L’azalée de Ga-Yan et Shin Ji-sang

L’azalée de Ga-Yan et Shin Ji-sang.

Kidari Studio 키다리이엔티, Gung-eneun Gaekkochi Sanda 궁에는 개꽃이 산다 ou The Wicked Queen (2017) est traduit du coréen par Isabelle Hignette (58 pages).

Genres : manwha, romance historique, webtoon.

Ga-Yan est dessinateur. Shin Ji-Sang 신지상 est scénariste. Yoon Tae Roo 윤태루 est l’autrice du roman dont s’inspire ce manhwa.

Règne de Jin Myungje, quatorzième roi de la dynastie Li (début du XVe siècle). La fille unique de Ke Songsong, Ke Li, orpheline de mère, est belle, intelligente, curieuse et perspicace mais aussi extravagante. Pour ses sept ans, elle veut visiter le Palais impérial mais il est interdit d’y entrer. Pour faire plaisir à la fillette, Ke Songsong, ministre, l’introduit dans le Palais mais Li (qui signifie fleur de poirier) rencontre le prince Eon et le fait tomber dans l’eau. Le prince en colère – et enrhumé – jure de lui trancher la tête la prochaine fois qu’il la verra. « Qui est cette enfant qui a réussi à mettre notre prince si sérieux dans cet état de colère… ? ». Mais Li est tombée amoureuse.

Qu’est-ce qu’un webtoon 웹툰 ? C’est une bande dessinée sud-coréenne (ou manwha) mise en ligne sur une plateforme dédiée comme Webtoon Kakao (de Daum, dès 2003) ou Comic Naver (de Naver, dès 2004) en coréen. D’autres pays comme la Chine (web manhua) et le Japon (webtoons) ont suivi le mouvement, et même la France mais plus tard avec iznéo en 2010, Delitoon en 2011 (qui publie L’azalée) ou Yurai en 2019.

The Wicked Queens compte 130 chapitres parus entre septembre 2017 et juillet 2020. Dommage que je n’aie pu lire que le premier tome… parce que cette histoire et les dessins me plaisaient bien…

Voir la jolie vidéo ci-dessous.

Pour le Challenge coréen #2 et BD, La BD de la semaine (cependant toujours en pause estivale), Challenge de l’été (Corée du Sud, 2e billet), Challenge lecture 2021 (catégorie 32, un livre dont le titre comprend le nom d’une fleur, 3e billet), Des histoires et des bulles (catégorie 40, une BD autour du thème de l’amour), Jeunesse young adult #10 et Les textes courts.

Perfect World 1 de Rie ARUGA

Perfect World 1 de Rie ARUGA.

Akata, octobre 2016, 162 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-36974-148-1. パーフェクトワールド (2014) est traduit du japonais par Chiharu Chujo et Nathalie Bougon.

Genres : manga, josei.

Rie ARUGA 有賀リエ naît à Omachi (préfecture de Nagano, Honshû). Sa carrière démarre en 2011 lorsqu’elle reçoit le prix Gold pour une histoire courte, Tentai Kansoku. Plus d’infos sur son compte Twitter. Ce tome 1 de Perfect World est son premier manga publié en volume et « grâce au très bon accueil des lecteurs », ce qui était prévu comme un one-shot est devenu une série (chez Kôdansha) et il a même été adapté au cinéma en 2018 (bande annonce ci-dessous).

Tôkyô. Lors d’une soirée professionnelle, Tsugumi Kawana retrouve Itsuki Ayukawa qu’elle avait connu au lycée et qui était son premier amour. « On n’a jamais été dans la même classe, ni dans le même club. Mais on aimait bien discuter tous les deux. » Elle travaille maintenant pour une entreprise de décoration d’intérieur, Cranberries. Et lui est architecte pour un cabinet d’architecture, Kodan. Mais Itsuki part tôt et Tsugumi se rend compte qu’il est en fauteuil roulant : il a eu un accident durant ses études. « Mon premier amour… est à présent handicapé. Malgré tout… mes sentiments, eux, n’ont pas changé. » Mais, comment faire, que dire ? Elle ne connaît rien au quotidien d’un handicapé… Alors qu’ils se rendent tous les deux à Nagano, pour retrouver leurs anciens amis de lycée, surgit Miki Yukimura, l’ex d’Itsuki : elle l’aurait quitté après l’accident alors qu’ils étaient ensemble depuis des années.

C’est avec subtilité et tendresse que Rie Aruga traite du handicap, des souffrances invisibles et des relations avec une personne handicapée. En plus, Tsugumi et Itsuki font la connaissance d’un ado, également en fauteuil, Haruto, qui lui aussi pratiquait le basket, mais il n’accepte pas du tout sa situation et refuse de revoir, depuis un an, sa petite amie. Pourtant… « Bravo !! À peine arrivé et tu marques déjà ?! Pas de doute, t’es toujours le boss !! Bravo Haruto !! T’es le meilleur !! ».

