Mamie Polar – Ramdam au musée de Régis Delpeuch

Mamie Polar – Ramdam au musée de Régis Delpeuch.

Scrineo, mars 2017, 160 pages, 8,90 €, ISBN 978-2-36740-452-3. Illustré par Caroline Ayrault.

Genres : littérature française, jeunesse, roman policier.

Régis Delpeuch est né le 5 février 1956. Il fut enseignant pendant 20 ans avant de se lancer dans l’écriture de romans jeunesse. Il a créé le salon du livre jeunesse Lecteurs en herbe en 2001. Du même auteur : Rififi au collège (2003), Quand Marcel et ses amis découvrirent la grotte de Lascaux (2016), la série Histoires de pirates (20 tomes), L’enfant d’Oradour (2019) et la série Mamie Polar (5 tomes), entre autres.

Mamie Jo était directrice d’école pendant plus de 25 ans, elle est à la retraite depuis 2 ans. Elle a un teckel de 8 ans, Don Quichotte, un petit-fils de 11 ans, Lucas et une petite-fille de 10 ans, Camille. Camille et Lucas sont cousins. Les samedis matins, Mamie Jo arrive tôt avec Don Quichotte car leurs parents travaillent. Mais ce matin, Lucas et Camille sont inquiets : Momo a disparu ! « Si vous me disiez d’abord qui est Momo ? – C’est notre SDF, répond Lucas. – Votre SDF ! – Oui, un clochard qui fait la manche, tout près de l’école. » (13). Momo était gardien de musée avant et il a disparu depuis 4 jours !

Duflair, 45 ans, est capitaine de police mais il n’est pas très doué pour résoudre une enquête, surtout si Mamie Jo s’en mêle.

Suite à un indice, direction le Musée des Beaux-Arts. Mais Mamie-Jo entend une conversation à travers une porte. « Oui, je l’ai déménagé ! Il y avait deux chiens qui hurlaient devant l’entrepôt : ça aurait pu attirer les curieux… Eux aussi, je m’en suis occupé… Non, il ne veut rien savoir : une vraie tête de mule !… Tu as raison, il sait trop de choses. S’il en parle à la police, on est fichus… OK. On n’a plus le choix. Je te rappelle. » (p. 61). Deux chiens parce que Don Quichotte a retrouvé Ulysse, le chien de Momo, qui l’a conduit à un entrepôt où était enfermé Momo.

Sympa, cette série, Mamie Polar : il y a même quelques jeux, énigmes pour distraire les enfants !

Bon, Mamie Jo, pour Josette, est un roman amusant, plutôt rocambolesque, mais ça dénigre quand même beaucoup la police… Est-ce bien pour les enfants ? Peut-être sont-ils capable de faire la part des choses… En tout cas, je remercie Srineo de l’avoir proposé en ligne gratuitement ; ça m’a permis de découvrir cette série et cet auteur !

Pour les challenges Animaux du monde (deux chiens importants pour l’enquête !), Jeunesse Young Adult #9, Lire en thème (en avril, découverte d’un auteur, auteur jamais lu auparavant) et Polar et thriller 2019-2020.

Le chien tchétchène de Michel Maisonneuve

Le chien tchétchène de Michel Maisonneuve.

Gaïa, collection Polar, août 2005, 192 pages, 15 €, ISBN 978-2-84720-064-9. Le chien tchétchène est reparu en Babel noir en novembre 2006.

Genres : littérature française, roman policier.

Michel Maisonneuve naît en 1953 à Marseille ; il vit en Provence ; il exerce divers métiers avant de devenir journaliste et écrivain. Du même auteur : Le périple d’Arios (2004), Le privé ou je tourne tous les jours y compris le dimanche (2006), Un génie de banlieue (2008) et L’histrion du Diable (2015).

Après les romans policiers félins de Sophie Chabanel, La griffe du chat (2018) et Le blues du chat (2019) qui se déroulent dans le nord de la France, à Lille, j’ai lu un roman policier canin (qu’on m’a conseillé) qui se déroule dans le sud de la France, à Marseille.

