Nero & Marlowe, les chats mènent l’enquête 1 – Un cadavre dans les pattes de Leighann Dobbs

Nero & Marlowe, les chats mènent l’enquête 1 – Un cadavre dans les pattes de Leighann Dobbs.

Harper Collins, collection Noir, novembre 2021, 286 pages, 14,90 €, ISBN 979-10-3391-142-2. A Twist in the Tail (2019) est traduit de l’américain par Santiago Artozqui.

Genres : littérature états-unienne, roman policier, cozy mystery.

Leighann Dobbs ou Lee Ann Dobbins est une romancière états-unienne qui vit dans le New Hampshire. Elles est connue pour ses romances historiques, cozy mysteries et thrillers. Dans la même série : Nero & Marlowe, les chats mènent l’enquête 2 – Meurtre & moustaches paru en avril 2022. Plus d’infos sur son site officiel, sa page FB (avec ses chats) et son compte twitter.

Après le départ à la retraite de Millie Sullivan, Josie Waters, 46 ans, divorcée, est devenue à la fois propriétaire de l’Oyster Cove Guesthouse dans le Maine, une vieille maison de trois siècles avec vue sur l’océan Atlantique et des chats que Barbara Littlefield, l’inspectrice en bâtiment de la municipalité, n’apprécie guère au vu de l’hygiène. D’ailleurs, des miaulement attirent les deux femmes dans l’aile ouest fermée pour travaux et elles découvrent le corps de Charles Prescott, un des cinq clients de la maison d’hôtes. Les enquêteurs déjà sur place sont « Nero, le gros chat à la robe noir et blanc, […] ses yeux d’un vert intense, [et] Marlowe, au pelage écaille de tortue » (p. 12).

Les chats « reniflaient partout dans la pièce comme des inspecteurs à fourrure en quête d’indices. Nero portait une grande attention au poteau de rampe surmonté d’un globe qui avait roulé dans un coin. Marlowe, assise à côté de lui, l’observait. » (p. 17-18). Entre le cadavre, les clients curieux, Seth Chamberlain le vieux shérif, Millie Sullivan et la mère de Josie qui débarquent, c’en est fini du calme de la maison d’hôtes… « Qu’est-ce qui serait le mieux pour mon commerce ? Que quelqu’un l’ai tué, ou qu’il soit tombé dans un escalier dangereux ? » (p. 23).

Nero et Marlowe ont évidemment repéré des indices que les humains n’ont pas encore vus, et ne parlons pas du shérif, vraiment incompétent… De plus, ils ont à l’extérieur des chats qui peuvent les aider (un peu comme les gamins des rues rendent des services à Sherlock Holmes), Poe, grand, gris et costaud, Stubbs, roux à rayures avec un petit bout de queue, Boots, noir avec des pattes blanches et de longues et épaisses moustaches, Harry, gros maine coon à la fourrure épaisse, et Juliette, grise au poil soyeux avec un losange blanc sur la tête (p. 54).

« Nero laissa dériver son regard dans la nuit noire, et un mauvais pressentiment l’envahit tout entier. – Nous devons être aux aguets, et tout particulièrement ce soir. Mon septième sens me souffle que l’assassin pourrait revenir sur les lieux du crime, et s’il le fait, nous devrons être là pour protéger notre humaine. » (p. 168).

L’enquête sur la mort de Prescott n’est pas extraordinaire mais la relation entre Josie et les chats est intéressante car ceux-ci étaient très proches de Millie et se considèrent comme propriétaires de la demeure et de Josie, qu’il va falloir former car elle est longue à la détente mais se révèle maline avec un peu d’efforts. Et puis, Mike Sullivan, le neveu de Millie qui fait des travaux dans la maison, semble apprécier Josie, non ? Et il y a quand même de la réflexion, de l’action, des rebondissements et quelques recettes !

Franchement, ce n’est pas le meilleur cozy mystery que j’aie lu, c’est tout simple, sans prise de tête, mais j’ai bien aimé les chats et leur humour alors je veux bien lire le deuxième tome, Meurtre et moustaches paru en avril 2022 (dans lequel on en saura peut-être plus sur la relation entre Josie et Mike !).

