Journal de bord 6-2020

Bonsoir à vous,

Après le Journal de bord 1-2020 publié le 31 janvier, le Journal de bord 2-2020 publié le 29 février, le Journal de bord 3-2020 publié le 31 mars, le Journal de bord 4-2020 publié le 30 avril et le Journal de bord 5-2020 publié le 31 mai, voici le Journal de bord de juin 2020.

Du 1er au 30 juin. Je n’ai pas repris le travail donc je suis toujours en confinement à titre préventif. Je tiens le coup, je télé-travaille un peu, je lis, j’écris, je fais du ménage et du rangement. En rangeant des livres, j’ai retrouvé ma liseuse, au bout de deux ans !, en cherchant des manhwas pour le Challenge coréen (j’avais dû la poser sur la pile mais d’autres livres sont venus s’ajouter dessus, à côté et devant !) [mon billet ici].

5 juin. Le détail qui tue ! Lorsque j’ai publié ma note de lecture de La papeterie Tsubaki d’Ito Ogawa, je me suis rendu compte que le I majuscule de Ito apparaissait dans le titre comme un l et s’il y a bien quelque chose que je déteste, ce sont les polices de caractères qui identifient un I majuscule comme un l minuscule. J’ai donc modifié la police des titres des billets : j’ai abandonné Oswald pour Alegreya. Qu’en pensez-vous ?

Marathons de lecture. Après la cure de marathons (épuisante !) en mars-avril-mai, je n’ai pas pu m’empêcher de participer à trois marathons en juin ! La Semaine à mille pages (1459 pages entre le 8 et le 14), le Marathon lecture de l’été (1987 pages entre le 19 et le 28) et inclus dans ce marathon, le Week-end à 1000 (1008 pages entre le 26 et le 28).

Du 6 juin au 30 décembre. J’ai repéré une exposition au CPA, « Empreintes, photographies de Stanley Greene » et j’espère que je pourrai la voir (et vous en parler) avant la fin de l’année.

Les nouveaux challenges auxquels je participe (en plus de ceux auxquels je me suis déjà inscrite) : en juin, c’est comme chaque année le Mois anglais, pas de Brexit pour le Mois anglais ! Le Summer Short Stories of SFFF – S4F3 #6 (littérature de l’imaginaire) et un Challenge de l’été différent (9 pays étrangers à valider).

Les livres que j’ai lus : après la folie des (12) marathons et de plus de 70 livres lus entre mi-mars et mi-mai, j’ai eu besoin d’une pause lecture… Mais l’envie de lire est vite revenue ! L’académie diplomatique d’Isuldain – Les ombres assassines d’Arthur Ténor (Scrineo, 176 pages). Le livre de M de Peng Shepherd (Albin Michel Imaginaire, 592 pages). Le rire de 17 personnes, anthologie de nouvelles contemporaines nord-coréennes (Actes Sud, 384 pages). Le bourgeois gentilhomme de Molière (Classiques Larousse, 232 pages). Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley (Pocket, 320 pages). Le violoniste de Mechtild Borrmann (Le livre de poche, 312 pages). Le chat zen de KWONG Kuen Shan (Pocket, 96 pages). Star ou Ψ de Cassiopée de Charlemagne Ischir Defontenay (Libretto, 256 pages). L’affaire est close de Patricia Wentworth (10/18, 320 pages). L’équation du chat de Christine Adamo (Points, 432 pages). Réflexions sur la question antisémite de Delphine Horvilleur (Grasset, 162 pages).

Les BD et mangas : Lac-Mégantic – La dernière nuit (Radio-Canada, 112 pages). Raif Badawi – Rêver de liberté (Radio-Canada, 127 pages). Le guide SF à l’usage des lecteurs, 2 : l’anticipation (Soleil, 8 pages) et Le guide SF à l’usage des lecteurs, 3 : le steampunk (Soleil, 9 pages). Le chat qui n’aimait pas les croquettes – Nuits blanches d’Odrade (Sandawe.com, 51 pages). Le chevalier mécanique, 1 de Mor et Mainil (Sandawe, 66 pages). Le chevalier mécanique, 2 de Mor et Mainil (Sandawe, 68 pages). Le chevalier mécanique, 3 de Mor et Mainil (Sandawe, 66 pages). Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens de Nekomaki (Casterman, 176 pages).

Soit 20 livres dont 9 BD et 3965 pages.

Les livres que j’ai achetés : aucun, et ce n’est pas à l’ordre du jour vu tous ceux que j’ai encore à trier et à ranger…

Les films que j’ai vus : Le cœur en braille, une très belle comédie dramatique réalisée par Michel Boujenah en 2016 : Marie est une enfant travailleuse qui joue du violoncelle et souhaite passer le concours au conservatoire mais elle perd la vue et n’ose pas en parler à son (seul) ami, Victor. Harry Potter et les reliques de la mort, 2e partie, réalisé par David Yates en 2011 : voilà comme ça je connais la fin (vu que je n’ai pas lu le dernier tome) et j’ai trouvé les acteurs plus convaincants que dans la 1ère partie (sûrement parce qu’ils voyaient le bout de cette longue aventure cinématographique ! ). Premier contact réalisé par Paul Salamoff en 2018 : un film américain de science-fiction dans lequel un groupe d’amis (dont un, en fauteuil roulant, a perdu sa fille dans un accident) trouve une créature extraterrestre (pas un chef-d’œuvre, mais un bon moment). Re-vus : The Giver (Le passeur), un film de science-fiction dystopique américain réalisé par Phillip Noyce en 2014 (adapté du roman éponyme de Lois Lowry) que j’ai revu avec plaisir (j’aime beaucoup le noir et blanc qui se transforme en couleurs) et After Earth réalisé par M. Night Shyamalan en 2013, un film de science-fiction américain porté par Kitai (Jaden Smith).

 

Télévision : le journal télévisé d’Arte du soir puis le 28’ qui ont repris leur formule d’avant, quelques documentaires : entre autres, Comme les autres, un beau documentaire sur le handicap avec un voyage en Corse) et Rendez-vous en terre inconnue avec Nawell Madani chez des éleveurs de yacks de Mongolie, j’ai trouvé la famille mongole magnifique, accueillante, et Nawell Madani (que je ne connaissais pas) belle (humainement parlant), ouverte et humble, et des séries (voir ci-dessous).

Les séries que j’ai vues : j’ai continué Carter (13e rue) et embrayé avec la saison 2 qui est un peu différente, Legacies saison 2 qui n’était pas terminée ! (Syfy) ; j’ai terminé Dr Harrow (M6) et Spides (Syfy). J’ai vu I am the night (13e rue), une belle reconstitution historique de l’Amérique des années 60 avec en toile de fond les crimes liés à l’affaire du Dahlia noir, Romance (France2), un jeune Parisien passionné de jazz remonte le temps et se retrouve dans les années 60 à Biarritz (ça ne décolle qu’à l’épisode 4 sur 6…) et j’ai commencé Departure (13e rue), une bonne série policière anglo-canadienne (13e rue) sur un avion disparu.

J’espère que ce sixième Journal de bord vous a intéressés ; je vous souhaite une bonne continuation et un beau mois de juillet.

< – Journal de bord 1-2020. < – Journal de bord 2-2020. <- Journal de bord 3-2020.< – Journal de bord 4-2020. < – Journal de bord 5-2020.

Faute d’amour et Leviathan d’Andreï Zviaguintsev

Dans le Journal de bord 5-2020, je vous disais que j’avais vu Faute d’amour réalisé par Andreï Zviaguintsev en 2017 et j’ai voulu vous en parler plus en détail. J’en profite pour vous parler aussi de son film précédent, Leviathan (Левиафан, 2014), donc le billet sera un peu plus long que prévu !

Andreï (Petrovitch) Zviaguintsev (Андре́й Петро́вич Звя́гинцев) naît le 6 février 1964 à Novossibirsk (Sibérie occidentale, alors en République soviétique de Russie). Sa mère, Galina Alexandrovna, est professeur de langue russe et de littérature. Son père, Piotr Alexandrovitch, est policier. Lorsque celui-ci quitte son épouse pour une autre femme dans une autre ville, Andreï a cinq ans. Il n’a jamais revu son père et il a un demi-frère qui s’appelle Andreï, comme lui : les drames familiaux, ça le connaît donc ! D’autant plus qu’il a été marié et divorcé plusieurs fois et qu’à chaque fois, ses ex-femmes ont eu des enfants après leur séparation avec leur nouveau mari mais pas avec lui ! Après l’école, il étudie au théâtre et travaille pour le théâtre jeunesse puis il se lance dans le cinéma où il est réalisateur et scénariste (il réalise un film tous les 2 ou 3 ans). Il a même été acteur dans Shirly-Myrli (Ширли-Мырли, 1995) de Vladimir Menchov et Otrazheniye (Отражение, 1998) de Igor Shavlak (que je ne connais pas).

