La griffe du chat de Sophie Chabanel

La griffe du chat de Sophie Chabanel.

Seuil, collection Cadre noir, mars 2018, 304 pages, 19 €, ISBN 978-2-02141-874-3.

Genres : littérature française, roman policier.

Sophie Chabanel a étudié à HEC Paris (1987-1990) et a d’abord travaillé en entreprise avant de se lancer dans l’écriture. Du même auteur : Le blues du chat (mars 2019). Plus d’infos sur son site pro, « Former, écrire, accompagner », http://www.sophie-chabanel.com/.

Café des Chats, Lille. Le propriétaire, Nicolas Peyrard, 38 ans, a été tué avec un Beretta, et un chat persan médaillé, Rubis, surnommé Ruru, a disparu. L’enquête est menée par la commissaire Romano et son adjoint Tellier. « Rarement vu un geste aussi propre. Haut niveau, première division, tout en haut du tableau. Ce qui est beau, c’est la cohérence : arme excellente, tir excellent, du sérieux de A à Z. » (le légiste, p. 24). Suicide ou meurtre maquillé en suicide ? C’est vrai que Peyrard était déprimé mais de là à se loger une balle dans le ventre… Il y a deux veuves, Solange Peyrard, l’épouse, co-propriétaire du Café des Chats, et Marion Caron, l’ex-épouse depuis dix ans, toutes deux soupçonnées mais « […] le crime passionnel animalier était une hypothèse plausible. » (p. 63).

Il y a plein de détails qui peuvent paraître inutiles pour l’enquête mais qui permettent de comprendre les personnages et de s’attacher à eux, en particulier les enquêteurs (Romano, Tellier…), leurs comportements, leurs façons de fonctionner… « […] le chef entra dans la pièce et regarda son jeune collègue, l’air ulcéré. Il nous descend un type et après il tourne de l’œil. Quand on supporte pas les armes à feu, on fait fleuriste. » (p. 232). Comme vous le voyez, un certain humour, gentil, pour une enquête classique, en dehors du fait qu’elle se déroule dans un bar à chats.

Un fonds historique sur Bailleul, ville de naissance de Nicolas Peyrard et de son meilleur ami, Alex Sanchez, devenu star de la télé (d’ailleurs le lecteur découvre aussi le monde du petit écran à Paris). Bailleul a été pratiquement détruite à 100 % durant la première guerre mondiale.

Après avoir lu Le blues du chat, j’ai normalement voulu lire le tome précédent, La griffe du chat et c’est un roman policier agréable à lire sauf si vous voulez du sanguinolent ! Mais si vous aimez les chats, vous serez aux anges.

Une bonne lecture pour le challenge Polar et thriller 2019-2020.

Félin pour l’autre !, tome 1 de Wataru NADATANI

Félin pour l’autre !, tome 1 de Wataru NADATANI.

Doki Doki, mars 2019, 168 pages, 6,95 €, 978-2-81896-755-3. Nekottake ! Vol. 1 ねこったけ! (2016) est traduit du japonais par Julien Pouly.

Genres : manga, shônen.

Wataru NADATANI 灘谷航… Eh bien, je n’ai pas trouvé grand-chose sur elle ! Elle est japonaise, mangaka et elle adore les chats ! Si vous comprenez le japonais, vous pouvez suivre son compte Twitter, https://twitter.com/nadatani.

Kensuke Fuji adore les chats mais il ne peut pas en avoir parce que sa mère et ses deux sœurs sont allergiques. Chaque matin, avant d’aller au lycée, il fait un détour pour observer et photographier les chats de rue du quartier. Sa préférée, c’est Tamako, elle est la seule à se laisser caresser (j’ai beaucoup aimé l’histoire de leur rencontre, Kensuke connaît Tamako depuis 9 ans) mais elle a disparu ! C’est alors qu’il rencontre Jin Nekoya, surnommé le « maître-chat », qui a des pouvoirs… félins. « Il arrive parfaitement à les comprendre… Il est en communion totale avec eux ! C’est plus qu’un amoureux des chats… » (p. 53). Kensuke veut devenir son disciple et apprendre le Neko-dô (ou Buôken-dô), la voie des chats. Mais Nekoya veut lui faire passer un test avec Yatarô, un chat obèse qui ne veut plus bouger et plus jouer. « Les chats aiment leur indépendance, et ne montrent pas facilement leur affection… Pour les apprivoiser, il n’y a pas trente-six manières de procéder. Il faut apprendre à les connaître… Respecter leur indépendance… Et les accepter comme ils sont. » (p. 88).