Pour Bingo littéraire d’Hylyirio (catégorie 20, un roman feel good), Challenge lecture 2022 (catégorie 10, un roman qui contient des recettes de cuisine), Les dames en noir, Petit Bac 2022 (catégorie Verbe pour Mènent) et Polar et thriller 2021-2022. Et le nouveau Shiny Summer Challenge 2022 (menu 1 Été ensoleillé, option 2 Un carré jaune sur un océan bleu = couverture ensoleillée prédominance de jaune ou bleu, il y a les deux).

Un chat dans la gorge d’Émilie Chazerand et Amandine Piu

Un chat dans la gorge d’Émilie Chazerand, Amandine Piu et Carole Bellanger.

Benjamins Media, collection livre avec CD, avril 2020, 48 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-37515-072-6.

Genres : littérature jeunesse, album illustré franco-italien.

Émilie Chazerand naît en 1983 à Strasbourg où elle vit. Elle aime la lecture depuis l’enfance. Elle devient infirmière mais écrit des histoires. Plus d’infos sur son site officiel sur lequel elle se présente comme « Alsacienne. Malentendante. Synesthète. Maman. Outsider. Autrice. ».

Amandine Piu, dont le surnom est Piu Piu, naît en 1982 en Sardaigne (Italie). Elle étudie la communication visuelle à Lyon puis l’illustration à l’École des Arts décoratifs à Strasbourg. Plus d’infos sur son site officiel.

Carole Bellanger est comédienne. Un chat dans la gorge est sa première expérience d’interprétation d’une histoire. J’ai beaucoup aimé sa voix.

Au village, tout le monde apprécie Cécile Schneck, toujours bonjour, merci, un mot gentil pour les bébés ou les pépés. Mais, en fait c’est « une femme méchante, au cœur sec […] très hypocrite. » (p. 7). Son mari et ses deux enfants doivent supporter ses récriminations contre tout le monde mais ils n’y font plus attention. Par contre « Raymond, le chat maigrichon de la maison » (p. 15) aimerait être tranquille d’autant plus que parfois elle s’en prend à lui. Il a une idée lumineuse.

Vous allez comprendre ce que signifie ‘avoir un chat dans la gorge’ et ‘donner sa langue au chat’ !

Un CD d’une quinzaine de minutes accompagne le livre, il est intéressant à écouter car, en plus de la lecture agréable de Carole Bellanger, il y a des bruitages et de la musique (plutôt yiddish) de Malcolm Laws et Nainita Desai.

Voici donc un très joli album illustré avec une histoire amusante qui fait réfléchir.

Je le mets dans Jeunesse young adult #11, Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Chat), Les textes courts 2022, Un genre par mois (en mai, c’est jeunesse, albums illustrés) et Une semaine en Italie pour Amandine Piu.

Kamisama 3 – Au bout du chemin de Keisuke Kotobuki

Kamisama 3 – Au bout du chemin de Keisuke Kotobuki.

Ki-oon, mars 2010, 136 pages, 11,10 €, ISBN 978-2-35592-138-4. カミサマ est traduit du japonais par Ahmed Agne et Cécile Pournin.

Genres : manga, kodomo, shôjo, conte.

KOTOBUKI Keisuke 寿 圭祐 est mangaka (scénariste et dessinateur) depuis 1998. Ses dessins en couleurs sont proches de la peinture. Les autres séries de l’auteur sont Roji! et Coco, l’île magique.

La déesse de la neige – Aya et la déesse de la neige prennent un chocolat chaud mais elles sont dérangées par la déesse de la colline qui annonce une fleur des neige de l’autre côté de sa colline. Mais en s’approchant la fillette tombe dans une crevasse…

La déesse du malheur – Une fillette n’a vraiment pas de chance et la déesse du malheur lui vient en aide mais elle omet de lui dire que le pacte a des conséquences et un coût… « Si tu pensais pouvoir profiter de toute cette chance sans aucune contrepartie, c’est que tu es sacrément stupide, vraiment ! ».

Shimashima et Miyako – Shimashima est le jeune chat qui apparaît dans les 3e histoires du 1er et du 2e tomes. Pendant que Shimashima est dans le monde des déesses, Miyako attend son retour dans le monde des humains. Les déesses réussiront-elles à les réunir et à récupérer la pierre sacrée ?

Après avoir relu récemment les deux premiers tomes de cette trilogie, Kamisama 1 – La mélodie du vent et Kamisama 2 – Les contes de la colline, je ne pouvais que relire le 3e tome pour Un mois au Japon et Hanami Book Challenge #2.

