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Projet 52-2018 #19 et Défi 52 semaines 2018 #19

Pour cette dix-neuvième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est artisanal. Il y a depuis quelques années, à Valence, en novembre, un salon art et artisanat et j’y ai pris cette photo. Pour moi, artisanat égale objet utile et/ou décoratif qui est aussi œuvre d’art. Comme le thème du Défi 52 semaines 2018 est fleur, je veux vous inviter à découvrir les œuvres florales de cet artisan fleuriste, meilleur ouvrier de France (que je ne connais pas personnellement au cas où vous vous demanderiez) sur son site, http://www.jeanlouisamice.com/. Alors, qu’en pensez-vous ? Je vous souhaite un excellent weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez vite voir Ma !

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Défi 52 semaines 2018 #17 et 18

Pour la même raison que j’ai pris du retard dans le Projet 52-2018 #17 et 18, j’ai manqué les rendez-vous pour le Défi 52 semaines 2018 de Girl kissed by fire. Le thème de la semaine dernière était or et le thème de cette semaine est ville. Comme j’ai peu de temps et beaucoup de choses à rattraper et à faire, voici simplement deux photos : la première représente des feuilles couleur or (c’est une création de Sylvie Dols exposée avec ses autres livres d’artistes) et la deuxième photo provient de mes archives avec une vue d’automne (2017) de la ville de Grenoble. Je vous souhaite un excellent long weekend 🙂

Un des livres d’artistes de Sylvie Dols

Grenoble en automne

En coup de vent… / 47

Bonjour, besoin de couleurs après la mauvaise nouvelle d’hier [Mes coups de… /1-2018] et la grisaille du jour ? Regardez le fond d’écran que j’ai choisi pour janvier ! Moi qui ne suis pas fan du rose, je l’aime beaucoup, il égaye vraiment bien. Vous le trouverez chez paon paon, et j’espère que, comme moi, vous aimerez ses belles illustrations.

Les Arts dessinés #1

Pour le dernier mercredi de l’année, je ne vais pas parler d’une bande dessinée mais de la nouvelle revue, Les Arts dessinés #1 – ou ici – (160 pages, décembre 2017-février 2018, trimestriel, 12 €).

Les Arts dessinés, c’est plus qu’une belle revue : c’est un projet – mené par Frédéric Bosser (dBD, L’Immanquable), c’est une aventure avec de nombreux contributeurs – ici – et c’est de l’Art dans tout ce qui implique le dessin et l’illustration.

« Dessinateurs de presse, illustrateurs, auteurs de bande dessinée, peintres, décorateurs, architectes, designers, graphistes, couturiers, concepteurs de jeux vidéo, directeurs artistiques… tous ceux et celles qui contribuent ou ont contribué, par le crayon ou le pinceau à éclairer notre regard trouveront leur place dans Les Arts dessinés. » (extrait de l’édito, p. 2).

Et donc, c’est une belle revue !

Mode (Musée Yves Saint-Laurent), illustrations, figurines, bandes dessinées, beaux livres, expos (Picasso, Degas, Dada Africa, Franco Mattichio…), art brut, gravures, sculptures, livres numériques, couleurs…, il y a forcément ce que vous aimez !

Pour les amateurs de bandes dessinés, Sempé, Will, Romain Duris (je ne savais pas qu’il dessinait mais c’est un peu spécial), Jacques de Loustal, Jamie Hewlett (illustrateur de Gorillaz, couverture de ce n° 1), Lorenzo Mattoti, Emmanuel Pierre et Pierre Le Tan, Anna Sommer, Micaël, Jean-François Martin, Blexbolex, etc., quelques illustrateurs jeunesse aussi et Frédéric Pajak que j’ai envie de découvrir : « Les rédacteurs en chef sont très souvent incultes. Ils ignorent tout du dessin. Ils en ont peur. » (p. 74).

Il y a quelques pages de pubs mais elles sont en rapport avec l’illustration, la bande dessinée, le monde de l’Art.