Faute d’amour (Нелюбовь) est le deuxième film d’Andreï Zviaguintsev que je vois mais c’est en fait son cinquième long métrage. À Moscou, Boris et Genia (Alexeï Rozin et Mariana Spivak), un couple de la classe moyenne russe, divorcent au bout de 13 ans de mariage. Leur objectif : vendre l’appartement le plus rapidement possible pour se partager l’argent. Leur fils, Aliocha (Matveï Novikov), 12 ans, souffre en silence (et en pleurs). Faute d’amour… Genia n’a pas été aimée par sa mère, n’a pas connu son père alors elle est incapable de donner de l’amour à son mari et à leur fils. Aliocha est une contrainte, un fardeau, un obstacle à sa vie et elle veut le mettre en pension (un bon entraînement avant l’armée). Boris n’est pas capable d’aimer non plus mais sa nouvelle compagne, plus jeune, est déjà enceinte. C’est l’automne, Aliocha se sent très mal aimé, il ne va pas à l’école et disparaît ! Bien sûr il y a des recherches mais la vie continue, le divorce est prononcé, l’appartement est sûrement vendu, Genia rencontre un autre homme et Boris devient papa et il revivent la même chose, chacun de leur côté, incapables d’aimer… Incapables peut-être même aussi de s’aimer eux-mêmes.

Faute d’amour est un drame familial, sans leçon de morale mais avec beaucoup d’émotions sur ce sujet tragique et déstabilisant. Pourtant l’absence et le manque d’amour sont des thèmes universels, pas propres à la Russie mais, dans cette Russie nouvelle, les stigmates de décennies de communisme et de régime totalitaire sont encore présents. Genia est avec son téléphone en permanence, il est comme un hochet pour elle, un objet (le seul objet ?) qui la rattache à la vie. Boris a un bon travail correctement rémunéré mais son patron, très croyant, ne veut pas d’employés divorcés.

Ce drame peut paraître invraisemblable mais il est bien réel : chaque année, 120000 personnes disparaissent en Russie et ce sont souvent des associations et des bénévoles (comme dans le film avec les bénévoles de Liza Alert) qui cherchent les disparus, souvent en vain malheureusement… En Russie, la famille est en crise, et parfois les violences psychologiques sont plus profondes que les violences physiques. Andreï Zviaguintsev montre un monde sombre, impersonnel, individualiste, sans espoir même… J’ai été vraiment triste pour Aliocha. Mais je ne jette pas la pierre, mes parents ont divorcé, je me suis séparée moi aussi de mon compagnon (de deux compagnons en fait, l’un après l’autre) et je sais que la vie est difficile et qu’il faut s’accrocher…

Le film est fait de longs plans séquences, très beaux, sans artifices, comme des tableaux, mais il prend aux tripes et le fait qu’il n’y ait pas de musique accentue l’effet dramatique chez le spectateur. Faute d’amour a gagné le Prix du Jury à Cannes en 2017, le Prix du Syndicat Français de la Critique de Cinéma en 2018 (Meilleur film étranger) et le César du meilleur film étranger en 2018. Il a également été nommé au Golden Globes 2018 (Meilleur film en langue étrangère) et à l’Oscar 2018 du meilleur film en langue étrangère. Des récompenses bien méritées, d’autant plus qu’ Andreï Zviaguintsev n’a pas reçu de soutien financier pour ce film.

À propos de Faute d’amour. Attention, ça peut spoiler : ne lisez pas ma question si vous n’avez pas vu ce film ! De toute façon, vous ne pourrez pas me répondre. Et allez au paragraphe suivant pour lire sur Leviathan. Donc j’ai une question mais je dois vous expliquer un événement qui arrive au tout début du film : Aliocha sort de l’école, rentre chez lui (c’est assez loin) et, en longeant la rivière (le réalisateur aime la nature, les beaux sites naturels plutôt que la ville), il ramasse un ruban, l’accroche à un objet et le lance dans une branche d’arbre (j’ai eu peur qu’il se suicide en se pendant mais le spectateur n’a encore rien vu, rien entendu entre ses parents donc non), en fait c’est sûrement pour marquer son endroit préféré. Vers la fin du film, la caméra retourne dans ce lieu, s’avance vers la rivière (j’ai craint qu’on retrouve le corps noyé d’Aliocha…) mais, avant d’arriver sur la berge, la caméra monte tout à coup et montre à nouveau ce ruban toujours accroché à l’arbre. Est-ce que ça signifie qu’Aliocha est là, dans l’eau, mais que le réalisateur ne veut pas le montrer ? Si vous avez vu ce film, peut-être pouvez-vous me répondre ou donner votre avis !

Le premier film d’Andreï Zviaguintsev que j’ai vu est son film précédent, Leviathan (Левиафан, 2014) il y a 4 ans il me semble. J’avais beaucoup aimé ce drame même si c’est un film violent pour Nikolaï, surnommé Kolia (excellent Alexeï Serebriakov), mécanicien, et Lilya (magnifique Elena Lyadova), son épouse, dans une petite ville côtière près de la mer de Barents (nord-est de la Russie, océan arctique). Le paysage est magnifique (le film est tourné dans le village de Teriberka, sur la péninsule de Kola, oblast de Mourmansk, cercle polaire) et Kolia ne veut pas partir : la maison a été construite de ses mains, son grand-père et son père ont vécu ici (remarquez la filiation paternelle plutôt que maternelle). Lilya voudrait partir, vivre ailleurs, vivre mieux. Mais Kolya, qui aime sa propriété, est victime du maire, Vadim Cheleviat (excellent Roman Madianov, Aigle d’or du meilleur acteur dans un second rôle en 2015, pour Léviathan donc), un homme violent et ambitieux, qui veut s’accaparer son terrain pour construire soit-disant un centre de télé-communications et veut surtout exproprier le couple ! Kolia fait appel à un des ses anciens amis de l’armée, Dimitri (excellent Vladimir Vdovitchenkov), maintenant avocat à Moscou qui fait le voyage pour aider Kolia. Une belle preuve d’amitié mais la justice et la liberté sont-elles possibles dans cette Russie post-soviétique ? Andreï Zviaguintsev s’est inspiré « de la résistance d’un opiniâtre soudeur du Colorado, Marvin Heemeyer, harcelé par des pouvoirs publics et par une police qui défendent les intérêts d’un puissant groupe » (source Wikipédia) et a transposé cette histoire des États-Unis à la Russie.

Kolia ne va pas agir comme l’Américain (il ne le peut pas, il est Russe !) mais va-t-il se battre ou se résigner comme Job dans l’Ancien Testament ? Avant de voir ce film, avec son titre, j’ai pensé que Leviathan était une créature mais en fait Leviathan, c’est l’État, toujours totalitaire, de façon différente, mais totalitaire quand même, c’est donc toute de même une créature, gigantesque, violente, mais pas une créature animale comme je le pensais.

En tout cas, la musique de Philip Glass, minimaliste, glaçante, lancinante est parfaite pour accompagner ce film dans lequel la justice et la liberté sont bafouées par les hommes politiques et religieux.

Leviathan remporte le prix du scénario au Festival de Cannes en 2014. Il est sélectionné à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2015. Il remporte le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère en 2015. Avec sa foi en la liberté avant tout, Andreï Zviaguintsev est accusé de dénigrer la Russie et le pouvoir corrompu alors le film ne sort en Russie qu’un an après, en février 2015 (avec des dialogues expurgés).

Pour conclure, et parce que j’ai vu le documentaire qui suivait Faute d’amour, je dirais qu’Andreï Zviaguintsev est un réalisateur honnête, intelligent, drôle et cultivé, c’est peut-être même mon réalisateur russe du XXIe siècle préféré, avec Kirill Serebrennikov (mais, de lui, je n’ai vu que son dernier film, Leto, 2018).

Maintenant, j’ai très envie de voir les trois premiers long métrages d’Andreï Zviaguintsev : Le retour (Возвращение, 2003), Le bannissement (Изгнание, 2007) – qui le montraient en digne héritier d’Andreï Tarkovski (1932-1986) dont je vous parlerai des films une prochaine fois peut-être – et Elena (Елена, 2012) – qui a lui aussi une musique de Philip Glass, la Symphonie n° 3. Ces films sont des drames familiaux avec les relations père-fils ou couple et une vision religieuse différente (car la religion a évolué en Russie post-soviétique). Bref, les avez-vous vus et si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Journal de bord 5-2020

Bonsoir à vous,

Après le Journal de bord 1-2020 publié le 31 janvier, le Journal de bord 2-2020 publié le 29 février, le Journal de bord 3-2020 publié le 31 mars et le Journal de bord 4-2020 publié le 30 avril, voici le Journal de bord de mai 2020.

Du 1er au 31 mai. Je n’ai pas repris le travail donc je suis toujours en confinement = encore repos, lectures, un peu de ménage et de rangement, peu de sorties (le kiné a repris le lundi le 18 donc je sors ce jour-là pour ma séance et les commissions essentielles). Je continue de me cultiver depuis chez moi : lectures, films, documentaires, musique, expos virtuelles, etc.