Que dire de plus que pour les premiers tomes ? C’est toujours très beau, doux et poétique. Si vous aimez les contes, les chats, le merveilleux et la tendresse, lisez cette belle trilogie aux couleurs pastels.

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Noukette) et, en plus des challenges japonais (cités ci-dessus), pour Adaptations littéraires (contes et folklore japonais adaptés en manga), BD 2022, Contes et légendes #4, Jeunesse young adult #11 et Littérature de l’imaginaire #10.

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 2 d’Umi Sakurai

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 2 d’Umi Sakurai.

Soleil Manga, collection Seinen, décembre 2021, 144 pages, 11,95 €, ISBN 978-2-302-09518-2. Ojisama to neko vol. 2 おじさまと猫 (Square Enix, 2018) est traduit du japonais par Sophie Piauger.

Genres : manga, seinen.

Umi Sakurai 桜井海 est une mangaka japonaise mais je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos… Son premier manga, 神とよばれた吸血鬼 (Kami to yoba reta kyûketsuki), est paru de septembre 2014 à février 2017. Plus d’infos sur son Twitter et son Pixiv.

En début d’année, j’avais beaucoup aimé Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 1 d’Umi Sakurai. Je ne pouvais que lire la suite !

On retrouve dont le professeur Kanda (Fuyuki de son prénom) et l’Exotic Shorthair Fukumaru qui a un petit défaut de langage. Parfois Kanda passe un peu de temps avec son meilleur ami, Kobayashi, qui lui a un chien.

C’est vraiment amusant et tendre quand Kanda joue avec Fukumaru. « Tu m’adores, c’est ça ? – Miaaou ! Une fois de plus, il traduisait comme ça l’arrangeait. » (p. 12). Mais Fukumaru « adore les caresses ! Ça mie rappelle quand maman mie léchait ! Ça mie fait du bien… Ça mie détend… Ça mie fait chaud au cœur ! » (p. 15).

Il n’y a pas à dire, Kanda et Fukumaru sont heureux ensemble, très heureux même, mais chacun a sa faiblesse : Kanda est souvent triste lorsqu’il pense à sa défunte épouse et Fukumaru a peur de perdre son papa lorsqu’il part au travail. Heureusement les retrouvailles, les câlins et les gros dodos sont comme magiques. « Encore une journée pleine de bisous » (p. 57).

Mais, de temps en temps, Fukumaru fait des bêtises… « Ah ! Ne fais pas tes griffes sur le canapé ! Non, non ! Le canapé n’est pas ton griffoir ! Non ! Non ! J’ai dit non ! Fukumaru ! Arrête ! Fukumaru !!! Mais ? C’est moi ou plus je le gronde, plus ça l’encourage ? » (p. 71), tiens, j’ai déjà vécu ça ! J’avais lu que ‘non’ est le mot que les chats entendent le plus souvent et qu’ils font semblant de ne pas comprendre le plus.

En tout cas, ce que Fukumaru déteste toujours, c’est le ‘truc noir’, c’est-à-dire le piano. Mais le principal, c’est d’être heureux, n’est-ce pas ? « Moi, je suis vraiment très heureux. C’est peut-être toi, en fin de compte, qui prends bien soin de moi. » (Kanda, p. 130).

Et ce manga, ces petites histoires de Kanda et de Fukumaru, les petites touches de leur passé qui reviennent peu à peu, c’est un pur bonheur. Vivement la suite ! Le tome 3 est paru en mars 2022 et le tome 4 est annoncé pour juin 2022.

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Moka) et BD 2022 mais aussi pour Hanami Book Challenge #2 menu 2 (passé, présent et futur du Japon) et sous-menu 3 (l’individu dans la société), Un genre par mois (en avril, ce sont les BD qui sont à l’honneur) et Un mois au Japon.

Kamisama 2 – Les contes de la colline de Keisuke Kotobuki

Kamisama 2 – Les contes de la colline de Keisuke Kotobuki.

Ki-oon, mars 2007, 136 pages, 11,10 €, ISBN 978-2-915513-52-3. カミサマ est traduit du japonais par Ahmed Agne et Cécile Pournin.

Genres : manga, kodomo, shôjo, conte.

KOTOBUKI Keisuke 寿 圭祐 est mangaka (scénariste et dessinateur) depuis 1998. Ses dessins en couleurs sont proches de la peinture. Les autres séries de l’auteur sont Roji! et Coco, l’île magique.

