Mois o-bon de Purple Velvet

Découvert chez Bidib, bien que je sois abonnée au blog Murasaki no sekai (mais peut-être que les billets de Blogspot tombent moins bien dans le reader de WordPress ?) : le Mois o-bon organisé pour la 3e fois par Purple Velvet, une passionnée du Japon.

O-bon お盆 est une fête japonaise qui dure trois jours pour honorer la mémoire des ancêtres ; elle existe depuis plus de 500 ans et elle est inspirée de la fête chinoise des fantômes. Le Mois o-bon concerne le fantastique japonais – voire horreur – avec monstres, démons, yôkais, fantômes… Romans, nouvelles, mangas, légendes, films, animés seront donc à l’honneur du 15 juillet au 15 août 2017 (selon mes disponibilités car je travaille).

Infos, logo et inscription chez Purple Velvet.

Mes billets pour ce Mois o-bon

Le Cœur de la Terre de Maxime Chattam

Le Cœur de la Terre (Autre-Monde, tome 3) de Maxime Chattam.

Albin Michel, avril 2010, 467 pages, 20,30 €, ISBN 978-2-22620-840-8.

Genres : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur.

Maxime Chattam : voir sur le tome 1, L’Alliance des Trois.

Toujours un grand plaisir de retrouver l’univers d’Autre-Monde et ses personnages. Ce troisième tome est différent car Matt et Tobias sont séparés ! Tobias est prisonnier dans le Raupéroden avec une affreuse araignée énorme, le Dévoreur.

« Eden semblait imperturbable. Un havre protecteur. Il était difficile de croire à l’imminence de la guerre. » (p. 29).

« Dépêche-toi d’aller te trouver un compagnon à quatre pattes. – C’est déjà fait, dit-il en s’écartant pour désigner une boule de fourrure noire et marron dont les yeux étaient à peine visibles sous les poils trop longs. Je l’ai choisi parce qu’il est aussi moche que moi ! On devrait s’entendre ! » (p. 98).

Dès le tome 2, Malronce, j’avais mon idée sur les identités du Raupéroden et de Malronce 😉 mais je ne vous dirai rien, na !

Encore ici, l’auteur continue de développer avec talent ses idées, comme la Terre en colère et la Nature qui se venge des humains. Tout tient la route mais tous n’arrivent pas au bout de l’aventure… Une pensée pour Peps et une pour Phalène 😥

« Ils n’avaient plus d’ombre. Et rien ne peut survivre sans sa part d’ombre. L’équilibre du monde. » (p. 336).

« Le résultat est le même : ils obéissent à celle qui sait leur parler. Balthazar avait raison : ils n’ont plus de mémoire, ils ne sont que des coquilles vides qui ne demandent qu’à être remplies ! C’est ça qui les rend si mauvais. » (p. 414).

Je vais me répéter mais toujours de l’aventure, de l’action, des rebondissements, etc. ; et puis quelque chose d’impensable : les Pans (enfants et adolescents) vont devoir se battre contre les Cyniks et les Gloutons (adultes). Une belle fin de cycle mais, en terminant ce tome, on ne sait pas ce qui est arrivé à Plume et aux autres chiens ! Un oubli de la part de l’auteur ou une volonté de garder le suspense jusqu’au prochain tome ?

Comme pour les tomes 1 et 2, une très agréable lecture que je mets dans les challenges Jeunesse young adult #6, Littérature de l’imaginaire et Printemps de l’imaginaire francophone (toujours avec du retard dans la publication de ma note de lecture… mais j’ai bien lu ce roman avant !). Et je vais me plonger dans le deuxième cycle (de 4 tomes), c’est sûr et certain !

Malronce de Maxime Chattam

Malronce (Autre-Monde, tome 2) de Maxime Chattam.

Albin Michel, novembre 2009, 407 pages, 20,30 €, ISBN 978-2-22619-413-8.

Genres : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur.

Maxime Chattam : voir sur le tome 1, L’Alliance des Trois.

Ce fut un plaisir de retrouver l’univers horrifique d’Autre-Monde et nos héros, Matt, Tobias et Ambre (pour les personnages principaux). Ils sont en route vers la Forêt aveugle encore plus au sud, pour le royaume de Malronce, et rien ne leur sera épargné… « Il avait tué. Pour survivre, pour protéger. Mais il avait tué tout de même. » (p. 66). Ils vont découvrir d’énormes chiens qui peuvent servir de montures et rencontrer le peuple Gaïa – ou les Kloropanphylles – qui vivent dans un immense nid judicieusement aménagé au-dessus de la dangereuse Mer-Sèche et qui ont construit un Vaisseau-Matrice.

« Si vous le pouvez, rentrez chez vous, le monde a changé, nous ne pouvons plus compter sur les adultes, et regardez même entre nous, les différences nous poussent à tant de méfiance, nous ne sommes pas encore prêts. À présent je dois vous laisser, je n’ai pas le droit de vous parler. » (p. 171).

« La mémoire est ton identité, tes valeurs, et la connaissance qu’ils n’ont plus les a transformés en coquilles vides. Malronce n’a eu qu’à les remplir de certitudes rassurantes pour en faire ses marionnettes. » (p. 246).

