Le caillou de Sigolène Vinson

caillouvinsonLe caillou de Sigolène Vinson.

Le Tripode, printemps 2015, 195 pages, 17 €, ISBN 978-2-37055-055-2.

Genre : roman français.

Sigolène Vinson, née en 1974, est journaliste (Charlie Hebdo, Causette). Son premier livre, J’ai déserté le pays de l’enfance (Plon, 2011), n’est pas un roman mais plutôt un essai, une autofiction ; par contre, elle a écrit des romans policiers avec Philippe Kleinmann, le dernier paru étant Substance (Le Masque, 2015).

La quatrième de couverture dit simplement : « C’est l’histoire d’une femme qui voulait devenir un caillou. » et le roman commence par : « Hier, j’avais un caillou dans la chaussure. Je ne l’ai pas retiré de la journée. » (p. 9). Mais enfin, quel(le) malade fait ça ? Déjà ça fait mal, ça empêche de marcher ou de courir mais en plus, ça troue chaussettes, collants, enfin ce que vous portez… Non, mais je le sens mal ce roman ! La première fois que j’ai commencé Le caillou, j’avais déjà lu trop de billets dithyrambiques sur Internet (même avant la parution du bouquin) ; je l’ai « lu » pour le Prix La Passerelle 2016 et il m’est tombé des mains à la fin du premier chapitre c’est-à-dire au bout de deux pages. Eh oui, désolée ! Maintenant, l’auteur vient à la médiathèque, samedi après-midi, car Le caillou est le gagnant du Prix La Passerelle 2016 (de un point devant Le quartier américain de Jabbour Douaihy, un peu à cause de moi : j’ai voté pour Fable d’amour d’Antonio Moresco mais j’ai longtemps hésité entre ces deux romans, bon pas grave puisque Jabbour Douaihy est venu mi-octobre). Donc, la semaine dernière, profitant de quelques jours de vacances, j’ai repris la lecture, d’autant plus que Le Tripode est une maison d’éditions que j’aime bien : je suis peut-être passée à côté d’un chef-d’œuvre, d’une pépite ?

La narratrice est une femme qui ne sort pratiquement plus de chez elle (par exemple pour descendre ses poubelles) et dont le voisin, Monsieur Bernard, 75 ans, vient de mourir. Elle ne le connaissait que depuis 3 mois mais ça la touche vraiment et elle décide d’aller sur ses traces en Corse où il se rendait très régulièrement. Elle part avec trois tonnes de livres d’Art et découvre là-bas, exactement à Cala d’Orzu (surtout ne prononcez pas « zu » !) dans la commune de Coti-Chiavari, des gens qui ne parlent pas beaucoup et des statues. Lesquelles sont d’origine, lesquelles ont été sculptées par le vieil homme ?

J’avoue : je me suis ennuyée dès le début, j’ai quand même lu la première partie sérieusement en me disant, je vais aller jusqu’en Corse, mais sur l’île de beauté, je me suis ennuyée ferme aussi… Zut, alors ! J’ai survolé la troisième partie et l’épilogue pour en avoir le cœur net : eh bien, suis-je la seule à ne pas avoir apprécié ce roman ?

Je vous mets deux extraits et faites-vous votre propre opinion !

« Tu es déjà vieille de toute façon. Tu te crois jeune parce que tu as décidé de ne pas faire comme les autres, d’occuper des emplois précaires, de ne pas avoir d’enfant. Mais tu vieillis de la même façon, un pli au coin des lèvres. » (p. 36). Il est sympa, hein !, le vieux ?

« Qu’est-ce que je fous en Corse ? » (p. 93). Et moi, qu’est-ce que je fous sur mon canapé à lire ce bouquin qui ne me plaît pas ?

Un point positif : la couverture est réussie !