La déesse de la colline – Une jeune femme revient sur le lieu de son enfance, une colline où elle avait rencontré une déesse minuscule qui n’avait apparemment aucun pouvoir. « Je ne comprends toujours pas… – Moi non plus. » Mais elle n’a pas pu voir le printemps arriver avec la petite déesse car elle a déménagé avec sa mère… La déesse était-elle un rêve ?

Le cerisier électrique – « On dit qu’il existe plus de huit millions de divinités au Japon. » Mitsuki se rend au cerisier pour voir Sakura la déesse mais celle-ci est avec la déesse de la colline (de l’histoire précédente) et une autre déesse, celle des lignes électriques, fait irruption. Et celle-ci a vraiment un comportement… électrique !

Shimashima au pays des déesses – Shimashima est le jeune chat qui apparaît dans la 3e histoire du 1er tome. Les trois déesses (rencontrées dans les deux histoires précédentes) sont mécontentes car il a une pierre sacrée autour du cou (elle lui a été offerte par Miyako). Pourront-elles renvoyer Shimashima dans son monde (c’est-à-dire celui des humains) ?

Après avoir relu récemment le premier tome de cette trilogie, Kamisama 1 – La mélodie du vent, j’ai eu très envie de relire ce deuxième tome, en plus en avril il y a deux challenges japonais, Un mois au Japon et Hanami Book Challenge #2. Je lirai le tome 3 durant le mois d’avril.

Comme pour le premier tome, c’est très beau, doux (couleurs pastels), vraiment poétique, un peu énigmatique, parfois amusant, toujours tendre. Sans hésitation, pour tous les lecteurs, petits et grands. Les lecteurs retrouvent les fillettes, les chats et la pierre bleue à travers ces trois contes plein de magie et de merveilleux.

J’ai oublié de donner mon lien pour La BD de la semaine… Mais, en plus des challenges japonais (cités ci-dessus), pour Adaptations littéraires (contes et folklore japonais adaptés en manga), BD 2022, Contes et légendes #4, Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10 et Un genre par mois (en avril, ce sont les BD qui sont à l’honneur).

Elle et son chat de Makoto Shinkai et Tsubasa Yamaguchi

Elle et son chat de Makoto Shinkai et Tsubasa Yamaguchi.

Pika, collection Seinen, septembre 2021, 164 pages, 4,49 €, ISBN 978-2-81166-258-5. Kanojo to kanojo no neko (彼女と彼女の猫, Kôdansha, 2016) est traduit du japonais par Claire Olivier.

Genres : manga, seinen.

SHINKAI Makoto 新海 誠 naît le 9 février 1973 à Nagano (Japon). Il est surtout connu en tant que réalisateur de films d’animations (La tour au-delà des nuages en 2004, 5 centimètres par seconde en 2007, Voyage vers Agartha en 2011, Your name en 2016 et Les enfants du temps en 2019) mais il est aussi voix de doublage (dans ses films), graphiste pour des jeux vidéo et auteur. Plus d’infos sur son site officiel et son Twitter.

YAMAGUCHI Tsubasa 山口つばさ naît un 26 juin à Tôkyô (Japon). Elle étudie les arts à l’université de Tôkyô et commence sa carrière de mangaka. Ses séries sont Kanojo to kanojo no neko (2016) et Blue period (ブルーピリオド, 2017, en cours). Plus d’infos sur son site officiel et son Twitter.

Un jour de pluie, une jeune femme trouve un chat, le ramène chez elle et le nomme Chobi. Le chat est le narrateur. « Voilà comment je suis devenu son chat. » La jeune femme, Miyu, vit seule et elle est souvent triste ; Chobi ne comprend pas pourquoi mais il ressent cette tristesse. Cependant il est heureux de la retrouver tous les soirs lorsqu’elle rentre du travail. La journée, il sort parfois et passe du temps avec sa petite copine, « un chaton, du nom de Mimi. […] Elle est petite et mignonne. Et elle adore se faire dorloter. »

Mais les saisons passent, printemps, été, automne et Miyu est de plus en plus triste… « Je ressens sa détresse au bout de chacun de mes poils… ».

Un manga one-shot tout en douceur et en délicatesse, très bien dessiné, avec un côté mignon mais pas mièvre, qui parle principalement du monde du travail et de la difficulté d’être une femme seule au Japon, et aussi de l’amour entre un chat et son humaine.