Un seul petit défaut : tout ça reste bien occidental… Ça manque d’artistes d’Asie voire d’Afrique et d’Océanie.

À suivre… Le numéro 2 est annoncé pour mars 2018.

Bon weekend de Pâques !

Virée à Grenoble hier pour voir Lee Rony – du blog Lire au nid – et visiter l’expo Fantin Latour : à fleur de peau au Musée de Grenoble (du 18 mars au 18 juin 2017) : des portraits, dont des autoportraits, des natures mortes en particulier de fleurs, des œuvres dites d’imagination (et des photographies de nus que collectionnait le peintre). Je vous montrerai quelques photos dans les prochains jours. Une belle expo même si j’ai préféré celle sur Kandinsky !

Aujourd’hui (et demain pareil) je me la coule douce pour ce weekend de Pâques… ensoleillé et venté. J’en profite pour bouquiner : j’ai adoré Code 93 d’Olivier Norek, acheté et dédicacé aux Quais du polar. Et je déguste les nouveaux chocolats du grand chocolatier drômois-ardéchois Pierre Chauvet, la délicieuse collection Galaxies.

Je vous souhaite un bon weekend de Pâques 🙂

Radeau d’Antoine Choplin

radeauchoplinRadeau d’Antoine Choplin.

La fosse aux ours, août 2003, 144 pages, 15 €, ISBN 2-912042-61-3. Le roman est sorti en poche chez Points en septembre 2013.

Genre : littérature française.

Antoine Choplin, né le 31 août 1962 à Châteauroux (Indre), est romancier et poète. Il vit en Isère et participe au Festival de l’Arpenteur qui se déroule en juillet.

1940. Le plan Hirondelle. Louis traverse la France, conduisant un des camions au chargement précieux. Celui qui devait l’accompagner n’a pas pu venir, tant pis, Louis se débrouillera seul, et puis le camion a été révisé. Les consignes : ne pas s’arrêter, ne faire monter personne. Mais, en pleine nuit, Louis voit une femme seule, qui marche au bord de la route… Il hésite, s’arrête finalement et fait monter la jeune femme, elle s’appelle Sarah, elle attend un enfant et fuit ses parents. La conversation s’engage timidement, quelques questions, et puis la confiance. « Je transporte des tableaux, Sarah. Des tableaux de peinture je veux dire, d’une valeur inestimable. Ils viennent du musée du Louvre et je suis chargé de les mettre à l’abri dans un château du Lot. » (p. 34). Mais le camion tombe en panne quelques kilomètres avant le village de Nouaille.

La première partie, 1940, est vraiment prenante, il y a une réelle intensité ; Louis et Sarah discutent sur les paysages et la peinture et ne sont pas du même avis : Sarah pense que les véritables paysages sont plus importants que les représentations que les peintres peuvent en faire. Les paysages, les arbres, les oiseaux, l’Art sont importants, comme souvent dans les romans d’Antoine Choplin (voir Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar, son nouveau roman que j’ai lu tout récemment).

La deuxième partie, 1943, m’a un peu déçue, trop de personnages, trop bavarde… Mais on apprend pas mal de choses sur le Radeau de la méduse, peinture à l’huile (1818-1819) du peintre français Théodore Géricault (1791-1824). La sortie du Radeau coïncide avec les 3 ans de Toine, le fils de Sarah. « Alors, c’est sûr, vous allez sortir le Radeau, demande Sarah. » (p. 89). Effectivement, « Les peintures sont régulièrement ventilées. » (p. 97) même si « ici, les conditions de conservation sont idéales. » (p. 97).

un-mois-un-editeurSi j’avais commencé par ce roman d’Antoine Choplin, j’aurais peut-être zappé cet auteur alors qu’avec Le héron de Guernica, La nuit tombée, L’incendie, Une forêt d’arbres creux, j’ai vraiment accroché avec cet auteur sensible et sincère que j’ai déjà rencontré trois fois (deux fois à Valence et une fois à Bron).