Ce manga est drôle, il rend parfaitement hommage aux chats et aux fondus des chats. J’ai hâte de lire les tomes suivants. En octobre, la série compte 4 tomes en France mais elle est terminée en 6 tomes au Japon (prépublication dans le magazine Shônen Sunday Super, édition chez Shôgakukan de mars 2016 à avril 2018).

Même si vous n’aimez pas spécialement les chats, vous pouvez apprécier ce manga pour ses dessins, son petit côté fantastique et son humour 😉

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Jeunesse Young Adult #9 et Littérature de l’imaginaire #7.

Plus de BD de la semaine chez Stéphie (lien à venir).

Le blues du chat de Sophie Chabanel

Le blues du chat de Sophie Chabanel.

Seuil, collection Cadre noir, mars 2019, 304 pages, 19 €, ISBN 978-2-02141-874-3.

Genres : littérature française, roman policier.

Sophie Chabanel a étudié à HEC Paris (1987-1990) et a d’abord travaillé en entreprise avant de se lancer dans l’écriture. Du même auteur : La griffe du chat (mars 2018). Plus d’infos sur son site pro, « Former, écrire, accompagner », http://www.sophie-chabanel.com/.

Ancien trader, pro de la communication, reconverti dans la cause environnementale, François-Xavier Tourtier a fait une réaction anaphylactique due aux crevettes : accident ou meurtre ? « L’ex-trader François-Xavier Tourtier, fondateur et P.D.G. de Soleil et Terre, est mort hier soir à Roubaix, pendant sa remise de Légion d’honneur. » (p. 21). De plus, « Les seringues de secours de Tourtier ont été vidées et remplies d’eau. On a bien affaire à un assassinat. » (p. 22). La commissaire Romano (femme libre de 47 ans) et son adjoint Tellier mènent l’enquête et ils ne manquent pas de suspects qui déblatèrent. « Romano pour qui écouter ce genre de boniments était toujours une épreuve, respira profondément. C’était d’ailleurs un grand mystère : pourquoi un métier qui demandait autant d’intelligence consistait-il, en grande part, à écouter des idioties ? » (p. 144).

Ce roman policier se déroule à Roubaix, une ville industrielle du nord de la France (qui souffre de la désindustrialisation et donc d’un fort taux de chômage) mais je ne dirais pas que ce roman est un polar du terroir, c’est un roman policier classique, avec une enquête classique, un roman sans prétention. Par contre, il y a une belle ambiance et une belle galerie de personnages chez les policiers (Romano, Tellier, Clément, Bertin) et chez les suspects (Ariane Tourtier l’épouse éplorée, son grand-père monsieur de Courcel, le père Criaud…) sans oublier le chat, Ruru (qui n’est pas le même que dans le premier tome, La griffe du chat) et aussi beaucoup d’humour (de la malice dit l’éditeur).

Le blues du chat qui m’a attirée par son titre et sa couverture est donc une jolie surprise, qui suit La griffe du chat dont je vous parlerai plus tard.

Une chouette lecture de la Rentrée littéraire janvier 2019 pour le challenge Polar et thriller 2019-2020.

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Projet 52-2019 #9 à #12

Gros passage à vide après trois semaines de rhume, deux semaines de grippe [lien et lien] et encore deux semaines pour me remettre… J’ai donc manqué pas mal de billets sur vos blogs, d’infos sur FB (je me connectais une ou deux fois par semaine mais pas longtemps à cause des yeux qui coulent…), de marathons de lecture et d’événements bloguesques (dont la Semaine à lire…), etc. J’espère cette fois être de retour pour de bon, vu que j’ai retrouvé le goût de lire (encore faut-il rédiger les billets !) et de sortir !