Il existe un roman éponyme paru chez Charleston en octobre 2021. Un court métrage d’animation réalisé par Makoto Shinkai en 1999. Et une série animée en 4 épisodes réalisée par Kazuya Sakamoto en 2016 (site officiel) et dont la bande annonce est ci-dessous. C’est pourquoi je mets ce manga dans le challenge Les adaptations littéraires.

Et aussi dans La BD de la semaine, BD 2022, Des histoires et des bulles (catégorie 29, une adaptation d’un film, d’une série, voir explication ci-dessus) et Jeunesse young adult #11.

Plus de BD de la semaine chez Moka.

Kamisama 1 – La mélodie du vent de Keisuke Kotobuki

Kamisama 1 – La mélodie du vent de Keisuke Kotobuki.

Ki-oon, septembre 2006, 112 pages, 11,10 €, ISBN 2-915513-27-9. カミサマ – ルーシーは猫の中 Kamisama –Rûshî wa neko no naka (2006) est traduit du japonais par Ahmed Agne et Cécile Pournin.

Genres : manga, kodomo, shôjo, conte.

KOTOBUKI Keisuke 寿 圭祐 est mangaka (scénariste et dessinateur) depuis 1998. Ses dessins en couleurs sont proches de la peinture.

Lucy, dans le ventre du chat – Lucy va se promener mais doit rentrer avant l’heure du dîner. Sur le chemin, elle voit un chien qui se tient sur ses pattes arrières et qui l’appelle « Mademoiselle ! ». Il l’emmène dans un champ de fleurs comestibles où vit un chat géant qui avale la fillette.

Le chat-pluie – Une fillette déambule sous la pluie et rencontre un chat qui lui parle. Elle se trouve dans un hazama, « un endroit qui se situe entre le monde des vivants et celui des morts. C’est ici que finissent ceux dont personne ne se souvient. »

Shimashima – Shimashima, un jeune chat, rencontre Miyako. Elle a l’habitude d’apporter à manger aux chats du quartier et Shimashima vient d’arriver. « Miyako était très affectueuse avec moi. Et moi aussi, je l’aimais beaucoup. » Mais Miyako est malade.

Voici ce que dit l’éditeur : « Entre manga et conte, cet Alice qu pays des merveilles nippon regroupe plusieurs récits féeriques, drôles et émouvants à la fois. » (4e de couverture).

Kamisama est un manga différent, il est dans un format plus grand (15×21 cm), il est relié et il est tout en couleurs. Le fil directeur en plus des fillettes et des chats est la pierre bleue, semblable à une goutte de pluie, qui a des pouvoirs magiques. Manga à la fois kodomo (jeunesse) et shôjo (fille), il se situe du côté du merveilleux, du fantastique, bref il a tout du conte (mais pas du conte occidental, plutôt du folklore japonais).

Il existe deux autres tomes, Les contes de la colline (2003 au Japon, 2007 en France) et Au bout du chemin (2008 au Japon, 2010 en France) que je vous présenterai une prochaine fois.

À noter que l’auteur a retouché toutes les planches des trois tomes pour les proposer à la lecture dans le sens occidental. Une nouvelle édition de ces trois tomes est parue en novembre 2014.

Kamisama est un très beau livre pour les plus jeunes et les plus grands, pour tous ceux qui aiment la magie des dessins et des histoires.

Pour les challenges Adaptations littéraires (contes et folklore japonais adaptés en manga), BD 2022, Contes et légendes #4, Des histoires et des bulles (catégorie 4, un shôjo, avec cette 40e lecture avant le 1er avril, j’honore le niveau 4), Jeunesse young adult #11 et Littérature de l’imaginaire #10.

Lune n’est lune que pour le chat de Vénus Khoury-Ghata et Sibylle Delacroix

Lune n’est lune que pour le chat de Vénus Khoury-Ghata et Sibylle Delacroix.

Bruno Doucey, collection Poés’histoires, octobre 2019, 64 pages, 978-2-36229-240-8.

Genres : littérature française, littérature jeunesse, poésie.

Vénus Khoury naît le 23 décembre 1937 près de Beyrouth (Liban). Elle vit dans un village de montagne, Bcharré où est né Khalil Gibran. Elle étudie la littérature à Beyrouth, écrit ses premières poésies (Les visages inachevés, recueil paru en 1966, et Terres stagnantes, recueil paru en 1967) puis s’exile en France où elle épouse un médecin (Jean Ghata) et publie son premier roman (Les inadaptés en 1971). Suivent une trentaine de romans (je pense n’en avoir lu aucun) et autant de recueils de poésie pour lesquels elle reçoit plusieurs prix littéraires.