Un josei est un manga féminin, un manga pour les femmes, mais franchement les hommes peuvent très bien le lire et l’apprécier (d’autant plus qu’il parle de basket). Mais surtout du handicap et des relations ce qui concerne tout le monde ! Le problème, comme souvent, le nombre de tomes… Déjà 11 parus au Japon (10 en France) et la série est encore en cours.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #10. Plus de BD de la semaine chez Moka. Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 2.

Rêverie de Golo Zhao

Rêverie de Golo Zhao.

Casterman, juin 2019, 240 pages, 23 €, ISBN 978-2-20309-377-5. Parution en Chine en 2015, traduction du chinois par Olivier Zhao et Nicolas Grivel.

Genres : bande dessinée chinoise, manhua.

Golo Zhao (de son vrai nom ZHAO, Zhi Cheng , 智成) naît le 2 mars 1984 à Guangdong. Il étudie les Beaux-Arts à l’Académie de Guangzhou et le cinéma à l’Université de cinéma de Beijing. Il est dessinateur de bandes dessinées et parmi ses principaux titres : La balade de Yaya (9 tomes) et Kushi (4 tomes) aux éditions Fei et plus récemment Le monde de Zhou Zhou (2 tomes) chez Casterman.

Rêverie, c’est l’histoire de Z., un jeune dessinateur chinois à Paris. C’est un hommage à cette ville, à l’amour mais aussi à la musique, à l’Art et à la littérature ou plutôt à l’imagination. Car, en plus de la visite de la capitale, il y a une série de « Rêveries diurnes » qui peuvent être assimilées à des nouvelles de différents genres : romantisme avec une belle jeune femme, Xiao-Yu, qui dit venir de Jupiter, policier avec l’inspecteur Nicolas chargé de sauver le monde lors de missions secrètes, science-fiction avec une machine à remonter dans le temps, fantastique avec une maladie contagieuse qui fait des trous sur les corps, et tant d’autres choses car Paris, c’est Montmartre, la Tour Eiffel, les cafés, les soirées entre amis… Mais, c’est la dernière nuit de Z. à Paris… Et la question importante, c’est : « Est-ce que tu es fidèle à ton propre style ? » (p. 183).

Rêverie est une bande dessinée (un manhua) onirique qui montre la ville de Paris rêvée par les Chinois, Paris fantasmée, Paris fantastique, Paris fabuleuse et magique mais avant tout Paris romantique. Il y a une belle ambiance, poétique et chaleureuse : toutes les pages sont sur ce même ton orangé. Les dessins sont superbes et il y en a même en pleine page, une incroyable réussite.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Littérature de l’imaginaire #8 (onirisme, fantastique, science-fiction, etc.).

Plus de BD de la semaine chez Stéphie (lien à venir).

La dame au petit chien arabe de Dana Grigorcea

La dame au petit chien arabe de Dana Grigorcea.

Albin Michel, août 2019, 140 pages, 15 €, ISBN 978-2-226-44101-0. Die Dame mit dem Maghrebinischen Hündchen (2019) est traduit de l’allemand par Dominique Autrand.

Genres : littérature suisse, littérature de langue allemande.

Dana Grigorcea naît le 11 novembre 1979 à Bucarest (Roumanie). Elle vit maintenant en Suisse, à Zurich. Elle est philologue (spécialiste des philologies allemande et néerlandaise) et autrice  (deux précédents livres ne sont pas traduits en français). Plus d’infos (en allemand) sur son site officiel, https://www.grigorcea.ch/.

Printemps, bords du lac, Zurich. Anna, célèbre danseuse, mariée à un médecin, promène le petit chien qu’elle a ramené d’Algérie. Elle rencontre Gürkan, un jardinier Kurde de Turquie, marié et père de trois enfants. « […] c’est une belle journée, avec un soleil radieux et des cygnes blancs sur le lac, dans une des plus belles villes du monde, peuplée de gens affables et apparemment insouciants. » (p. 15). Ils vont devenir amants et se voir tous les jours mais Gürkan n’est pas habitué aux relations extraconjugales. « Il ne fallait pas se sentir coupable de tout, s’empoisonner la vie. Qu’avaient-ils fait de mal ? C’était la nature. L’être humain est rempli d’envies et de désirs. Pourquoi aller contre ? Serait-il plus honnête de se renier soi-même. » (p. 30-31).