Comme je le disais plus haut : un grand plaisir à retrouver Autre-Monde. L’auteur continue de développer son monde horrifique dans lequel la Nature a repris ses droits de façon bien étrange avec des créatures toutes plus horribles et dangereuses les unes que les autres. En mûrissant, en faisant face au danger ensemble et en pratiquant la solidarité, les enfants et adolescents prennent plus d’épaisseur et de nouveaux apparaissent, tous différents, avec des particularités et des dons différents, ainsi que des ennemis comme les Mangeombres et le Buveur d’innocence. Il y a toujours de l’aventure, du suspense, de la peur, et parfois des traîtrises, c’est que les ados deviennent inévitablement des adultes… et ne peuvent s’empêcher de passer du côté obscur ! Beaucoup d’imagination, j’aimerais bien voir ça en film… d’animation par exemple. Évidemment, j’ai embrayé sur le tome 3 qui clôture le premier cycle de la série et je vous en parle tout bientôt.

Comme pour le tome 1, L’Alliance des Trois, une lecture très agréable que je mets dans les challenges Jeunesse young adult #6, Littérature de l’imaginaire et Printemps de l’imaginaire francophone (avec du retard dans la publication de ma note de lecture mais j’ai bien lu ce roman avant).

L’Alliance des Trois de Maxime Chattam

L’Alliance des Trois (Autre-Monde, tome 1) de Maxime Chattam.

Albin Michel, novembre 2008, 483 pages, 20,90 €, ISBN 978-2-226-18863-2.

Genres : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur.

Maxime Chattam, de son vrai nom Maxime Drouot, naît le 19 février 1976 à Herblay (Val d’Oise). Après des études de criminologie – et des cours de comédie au Cours Simon à Paris –, il écrit des romans policiers et/ou fantastique et reçoit plusieurs prix littéraires.

Trois copains, Matt, Tobias et Newton, 13-14 ans, à Manhattan, New York. Ils vivent entre deux mondes, l’enfance et l’adolescence. « Aujourd’hui ces deux mondes se mélangeaient, se heurtaient parfois. Celui des jeux, des figurines qu’il appréciait tant, et celui du jeune homme en devenir. Il s’interrogeait sur la conduite à tenir : devait-il sacrifier ses passions juvéniles au nom de l’âge mûr ? Newton était un peu comme ça. Tobias, lui, n’avait pas encore eu le déclic, […]. » (p. 27-28). Mais les parents de Matt annoncent leur divorce et après Noël, arrivent une vague de froid et une tempête colossale qui engendrent un black out et… des phénomènes bizarres. « Oui, le blizzard était énorme ; oui, il leur était tombé dessus plus tôt que prévu, mais cela n’en faisait pas pour autant la fin du monde. Sauf qu’il y a tous ces signes étranges depuis quelques jours. » (p. 45). La majorité des adultes a disparu… « Ne reverraient-ils jamais leur existence paisible ? Avaient-ils perdu leurs parents, leurs amis et le confort de la vie normale pour toujours ? » (p. 99-100). Matt et Tobias s’enfuient au sud mais la ville est remplie d’humains mutants (les Cyniks et les Gloutons et il ne fait pas bon croiser leur route) et de créatures dangereuses. Sur l’île Carmichael où ils ont trouvé refuge, il y a une soixantaine d’enfants entre 9 et 17 ans qui vivent dans six manoirs car le septième est hanté, et ils rencontrent Ambre : ils deviennent les trois « Pans » mais ils sont poursuivis par le dangereux Raupéroden et se rendent compte que beaucoup d’enfants développent des dons. « Je suis… noir, et elle est blanche – Oh ça. On est des êtres humains, non ? C’est quoi la différence ? Ah oui, ta peau est de la couleur de la terre, la sienne de celle du sable. C’est avec du sable et de la terre qu’on fait les continents, qu’on fait la Terre, non ? Alors vous êtes faits pour vous mélanger. Il ne peut en naître que de bonnes choses. » (p. 309).

Autre-Monde est une excellente série post-apocalyptique, pas seulement pour la jeunesse ; elle oscille entre fantasy, science-fiction et fantastique horreur (un peu comme un survival). Moderne, l’auteur fait plusieurs références populaires, comme Le Seigneur des Anneaux ou le groupe System of a Down : Matt est un adolescent de son temps ! Dans ce roman, pas de temps morts, une belle galerie de personnages, de bonnes idées scientifiques et spirituelles, du mystère, de l’aventure et surtout de l’amitié et de la solidarité, quelques traîtrises aussi mais il faut bien qu’il y ait du suspense (après tout, l’auteur est considéré comme un des maîtres français du thriller et du fantastique), des rebondissements et des frayeurs d’autant plus que les créatures sont… ouah je n’aimerais pas les voir en vrai ! Je n’avais jamais lu Maxime Chattam avant et j’ai été ravie de cette découverte : L’alliance des trois est un véritable page turner et vous pensez bien que j’ai vite embrayé sur le tome 2.