Sibylle Delacroix naît en 1974 à Bruxelles (Belgique). Elle étudie à l’ERG (École de Recherche Graphique) de Bruxelles. Elle illustre d’abord des contes (Barbe Bleue, son projet de fin d’études), puis des romans, des albums jeunesse et même des affiches. D’après ce que j’ai compris, les dessins de Lune n’est lune que pour le chat sont faits au crayon porte-mine. Plus d’infos sur son site officiel.

« À quoi servent les étoiles ? / À nous faire un clin d’œil quand on se sent seul. » (p. 9, in Coups de marteau dans le ciel).

Mais il n’y a pas que les étoiles et la lune. Ces poésies s’enrichissent de cormorans, de goélands, de cigognes, de navires engloutis, de cachalots, d’une grenouille qui chante faux, d’arbres… que rencontre un matou qui « à pattes de velours […] se faufile entre les mots » (p. 62). Un matou qui profite de la nuit pour « poursuivre son ombre » (p. 62) et la lune.

« Bruit de friture dans le cosmos / qui fait rissoler des étoiles ? / l’huile brûle / baissez le feu […] À quoi servent les étoiles ? / À clouer la nuit sur la voûte du ciel. » (p. 37, in Friture d’étoiles).

Les illustrations sont superbes, elle sont toutes en double-page. Ma préférée est celle où le chat sur scène chante et le projecteur est comme une lune au-dessus de lui (p. 46-47).

Pas un coup de cœur cependant mais un joli livre pour les enfants qui aiment les chats et découvriront la poésie grâce à la balade nocturne de ce matou aventurier mais un brin triste. À découvrir si vous êtes curieux !

Pour Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 22, un livre jeunesse), Challenge lecture 2022 (catégorie 20, un livre jeunesse), Jeunesse young adult #11, Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Chat) et Les textes courts.

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 1 d’Umi Sakurai

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 1 d’Umi Sakurai.

Soleil Manga, collection Seinen, septembre 2021, 144 pages, 11,95 €, ISBN 978-2-302-09517-5. Ojisama to neko vol. 1 おじさまと猫 (Square Enix, 2018) est traduit du japonais par Sophie Piauger.

Genres : manga, seinen.

Umi Sakurai 桜井海 est une mangaka japonaise mais je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos… Son premier manga, 神とよばれた吸血鬼 (Kami to yoba reta kyûketsuki), est paru de septembre 2014 à février 2017. Plus d’infos sur son Twitter et son Pixiv.

Personne ne veut adopter ce chat, il attend dans sa cage au magasin… C’est un Exotic Shorthair, et comme il est déjà adulte (il a un an) et qu’il est tout rond, personne ne l’achète alors que son prix a baissé de 302.000 ¥ à 90.000 ¥. En plus, il a un défaut de langage, « ça recommience […] les gens disent tous la miême chose. […] Pas question de finir dans les miarchandises retournées ! », mais ça c’est uniquement pour les lecteurs !

Et puis, un jour, un homme seul l’achète, « J’ai eu envie de l’adopter. Je le trouve tellement… Tellement mignon… ». « Sois à mioi… », se dit le chat tout heureux et ému. L’homme (il s’appelle monsieur Kanda, Fuyuki Kanda, et il est professeur) décide de l’appeler Fukumaru qu signifie « bonheur en rond » (‘maru’ c’est rond) ou « bonheur entier, parfait ». Ce nom va super bien au chat !

Peu à peu, les lecteurs comprennent la raison de cette adoption. Parce que son meilleur ami, Kobayashi, est raide dingue de son chien, Chako, et le tannait pour qu’il prenne un chien aussi, mais monsieur Kanda a adopté un chat et ils sont vraiment heureux tous les deux. « Quel bonheur ! L’animal ne pourra que t’adorer ! Tu avais peut-être raison… ».

Fukumaru aime tout sauf trois choses : le collier anti-étranglement, le truc tout noir (c’est un piano), « Je te déteste, toi ! Grrr… T’es juste grand ! T’es juste noir ! Tu fais juste un peu de bruit ! », et quand son « papa » n’est pas là.