Mais ils ne sont pas du même monde (Anna et son mari ont des amis aisés, amateurs d’art) et Anna va se lasser. « Quand un mois se serait écoulé, se disait Anna, le souvenir de Gürkan serait aussi lointain qu’une hirondelle envolée. » (p. 55). Pourtant, un jour d’été, en Italie, elle se rend compte qu’elle pense toujours à Gürkan. « Penser à Gürkan était une évidence. » (p. 68). Et finalement, elle ne supporte plus sa vie artistique et futile. « Cette nuit-là, Anna n’arrivait pas à dormir. De temps en temps elle réveillait son mari et se plaignait d’avoir du mal à respirer. Ce n’était pas tant la chaleur qui étouffait, c’était le silence. » (p. 83).

L’éditeur dit que ce roman est un hommage à Anton Tchekhov, effectivement il est tout en finesse et délicatesse. Et ce roman, très agréable à lire, sur deux saisons, printemps et été, est une jolie histoire d’amour moderne. Le petit chien, tout mignon, a sa place dans le roman, il est l’élément déclencheur. Une chouette découverte et sûrement une romancière à suivre. Un détail : je pense que La dame au petit chien maghrébin plus proche du titre original aurait été préférable.

Une agréable lecture donc pour le challenge 1 % Rentrée littéraire 2019 que je mets dans Voisins Voisines 2019 (Roumanie/Suisse).

Avec lui. de Nathalie Poitout

AvecLuiAvec lui. de Nathalie Poitout.

Alma éditeur [lien], août 2015, 142 pages, 16 €, ISBN 978-2-36279-154-3.

Genre : premier roman.

Nathalie Poitout naît en 1971 à Auxerre. Elle vit à Paris et Avec lui. est son premier roman.

Marie, 38 ans, travaille dans un journal. Elle est tombée amoureuse de Paul et a quitté l’homme qu’elle fréquentait depuis treize ans. « Marie travaille dans un journal. Elle s’occupe d’à peu près tout sauf de politique. Elle aime la liberté que lui procure son métier. Elle est à la fois autonome et a le sentiment d’appartenir à une tribu, un clan. Celui de son patron. Très parisien. » (p. 22).

Paul est professeur d’histoire de l’art dans un lycée ; il est divorcé de Marine depuis un an et le couple a deux enfants, Louis et Théo. « Paul retrouve avec plaisir ses élèves le matin. […] Il s’efforce d’être objectif même s’il s’attarde plus qu’il ne le faudrait sur la Renaissance italienne […]. Il aime faire cours en musique. Il leur donne de grandes feuilles de papier Canson. Il leur dit de dessiner. Tout le temps, à n’importe quel moment. Il leur explique que l’art est partout. En nous. En dehors de nous. Qu’il ne suffit que d’un regard. » (p. 22-23).

Marie et Paul s’aiment mais il y a l’ombre de Marine… « Marine partie, Paul se rendait compte de ce qu’il avait perdu. Une famille, une vie, une idée. Celle d’un idéal. » (p. 49).

Cette histoire d’amour rédigée méthodiquement, cliniquement est surprenante, déroutante : Nathalie Poitout réussit, pour ce premier roman, un tour de force au niveau de l’écriture. Vous avez vu les extraits ? Les phrases sont sèches, elles claquent, elles transpercent ! Un paragraphe pour Marie, un paragraphe pour Paul, comme s’ils n’étaient pas vraiment ensemble mais chacun de leur côté. Ça peut paraître froid et distant mais ça radiographie, ça dissèque les relations entre un homme et une femme de façon chirurgicale et rien n’est oublié, de la rencontre, de l’amour fou, de la fusion, du bonheur, des problèmes qui surgissent, des envies, des espoirs, des avis divergents, de l’égoïsme, des pleurs, de la souffrance. Car Marie et Paul ne s’aiment pas de la même façon : AvecLuiPourLuiMarie aime Paul pour lui (elle veut donner, elle veut offrir), et Paul aime Marie pour lui (il veut recevoir, il veut guérir de son précédent couple, de son échec). Le titre dit pourtant Avec lui. même si l’éditeur s’est trompé en écrivant Pour lui. (agrandissez la capture d’écran ci-contre) ! Alors, qu’est-ce qui a foiré dans ce bel amour ? « Ici, dans le récit de l’histoire entre Marie et Paul, on peut parler de changement. Marie sait que Paul ne veut pas d’enfant. Paul sait que Marie veut un enfant. Les mots ont claqué comme des portes que l’on aurait fermées. » (p. 55). 68-premieres-foisÀ quoi sert un amour à sens unique ?
« Marie a éprouvé ses limites. Elle a vu ses faiblesses, ses gouffres, ses peurs. » (p. 83). Avec lui. (vous avez remarqué le point) est un message adressé aux femmes, RentreeLitteraire2015en particulier à celles qui ne vivent plus pour elles, soyez vous-mêmes, soyez fortes, soyez vivantes, faites les bons choix, soyez libres !

Ce roman est le neuvième lu dans le cadre de 68 premières fois et il faut lui donner une note alors je dirais… 15/20. Il entre aussi dans le challenge 1 % de la rentrée littéraire 2015.