Les nouveaux challenges auxquels je participe (en plus de ceux auxquels je me suis déjà inscrite) : les Mois espagnol et Mois italien (sont sur le même billet) : un billet cinéma pour l’Espagne et 5 lectures pour l’Italie ; un tout nouveau challenge Les classiques c’est fantastique ! avec un thème mensuel (j’ai manqué Zola en avril) ; quant au challenge Un mois au Japon qui courait en avril, il a continué en mai (ce qui m’a permis de publier le double de billets et de largement l’honorer !) et j’ai encore participé à plusieurs marathons mais j’avoue que c’est épuisant (si je ne me suis pas trompée en comptant, ça fait 12 marathons de lecture entre le 16 mars et le 17 mai, 71 livres et 15391 pages en tout !) et donc j’ai fait une pause lecture après ça !

Les livres que j’ai lus : (Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement) de Stéphanie Pélerin (Diva, 224 pages). Sherlock, Lupin & moi, 1 – Le mystère de la dame en noir d’Irene Adler (Albin Michel, 288 pages). Sherlock, Lupin & moi, 2 – Dernier acte à l’opéra d’Irene Adler (Albin Michel, 304 pages). Sherlock, Lupin & moi, 3 – L’énigme de la rose écarlate d’Irene Adler (Albin Michel, 272 pages). Trois jours en automne de Pak Wan-seo (Atelier des cahiers, poche, 112 pages). ABC… K – Seoul de A à Z de Seutépanie Lapointe (Seusolo, 64 pages). Les derniers jours de l’émerveillement de Graham Moore (Pocket, 512 pages). Smoke de Dan Vyleta (Le livre de poche, 768 pages). Agence Mysterium – Le fantôme de Saint-Malo de Loïc Le Borgne (Scrineo, 240 pages). Le cerf-volant de Toshiro de Ghislaine Roman et Stéphane Nicolet (Nathan, 32 pages). Maou et Monsieur Poussin de Clothilde Delacroix (L’école des loisirs, 40 pages). Les âmes perdues 1 – Les Terres du Bas de Jeff Giles (Bayard, 480 pages). La papeterie Tsubaki d’Ito Ogawa (Philippe Picquier, 384 pages). La clairvoyance du Père Brown de Gilbert Keith Chesterton (Omnibus, 245 pages). Plus deux nouvelles dont je ne sais pas le nombre de pages (lectures en ligne, merci à Jentayu), Cette nuit-là de Kim Sum (Corée du Sud) et Aucune terre n’est la sienne de Prajwal Parajuly (Inde). = 3965 pages.

Les BD et mangas : La découverte des dinosaures, une révolution archéologique (Dupuis, 45 pages). Les Gaulois, sacrés ancêtres ! (Dupuis, 45 pages). En proie au silence 1 d’Akane Torikai (Akata, 192 pages). Baby-sitters 1 de Hari Tokeino (Glénat, 192 pages). Chihayafuru 1 de Yuki Suetsugu (Pika, 192 pages). Les brigades immunitaires 1 d’Akane Shimizu (Pika, 176 pages). Waiting for spring 1 d’Anashin (Pika, 200 pages). Cherry 1 de Shôko Conami (Akata, 190 pages). = 1232 pages.

Soit 22 livres dont 8 BD et 5197 pages.

Les livres que j’ai achetés : aucun, je ne suis pas encore allée en librairie, je ne sais même pas si elles ont déjà rouvert à Valence. Je voulais acheter le mook Miaou mais la parution du n° 10 de mai-juin est apparemment repoussée.

Les films que j’ai vus : j’ai vu un magnifique film russe, dramatique, Faute d’amour réalisé par Andreï Zviaguintsev en 2017 (j’avais déjà beaucoup aimé Léviathan) et Il était une fois… Faute d’amour, le documentaire qui a suivi le film sur Arte (j’aimerais vous en parler plus en détail). J’ai revu avec plaisir Harry Potter et le Prince de sang mêlé (film numéro 6) réalisé par David Yates en 2009, ceci en prévision de voir enfin les deux derniers films (et je n’ai pas lu le dernier tome de la série littéraire non plus). Puis j’ai enfin vu Harry Potter et les reliques de la mort, 1ère partie, réalisé par David Yates en 2010, bon film mais j’ai eu l’impression que les acteurs en avaient marre surtout Daniel Radcliffe (je verrai quand même la 2e et dernière partie mardi soir). Je n’avais jamais vu Hulk réalisé par Ang Lee en 2003 alors je me suis laissée tenter, pas mal, il y a de l’action. Quant à Jeune femme réalisé par Léonor Serraille en 2017 (son premier long métrage), je fus d’abord dubitative devant le comportement de Paula et puis je me suis prise au jeu car l’actrice, Lætitia Dosch, réussit une belle performance ! Pour le Mois espagnol et sud-américain, j’ai revu Le labyrinthe de Pan réalisé par Guillermo Del Toro en 2006, excellent film gothique, j’aime beaucoup l’univers de ce réalisateur mexicain (exilé aux States). J’ai vu un excellent film iranien (film européen et iranien en fait, l’histoire se déroule en France), Le passé réalisé par Asghar Farhadi en 2013 : que j’aime ce réalisateur ! Dont j’ai déjà vu La fête du feu (2006), À propos d’Elly (2009), Une séparation (2011) et Le client (2016) dans lesquels il décortique les problèmes de couple, de famille, de société… Il faudrait que je fasse un billet spécial cinéma iranien ! J’ai enfin vu trois comédies (ce qui est assez rares pour moi), toutes trois états-uniennes. Une fantastique, Ma sorcière bien-aimée réalisée par Nora Ephron en 2005 (avec Nicole Kidman) et j’ai été agréablement surprise, j’ai même ri ! Une dramatique, Et l’homme créa la femme réalisée par Frank Oz en 2004 (aussi avec Nicole Kidman) et ce film en dit long sur la condition féminine ou qu’est-ce qui dérange les hommes lorsque leurs épouses sont belles, intelligentes et gagnent plus qu’eux… Et pour finir, une romantique, La promotion réalisée par Anne Fletcher en 2009 (avec Sandra Bullock) et j’ai passé un bon moment. Je me rends compte d’une chose : qu’est-ce qu’il y a comme films que je n’ai pas vus !!! J’ai manqué Paterson réalisé par Jim Jarmusch en 2016 et diffusé sur Arte mais peut-être y aura-t-il du replay ou alors je le verrai en DVD.

Télévision : comme d’habitude, le journal télévisé d’Arte du soir puis le 28’, quelques documentaires animaliers, touristiques ou historiques comme par exemple Corée une guerre sans fin, et des séries (voir ci-dessous).

Les séries que j’ai vues : j’ai continué Dr Harrow saison 2 (il reste 3 épisodes de cette excellente série policière australienne) et j’ai terminé Legacies saison 2, The Magicians saison 5 (bonne série mais c’est bien qu’elle se finisse), The Wall (très bonne série policière mais pourquoi renommer The Wall une série franco-québécoise dont le titre original est La Faille ?). J’ai commencé Carter, série policière canadienne, amusante, sur 13e rue (un acteur de séries policières ayant fui Hollywood à cause d’un scandale retourne dans sa ville natale et veut aider la police, il s’y croit à fond !) et Spides, série de science-fiction germano-américaine sur Syfy, mi-policière mi-anticipation horrifique, la série commence bien. J’ai (re)vu quelques épisodes de Bones (une série policière américaine que j’avais bien aimée mais que j’avais abandonnée, trop de saisons…), j’ai particulièrement aimé l’épisode 10 de la saison 10, La femme qui en savait trop, tourné comme un film des années 50. J’ai manqué Au nom du père saison 2, série suédoise sur Arte, alors que j’avais bien aimé la première saison, peut-être que je la regarderai en replay. Mais moins de séries (6 seulement) égale plus de lectures et plus de films.

J’espère que ce cinquième Journal de bord vous a intéressés et je vous souhaite une bonne continuation.

< – Journal de bord 1-2020. < – Journal de bord 2-2020. <- Journal de bord 3-2020.< – Journal de bord 4-2020.

L’échine du Diable et Le labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro

Guillermo Del Toro naît le 9 octobre 1964 à Guadalajara (la capitale de l’État libre et souverain de Jalisco) au Mexique. Il est réalisateur scénariste et producteur pour le cinéma et aussi romancier (La lignée en 2009, La chute en 2010 et La nuit éternelle en 2011, une trilogie fantastique avec des vampires et la fin du monde). Il filme dès l’âge de 8 ans et étudie le maquillage et les effets spéciaux. Il est cofondateur du Festival international du film de Guadalajara (site en espagnol et en anglais) et ce festival se déroule en mars depuis 1986 (sauf cette année, je pense). Et, après le succès de son premier long métrage en 1993, Cronos, il crée sa société de production, Tequila Gang. Exilé en Californie en 1997, il réalise des films états-uniens (de grosses productions hollywoodiennes plus commerciales) comme Blade ou Hellboy.