Chaque chapitre est une petite histoire et le tout forme le quotidien des deux personnages. Un beau chat, des dessins tout mignons, une histoire intelligente entre l’humain et le chat, de l’humour, de la tendresse (sans mièvrerie), ce manga était fait pour moi ! Et pour vous aussi, si vous aimez les chats !

De mon côté, je veux lire le deuxième tome paru en décembre 2021 et le troisième tome à paraître début mars 2022. Mais la série est pour l’instant à 8 tomes en cours au Japon, j’espère qu’elle ne sera pas plus longue…

Dans la postface, la mangaka dit qu’elle a d’abord créé ce manga pour le plaisir et l’a posté (en feuilleton) sur son Twitter donc idéal pour Des histoires et des bulles (catégorie 7, une BD issue d’un blog) ainsi que pour La BD de la semaine, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 10, un manga, 2e billet), Challenge lecture 2022 (catégorie 13, un livre avec un chat sur la couverture), Petit Bac 2022 (catégorie Ponctuation pour les deux tirets) et Le tour du monde en 80 livres (Japon). Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

La sorcière des marais de Karine Guiton

Allez, La BD de la semaine étant toujours en pause estivale, je publie comme mercredi dernier une note de lecture d’un roman jeunesse plutôt que d’une bande dessinée.

La sorcière des marais de Karine Guiton.

Didier jeunesse, collection Mon marque-page, mai 2021, 128 pages, 12,90 €, ISBN 978-2-27809-844-6. Illustrations de Grégory Elbaz.

Genres : littérature française, premier roman, jeunesse, fantastique.

Karine Guiton naît en 1973 en Vendée. Elle ne veut pas lire durant l’enfance (sa mère est l’institutrice) mais elle devient bibliothécaire et se passionne pour les contes. Elle écrit d’abord des nouvelles pour adultes puis un album illustré pour la jeunesse en 2016, Les tourterelles, illustré par Maurèen Poignonec chez La Palissade. Le chameau de la bibliothèque est paru en juillet et La sorcière des marais paru en mai est son premier roman.

Grégory Elbaz naît en 1980 en France. Il étudie les arts plastiques à l’École de l’Image d’Angoulême. Il est illustrateur mais aussi dessinateur et scénariste de bandes dessinées.

Tex, un an, est le chat « roux de la tête aux pattes » (p. 11) de Zoé mais il a disparu et la fillette est inquiète. Aurait-il rencontré une minette ? Mais « Tex n’est pas revenu. Ni le lendemain. Ni le surlendemain. Personne ne l’a vu. » (p. 13). Zoé refuse de penser que Tex est mort et de se résigner à l’avoir perdu. Margot, sa meilleure amie, lui conseille d’aller voir Mirabella « parce qu’elle est un peu sorcière. » (p. 16).

Tex a disparu depuis un mois lorsque Zoé décide d’aller dans les marais pour voir Mirabella. Bien sûr Mirabella et Germain le canard aident Zoé. Comme le montre la couverture du roman, ils partent tous les trois en barque sur le marais. « Bienvenue dans le monde de Soumazalans. » (p. 44). Et arrivent à la nuit tombée chez le géant Miramar, le cousin de Zoé. Le lendemain, Pirati, le cochon muet, se joint à eux, direction le Royaume de la Reine des chats mais ils sont attaqués par le ragondin géant. « Si Tex était vraiment là-dedans, je n’avais pas le choix. Il était peut-être en danger. Je devais le sauver. » (p. 81).

Après avoir bien ri avec Le chameau de la bibliothèque, j’ai voulu lire La sorcière des marais (paru quelques mois avant) et je ne suis pas déçue. Pourtant ce premier roman est différent : les illustrations (d’un autre illustrateur) sont moins présentes et en noir et blanc ; quant à l’histoire, elle n’est pas drôle mais un peu angoissante (pour les plus jeunes lecteurs) et triste (faire son deuil).

Lorsqu’un chat disparaît, l’humain se pose des questions, s’inquiète, espère qu’il va revenir, mais ne pas savoir ce qui est arrivé au chat bien-aimé (ou à un autre animal d’ailleurs) est vraiment déprimant. Zoé a le courage d’aller au bout des marais (le côté fantastique, magique, se développe ici) pour découvrir ce qui est arrivé à Tex.

Pour le challenge Jeunesse young adult #10 et le Petit Bac 2021 (catégorie Gros mot pour Sorcière).