Marseille donc. Une vieille dame a été assassinée. « Il n’étaient que trois à l’enterrement de la mémé. Dachi El Ahmed, Nestor Patipoulos, ébéniste retraité, et le chien. » (p. 9). Le chien, c’est un Beagle « au pelage ras et chamarré, noir, blanc et feu. » (p. 9), il s’appelle Hassan. À la sortie du cimetière, Hassan grogne contre deux hommes qui observent dans une BM grise. « Lui, il sait, lâcha Patipoulos en hochant la tête. – Quoi donc ? – Il sait pourquoi ils ont tué mémé. » (p. 10). La mémé, c’était Liliana Oumaraq ; personne ne savait d’où elle venait mais elle avait recueilli le Beagle chapardeur après que l’épicier ait mis sa tête à prix ! Quant à Dachi, il est considéré comme un sage dans la cité : il modère, il enquête, il enseigne l’histoire des mathématiques à l’université et il récite les vers d’Omar Khayyâm et de Georges Brassens ; il est cool mais, lorsqu’il apprend que le vieux Patipoulos a été agressé chez lui (et hospitalisé par sa fille, Léda… une bombe !), il recueille Hassan et décide d’enquêter. Les deux hommes dans la BM, ce sont des Russes, Igor et Vassiliev, pas des tendres : ils doivent récupérer Hassan mais ils ne savent pas que c’est un chien et leur riche voiture a déjà été repérée dans la cité par la bande de Hocine.

Ma phrase préférée. « Deux Russes sur le dos, un Apache qui avait pris la clé des champs, un Tchétchène agacé, une rousse exigeante et un petit Beagle à retrouver, ça faisait beaucoup pour un ermite. » (p. 104).

Voilà, le décor est planté, les personnages aussi (même s’il y en a quelques autres qui apparaissent) et vous allez lire un polar déjanté, une enquête sans police, et passer un bon moment avec Hassan ! Je ne vous en révèle pas plus pour que vous découvriez ce roman policier atypique et drôle (même burlesque à un moment). Je ne vous dis pas que c’est un chef-d’œuvre mais j’espère que, comme moi, vous passerez un moment agréable.

Une lecture pour le Mois du polar et le challenge Polar et thriller 2019-2020 que je mets aussi dans Lire en thème (décidément beaucoup d’auteurs français en ce mois de février !) et dans le Petit Bac 2020 (dans la catégorie Animal avec chien).

Buck, la nuit des trolls d’Adrien Demont

Buck, la nuit des trolls d’Adrien Demont.

Soleil, collection Métamorphose, mai 2016, 80 pages, 17,95 €, ISBN 978-2-302-05060-0.

Genres : bande dessinée, conte, fantastique.

Adrien Demont naît le 1er janvier 1986 à Villeneuve sur Lot. Il étudie les Beaux-Arts à Angoulême. Il est dessinateur et auteur. Plus d’infos sur son blog.

Norvège. « L’hiver est rude… Il n’y a que la neige et le vent, le vent et la neige… » (p. 12). Poussés par les flots marins, Buck et sa niche arrivent dans un lieu inconnu. Un malheureux couple d’humains a trouvé un troll dans le berceau de leur fille. Buck est chargé de ramener le bébé mais il est peureux et il fait nuit ! Il rencontre Snorri, un lièvre boiteux qui l’invite au vieux moulin abandonné. Mais « Le temps presse, si la petite humaine finit son sevrage aux mamelles d’une troll, elle deviendra des leurs. » (p. 50).

Auparavant frappé par la foudre, Buck ne quitte plus sa niche, il est un peu un chien-tortue. À la fois drôle et onirique, cette bande dessinée est inspirée d’un conte scandinave. Les dessins sont superbes, sombres, et il y a peu de textes, ce qui laisse place à l’observation des détails et à l’imagination.

J’ai très envie de lire Buck, le chien perdu paru en mai 2019 et qui raconte en fait l’histoire de Buck avant la nuit des trolls.

Buck, la nuit des trolls est dédicacé à Theodor Kittelsen. Je ne connais pas… C’est un peintre et illustrateur norvégien (1857-1914) distingué Chevalier de l’ordre de Saint-Olaf ; il est connu pour ses illustrations de trolls dont s’est inspiré Adrien Demont.

