Bon weekend de Pâques !

Virée à Grenoble hier pour voir Lee Rony – du blog Lire au nid – et visiter l’expo Fantin Latour : à fleur de peau au Musée de Grenoble (du 18 mars au 18 juin 2017) : des portraits, dont des autoportraits, des natures mortes en particulier de fleurs, des œuvres dites d’imagination (et des photographies de nus que collectionnait le peintre). Je vous montrerai quelques photos dans les prochains jours. Une belle expo même si j’ai préféré celle sur Kandinsky !

Aujourd’hui (et demain pareil) je me la coule douce pour ce weekend de Pâques… ensoleillé et venté. J’en profite pour bouquiner : j’ai adoré Code 93 d’Olivier Norek, acheté et dédicacé aux Quais du polar. Et je déguste les nouveaux chocolats du grand chocolatier drômois-ardéchois Pierre Chauvet, la délicieuse collection Galaxies.

Je vous souhaite un bon weekend de Pâques 🙂

Radeau d’Antoine Choplin

radeauchoplinRadeau d’Antoine Choplin.

La fosse aux ours, août 2003, 144 pages, 15 €, ISBN 2-912042-61-3. Le roman est sorti en poche chez Points en septembre 2013.

Genre : littérature française.

Antoine Choplin, né le 31 août 1962 à Châteauroux (Indre), est romancier et poète. Il vit en Isère et participe au Festival de l’Arpenteur qui se déroule en juillet.

1940. Le plan Hirondelle. Louis traverse la France, conduisant un des camions au chargement précieux. Celui qui devait l’accompagner n’a pas pu venir, tant pis, Louis se débrouillera seul, et puis le camion a été révisé. Les consignes : ne pas s’arrêter, ne faire monter personne. Mais, en pleine nuit, Louis voit une femme seule, qui marche au bord de la route… Il hésite, s’arrête finalement et fait monter la jeune femme, elle s’appelle Sarah, elle attend un enfant et fuit ses parents. La conversation s’engage timidement, quelques questions, et puis la confiance. « Je transporte des tableaux, Sarah. Des tableaux de peinture je veux dire, d’une valeur inestimable. Ils viennent du musée du Louvre et je suis chargé de les mettre à l’abri dans un château du Lot. » (p. 34). Mais le camion tombe en panne quelques kilomètres avant le village de Nouaille.

La première partie, 1940, est vraiment prenante, il y a une réelle intensité ; Louis et Sarah discutent sur les paysages et la peinture et ne sont pas du même avis : Sarah pense que les véritables paysages sont plus importants que les représentations que les peintres peuvent en faire. Les paysages, les arbres, les oiseaux, l’Art sont importants, comme souvent dans les romans d’Antoine Choplin (voir Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar, son nouveau roman que j’ai lu tout récemment).

La deuxième partie, 1943, m’a un peu déçue, trop de personnages, trop bavarde… Mais on apprend pas mal de choses sur le Radeau de la méduse, peinture à l’huile (1818-1819) du peintre français Théodore Géricault (1791-1824). La sortie du Radeau coïncide avec les 3 ans de Toine, le fils de Sarah. « Alors, c’est sûr, vous allez sortir le Radeau, demande Sarah. » (p. 89). Effectivement, « Les peintures sont régulièrement ventilées. » (p. 97) même si « ici, les conditions de conservation sont idéales. » (p. 97).

un-mois-un-editeurSi j’avais commencé par ce roman d’Antoine Choplin, j’aurais peut-être zappé cet auteur alors qu’avec Le héron de Guernica, La nuit tombée, L’incendie, Une forêt d’arbres creux, j’ai vraiment accroché avec cet auteur sensible et sincère que j’ai déjà rencontré trois fois (deux fois à Valence et une fois à Bron).

Une dernière lecture pour Un mois, un éditeur (La fosse aux ours en févier).

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Radeau de la méduse – Musée du Louvre

Le caillou de Sigolène Vinson

caillouvinsonLe caillou de Sigolène Vinson.

Le Tripode, printemps 2015, 195 pages, 17 €, ISBN 978-2-37055-055-2.

Genre : roman français.

Sigolène Vinson, née en 1974, est journaliste (Charlie Hebdo, Causette). Son premier livre, J’ai déserté le pays de l’enfance (Plon, 2011), n’est pas un roman mais plutôt un essai, une autofiction ; par contre, elle a écrit des romans policiers avec Philippe Kleinmann, le dernier paru étant Substance (Le Masque, 2015).

La quatrième de couverture dit simplement : « C’est l’histoire d’une femme qui voulait devenir un caillou. » et le roman commence par : « Hier, j’avais un caillou dans la chaussure. Je ne l’ai pas retiré de la journée. » (p. 9). Mais enfin, quel(le) malade fait ça ? Déjà ça fait mal, ça empêche de marcher ou de courir mais en plus, ça troue chaussettes, collants, enfin ce que vous portez… Non, mais je le sens mal ce roman ! La première fois que j’ai commencé Le caillou, j’avais déjà lu trop de billets dithyrambiques sur Internet (même avant la parution du bouquin) ; je l’ai « lu » pour le Prix La Passerelle 2016 et il m’est tombé des mains à la fin du premier chapitre c’est-à-dire au bout de deux pages. Eh oui, désolée ! Maintenant, l’auteur vient à la médiathèque, samedi après-midi, car Le caillou est le gagnant du Prix La Passerelle 2016 (de un point devant Le quartier américain de Jabbour Douaihy, un peu à cause de moi : j’ai voté pour Fable d’amour d’Antonio Moresco mais j’ai longtemps hésité entre ces deux romans, bon pas grave puisque Jabbour Douaihy est venu mi-octobre). Donc, la semaine dernière, profitant de quelques jours de vacances, j’ai repris la lecture, d’autant plus que Le Tripode est une maison d’éditions que j’aime bien : je suis peut-être passée à côté d’un chef-d’œuvre, d’une pépite ?