Mais ce qui nous intéresse pour le Mois espagnol et sud-américain, c’est plutôt ses films mexicains et espagnols comme L’échine du diable et Le labyrinthe de Pan. Ces deux films ont été tournés en Espagne et parlent de la Guerre d’Espagne. Ils sont dans le genre gothique.

L’échine du Diable (El Espinazo del Diablo) est sorti en 2001 (en France, en 2002) et dure 107 minutes. Je n’ai pas retrouvé le DVD (mal rangé) donc je n’ai pas pu revoir ce film mais je l’ai déjà vu 3 ou 4 fois et c’est un film fantastique mi-conte mi-horreur. Carlos, 12 ans, orphelin, doit vivre à Santa-Lucia, un orphelinat catholique, isolé dans une campagne désertique. Les autres garçons ne sont pas tendres avec lui, ils sont même plutôt hostiles… Carlos va découvrir les secrets que cachent la directrice Carmen et le professeur Casares. Un de mes passages préférés est quand la bombe tombe dans la cour (on la voit dans la bande annonce) et les bocaux de Casares (l’échine du Diable). Les acteurs sont bons, en particulier Fernando Tielve, jeune acteur Madrilène, qui joue le rôle de Carlos (et c’est son premier rôle au cinéma).

Le labyrinthe de Pan (El Laberinto del Fauno) est sorti en 2006 et dure 118 minutes. 1944, la Guerre d’Espagne est terminée, Franco est au pouvoir mais des maquisards sont toujours actifs dans les montagnes. Ofelia (une dizaine d’années) et sa mère, Carmen, enceinte rejoignent le capitaine Vidal, un homme violent et cruel chargé d’arrêter la guérilla anti-franquiste. Le lieu est isolé et perdu dans les bois. Ofelia qui aime les contes de fées (elle a voyagé avec ses livres) fait la connaissance d’un gros insecte fée qui la conduit dans un labyrinthe où vit un faune. Celui-ci lui annonce qu’elle est la princesse du monde souterrain, Moanna, et qu’elle doit réussir trois épreuves. Ce film est lui aussi fantastique mais il ne verse pas dans l’horreur, il est plutôt gothique et c’est ce côté que j’aime chez Guillermo Del Toro.

J’aurais pu aussi vous parler de Crimson Peak qui est une romance gothique réalisée en 2015 mais le film est estampillé États-Unis donc pas pour ce Mois espagnol et sud-américain.

Journal de bord 4-2020

Bonsoir à vous,

Après le Journal de bord 1-2020 publié le 31 janvier, le Journal de bord 2-2020 publié le 29 février et le Journal de bord 3-2020 publié le 31 mars, voici le Journal de bord d’avril 2020.

Du 1er au 30 avril. Confinement = repos, lectures, un peu de ménage et de rangement, peu de sorties (genre une par semaine pour les commissions essentielles). Je me suis cultivée depuis chez moi : lectures, films, documentaires, un opéra (voir ci-dessous), musique…

Les nouveaux challenges auxquels je participe (en plus de ceux auxquels je me suis inscrite au premier trimestre) : Challenge coréen, Un mois au Japon et j’ai participé à de nombreux marathons !

Les livres que j’ai lus : les dernières 280 pages de Cartographie de l’oubli de Niels Labuzan (JC Lattès, 522 pages), livre comptabilisé pour mars. Histoires fantastiques du temps jadis présentées par Dominique Lavigne-Kurihara (Philippe Picquier, 230 pages). Le roi des chats de Stephen Vincent Benét (L’éveilleur, 144 pages). Abimagique de Lucius Shepard (Le Bélial, 112 pages). Demain les chats de Bernard Werber (Le livre de poche, 352 pages). Et si les chats disparaissaient du monde… de Genki Kawamura (Pocket, 176 pages). Meurtre à Insecteville de William Kotzwinkle (Rivages Noir, 96 pages). Petits meurtres à Mangle Street de M.R.C Kasasian (City poche, 408 pages). Retour sur Titan de Stephen Baxter (Le Bélial, 160 pages). Une histoire des abeilles de Maja Lunde (Pocket, 448 pages). L’éléphant Junior (Scrineo, 68 pages). La steppe rouge de Joseph Kessel (Gallimard/France Loisirs, 184 pages). Semiosis de Sue Burke (Albin Michel Imaginaire, 446 pages). Tony Takitani de Haruki Murakami (Belfond, 56 pages). La geisha de Yokohama de Charles Haquet (éditions du Masque, 288 pages). Au fil du Nil numéros 22 et 23 (revue d’Art, 95 et 86 pages). Nécrologie de Paul Cleave (Le livre de poche, 456 pages). Mamie Polar – Ramdam au musée de Régis Delpeuch (Scrineo, 160 pages). Louis XIV, un enfant-roi dans la tourmente de Béatrice Égémar (Scrineo, 128 pages). Contagions de Paolo Giordano (Seuil, 64 pages). = 4437 pages.

Les BD et mangas : Ainsi se tut Zarathoustra de Nicolas Wild (La boîte à bulles, 192 pages). Robinson n° 2 (Hachette, 100 pages). Le Club des cinq et le trésor de l’île de Béja et Nataël (Hachette, dans Robinson 1 et 2). Perfect World, 1 de Rie ARUGA (Akata, 162 pages). Aime ton prochain, 1 de Daisuke CHIDA (Akata, 190 pages). Moving forward, 1 de Nagamu NANAJI (Akata, 208 pages). World War Demons, 1 d’Urû OKABE (Akata, 224 pages). D.Gray-Man, 1 de Katsura HOSHINO (Glénat, 208 pages). Ugly Princess, 1 de Natsumi AIDA (Akata, 200 pages). Éclat(s) d’âme, 1 de Yûki KAMATANI (Akata, 180 pages). Made in heaven, 1 d’Ako SHIMAKI (Akata, 180 pages). To your Eternity, 1 de Yoshitoki ÔIMA (Pika, 192 pages). Cap Horn, 1 – La baie tournée vers l’est de Christian Perrissin et Enea Riboldi (Les Humanoïdes Associés, 56 pages). Le réseau Bombyce 1 – Papillons de nuit de Cécil & Corbeyran (Les Humanoïdes Associés, 48 pages). Millénaire, 1 – Les chiens de Dieu de Richard D. Nolane et François Miville-Deschênes (Les Humanoïdes Associés, 56 pages). Le vent des libertaires, 1/2 de Philippe Thirault et Roberto Zaghi (Les Humanoïdes Associés, 56 pages). L’atelier des sorciers 1 de Kamome SHIRAHAMA (Pika, 208 pages). Les Gaulois, sacrés ancêtres ! (Dupuis, 45 pages). La découverte des dinosaures, une révolution archéologique (Dupuis, 45 pages). Love & lies 1 de Musawo (Pika, 192 pages). Infection 1 de Tôru Oikawa (Delcourt-Tonkam, 192 pages). = 2754 pages.

Soit 41 livres dont 21 BD et 7191 pages (sûrement un record !).

Les livres que j’ai achetés : aucun, de toute façon les librairies sont toujours fermées, mais j’ai téléchargé des nouvelles et des bandes dessinées sur des sites qui les proposent gratuitement (merci à Zulma pour les nouvelles, à l’opération Bol d’Air pour les romans et à plusieurs autres éditeurs y compris les éditeurs BD et mangas !).

Les principaux films que j’ai vus : j’ai surtout vu 4 bons films d’animation. Baby Boss, film américain Dreamworks réalisé par Tom McGrath (sortie en 2017, j’avais vu la bande annonce au cinéma mais…) : Tim, 7 ans, voit débarquer en taxi un petit frère, Baby Boss, qui porte un costume, une cravate et une mallette, j’ai bien ri. Moi moche et méchant 2, film américain réalisé par Pierre Coffin et Chris Renaud (sortie en 2013), c’est la suite de Moi moche et méchant (sorti en 2010) et c’est toujours aussi drôle. Moi moche et méchant 3, film américain réalisé par Kyle Balda, Pierre Coffin et Éric Guillon (sortie en 2017), celui-ci aussi, vraiment drôle mais les Minions sont séparés. Zombillénium, film franco-belge réalisé par Arthur de Pins (d’après sa série de bandes dessinées) et Alexis Ducord (sortie en 2017), une réussite. Et j’ai vu un film français : Elle l’adore, comédie dramatique réalisée par Jeanne Herry (c’est son premier film, une réussite) avec Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte (sortie en 2014), jusqu’où une fan peut-elle aller pour aider un artiste qu’elle admire ?

Télévision : comme d’habitude, le journal télévisé d’Arte du soir puis le 28’ (nouvelle formule allégée), quelques documentaires animaliers, touristiques ou historiques, un opéra (La maison des morts d’après Dostoïevski, sur France2, c’était très bien, très original mais il était diffusé tard et je me suis endormie une demie-heure avant la fin…) et des séries (voir ci-dessous).