Une lecture très agréable que je mets dans les challenges Jeunesse young adult #6, Littérature de l’imaginaire, Printemps de l’imaginaire francophone (avec du retard dans la publication de ma note de lecture mais j’ai bien lu le roman avant).

J’ai découvert une vidéo présentant ce premier tome d’Autre-Monde :

et par hasard cette suite orchestrale du compositeur français né en 1984, Sébastien Pan. Si vous avez le temps de l’écouter :

Le dernier songe de Lord Scriven d’Éric Senabre

Le dernier songe de Lord Scriven d’Éric Senabre.

Didier Jeunesse, février 2016, 255 pages, 14,20 €, ISBN 978-2-278-05950-8.

Genres : fantastique, espionnage.

Éric Senabre naît en 1973, il est journaliste, écrivain, musicien et… Parisien !

Christopher Carandini est journaliste, « le meilleur investigateur du milieu » (p. 3) mais il s’est attaqué à trop puissant… Ruben Kreuger, et se retrouve sans rien. Lorsqu’il voit par hasard une étrange petite annonce, il décide de se présenter. Londres, 1906. Il devient l’assistant de Mr. Arjuna Banerjee, un brahmane indien qui résout des enquêtes en analysant les détails par le rêve : « le détective du rêve » (p. 42) au 30 Portobello Road. En quelques semaines, plusieurs missions sont réussies, jusqu’au jour où leur nouveau client, Lord Walter Scriven, dit avoir été assassiné ! Le mystère étant impossible à résoudre sans plus de détails, les deux hommes s’installent au Scriven’s Manor. « Les souvenirs ne sont pas toujours des compagnons confortables… mais il faut néanmoins cheminer avec eux. » (p. 71).

Un postulat de départ original, des personnages attachants et une lecture bien agréable pour ce roman étrange et envoûtant. C’est aussi un moyen pour l’auteur de « dénoncer » les industriels qui ne pensent qu’à s’enrichir. Dommage qu’il n’y ait pas d’autres enquêtes avec Christopher Carandini et Arjuna Banerjee car la confiance et la complicité se créent peu à peu entre eux ; j’aurais été preneuse.

Un roman français mais qui se déroule à Londres au début du XXe siècle donc je mets cette lecture dans le Mois anglais car le 9 juin est la date retenue pour la littérature jeunesse. Je mets aussi cette belle lecture dans les challenges Jeunesse & Young adult, Littérature de l’imaginaire, Polars et thrillers et Printemps de l’imaginaire francophone (désolée, je n’ai pas la place pour tous les logos…).

Printemps de l’imaginaire francophone

Vu sur le blog des éditions du Monde premier, le Printemps de l’Imaginaire francophone « consiste à lire des romans de science-fiction, fantasy, fantastique écrits par des auteurs francophones » du 1er mars au 1er juin 2017. D’après Zahardonia – du blog Monde Fantasy que je ne connaissais pas – l’imaginaire francophone est en péril (fermetures de plusieurs petites maisons d’éditions…). C’est la deuxième session de ce challenge puisque Zahardonia l’a créé l’année dernière. Et le logo est vraiment joli ! Ça vous intéresse aussi ? Infos, logo et inscription ici + récapitulatif avec les participants et des éditeurs.

printempsimaginaire2017

Zahardonia donne trois paliers :

1. Rêveur invétéré : lire au moins 1 livre.

2. Mage vagabond : lire au moins 3 livres.

3. Scientifique fou : lire au moins 6 livres.

À ces paliers, elle ajoute une contrainte optionnelle : lire au moins un livre issu du catalogue d’une petite maison d’éditions.

Je vais pour l’instant m’inscrire en Rêveur invétéré et j’ai demandé à rejoindre le groupe FB.

1. Café Krilo de Baptiste Boryczka (Lemieux, février 2017).

Palier Rêveur invétéré honoré ! Je pense en lire encore deux avant le 1er juin pour le palier Mage vagabond. 😉

2…

3…

Challenge Littérature de l’imaginaire #5 avec Amarüel

La session 4 du challenge Littérature de l’imaginaire s’est bien passée : en lisant 12 romans (et un supplémentaire), j’ai honoré la catégorie que j’avais choisie : Atterrissage dans l’irréel. Je rempile donc avec Littérature de l’imaginaire #5 ! Infos, logos et inscription chez Amarüel et les liens sont à déposer dans la Chrobox. Le challenge dure du 1er décembre 2016 au 31 décembre 2017 (soit 13 mois).

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L’objectif est toujours de lire de la littérature de l’imaginaire (fantasy, science-fiction, fantastique et leurs sous-genres) sous toutes les formes (romans, anthologies de nouvelles, essais, bandes dessinées incluant comics et mangas, magazines spécialisés comme Bifrost par exemple).

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Je choisis la même catégorie : Ange gardien de la simplicité (tous genres et tous supports) et le même échelon que l’année dernière : Atterrissage dans l’irréel = au moins 12 livres, ce qui fait une moyenne d’une lecture par mois et j’espère en lire un peu plus. 😉

litteratureimaginaire2017-3

Mes lectures de l’imaginaire

1.

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3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

+ ?