C’est la rentrée de La BD de la semaine ! Je ne sais pas si le challenge BD de Marjorie continue après juillet 2019… (oui, il continue). Je mets cette très belle bande dessinée dans les challenges Contes et légendes, Jeunesse Young Adult #8 (qui cette année, accepte les bandes dessinées) et Littératures de l’imaginaire.

Plus de BD de la semaine chez Moka.

Le chien de madame Halberstadt de Stéphane Carlier

Le chien de madame Halberstadt de Stéphane Carlier.

Le Tripode, avril 2019, 176 pages, 15 €, ISBN 978-2-37055-193-1.

Genre : littérature française.

Stéphane Carlier naît le 31 août 1969 à Argenteuil (Val d’Oise). Il est le fils de Guy Carlier, chroniqueur (radio, télévision), auteur et parolier. Ses romans précédents (parus au Cherche-Midi) sont Actrice (2005), Grand amour (2011), Les gens sont les gens (2013), Les perles noires de Jackie O (2016), Amuse-bouche (2017) et un feuilleton radiophonique, Trois minutes à Meudon (45 épisodes, France Inter, été 2001). Le chien de madame Halberstadt est son sixième roman et je découvre cet auteur ! Plus d’infos sur son compte Instagram.

Baptiste Roy, la petite quarantaine, n’a pas le succès escompté avec la parution de son troisième roman, Entrée dans l’hiver. Pour couronner le tout, Maxine, la femme avec qui il vivait depuis six ans, l’a quitté pour leur dentiste ! Il ne supporte plus le bruit car ses voisins du dessus, un couple avec deux enfants, sont très bruyants et sans gêne. Ses amis, qu’il avait en commun avec Maxine, l’ont abandonné, sauf Gilles, son meilleur ami, sa mère et son éditrice. « La journée passait aussi rapidement qu’une page se tourne, le soir arrivait sans que j’aie rien fait de significatif. » (p. 20). Bref, il déprime grave… « Et puis Mme Halberstadt a sonné à ma porte. » (p. 21). Madame Halberstadt, c’est sa voisine, une vieille dame qui doit être hospitalisée cinq jours pour une opération de la cataracte. « J’ai un petit service à vous demander. J’eus l’intuition que le petit service se tenait à ses pieds, portait un harnais rouge et me fixait de ses yeux globuleux. » (p. 24). Croquette est un carlin de douze ans qui, selon sa maîtresse, dort tout le temps. « Vous verrez, les animaux, ça change la vie. C’est exactement ce que je craignais. » (p. 28). Et… miracle ! Son roman commence à se vendre et il rencontre Lois qui a un dachshund, Billy.

Ce roman est une belle histoire entre un homme (Baptiste) et un animal (Croquette) et le lecteur, selon ses affinités, s’attache à l’un ou à l’autre ou aux deux. « Il se passait quelque chose, je ne pouvais plus le nier. » (p. 59). Évidemment ce n’est pas une histoire inédite mais premièrement : la couverture attire et deuxièmement : c’est vraiment bien écrit, c’est tendre et c’est drôle. Qui ne voudrait pas de Croquette à domicile ? « Bien sûr que ce chien est magique. Tous les animaux le sont. À part les trucs affreux du genre crocodile. » (p. 78).

C’est aussi une réflexion sur le travail de l’écrivain. « On peut écrire sur tout, me disais-je. Un amour déliquescent, un jeune garçon à l’école des sorciers, un appartement abandonné pendant la guerre. Les sujets n’ont pas d’importance. Ce qui compte, ce qui accroche, c’est la vérité. Ce que le livre dit de nous. Le commentaire qu’il fait de l’humanité. » (p. 91).

Un coup de cœur pour moi (qui suis pourtant plus chat) que je vous conseille fotement même si vous n’êtes pas déprimés !

Pour le challenge Rentrée littéraire janvier 2019 (et je suis surprise car, pour l’instant, je n’ai lu que des romans français !).

Le journal de Gurty : Vacances en Provence de Bertrand Santini

Le journal de Gurty : Vacances en Provence de Bertrand Santini.

Sarbacane, collection Pépix, mai 2015, 144 pages, 9,90 €, ISBN 978-2-9-84865-789-9.