Les séries que j’ai vues : j’ai terminé Astrid et Raphaëlle, Dr Harrow, Marvel’s Runaways saison 3, Prodigal Son, Tell me a story saison 2 et Une belle histoire. Je n’ai pas pu voir The Mandalorian en replay, tant pis. Les nouvelles séries sont Dr Harrow saison 2 (série policière australienne sur M6), Legacies saison 2 (série fantastique américaine sur Syfy), The Magicians saison 5 (dernière saison, série fantastique américaine sur Syfy), Réunions (série dramatique française sur France2, je n’ai pas vu les 2 premiers épisodes, j’ai vu les 4 suivants par intermittence, soit je jouais à des jeux sur le téléphone soit je lisais, j’ai trouvé ça moyen). Et une super série thriller, enfin je n’ai vu pour l’instant que les 2 premiers épisodes mais ça démarre vraiment bien, c’est The Wall (série policière franco-canadienne sur 13e Rue). Voilà, plus de lectures égalent moins de séries et puis, ça fait plusieurs semaines que je n’ai pas de programmes TV alors j’ai sûrement raté des choses mais tant pis…

J’espère que ce quatrième Journal de bord vous a intéressés et je vous souhaite une bonne continuation.

< – Journal de bord 1-2020. < – Journal de bord 2-2020. <- Journal de bord 3-2020.

Journal de bord 3-2020

Bonsoir à vous,

Après le Journal de bord 1-2020 publié le 31 janvier et le Journal de bord 2-2020 publié le 29 février, voici le Journal de bord de mars 2020 (mis à jour, lectures et films).

Depuis le 27 février jusqu’au 22 mars. Je lutte contre la trachéite, je tousse beaucoup et c’est difficile pour mon dos [lien] mais, depuis le 17 mars midi, je profite du confinement pour me reposer et je tousse de moins en moins.

9 mars. Ce n’est pas un événement culturel mais, après le premier scanner de ma vie en janvier, ce fut la première IRM pour moi : c’est assez long, 20 minutes, trois fois plus long que le scanner, et… bruyant ! J’ai heureusement pu tousser à certains moments (quand ça s’arrête ! sûrement pour recalibrer).

17 mars. C’est ma fête (Saint Patrick / Patrice / Patricia) et le confinement débute. Vous pouvez (re)lire mon billet En coup de vent… 103.

19 mars. Je me rends compte qu’il y a deux marathons de lecture en mars ! Et comme je suis confinée et que je lis, autant en profiter pour les honorer. Du 16 au 22 mars, c’est la Semaine à mille pages du Pingouin Vert (1142 pages) et du 20 au 27 mars, c’est la première Semaine à lire de l’année avec Lili bouquine (1676 pages) soit au total 2218 pages.

29 mars. Je rejoins le groupe FB Bulle de bonheur créé par Marjorie pour se détendre et partager. Et je repère le Marathon de lecture de printemps avec un joli logo printanier (il dure du 29 mars au 5 avril 2020).

Voilà, il ne s’est pas passé grand-chose en mars mais, entre la trachéite, le confinement, les séances de kiné annulées, la coiffeuse annulée, et tout annulé finalement, je m’en sors pas mal ! Et vous ?

Les nouveaux challenges auxquels je participe (en plus de ceux auxquels je me suis inscrite en janvier et février) : British Mysteries Month 2020 (qui se termine aujourd’hui, 4 notes de lectures et 2 autres lectures dont les chroniques seront publiées plus tard) et Printemps de l’imaginaire francophone 2020. J’ai un peu oublié le Mois Europe de l’Est mais j’ai pu publier une note de lecture. Et, le retour d’un grand challenge, Animaux du monde (3e édition).

Les livres que j’ai lusCora dans la spirale de Vincent Message (Seuil, 434 pages mais je n’en ai lu que 100 donc je ne compterai que 100 pour mon total). Rue du Dragon-Couché de CHI Wei-jan (Calmann Lévy Noir, 464 pages). Tamanoir de Jean-Luc André d’Asciano (Aux forges de Vulcain, 208 pages). Perdus en forêt de Helle Helle (Phébus, 160 pages mais pour l’instant je n’en ai lu que 71, je le finirai en avril), je l’avais oublié celui-ci. Diskø de Mo Malø (La Martinière, 416 pages). Rivages de Gauthier Guillemin (Albin Michel Imaginaire, 256 pages). Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell (Les dossiers Cthulhu, 1) de James Lovegrove (Bragelonne, 350 pages). Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic (Les dossiers Cthulhu, 2) de James Lovegrove (Bragelonne, 360 pages). Entre la mort et la vie d’Alexei Apoukhtine (Alicia, 34 pages). La voie Verne de Jacques Martel (Mnémos, 320 pages). Son espionne royale et la partie de chasse de Rhys Bowen (Robert Laffont, 360 pages). Parasite de Sylvain Forge (Mazarine, 416 pages). Cet été-là de Lee Martin (Sonatine, 320 pages). J’ai commencé hier Cartographie de l’oubli de Niels Labuzan (JC Lattès, 522 pages, je n’en ai lu pour l’instant que 142 pages mais il reste la soirée durant laquelle j’ai encore lu 100 pages). Les BD : Des milliards de miroirs de Robin Cousin (FLBLB, 256 pages). Le nouveau magazine de bandes dessinées, Robinson (Hachette, 98 pages). J’ai zappé trois semaines de BD de la semaine… : je n’avais pas de nouveautés disponibles à lire et je n’avais pas envie de plonger dans mes BD pour relire une vieillerie, quoique j’ai pensé à un hommage à Uderzo mais les Astérix sont restés chez mon ancien compagnon… Soit 16 livres dont 2 BD et 4273 pages.

Les livres que j’ai achetés : aucun, de toute façon les librairies et la Fnac étaient fermées. Mais j’ai téléchargé des livres (romans et nouvelles) sur des sites qui les proposent gratuitement pour soulager du confinement (merci !).

Les principaux films que j’ai vus : je ne suis pas allée au cinéma (je ne vais pas au cinéma lorsque je suis malade, trachéite, et que je tousse tant que je dérangerais tout le monde !) puis ça n’a plus été possible… Mais j’ai vu quelques films en DVD, euh, maintenant que je les ai rendus, je ne me souviens plus très bien ! Il y avait Le mystère Henri Pick réalisé par Rémi Bezançon en 2019 d’après le roman éponyme de David Foenkinos paru en 2016 : j’ai beaucoup aimé ce film, j’ai trouvé les acteurs bons et l’histoire originale. Ah, j’ai retrouvé les films vus (grâce au catalogue des nouveautés de la médiathèque !) : Aquaman réalisé par James Wan (2019), j’avais vu la bande-annonce au cinéma, bon film, bien rythmé, avec un message écolo ; Avengers :Endgame réalisé par Joe Russo (2019), un bon film américain de super-héros, action ; Burning réalisé par Chang-dong Lee (2018, un film sud-coréen atypique, plutôt dramatique ; La mort de Staline réalisé par Armando Iannucci (2017), un film dramatique et humoristique écossais sur la fin de Staline ; La particule humaine réalisé par Semih Kaplanoglu (2017), un film de science-fiction turc (germano-franco-turc en fait), incroyable, en noir et blanc, philosophique. Pig réalisé par Mani Haghighi (2019), très bon film iranien, un peu loufoque mais plutôt dramatique ; The Spy gone North réalisé par Jong-bin Yoon (2019), un excellent film sud-coréen sur l’espionnage entre la Corée du Sud et la Corée du Nord au début des années 90. C’eut été dommage de les oublier, n’est-ce pas ? Et il y en a deux que j’avais oubliés précédemment donc je les ai rajoutés. Promis, pour avril, je les noterai au fur et à mesure !

Télévision : comme d’habitude, le journal télévisé d’Arte du soir puis le 28’ (nouvelle formule allégée, sans invités sur le plateau), quelques documentaires animaliers ou touristiques (Arte, France5), le concert du duo Brigitte (enregistré le 8 mars, France2) et des séries (voir ci-dessous).

Les séries que j’ai vues : j’ai terminé Blacklist saison 6, Émergence, Legacies, Mirage et Reckoning commencées en février. Les nouvelles séries de mars sont Astrid et Raphaëlle (série policière française sur France2, avec une jeune femme autiste, j’avais regardé l’épisode pilote en 2019 et je l’avais trouvé pas mal), Dr Harrow (série australienne, policière avec médecin légiste sur M6), Marvel’s Runaways saison 3 (série américaine, science-fiction, fantastique sur Syfy), Prodigal Son (série policière américaine sur TF1, vraiment bien), Tell me a story saison 2 (série policière américaine, inspirée des contes, assez violente, sur 13e Rue) et Une belle histoire (série dramatique française sur France2, pas mal, avec des acteurs qui me sont inconnus). Je vais voir si je peux regarder en replay les deux premiers épisodes de The Mandalorian (série américaine, science-fiction, fantasy dans l’univers Star Wars, diffusés sur C8).

De toute façon, il faut choisir : regarder des séries ou lire !

J’espère que ce troisième Journal de bord vous a intéressés et je vous souhaite une bonne semaine et bon courage.

< – Journal de bord 1-2020. < – Journal de bord 2-2020.