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Le jeudi, c’est musée #9

AnneDangarCeramisteJe n’ai pas honoré cette rubrique depuis fin avril… Ce n’est pas sérieux… Mais comme je vous le disais, je n’ai pas vraiment vu passer ni le mois de mai [lien] ni les deux premières semaines de juin [lien]…

Aujourd’hui, je voulais simplement vous dire que, cet été, j’irai voir cette exposition qui se tiendra du 26 juin 2016 au 26 février 2017 au Musée de Valence : Anne Dangar, céramiste. Le cubisme au quotidien. Et que, bien sûr, je vous en parlerai !

Anne Dangar (1885-1951) était Australienne. Lors d’un voyage en Europe en 1928, elle a découvert le cubisme avec les œuvres d’Albert Gleizes (à Paris). Alors qu’elle était professeur à la Sydney Art School et peintre, elle s’est installée en France (en Isère) et s’est investie dans la poterie traditionnelle.

C’est la première fois qu’un tel hommage lui est rendu dans un musée français avec exposition de ses céramiques – aux « motifs géométriques et animaliers d’inspiration traditionnelle et celtique ».

Des conférences, lectures, concerts, ateliers et visites commentées sont programmés et un catalogue de l’exposition sera édité.

Je vous en reparle et vous montre des photos prochainement !

Le jeudi, c’est musée #7

Quand j’ai créé la rubrique, Le jeudi, c’est musée, je l’imaginais hebdomadaire mais ce n’est finalement pas évident de m’y tenir…

Aujourd’hui, je veux simplement vous montrer l’œuvre mobile située dans l’entrée du Musée de Valence. Elle est spéciale parce qu’elle est évolutive.

Vous pouvez voir cette œuvre dans la vidéo de réouverture du musée (février 2014) ci-dessous et plus de vidéos sur la chaîne YouTube du musée.

OeuvreMuseeValence

Galerie

Expo Philoz’art – Ordre et désordre

Depuis le 16 juillet et jusqu’au 12 septembre, vous pouvez voir l’expo Philoz’art sur le thème « Ordre et désordre ». Philoz’art, ce sont des ateliers philosophie et art pour les enfants de 8 à 12 ans, animés par Élisabeth Dehlinger [lien]. C’est la 3e année qu’une expo égaie l’été à la médiathèque La Passerelle à Bourg lès Valence (Drôme). Voici un petit aperçu de l’expo.

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Un art anglais

UnArtAnglaisC’est grâce à Melisende, du blog Bazar de la littérature, que j’ai découvert ce site Un art anglais sur l’art anglais : elle avait partagé un article atypique, Le fantasme de la chevelure dans la culture fin de siècle.

Sur ce site, vous pourrez donc trouver en français de très intéressants articles non seulement sur l’art, l’architecture, l’histoire, mais aussi sur la mode, le cinéma, la littérature, de l’Angleterre médiévale à l’Angleterre victorienne en passant par l’Angleterre géorgienne ou même celle plus ancienne des Tudors puis des Stuarts.

Et aussi sur les « voisins » plus ou moins proches ou éloignés : Écosse, Pays de Galles, Irlande, États-Unis et Canada (rien sur l’Australie et la Nouvelle-Zélande, dommage…).

L’équipe est constituée de six étudiantes et d’un étudiant, tous concernés par l’art et l’histoire de l’art, les arts décoratifs, la peinture, la muséologie… Leur travail est sérieux et original.MoisAnglais2015-3Marjorie2

Ni une ni deux, je me suis abonnée pour suivre Un art anglais ! Et j’espère que vous serez intrigués vous aussi !

Bien sûr, je mets ce billet dans le Mois anglais.

Galerie

Expo Créer des mondes

Demain, dernier jour pour voir l’expo de Frédérique Guichard « Créer des mondes » à la médiathèque de Bourg lès Valence : des boules à neige qui racontent des histoires. C’est kitsch, mais tellement inventif, j’adore ! J’avais déjà vu cette expo il y a deux ans mais il y avait moins de cadres (une centaine) et là, il y en a cent cinquante.

PS : les photos sont susceptibles de changer car je ne suis pas satisfaite des clichés pris avec le smartphone…

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