chez BettieRose. Bonne fin de semaine et bon weekend estival !

Louise et Hetseni de Sophie Rigal-Goulard

Louise et Hetseni – Dans les plaines sauvages de Sophie Rigal-Goulard.

Rageot, mai 2018, 160 pages, 11,90 €, ISBN 978-2-70025-562-1.

Genres : littérature jeunesse, aventure, Histoire, fantastique.

Sophie Rigal-Goulard dit qu’elle est « née en 67 dans le 67 » mais elle habite dans le 13 (logique puisque 6+7=13). Après un bac scientifique et un DEUG d’économie, elle devient institutrice puis se lance dans l’écriture jeunesse en 2000. Plus d’infos sur http://www.sophie-rigal-goulard.fr/.

Avril 1851, un convoi de chariots traverse le Grand Ouest pour la Californie, eldorado pour beaucoup de colons : « des terres vierges et riches de promesses » (p. 8). Le jeune Jonas Pellman, qui vient de perdre sa mère dans l’Illinois, voyage avec son père, Cody Pellman ; à 11 ans, il est effrayé par les histoires de massacres perpétrés par les Indiens qu’il entend. « Un Indien, c’est un animal sauvage, prêt à t’égorger avec ses dent s’il le faut, après t’avoir scalpé sur toute la surface de ton crâne » (p. 9). Plaines sauvages, chaleur, poussière, bourrasques de vent, violents orages… Lorsqu’il est enlevé par les Cheyennes, il devient Hetseni, « celui qui devait venir » (p. 83).

À notre époque, à Paris, Louise Boyer, une collégienne de 12 ans, lit en cachette le nouveau roman que son père, Franck Boyer, écrit. « Mon père s’est enfin remis à écrire. Même si ce ne sont que quelques lignes… Depuis sa séparation avec ma mère, il ne produisait plus grand-chose. » (p. 13). L’histoire est celle de Jonas-Hetseni et, bizarrement, Louise et Jonas sont en contact par la voix ! « Je serais juste un personnage d’histoire, sans existence propre ? […] Tout est bien réel pourtant. […] Ce n’est pas un rêve ! » (p. 38).

Pour Sophie Rigal-Goulard, c’est un rêve d’enfance de pouvoir communiquer avec les personnages des livres qu’elle lisait et qu’elle appréciait, et c’est donc une façon d’honorer ce rêve que d’avoir fait communiquer Louise et Jonas-Hetseni. Ce roman jeunesse (la tranche d’âge préconisée par l’éditeur est 9-12 ans) va au-delà du simple roman d’aventures et les adultes qui aiment l’Ouest américain, les Indiens et les westerns peuvent le lire aussi avec plaisir et émotion. Car par ce récit inspiré de récits historiques et la relation « fantastique » entre Louise et Jonas à travers l’espace et le temps, cette histoire est une réflexion sur les peuples indiens dont les colons prennent les territoires, les Grandes Plaines, et massacrent les bisons. Qui sont les sauvages ? « Ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est la façon dont on occupe leurs territoires en bafouant les traités… Nous devons rester vigilants pendant notre voyage. » (p. 56-57). C’est aussi, par l’intermédiaire de l’écrivain et de Louise, une réflexion sur le laborieux et solitaire travail d’écriture et sur l’impatience du lecteur à lire la suite d’une histoire, à en savoir toujours plus (Louise se renseigne sur le Grand Ouest, sur les faits historiques, elle rencontre même Mathias Stelman, un nouvel élève franco-américain qui arrive tout droit des plaines le long du Missouri !). « Ce n’est pas simple pour moi de lire ce que mon père écrit puisqu’il quitte de moins en moins son bureau. […] J’ai été à deux doigts de demander à mon père ce qu’il envisageait pour la suite. Et puis… j’ai préféré me taire. » (p. 84). De son côté, Jonas-Hetseni doute : « Être « Hetseni » me terrifie » (p. 90) mais il découvre avec curiosité et émerveillement la façon de vivre des Indiens, les enfants (ka’êškone) qui aident les femmes, les adolescents et les hommes qui s’affairent plus loin du campement souvent à la chasse, le Grand Esprit des Plaines, les chevaux, les bisons, « la beauté du paysage » (p. 103), les symboles, les rituels, les épreuves initiatiques pour devenir un homme, un guerrier. Et puis, comme il comprend qu’il n’est pas maître de son destin puisque, plus d’un siècle et demi plus tard, c’est un homme inconnu de lui qui l’écrit, il va vouloir choisir sa voie, sa vie et c’est ce qui fait le piquant de ce roman.