J’ai aussi manqué les trois dernières semaines du Projet 52-2019 alors, ce samedi, vous aurez droit à quatre photos ! Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Neuvième semaine (samedi 2 mars) pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème ancien. Une ancienne bitte d’amarrage (Lyon).

Dixième semaine (samedi 9 mars) pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème roman. Quelques romans d’auteurs britanniques (mes bibliothèques se remplissent mais tous les livres ne sont pas encore bien rangés). En prime vous voyez mon nouveau rideau (thermique) !

Onzième semaine (samedi 16 mars) pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème proche. J’aime que mes trois chats soient proches de moi le soir, en plus ils sont proches les uns des autres !

Douzième semaine (aujourd’hui) pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème arbre(s). Il commence à faire chaud ? Alors voici un peu de fraîcheur avec un arbre enneigé fin janvier.

Et j’en profite pour vous montrer mon fond d’écran de mars (avant la fin du mois !), Axel l’axolotl, chez Goodie Mood.

Viens, mon beau chat de Gaia Guasti

Viens, mon beau chat de Gaia Guasti.

Thierry Magnier, collection En voiture Simone !, mai 2018, 112 pages, 7,40 €, ISBN 979-10-352-0175-3.

Genres : littérature italienne, littérature jeunesse, fantastique.

Gaia Guasti naît en 1974 à Florence (Italie). En 1974, elle arrive à Paris (avec son chat) pour apprendre le français. En 1996, elle entre à l’École supérieure des métiers de l’image et du son et devient scénariste pour le cinéma. Elle est aussi autrice pour la jeunesse. Douze autres romans sont publiés chez Thierry Magnier, plus d’autres romans chez d’autres éditeurs (Milan…). Elle partage son temps entre la France et l’Italie.

« Viens, mon beau chat, viens sur mon cœur amoureux… » (p. 5, première phrase du roman). Le chat, c’est Bouillotte, un magnifique mâle roux qui vit chez les Marilac (Roger, Carmen, Flavie et Marius). Un jour alors que Flavie avait prévu de jouer avec son meilleur ami, Armand Pierlot, la grand-tante Clarisse – qui est par ailleurs propriétaire de l’appartement familial – lui offre « un bracelet ancien, un fil d’argent finement ciselé. […] un objet extrêmement précieux. » (p. 18). Mais Bouillotte s’enfuit par la fenêtre avec le bracelet autour du cou ! Flavie, son petit frère Marius, et Armand vont le poursuivre jusqu’à une maison bien étrange.

S’il n’y a pas de traduction pour Viens, mon beau chat, c’est que Gaia Guasti écrit en français et en italien. Une première version de ce roman, alors titré La dame aux chamélias, est déjà parue aux éditions Thierry Magnier en 2012 dans la collection Le feuilleton des incos.

Viens, mon beau chat est une jolie histoire fantastique qui ressemble à un conte avec plein de chats et une sorcière, en tout cas une vieille dame différente. C’est un hommage au poème Le chat de Charles Beaudelaire (in Les fleurs du mal, 1857) que vous pourrez lire ci-dessous. La couverture est superbe (avez-vous repéré tous les chats ?). L’histoire dans la maison magique de Marguerite fait un tout petit peu peur (pour les enfants, hein !, pas pour les adultes) mais elle est pleine de sagesse et de compassion, de mystère et de fantaisie.

Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
                                                                 Nagent autour de son corps brun.

Une jolie lecture pour les challenges de l’épouvante (pour les jeunes lecteurs), de l’été, Jeunesse Young Adult, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (catégorie Animal), S4F3 #4, Voisins voisines (Italie) et le Défi littéraire de Madame lit (septembre est consacré à la littérature italienne).