Genre : littérature jeunesse.

Bertrand Santini naît à Aix en Provence et travaille d’abord comme graphiste (affiches de cinéma) puis comme scénariste (séries animées) avant de devenir auteur : plusieurs albums illustrés pour la jeunesse et des romans, Le Yark (2011), Jonas le requin mécanique (2014) et Hugo de la nuit (2016) qui ont reçu des prix littéraires.

Après avoir lu – et énormément apprécié – le premier tome de Miss Pook et les enfants de la lune, j’ai voulu lire d’autres romans de Bertrand Santini et je ne suis pas déçue ! Les autres titres du Journal de Gurty sont Parée pour l’hiver (2016), Marrons à gogo (2017) et Printemps de chien (2018) que je ne vais pas tarder à lire.

Gaspard et Gurty partent en vacances en train, à Aix en Provence. « Gaspard, c’est mon humain à moi. Je l’aime trop. Il est gentil, joueur, fidèle – et quelle propreté ! » (p. 7). J’espère que Gaspard dit la même chose de sa petite chienne, Gurty ! « Ah, ma chère maison de Provence ! J’aurais pu la reconnaître les yeux fermés. » (p. 10). Gurty va retrouver l’écureuil qui vit dans les arbres, le chat des voisins, Jean-Jacques, qu’elle a surnommé Tête de Fesses, une petite chienne pas normale mais il ne faut pas se moquer, Fleur… « Bref, tous mes copains étaient là. Même ceux que j’aimais pas. J’étais drôlement impatiente de les retrouver. » (p. 11).

Voici donc les vacances de Gurty, à la maison c’est la campagne, un peu plus loin c’est Aix, la ville, avec plein d’odeurs différentes et d’autres chiens. Il y a aussi la mer avec la plage. « J’adore la mer, mais dommage que ça mouille. Surtout les vagues. » (p. 58) et « J’aime aussi la plage, mais dommage qu’elle soit plein de sable. […] c’est sale […] ça gratte, ça colle aux poils et ça n’a pas bon goût. Mais faut reconnaître qu’on peut facilement creuser dedans et ça, au moins, c’est rigolo. » (p. 59). Et les balades en bateau. « Le bateau, c’est une invention super pour aller se promener en mer quand on n’est pas un poisson. » (p. 63).

Vous l’aurez compris, Gurty est une petite chienne curieuse et intelligente, gourmande aussi, qui n’a pas sa langue dans sa poche, mais… normal, les chiens, ça n’a pas de poche !

Ce roman dont la narratrice est Gurty est comme un journal de vacances du 1er au 42 juillet, oui vous avez bien lu, 42 juillet : les chiens ne doivent pas avoir le même calendrier que les humains… Avec ce roman joliment illustré plein d’humour et de tendresse, Bertrand Santini traite des relations entre humains et animaux, et animaux entre eux. Surtout respecter l’animal, ne pas le frapper, ne pas le traumatiser (cf. Fleur). Il parle aussi des similitudes entre les chiens et les chats (ils sont couverts de poils, ils ont une queue, ils peuvent attraper des puces, etc.) et du racisme. Mais pour finir, « Y a pas à dire, être heureux, ça fait plaisir. » (p. 92).

En fin de volume, un carnet de jeux de 15 pages dont 3 recettes, euh pas très humaines !

Une chouette lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #7 et Littérature de l’imaginaire.

Roland est mort de Nicolas Robin

Roland est mort de Nicolas Robin.

Anne Carrière, mars 2016, 185 pages, 17 €, ISBN 978-2-8433-7815-7.

Genre : ovni littéraire !

Nicolas Robin naît dans les Landes en 1976. Du même auteur : Bébé requin (2006), Super tragique (2007) et Je ne sais pas dire je t’aime (2017). Plus d’infos sur sa page FB.