Journal de bord 2-2020

Bonsoir,

J’ai l’impression que le nouveau Journal de bord 1-2020 publié le dernier jour du mois de janvier vous a plu alors je continue sur ma lancée avec le journal de bord de février.

1er février. En sortant du travail, j’ai enfin pu aller à la librairie mais, samedi et beau temps obligent, il y avait foule au centre-ville et j’ai été tant de fois bousculée que j’avais très mal au dos et que j’avais du mal à avancer… Je n’ai acheté que Demain les chats de Bernard Werber au Livre de poche, je n’ai même pas profité de l’offre deux poches achetés un offert… J’ai voulu ce roman, alors que je ne lis pas spécialement cet auteur, parce que je veux lire cette série féline et la bibliothèque a acheté le tome 2, Sa majesté des chats, mais n’a pas ce tome 1.

2 février. Le premier dimanche du mois, le musée est gratuit, autant en profiter ! Mais pour l’exposition temporaire Philolaos : dans l’atelier du sculpteur, j’avais raté les premiers dimanches de décembre et de janvier… Et l’exposition se termine le 8 mars. Il y avait un concert des musiques qu’aimait Philolaos (genre classique), c’était complet mais les répétitions s’entendaient donc j’ai pu en profiter un peu !

3 février. Je me suis inscrite au Mois du polar 2020 organisé comme chaque année par Sharon.

5 février. Je me suis inscrite au challenge British Mysteries #5 organisé par Lou et Hilde. Et en mars, ce sera le Mois British Mysteries.

10 au 16 février. J’ai participé à ma première Semaine à 1000 pages avec Pingouin Vert. Résultat : 3 BD, 1 album illustré, 1 roman et 1 pièce de théâtre soit 6 livres et 1024 pages. Et j’ai rejoint le groupe FB Semaine à 1000 pages du Pingouin Vert : ce marathon de lecture se déroule sur une semaine complète et il me semble complémentaire du Week-end à 1000 pages.

14 février. Je me suis inscrite au challenge African American History Month Challenge #3 organisé par Enna (bien que la moitié du temps du challenge soit déjà passé…).

21 à 23 février. J’ai participé au 2e Week-end à 1000 de 2020. Résultat : 3 romans et 1145 pages.

Les nouveaux challenges auxquels je participe (en plus de ceux auxquels je me suis inscrite en janvier) : Mois du polar, British Mysteries #5 et African American History Month Challenge #3.

Les livres que j’ai lus : Brume de Stephen King (Albin Michel, 282 pages). Domovoï de Julie Moulin (Alma, 304 pages). Dernier printemps à Paris de Jelena Bačić Alimpić (Serge Safran, 336 pages). Tangram de de Sylvain Lamy et Alice Brière-Haquet (3œil, 32 pages). La voix des vagues de Jackie Copleton (Les Escales, 304 pages). La dispute de Marivaux (Folio Plus Classiques, 144 pages). Une cosmologie de monstres de Shaun Hamill (Albin Michel Imaginaire, 416 pages). Le froid d’Andreï Guelassimov (Actes Sud, 336 pages). Incinération (livre 2) de Laura Disilverio (DreamLand, 352 pages). Watership Down de Richard Adams (Monsieur Toussaint Louverture, 544 pages). Interfeel d’Antonin Atger (PKJ, 496 pages). Les BD : Préférence système d’Ugo Bienvenu (Denoël Graphic, 158 pages). Luminary, 1 – Canicule de Luc Brunschwig et Stéphane Perger (Glénat, 144 pages). Rêverie de Golo Zhao (Casterman, 240 pages). Watertown de Jean-Claude Götting (Casterman, 96 pages). Soit 14 livres dont 4 BD et 4184 pages.

Le livre que j’ai acheté : comme dit plus haut, Demain les chats de Bernard Werber.

Les principaux films que j’ai vus, en fait il n’y en a qu’un : Star Wars VIII – Les derniers Jedi, un film américain de science-fiction, réalisé par Rian Johnson, avec lequel j’ai passé un bon moment, et en prévision d’aller voir Star Wars IX – L’ascension de Skywalker au cinéma, s’il est toujours en salles.

Télévision : quelques fins de documentaires animaliers ou touristiques, le journal du soir sur Arte puis le 28’ présenté (principalement) par Élisabeth Quin, ceci presque tous les soirs.

Les principales séries que j’ai vues : j’ai continué quelques séries de janvier, Caïn saison 8, Flash saison 5, Hawaïï 5.0 saison 9, Krypton saison 2 et Marvel : les agents du Shield saison 6 qui sont maintenant terminées. J’ai regardé Section Zéro en DVD, une série française policière post-apocalyptique, en 8 épisodes, une série sombre et violente. Reckoning, sur 13e rue, une série australienne policière qui se situe aux États-Unis, en 10 épisodes, l’affrontement entre deux hommes, deux pères de famille, un policier, un conseiller d’orientation et tueur en série. Legacies, sur Syfy, une série fantastique américaine, en 16 épisodes, avec des créatures comme des sorcières, des vampires, des loups-garous, etc., c’est apparemment la suite des séries Vampire Diaries et The Originals que je n’ai pas vues, c’est un peu trop adolescent à mon goût… Émergence, sur TF1, une série américaine à la fois policière et science-fiction (qu’il faut arrêter de comparer à Lost, rien à voir !). Blacklist saison 6, sur TF1, série policière américaine, enfin les derniers épisodes de cette saison ! Mirage, sur France2, une série dramatique et d’espionnage franco-canadienne, qui se déroule à Abu Dhabi, pas mal du tout.

J’espère que ce deuxième Journal de bord vous a intéressé et je vous souhaite un bon week-end.

< – Journal de bord 1-2020.

Journal de bord 1-2020

Bonjour,

Dernier jour du mois et premier billet pour la nouvelle rubrique !

Le blog va avoir 5 ans (déjà !), attention, pas tout de suite, le 1er mai, mais j’avais envie de créer une nouvelle rubrique dès le début d’année, genre journal de bord, c’est-à-dire un recueil des événements (marquants) du mois sur le blog et aussi dans ma vie (plutôt culturelle), un peu comme vos bilans mensuels ou les « moi après mois », etc., mais à ma sauce. Je ne sais pas si ça vous intéressera mais j’espère que oui et l’avenir me le dira ! En tout cas, ça me servira toujours d’aide-mémoire !

1er janvier. J’ai commencé à utiliser le bullet agenda (en fait, la première semaine commençant le lundi 30 décembre, je l’ai commencé ce jour-là) et j’aime bien : c’est la première fois que j’utilise ce genre d’agenda, différent du dernier utilisé, un agenda classique (que je vous avais montré ici sur la 3e photo, ici et ici). Le bullet agenda, je vous l’avais montré ici et le revoici ci-dessous (photos prises en début d’année donc pas encore beaucoup rempli). Et vous, en utilisez-vous un ? Vous le créez vous-mêmes ou vous l’achetez ?

4 janvier. J’ai rejoint le Hanbo(o)k Club [lien FB], un groupe de lecture consacré à la littérature asiatique et en particulier coréenne (hanbok 한복 étant en fait un vêtement traditionnel coréen) ; merci à Sharon de m’y avoir invitée. Ce groupe est géré par Léa du blog Léa Touch Book (que je ne connaissais pas) et il est riche de plus de 320 membres donc de nombreux blogs que je ne connais pas encore mais, parmi ces membres, quelques copains blogueurs comme Sharon, Cannibal Lecteur, Alexielle, Pierre Bisiou, je ne me sens donc pas perdue là au milieu ! L’invitation tombe bien car le livre en présentation, Kim Jiyoung, née en 1982, « le roman coréen phénomène », je l’ai vu à la librairie ce samedi soir (4 janvier donc) en sortant du travail (il n’y a pas de hasard !).

8 janvier. J’ai rejoint L’antre de la lecture et du bonheur [lien FB], un groupe de lecture pour être tenue au courant des thèmes mensuels du challenge Lire en thème 2020.

11 janvier. Aurais-je enfin la main verte ? [lien vers billet et photo].

12 janvier. J’ai rejoint Les étapes indiennes [lien FB], un groupe créé pour le challenge Les étapes indiennes 2020 organisé par Hilde du Livroblog et pour partager sur la littérature et la culture indienne.

13 janvier. J’ai participé à la présentation des six romans pour le Prix La Passerelle 2020 (8e édition).

15 janvier. J’ai commencé à publier pour La BD de la semaine avec une semaine de retard…

16 janvier. Exposition et rencontre avec Frank Margerin, auteur de la BD Lucien entre autres.

18 janvier. Nuit des médiathèques (ci-dessous quelques photos) ; travail de 9 h 30 à 1 heure du matin = épuisant, mais je suis partie à 23 heures, épuisée quand même ! De la lecture dans le noir, de la danse, des jeux de société, de la réalité virtuelle, des ateliers créatifs (origami, mandala, etc.), des spectacles, des quiz, du karaoké…, c’était riche, intense et le public était au rendez-vous !