Une dernière lecture pour Un mois, un éditeur (La fosse aux ours en févier).

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Radeau de la méduse – Musée du Louvre

Le caillou de Sigolène Vinson

caillouvinsonLe caillou de Sigolène Vinson.

Le Tripode, printemps 2015, 195 pages, 17 €, ISBN 978-2-37055-055-2.

Genre : roman français.

Sigolène Vinson, née en 1974, est journaliste (Charlie Hebdo, Causette). Son premier livre, J’ai déserté le pays de l’enfance (Plon, 2011), n’est pas un roman mais plutôt un essai, une autofiction ; par contre, elle a écrit des romans policiers avec Philippe Kleinmann, le dernier paru étant Substance (Le Masque, 2015).

La quatrième de couverture dit simplement : « C’est l’histoire d’une femme qui voulait devenir un caillou. » et le roman commence par : « Hier, j’avais un caillou dans la chaussure. Je ne l’ai pas retiré de la journée. » (p. 9). Mais enfin, quel(le) malade fait ça ? Déjà ça fait mal, ça empêche de marcher ou de courir mais en plus, ça troue chaussettes, collants, enfin ce que vous portez… Non, mais je le sens mal ce roman ! La première fois que j’ai commencé Le caillou, j’avais déjà lu trop de billets dithyrambiques sur Internet (même avant la parution du bouquin) ; je l’ai « lu » pour le Prix La Passerelle 2016 et il m’est tombé des mains à la fin du premier chapitre c’est-à-dire au bout de deux pages. Eh oui, désolée ! Maintenant, l’auteur vient à la médiathèque, samedi après-midi, car Le caillou est le gagnant du Prix La Passerelle 2016 (de un point devant Le quartier américain de Jabbour Douaihy, un peu à cause de moi : j’ai voté pour Fable d’amour d’Antonio Moresco mais j’ai longtemps hésité entre ces deux romans, bon pas grave puisque Jabbour Douaihy est venu mi-octobre). Donc, la semaine dernière, profitant de quelques jours de vacances, j’ai repris la lecture, d’autant plus que Le Tripode est une maison d’éditions que j’aime bien : je suis peut-être passée à côté d’un chef-d’œuvre, d’une pépite ?

La narratrice est une femme qui ne sort pratiquement plus de chez elle (par exemple pour descendre ses poubelles) et dont le voisin, Monsieur Bernard, 75 ans, vient de mourir. Elle ne le connaissait que depuis 3 mois mais ça la touche vraiment et elle décide d’aller sur ses traces en Corse où il se rendait très régulièrement. Elle part avec trois tonnes de livres d’Art et découvre là-bas, exactement à Cala d’Orzu (surtout ne prononcez pas « zu » !) dans la commune de Coti-Chiavari, des gens qui ne parlent pas beaucoup et des statues. Lesquelles sont d’origine, lesquelles ont été sculptées par le vieil homme ?

J’avoue : je me suis ennuyée dès le début, j’ai quand même lu la première partie sérieusement en me disant, je vais aller jusqu’en Corse, mais sur l’île de beauté, je me suis ennuyée ferme aussi… Zut, alors ! J’ai survolé la troisième partie et l’épilogue pour en avoir le cœur net : eh bien, suis-je la seule à ne pas avoir apprécié ce roman ?

Je vous mets deux extraits et faites-vous votre propre opinion !

« Tu es déjà vieille de toute façon. Tu te crois jeune parce que tu as décidé de ne pas faire comme les autres, d’occuper des emplois précaires, de ne pas avoir d’enfant. Mais tu vieillis de la même façon, un pli au coin des lèvres. » (p. 36). Il est sympa, hein !, le vieux ?

« Qu’est-ce que je fous en Corse ? » (p. 93). Et moi, qu’est-ce que je fous sur mon canapé à lire ce bouquin qui ne me plaît pas ?

Un point positif : la couverture est réussie !