Je remercie NetGalley et Rageot puisque j’ai pu lire ce roman en numérique le jour de sa parution en librairie (9 mai) dans le cadre du NetGalley Challenge 2018. Je le mets aussi dans les challenges Jeunesse Young Adult #7, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (pour la catégorie Prénom) et Printemps de l’imaginaire francophone 2018.

Tristesse de la terre d’Éric Vuillard

Tristesse de la terre : une histoire de Buffalo Bill Cody d’Éric Vuillard.

Actes Sud, collection Un endroit où aller, août 2014, 176 pages, 18 €, ISBN 978-2-330-03599-0. Existe en Babel, n° 1402, août 2016, 176 pages, 6,80 €, ISBN 978-2-330-06558-4.

Genres : récit historique, biographie.

Éric Vuillard, né le 4 mai 1968 à Lyon, écrit depuis 1999 ; il est aussi réalisateur et scénariste. Il vient de recevoir le Prix Goncourt 2017 pour L’ordre du jour que j’ai très envie de lire mais en attendant, voici Tristesse de la terre qui m’a fait apprécier son style.

Chicago, 1893, « pendant que l’Exposition universelle célébrait la révolution industrielle, Buffalo Bill exaltait la conquête. » (p. 12). Buffalo Bill, ancien ranger, devenu acteur et créateur du spectacle Wild West Show, voulait « révolutionner l’art du divertissement » (p. 17) car « […] le spectacle et les sciences de l’homme commencèrent dans les mêmes vitrines, par des curiosités recueillies sur les morts. » (p. 14). Le chef indien Sitting Bull se joint à sa troupe et c’est pour la promotion du nouveau spectacle qu’est prise la célèbre photo où Sitting Bull et Buffalo Bill se serrent la main !

C’est l’histoire d’une époque durant laquelle « le premier zozo venu pouvait fonder une ville, devenir général, homme d’affaires, gouverneur, président des États-Unis » (p. 21) ! On est à la fin du XIXe siècle, il y a de nombreux massacres d’Indiens, William Cody alias Buffalo Bill crée la ville de Cody dans le Wyoming, un de ses amis crée le premier Luna Park à Coney Island… Mais, malgré sa célébrité et sa richesse, Buffalo Bill est un homme sujet au découragement et à la déprime, il est terriblement seul et angoissé. « Le succès est un vertige. » (p. 38). Il est le créateur du divertissement de masse, du reality show. Qu’est-ce que le spectacle ? Le plaisir du spectacle ? « On ne sait pas. Et on s’en fiche. On aime le vertige, se faire peur, s’identifier, hurler, crier, rire, pleurer. […] Le spectacle tire sa puissance et sa dignité de ne rien être. » (p. 85-86). Et que reste-t-il ? Des photographies, souvent montées de toutes pièces, des noms, des souvenirs et aussi des mensonges qui sont pourtant devenus Histoire. « Que c’est étrange une photographie. La vérité y vit comme incorporée à son signe. » (p. 145).

Un récit biographique de Buffalo Bill (personnalité mythique des États-Unis) court mais d’une grande intensité avec un rétablissement de certaines vérités historiques (certains événements qu’on croit être historiques – ou qu’on a vu dans les westerns ! – sont en fait légendaires, soit inventés soit tronqués). Tristesse de la terre, qui a reçu plusieurs prix en 2014 et 2015 (Prix d’une vie par Le Parisien magazine, Prix Folies d’encre, meilleur récit de l’année par Lire magazine, Prix Joseph Kessel) est à lire absolument si vous vous intéressez à l’Histoire des États-Unis, au sort des Amérindiens, au monde du spectacle et si vous voulez savoir pourquoi il y a des bisons en Europe !

Dans un autre registre, Enna propose pour le mois de février un African American History Month Challenge qui concerne les États-Unis avec les Noirs-Américains. Je ne sais pas encore si je vais participer, il faut que je vois ce que j’ai en stock mais si ça vous intéresse, allez vous inscrire !