« Roland est mort mais je m’en fous. Je ne le connaissais pas après tout. C’était le voisin d’à côté. Il avait l’air vieux, pas de cheveux. […] Il vivait seul avec son caniche et il écoutait des disques de Mireille Mathieu. » (p. 9-10). Lorsque les sapeurs-pompiers descendent le corps de Roland avec la voisine du dessous qui les suit, leur chef donne le caniche au voisin de palier, le narrateur. « Je me suis retrouvé de force avec le chien de Roland. Il a du caca au coins des yeux. Son pelage est rêche et délavé. D’un coup de langue, il me lèche la joue. Il pue. » (p. 14). Ce voisin narrateur dont on ne connaîtra pas le prénom, c’est un célibataire (son amoureuse l’a mis dehors), bientôt quarante ans, infographiste au chômage depuis qu’il a insulté son patron, quelques problèmes avec sa banque, et le voisin, il n’en veut pas du caniche ! Une femelle, qui s’appelle Mireille, lui apprend la voisine du dessous. « Roland est mort dans la plus grande solitude. Il ne laisse aucun contact, aucun ami. Il n’avait pas de vie sociale. Il n’avait qu’un caniche. » (p. 33). Le voisin va chez ses parents, ils ont une petite maison, un jardin, c’est bien pour le chien, mais mamie se traîne et a perdu la boule, le père a la tête dans les nuages depuis des années et la mère qui gère tout ne veut pas de chien en plus. « Maman veut savoir où j’en suis sur le marché de l’emploi. Mamie veut savoir où j’en suis sur le marché du célibat. C’est l’instant où tout se fige dans la salle à manger. » (p. 47). Le voisin décide alors de laisser Mireille à la SPA. « Mireille se paralyse contre le grillage. Elle me fixe de ses yeux noirs bordés de poils frisés. Elle me juge. Elle sait que je suis un type méprisable. […] Elle pense ‘Pourquoi tu m’abandonnes ?’. Elle pense ‘Pourquoi tu ne veux pas de moi dans ta vie ?’. Mireille a le museau triste des mal-aimés, de ceux qu’on quitte un jour […]. Elle pense ‘Pourquoi je ne suis pas assez bien pour toi ?’. Elle pense ‘Tu m’aimerais si je sentais bon et que j’étais jolie ?’ […] C’est là que se termine l’aventure entre Mireille et moi et pourtant j’hésite. » (p. 56) ; « En fait… je vais garder le chien. » (p. 57). Peu après, un agent des pompes funèbres sonne chez le voisin et lui donne l’urne avec les cendres de Roland. « Roland est mort et je le tiens entre les mains. […] La céramique est froide. Mon voisin est à l’intérieur. » (p. 69).

Chaque chapitre commence par « Roland est mort » qui donne son titre au roman et qui est presque le personnage principal. Ces événements, la mort de Roland, l’arrivée de Mireille, l’urne mortuaire (mais que va-t-il bien pouvoir en faire ?) sont l’occasion pour le voisin solitaire qui passe ses journées à boire du Campari et à mater des films pornos – « Ai-je raté ma vie ? » (p. 97) – de faire le point sur sa vie, son passé, son avenir. Et finalement, ces événements – et en particulier Mireille le caniche – vont modifier sa perception de la vie et même plus, bouleverser sa vie. Je ne vous en raconte pas plus mais c’est amené avec beaucoup d’humour, avec tendresse, avec une grande sensibilité, avec des mots parfois crus aussi, ce qui rend le roman incisif, rythmé et percutant, passionnant, enrichissant, et je l’ai dévoré alors que je l’avais découvert totalement par hasard ! Ce livre sur le deuil – et la solitude – est un livre drôle, vraiment drôle et il serait dommage de passer à côté. Et, promis, vous ne serez pas obligés d’écouter Mireille Mathieu !

Un roman exceptionnel qui ne rentre dans aucun challenge ! Peut-être le Feel good.

Throwback Thursday livresque #45

Encore une participation pour le Throwback Thursday livresque de Bettie Rose. Rien que pour les logos hebdomadaires, ça vaut le coup de participer !

Le thème de ce jeudi 24 août est « J’aurais voulu une autre fin (un livre dont l’issue ne vous a pas plu) ». Je ne pensais pas participer cette semaine parce qu’en général je respecte les choix des auteurs. Mais je participe quand même avec un livre qui m’a peinée : pauvre chien 😥 il ne méritait pas ça… C’est Denise au Ventoux de Michel Jullien.