24 janvier. J’étais en congé mais je suis allée présenter les romans du Prix La Passerelle 2020 dans une autre bibliothèque.

24-25-26 janvier. J’ai participé à mon premier marathon de lecture de l’année, un Week-end à 1000, malheureusement je n’ai lu que… 976 pages…

25 janvier. Entrée dans l’année du Rat de Métal.

29 janvier. J’ai présenté les titres en japonais des dix mangas sélectionnés pour Mangavore 2020 (4e édition).

Les challenges auxquels je participe en 2020 : La BD de la semaine (même si j’ai manqué la première !…), Cette année, je (re)lis des classiques 2020, Contes et légendes 2020, Des livres (et des écrans) en cuisine 2020 (nouveau challenge pour moi), Les étapes indiennes (nouveau challenge), Jeunesse Young Adult #9 (qui a en fait démarré en octobre 2019), Lire en thème 2020, Littérature de l’imaginaire #8, Maki Project 2020 (nouveau challenge), Petit Bac 2020 (c’est la 10e édition !), Polar et thriller 2019-2020 (qui a en fait démarré en juillet 2019) et Voisins Voisines 2020 + le projet photographique Projet 52-2020. Je suis toujours accro aux challenges même si je pense avoir réduit le nombre de ceux auxquels je participe (et en tout cas, j’ai pour l’instant arrêté d’en créer car l’organisation de mes derniers challenges fut malheureusement calamiteuse…). Soit 12 challenges dont 3 nouveaux (sans compter ceux qui sont illimités depuis plus ou moins d’années et que j’honore de temps en temps).

Les livres que j’ai lus : Un océan de rouille de C. Robert Cargill (Albin Michel Imaginaire, 380 pages), Le dernier quartier de lune de CHI Zijian (Philippe Picquier, 368 pages). On ne meurt pas d’amour de Géraldine Dalban-Moreynas (Plon, 208 pages). La langue et le couteau de KWON Jeong-hyun (Philippe Picquier, 304 pages). Le bal des folles de Victoria Mas (Albin Michel, 256 pages). L’enfance attribuée de David Marusek (Le Bélial, 128 pages). Acadie de Dave Hutchinson (le Bélial, 112 pages). Les questions dangereuses de Lionel Davoust (Hélios/ActuSF, 128 pages). Avalanche Hôtel de Niko Tackian (Calmann Lévy, 270 pages). Je ne reverrai plus le monde d’Ahmet Altan (Actes Sud, 224 pages). Les BD : Le Detection Club de Jean Harambat (Dargaud, 136 pages). La malle Sanderson de Jean-Claude Götting (Delcourt, 114 pages). Soit 12 livres et 2638 pages : je ne me rends pas du tout compte si c’est peu ou normal ou beaucoup… puisqu’avant je n’ai jamais compté (sauf pour les marathons de lecture) mais plusieurs personnes m’ont demandé de comptabiliser mes lectures et je pense que, quand on aime on ne compte pas, mais pourquoi pas, je vais essayer cette année !

Le livre que j’ai acheté : Russe le guide de conversation des enfants aux éditions Bonhomme de chemin (ça fait du vocabulaire et puis je découvre cet éditeur !). Je voulais acheter quelques poches et profiter de l’offre deux poches achetés, un offert mais je n’ai pas encore eu le temps d’aller à la librairie…

Les principaux films que j’ai vus : Il est possible de les voir en DVD. Petit paysan (un beau film d’Hubert Charuel sur le drame paysan). Quand on a 17 ans (un film sensible sur l’adolescence et l’homosexualité mais j’ai trouvé que les acteurs surjouaient un peu). Un sac de billes (très beau film adapté du roman de Joseph Joffo que j’ai lu à l’adolescence). Wolverine : le combat de l’Immortel (un film Marvel science-fiction divertissant et j’ai eu la surprise de voir qu’il se déroule au Japon !). Et surtout, au cinéma, avec des amis : 1917 de Sam Mendes, très beau film et vu en VO bien sûr.

Télévision : en général, lorsque je rentre du travail, j’allume Arte, ma minette regarde la fin du documentaire animalier (eh oui !), ensuite il y a le journal puis l’émission 28’. À part ça et les séries télévisées (que je regarde souvent en replay), je regarde peu la télévision (c’est qu’il me faut du temps pour lire, rédiger des billets et plein d’autres choses !) mais il m’arrive de regarder (ou plutôt d’écouter) des concerts classiques sur Arte (ça plaît aux chats !) et des documentaires sur Arte ou France 4 (parfois pas intégralement ou simplement en bruit de fond).

Les principales séries que j’ai vues : Caïn saison 8 (j’ai été surprise par le changement d’acteur dans la saison précédente mais j’aime bien l’humour et les personnages). Flash saison 5 (je n’ai vu que quelques épisodes donc ce n’est pas facile de suivre). La guerre des mondes (très bonne mini-série britannique adaptée du roman de H.G. Wells). Hawaii 5.0 saison 9 (une bonne série pour se divertir en voyant les beaux paysages des îles d’Hawaii). Jessica Jones saison 2 (j’ai laissé tomber, je ne suivais pas tout). Krypton saison 2 (je suis moins emballée que pour la saison 1 car c’est plutôt confus). Marvel : les agents du Shield saison 6 (j’aime bien cette série mais j’ai raté des épisodes…). Les rivières pourpres saison 2 (de bonnes enquêtes mais ça tourne toujours autour du sang, de la sorcellerie et/ou de la vengeance donc c’est un peu répétitif).

Voilà, j’espère que ce nouveau Journal de bord vous a intéressés et que vous aurez envie de retrouver ce genre de billets à chaque fin de mois. Et je vous souhaite un bon week-end.

Winter is coming de William Blanc

Winter is coming : une brève histoire politique de la fantasy de William Blanc.

Libertalia, collection Poche, avril 2019, 144 pages, 8 €, ISBN 978-2-37729-091-8.

Genres : essai, fantasy.

William Blanc, né en 1976, est historien, doctorant en histoire médiévale, conférencier et auteur. Du même auteur au éditions Libertalia : Charles Martel et la bataille de Poitiers (2015), Les Historiens de Garde (2016), Le Roi Arthur, un mythe contemporain (2016), Super-Héros, une histoire politique (2018) et Les Pirates expliqués aux enfants, petits et grands (2019).

Dans cet essai bien documenté, érudit (mais à la portée de tous), l’auteur virevolte sur les différences entre science-fiction et fantasy, les visions fantasmées (Moyen-Âge, futur), l’artisanat et la beauté (très importants), les révolutions industrielles en particulier en Angleterre (la première révolution industrielle), le travail dans les sociétés capitalistes, les guerres modernes (XXe siècle) qui sont des guerres industrielles, la disparition des sociétés paysannes, les super-héros, l’écologie, etc. Il y a de nombreuses références, des réflexions sur la beauté et la créativité (indispensables) et sur la pensée (sur les contestations étudiantes aussi, en Europe, aux États-Unis) car tout cela a influencé la fantasy et l’évolution de la fantasy (comme de la science-fiction bien sûr). L’auteur convoque évidemment J.R.R. Tolkien mais aussi William Morris, Ursula Le Guin, Michael Moorcock, etc.

Un extrait édifiant : « De nos jours, on essaie toujours de séparer les deux facultés : nous demandons à un homme de ne faire que penser ; à un autre, de ne faire que travailler, et nous appelons le premier un homme honnête, l’autre un manœuvre, tandis que l’ouvrier devrait souvent penser, et le penseur, souvent travailler ; tous les deux seraient ainsi des honnêtes hommes dans la meilleure acceptation du mot. Avec notre manière de voir, nous en faisons deux êtres malhonnêtes ; l’un enviant son frère, l’autre le méprisant ; le gros de la société est ainsi constitué de penseurs morbides et de travailleurs misérables. » (p. 19). John Ruskin, 1853 ! Rien n’a changé, n’est-ce pas ?

La littérature fantasy a commencé en Angleterre avec des hommes engagés comme John Ruskin donc ou William Morris qui inspira J.R.R. Tolkien ou C.S. Lewis, une « gauche révolutionnaire (et souvent libertaire) » (p. 27). « Imaginer des mondes, écrire des contes et rêver d’un passé merveilleux, c’est donc, pour lui [Morris] déjà préparer les masses à l’avenir. » (p. 28) : vous comprenez pourquoi la fantasy est politique ! L’auteur rapproche aussi la fantasy au surréalisme, il cite par exemple L’éléphant de Célèbes de Max Ernst (1921).

Après la littérature – et comme pour la science-fiction – la fantasy s’est déclinée au cinéma (dans les années 70), incluant les longs métrages d’animation, avec des films se déroulant dans des mondes post-apocalyptiques mi science-fiction mi fantasy comme Les sorciers de la guerre de Ralph Bakshi (1977) et Nausicaä de la Vallée du vent de Hayao Miyazaki (1982 pour le manga et 1984 pour le film d’animation).