La narratrice est une femme qui ne sort pratiquement plus de chez elle (par exemple pour descendre ses poubelles) et dont le voisin, Monsieur Bernard, 75 ans, vient de mourir. Elle ne le connaissait que depuis 3 mois mais ça la touche vraiment et elle décide d’aller sur ses traces en Corse où il se rendait très régulièrement. Elle part avec trois tonnes de livres d’Art et découvre là-bas, exactement à Cala d’Orzu (surtout ne prononcez pas « zu » !) dans la commune de Coti-Chiavari, des gens qui ne parlent pas beaucoup et des statues. Lesquelles sont d’origine, lesquelles ont été sculptées par le vieil homme ?

J’avoue : je me suis ennuyée dès le début, j’ai quand même lu la première partie sérieusement en me disant, je vais aller jusqu’en Corse, mais sur l’île de beauté, je me suis ennuyée ferme aussi… Zut, alors ! J’ai survolé la troisième partie et l’épilogue pour en avoir le cœur net : eh bien, suis-je la seule à ne pas avoir apprécié ce roman ?

Je vous mets deux extraits et faites-vous votre propre opinion !

« Tu es déjà vieille de toute façon. Tu te crois jeune parce que tu as décidé de ne pas faire comme les autres, d’occuper des emplois précaires, de ne pas avoir d’enfant. Mais tu vieillis de la même façon, un pli au coin des lèvres. » (p. 36). Il est sympa, hein !, le vieux ?

« Qu’est-ce que je fous en Corse ? » (p. 93). Et moi, qu’est-ce que je fous sur mon canapé à lire ce bouquin qui ne me plaît pas ?

Un point positif : la couverture est réussie !

Le jeudi, c’est musée #9

AnneDangarCeramisteJe n’ai pas honoré cette rubrique depuis fin avril… Ce n’est pas sérieux… Mais comme je vous le disais, je n’ai pas vraiment vu passer ni le mois de mai [lien] ni les deux premières semaines de juin [lien]…

Aujourd’hui, je voulais simplement vous dire que, cet été, j’irai voir cette exposition qui se tiendra du 26 juin 2016 au 26 février 2017 au Musée de Valence : Anne Dangar, céramiste. Le cubisme au quotidien. Et que, bien sûr, je vous en parlerai !

Anne Dangar (1885-1951) était Australienne. Lors d’un voyage en Europe en 1928, elle a découvert le cubisme avec les œuvres d’Albert Gleizes (à Paris). Alors qu’elle était professeur à la Sydney Art School et peintre, elle s’est installée en France (en Isère) et s’est investie dans la poterie traditionnelle.

C’est la première fois qu’un tel hommage lui est rendu dans un musée français avec exposition de ses céramiques – aux « motifs géométriques et animaliers d’inspiration traditionnelle et celtique ».

Des conférences, lectures, concerts, ateliers et visites commentées sont programmés et un catalogue de l’exposition sera édité.

Je vous en reparle et vous montre des photos prochainement !

Le jeudi, c’est musée #7

Quand j’ai créé la rubrique, Le jeudi, c’est musée, je l’imaginais hebdomadaire mais ce n’est finalement pas évident de m’y tenir…

Aujourd’hui, je veux simplement vous montrer l’œuvre mobile située dans l’entrée du Musée de Valence. Elle est spéciale parce qu’elle est évolutive.

Vous pouvez voir cette œuvre dans la vidéo de réouverture du musée (février 2014) ci-dessous et plus de vidéos sur la chaîne YouTube du musée.

OeuvreMuseeValence

Galerie

Expo Philoz’art – Ordre et désordre

Depuis le 16 juillet et jusqu’au 12 septembre, vous pouvez voir l’expo Philoz’art sur le thème « Ordre et désordre ». Philoz’art, ce sont des ateliers philosophie et art pour les enfants de 8 à 12 ans, animés par Élisabeth Dehlinger [lien]. C’est la 3e année qu’une expo égaie l’été à la médiathèque La Passerelle à Bourg lès Valence (Drôme). Voici un petit aperçu de l’expo.

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Un art anglais

UnArtAnglaisC’est grâce à Melisende, du blog Bazar de la littérature, que j’ai découvert ce site Un art anglais sur l’art anglais : elle avait partagé un article atypique, Le fantasme de la chevelure dans la culture fin de siècle.

Sur ce site, vous pourrez donc trouver en français de très intéressants articles non seulement sur l’art, l’architecture, l’histoire, mais aussi sur la mode, le cinéma, la littérature, de l’Angleterre médiévale à l’Angleterre victorienne en passant par l’Angleterre géorgienne ou même celle plus ancienne des Tudors puis des Stuarts.

Et aussi sur les « voisins » plus ou moins proches ou éloignés : Écosse, Pays de Galles, Irlande, États-Unis et Canada (rien sur l’Australie et la Nouvelle-Zélande, dommage…).

L’équipe est constituée de six étudiantes et d’un étudiant, tous concernés par l’art et l’histoire de l’art, les arts décoratifs, la peinture, la muséologie… Leur travail est sérieux et original.MoisAnglais2015-3Marjorie2

Ni une ni deux, je me suis abonnée pour suivre Un art anglais ! Et j’espère que vous serez intrigués vous aussi !

Bien sûr, je mets ce billet dans le Mois anglais.