La marche de l’incertitude de Yamen Manai

[Article archivé]

La marche de l’incertitude est un roman de Yamen Manai paru aux éditions Elyzad (Tunisie). D’abord paru en 2008 (Elzévir), ce roman est repris par Elyzad dans une « édition revue par l’auteur » en poche en novembre 2010 (162 pages, 6,70 €, ISBN 978-9973-58-029-0). Il a reçu le Prix Comar d’Or 2009 (Tunisie) et le Prix des Lycéens Coup de cœur de Coup de soleil 2010 (France).

Yamen Manai est né en 1980 à Tunis. Il a fait ses études en France et vit à Paris. Il est ingénieur (nouvelles technologies de l’information) et La marche de l’incertitude est son premier roman. Du même auteur : La sérénade d’Ibrahim Santos (2011).

Marie Rimbaud a 15 ans, elle est amoureuse d’un garçon de son collège qui ne lève pas la tête des livres, elle devient anorexique. « Elle fanait comme une fleur qui perdait chaque jour un nouveau pétale. » (page 11). Sa mère l’emmène consulter un marabout africain qui leur vend un œuf spécial. Mais l’œuf est mangé en omelette par le beau-père de Marie et la mère, désespérée, envoie sa fille dans un internat. Pour conjurer sa peur du surnaturel, de l’irrationnel, l’adolescente se lance à fond dans l’étude des mathématiques au point d’obtenir plusieurs diplômes et de grandes fonctions.

Christian, orphelin adopté par un colonel à la retraite, a fait des études scientifiques. S’il réussit dans ses recherches sur l’antimatière, il sera nobélisable, mais en attendant il a besoin d’aide. Son professeur lui donne le numéro d’une « brillante mathématicienne » qui pourra résoudre son équation.

Ne pensez pas que les mathématiques et les sciences rendent ce roman compliqué et rébarbatif ! Au contraire, tout coule de source ! Et l’auteur, qui se définit comme un humaniste raconte très bien, avec son écriture fine et délicate, l’histoire de chacun et comment elle interfère dans l’histoire des autres. Car si le hasard fait que Marie et Christian se revoient 11 ans après leur première rencontre, il touche aussi d’autres personnes qui leur sont proches ou pas (encore). Il y a le colonel Boblé qui a élevé Christian comme un fils sans savoir d’où il venait ; Marcel un ouvrier d’usine qui part à la retraite et qui va ouvrir un magasin de fleurs ; Rima qui vit seule depuis que Milan Maratka, un peintre tchèque ayant vécu à Paris dans les années 70, l’a abandonnée pour retourner dans son pays ; Moussa qui a 20 ans et quitte subitement Tunis pour Paris.

La marche de l’incertitude est un beau roman sur l’amour. Il met en avant le hasard qui fait les rencontres, les séparations et les retrouvailles. Marie, Christian et les autres vont de l’avant : ils marchent, mais ils ne se connaissent pas et ne connaissent pas leur avenir : ils sont dans une perpétuelle incertitude. Les relations qu’ils vont tisser les uns les autres vont rendre cette incertitude obsolète et l’amour possible.

D’ailleurs, j’aime beaucoup la couverture, avec ce point central bleu (les yeux de Marie) et ces itinéraires, ces vies, qui l’entourent, se croisent, se perdent et se retrouvent, un jour, quelque part, plus loin, ailleurs. « Il repensa longuement au regard bleu de l’amour. Oui, c’est dans un tel regard que la magie les mêle, c’est dans un tel regard que naît l’alchimie des mots. » (page 83).

Ayant pris du retard dans mes lectures et dans la rédaction de mes notes de lecture, je suis à vrai dire en retard pour poster celle-ci… Mais aujourd’hui, ça tombe bien car je peux annoncer un événement lillois (même si je suis très loin de Lille).

Ce soir, donc, à 18 h 30, à l’Auditorium du Palais des Beaux-Arts (Place de la République, Lille), une rencontre Écrire et éditer au Maghreb animée par Christine Marcandier (critique littéraire à Mediapart) en présence d’auteurs édités par Barzakh (Algérie) et Elyzad (Tunisie) dont Yamen Manai avec ses deux romans : La marche de l’incertitude et La sérénade d’Ibrahim Santos (dont je parlerai bientôt). La soirée organisée par Libfly sera retransmise sur Libfly.TV à partir du mercredi 15 février.

Je remercie Libfly pour les deux romans de Yamen Manai que j’ai reçus. Je remercie aussi Yomu pour sa gentillesse et sa patience (c’est que j’ai quand même du retard !). Une dernière chose : Libfly a publié une intéressante interview de l’auteur concernant son deuxième roman, La sérénade d’Ibrahim Santos.

PS : Je rajoute cette note de lecture dans le Défi Premier roman d’Anne.