Le merveilleux et la lutte contre le totalitarisme est partout : dans la première trilogie de La guerre des étoiles, dans Le seigneur des anneaux, dans Harry Potter entre autres ! Mais l’auteur déplore que ça soit très vite devenu une industrie… Littérature, cinéma, animation jeux de rôle, jeux vidéo, franchises, produits dérivés… Il y a une marchandisation à outrance (ce qui, à mon avis, n’enlève rien à la qualité des œuvres, peut-être pas toutes, ou de façon inégale) mais cette marchandisation à outrance est ce que dénonçait Morris…

C’est pour lutter contre cette politique de masse que G.R.R. Martin a souhaité « réagir et proposer une version repolitisée de la fantasy » (p. 62). Il commence avec Armageddon Rag (1983), un polar fantastique contemporain mais qui emprunte à la fantasy (le nom du groupe de musique est Nazgûl, le chanteur est surnommé Le Hobbit et leurs chansons font référence au Seigneur des anneaux et à Led Zeppellin). Puis, à partir de 1996, arrive Le trône de fer et l’auteur se concentre « sur les conflits opposants les différentes maisons nobles des Sept Couronnes […] il n’existe pas de camp du bien, pas de solution parfaite, mais des actions que les gouvernants doivent assumer. » (p. 65).

On le voit, la fantasy est toujours d’actualité et a des messages à nous faire passer – tant politiques qu’écologiques – même si elle reste une littérature de « L’Évasion » (référence à Tolkien, p. 78-79). « Les dragons et les Hobbits ont donc toujours été des animaux politiques. Ils le seront encore pour longtemps. » (p. 79).

Il y a d’intéressants chapitres bonus en fin de tome sur les dragons, les jeux de rôle, les Wargames, sur Conan de Robert E. Howard (une autre fantasy politique) et sur la métaphore de l’hiver dans la fantasy (Jessie Winston, James Georges Frazer, J.R.R. Tolkien, G.R.R. Martin, T.S. Elliot, C.S Lewis, les eddas…), métaphore similaire en science-fiction avec par exemple le nouvel âge glaciaire post-atomique.

Ce que j’ai noté, ci-dessus, ce ne sont que quelques pensées et quelques extraits que je voulais garder pour moi et que je partage avec vous mais si vous lisez cet essai passionnant, vous lirez la fantasy (ou vous verrez des films et des séries apparentés à la fantasy) avec un esprit différent, presque neuf !

Une lecture enrichissante que je mets dans les challenges Rentrée littéraire janvier 2019, Littérature de l’imaginaire et Summer Short Stories of SFFF (S4F3) #5.

Pati fait son cinéma #4

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1, #2 et #3.

Après la parution de Pati fait son cinéma #3 – spécial Queen, je n’ai pas pris le temps de faire un autre billet pour les autres films vus en novembre donc voici un billet qui regroupe les films vus en novembre et décembre 2018.

Au cinéma

En novembre

Bohemian Rhapsody ❤ sur Pati fait son cinéma #3 – spécial Queen.

Les crimes de Grindelwald (Fantastic Beasts: The Crimes of Grindelwald) est le deuxième volet des Animaux fantastiques (2016), tous deux réalisés par David Yates d’après J.K. Rowling. C’est un film fantastique anglo-américain qui dure 134 minutes. On retrouve Norbert Dragonneau et ses créatures, les personnages du premier opus et on découvre de nouveaux personnages. C’est très beau, les images, les créatures, l’ambiance de la fin des années 20, mais lors des combats, c’est un peu rapide et donc confus. Le troisième opus dans deux ans ?

En décembre

Casse-Noisette et les quatre royaumes (The Nutcracker and the Four Realms) est un film américain réalisé par Lasse Hallström et Joe Johnston. C’est un film fantastique qui dure 99 minutes et qui est adapté du conte germanique Casse-Noisette et le roi des souris (Nußknacker und Mausekönig, Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, 1816) et du ballet féérique russe Щелкунчик (Chtchelkountchik) sur une composition du compositeur russe Piotr Ilitch Tchaïkovski. Londres, difficile de fêter Noël alors que Clara Stahlbaum (l’héroïne), sa sœur et son frère viennent de perdre leur mère. Mais la fête organisée chez son parrain, Drosselmeyer, est… magique ! Les images sont superbes, la musique de Tchaïkovski aussi et Misty Copeland (première danseuse à l’American Ballet Theatre) et Sergei Polunin (danseur ukrainien, ancien danseur au Royal Ballet de Londres) sont magnifiques.

L’exorcisme de Hannah Grace (The Possession of Hannah Grace) est un film américain réalisé par Diederik van Rooijen (réalisateur et scénariste néerlandais). C’est un film fantastique horreur qui dure 85 minutes. Megan Reed a perdu son poste de policière à Boston et démarre un travail de nuit à la morgue de l’hôpital mais, dès la première nuit, elle réceptionne le corps de Hannah Grace, jeune fille possédée par un démon et décédée… trois mois plus tôt ! Stana Katic (célèbre pour le rôle du lieutenant Kate Beckett dans la série Castle, 2009-2016) dans le rôle de Lisa, amie de Megan Reed et infirmière à l’hôpital de Boston. Un huis-clos effrayant dans une morgue grise, sombre et froide, moderne dans sa réalisation, quoique un peu long au début (pas besoin d’ouvrir cinq ou six fois le tiroir de la morgue, le spectateur a compris ! Mais l’actrice visiblement pas…).

Oscar et le monde des chats (Cats and Peachtopia) est un film chinois réalisé par Gary Wang. C’est un film d’animation qui dure 97 minutes. Leon, joli chaton, est devenu un bon gros chat d’appartement. Il ne sait pas quoi dire à son fils, le chaton Oscar, qui ne comprend pas pourquoi sa maman a disparu. Il lui raconte qu’elle est à Catstopia, un endroit magnifique où vivent les chats. Ni une ni deux, Oscar s’enfuit pour aller sur la montagne de l’autre côté du fleuve mais le danger rôde… Une aventure incroyable, drôle, triste, effrayante parfois pour tous les amoureux des chats. C’est le dernier film que j’ai vu au cinéma en 2018 😉

Overlord est un film américain réalisé par Julius Avery (qui dure 110 minutes). C’est un film de guerre différent car il a un côté fantastique horreur : un bon mélange, original de ce qu’on voit habituellement. L’action se déroule pendant le débarquement de Normandie mais les soldats américains parachutés près d’un village vont, après de lourdes pertes, découvrir une base dans laquelle les nazis font des expériences secrètes. Le film a en fait été tourné à Londres et les acteurs, en particulier Bokeem Woodbine, sont vraiment bons. La bande annonce en VO m’a scotchée et j’ai absolument voulu voir ce film !

Disponibles en DVD

En novembre

Cendres () est un film français de Mélanie Pavy et Idrissa Guiro sorti en 2013 ; il dure 75 minutes. Akiko, une franco-japonaise ayant grandi en France, a choisi de vivre au Japon même si elle n’a pas encore assimilé toutes les subtilités de la langue et des traditions. Mais sa mère, Kyoko, venant de mourir, Akiko doit retourner à Paris pour vider l’appartement. Elle découvre deux carnets datant des années 60 et apprend des choses sur son père (cinéaste français) et sa mère (japonaise devenue une égérie de la Nouvelle vague). Deux destins de femmes, le thème du deuil et de la double culture, un drame intimiste pour ce beau film documentaire. Le site officiel.

Jusqu’à ce que la mort nous unisse est un film français réalisé par Delphine Lemoine ; il dure 90 minutes et il est adapté du roman éponyme de Karine Giébel (2009). Il a été diffusé directement sur France3. L’adjudante Servane Breintenbach, Alsacienne, a demandé sa mutation à Colmar mais elle se retrouve en poste à Colmars-les-Alpes ! Disparition de l’épouse de Vincent Lapaz, guide de montagne, assassinat de son meilleur ami… La jolie Ophelia Kolb, déjà vue dans la récente série On va s’aimer un peu, beaucoup…, est convaincante. Il en est de même pour Bruno Debrandt, déjà vu dans la série Caïn (2012-2018).

En décembre

C’est bon d’être un peu fou est un film français réalisé par Antoine Page. C’est un film documentaire sous forme de road movie qui dure 105 minutes. Bilal Berreni (1990-2013) alias Zoo Project, peintre urbain, et Antoine Page, réalisateur, quittent les Vosges à bord d’un camion aménagé direction Vladivostok en passant par la Suisse, l’Autriche, la Slovaquie, la Pologne, l’Ukraine, le Kazakhstan et la Russie (près de 16 000 kilomètres en 4 mois !). Dessins, papiers découpés, vidéos illustrent le voyage et les rencontres. J’ai bien aimé le côté artisanal, les peintures d’animaux sur des maisons isolées ou dans des lieux pratiquement inaccessibles et les rencontres dans les trains (le camion ayant rendu l’âme) ; la chanson dans le taxi au Kazakhstan est super ! C’est le genre de voyage que j’aurais aimé faire en étant plus jeune. Le site officiel.